GRILLE
grixt:
ou nuisibles tout en préparant l'opération principale qui doit donner le métal clicrclié. — l'our les minerais de fer, le grillage clia?5C leau et l'acide carlwnique, tout en rendant le minerai plus perméable aux gaz réducteurs. — Pour les minerais de cuivre, le grillage a pour bat de cliasser la majeure partie du soufre, sous Forme d'acide sulfureux. Dans les deux cas, le grillage est une opération oxydante. On grille les minerais : 1° à l'air libre; 2" sur des aires murées non couvertes ; 5" sur des aires murées couvertes ; 4° dans des fourneaux à réverbère. Dans les trois premiers cas. on les moule en petites mottes, et on place ces mottes sur un lit de Iwis auquel on met le feu. Dans le quatrième, on étend le minerai concassé sur le sol du fourneau et on le cbaulTe sans le laisser entrer en fusion.
Le grillage (ou flambage] des filés ou des étoffes a pour but d'enlever par une combustion très rapide les brins de duvet qui adhèrent aux (ils. Cette opération se fait auj. au moyen du gaz d'éclairage, seul ou mélangé avec l'air atmosphérique.
GRILLAGE. On appelle encore ainsi : 1° divers ou^Tages où l'on entre-croise soit le bois, soit le métal, et l'on distingue alors le G- en charpente et les G. en métal (fer, cuivre, etc.), tissus à jour, à mailles plus ou moins serrées
aui laissent passer la lumière, et dont les plus fins sont ils gazes ou toiles jnétalliques ; 2» tout assemblage de pièces de bois bâties solidement en forme de treillis pour soutenir des fondations dans l'eau ou dans un terrain glaiseux.
GRILLE. Voy. fourxeau et nunTORE.
GRILLON ;du lat. gryllus: du gr. yp-JXXoî). Grylliis, geiuo d Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Sauleui-s : tète très bombée; antennes, dont le premier article est court et épais. Les mâles ont un cri bien connu, qui leur a valu le nom de Cricri; ce cri est dû au frottement de leurs cuisses contre leurs élytres. On trouve en France : le Grillon des champs, long de près de 0 m. 03, et d'un noir brillant : il se creuse des terriers dans les endroits secs, exposés au soleil ; et le Grillon domestique, plus petit que le précédent et d'un brun jaunâtre. Il est surtout commun dans les boulan^ries. — On a fait de cet insecte le t}-pe d'une tribu, celle des Grillones ou Gryllides, qui renferme les genres Grillon, Courtilière, Tridaclyle et Myrmécophile.
GRIMM. Antilope grimmia, espèce d'Antilope à cornes droites, petites, presque parallèles et dirigées en arrière. Sa taille atteint à peine 0 m. 45. Le Grimm s'apprivoise facilement, et est d une excessive propreté. On le trouve en .\frique.
GRIMOIRE pour gramo ire, du b.-lail. gramma. lettre), livre de conjurations, à l'aide duquel les sorciers prétendaient évoquer les démons. Les formules du grimoire étaient conçues en une espèce d'argot cabalistique, mêlé de mots étranges ; les caractères avaient un aspect bizarre. On connaît en français trois grimoires : 1° le Grimoire dit du pape ! Honorius : 2" les Véritables Clavicules de Salomon ; 7»" le Grand Grimoire, avec la Grande Clavicule de Salomon et la Magie noire. Voy. magie.
GRIMPANTES (plantes), plantes qui ont la propriété de s'attacher et de se fixