GRILLAGE
à se développer ; cependant ce n'est rjuau bout de 2 ou 3 mois i|ue la mélarnorpliose est eoniplètc : la grenouille ne respire plus dès lors ijue par ses poumons, et sa queue a disparu après résorption. — La chair de gi*enouille, principalement celle des cuisses, est blanche et délicate, surtout en automne : on la mange dans certains pays.
On compte jusqu'à vingt espèces de grenouilles. Les principales sont : la G. verte ou commune (H. csculenia), qui est d'une belle teinte verte avec des taches noires et trois bandes jaunes sur le dos ; elle habite indifféremment les eaux courantes et dormantes ; la G. rousse ou muette (fi. temporaria), qui tire le nom de muette de ce que le mâle n'a pas de sacs vocaux, cl celui de temporaria, d'une tache noire ou brune qu'elle porte entre l'œil et l'épaule; celle-ci habite les champs, les vignes, les lieux humides ; elle ne se rend dans l'eau que pour la ponte ; la G. taureau on mugissante (fi. pipiens), commune aux Etats- Unis : elle est deux fois plus grosse que nos grenouilles, et son coassement est très fort.
Le nom de Grenouille s'applique vulg. à deux coquilles, le Slromhus lentiginosus et la Ranella crumena, et à un poisson, la Baudroie.
GRENOUILLET, nom vulgaire du Muguet anguleux (Polygonatum).
GRENOUILLETTE (de grenouille), se dit des kystes salivaires du plancher de la bouche qui surviennent au-dessous et près du filet de la langue. La maladie a été ainsi nommée de l'espèce de coassement (pic fait entendre le malade, dont la prononciation est altérée. La plupart des grenouillettesse développent aux dépens des glandes subhngualcs, le plus souvent par dilatation du conduit de Wharton, plus rarement dans les glandes de Blandin. Certaines grenouilleltes font saillie à la fois au-dessus du plancher de la bouche et au-dessous, dans la région dite sus-hyoidienne : ce sont les G. sus-hyoïdiennes, etc. La salive s'amasse, distend les parois du canal et forme une espèce de poche qui contient un liq uide visqueux, qui n'est que de la salive altérée. Une fois développée, cette tumeur tend à s'accroître ; peu à peu elle gêne les mouvements de la langue, la soulève, empêche la mastication, et finirait par déterminer des accidents graves, si l'on n'intervenait pas. L'incision de la poche, la cautérisation avec le chlorure de zinc, le nitrate d'argent amènent la guérison.
Grenouillette est aussi le nom vulgaire de la Rainette verte et d'une espèce de Renoncule.
GRÈS (de l'anc. ht-allem. griez], roche sédimentaire, détritique, composée de grains réunis par un ciment, qui peut être siliceux, argileux ou calcaire. D'après la grosseur des grains on distmgue des g/'ès grossiers et des grès fins; d'après leur nature minéralogique, des grès siliceux, des grès feldspathiques, des grès g la uconieux, des grès micacés, etc. D'après leur couleur on distingue des grès rouges, des grès verts, des grès bigarrés, etc. On rencontre des grès dans tous les terrains scdimentaires ; ils se forment dans des mers très peu profondes et souvent dans le voisinage décotes. — En Stratigraphie, on désigne certains grès en indiquant leur âge : ex., grès houiller; d'autres, par le fossile qui les caractérise : ex., grès à bilobites, grès à Orlhis Monieri; d'autres, enfin, par une région ou par une localité oii ils sont spécialement développés : ex., grès de May, grès vosgien, grès de Fontainebleau. — Les grès sont employés pour la bâtisse, pour le pavage des routes et pour la fabrication des meules à aiguiser (grès molaire).
Grès cristallisé, amas de grès en forme de rhomboèdres, n'est autre chose que du calcaire spathiquc qui, cristallisant dans des eaux surchargées de sable, a entraîné dans sa masse près de 75 p. 100 de grains siliceux.
Grès flexible. Voy. hyalosucte.
GHÈs CÉRAME, poterio en terre sablonneuse de couleur giûsàtrc ou bleuâtre et ayant la dureté du grès, sans vernis, ou enduite d'une glàçure salifère. La fabrication des grès cérames a atteint en Flandre et surtout en Allemagne, à l'époque de la Renaissance, une grande perfection. Des poteries plus anciennes, de Beauvais et de Savignies (Oise), très imitées depuis, sont recherchées des collectionneurs; elles établissent la transition entre les grès cérames proprement dits, à pâte à peu près infusible et à glaçure très mince et transparente, et les poteries communes à couverte opaque [Voy. faïence et céramique.)
GRÉSIL (de grès, selon Diez), phénomène météorologique, dont la cause a beaucoup de rapport avec celle de
la neige. C'est de l'eau congelée sous forme de petites aiguilles ou de grains de glace pressés et entrelacés. Le grésil est lourd et tombe vite; il se forme surtout à l'équinoxe du printemps, en mars et avril, quand des vents violents font varier d'un instant à l'autre la température de l'atmosphère.
GREUL (du lat. ^lis), nom vulgaire du Loir.
GRÈVE (de gravier), terrain uni et sablonneux le long de la mer ou sur le bord d'une rivière. — A Paris, on a longtemps donné ce nom à la portion du rivage de la Seine qui avoisine l'Hôtel de Ville. Jusqu'en 1830 les exécutions capitales se firent en place de Grève. C'était aussi, et c'est encore le lieu où les ouvriers se réunissent le matin pour être embauchés : de là le nom de grèves donné aux coalitions d'ouvriers. Voy. coalition".
GRÈVE (de l'arabe égyptien gaurab, bas), partie de l'armure qui couvrait la jâmbe, et quelquefois la jambe ellemême. Voy. JAMBIÈRE.
GREWIA (du botan. Grew), genre de la famille des Tiliacées, renierme des arbrisseaux, à feuilles ovales, glabres ; à fleurs nombreuses, étoilées ; et dont le fruit est une baie presque sèche à quatre loges. Le G. occidentalis, du Cap, s'élève à 3 ou 4 m. ; il demande l'orangerie pendant 1 hiver.
GRIANNEAU, jeune Coq de bruyère.
GRIBANE, barque à mâts et à voiles de 50 à 60 tonneaux, en usage sur les côtes de la Manche et dans la Seine maritime.
GRIBOURI, Cryptocephalus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères letramères, famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines : corps globuleux, tête verticale et enfoncée dans le corselet ; antennes à palpes filiformes, à mandibules courtes et tranchantes. Ces petits insectes vivent sur les plantes, dont ils mangent les bourgeons. A la moindre crainte, ils resserrent leurs pattes et leurs antennes, et se laissent tomber à terre. Le G. soyeux, long de 0 m. 007, est d'un vert doré, noirâtre en dessous du corps. Voy. eumolpe.
GRIÈCHE (pie-), pour Pie grecque. Voy. pie.
GRIFFE (de l'allem. Griff), ongle plus ou moins aigu et recourbé, qui termine lesdoigls decertains animaux, comme le chat, le tigre, les oiseaux de proie, etc. Voy. oxgi.e.
On appelle g)'iffe une empreinte imitant la signature d'une personne, et l'instrument qui sert à faire cette empreinte. Voy. SIGNATURE.
En Botanique, on donne ce nom : 1° à certaines racines tubéreuses, ressemblant plus ou moins à des grilîes ou à des digifations, comme les caïeux de la Renoncule des jardins, de V Anémone, etc. : 2° aux appendices au moycrt desquels certaines plantes grimpantes, comme le Lierre,, s'attachent aux corps environnants; 3" aux tiges florales de la Girofle.
GRIFFE, nom donné autrefois en Amérique, et surtout à St-I)ominguc, aux enfants nés de l'union des nègres avec des mulâtres.
GRIFFON, animal iabuleux ayant la tête et les serres d'un oiseau de proie avec le corps du lion. Il est peut-être, comme tant d'autres êtres fabuleux, un vague souvenir des animaux préhistoriques. Il a été adopté comme emblème en Orient et en Occident. En Blason, il a la partie supérieure de l'aigle et le bas du lion : il est toujours représenté de profil et rampant.
Plusieurs grands Oiseaux de proie, le Lsemmergeier ou Gypaète, le Vautour fauve, et aussi le Martinet noir,. ont été nommés Griffons. — Enfin, tout le monde connaît les chiens de ce nom avec leurs moustaches et leurs poils longs et hérissés sur la tête et sur le devant du corps : ils présentent deux variétés principales, la variété à poil dur et court, et la variété à poil soyeux et long.
Dans les Arts, divers outils sont appelés griffons, notamment une lime plate à bords dentelés, à l'usage des tireurs d'or.
GRIL (comme grille). Outre l'ustensile de cuisine connu de tous, ce nom désigne : 1'' une machine dont se sert l'imprimeur en taille-douce pour cliaulfer les planches de cuivre, avant d'y poser l'encre ; 2° un treillis de fer, dont les doreurs se servent pour exposer au feu leurs ouvrages ; 3" une espèce de chantier ou de plate-forme en bois ayant la forme d'un grillage, et destinée à supporter les navires dans les cales et les bassins de radoub, etc.
GRILLAGE (de griller). Dans le traitement des minerais, le grillage a pour but d'expulser certains corps inutiles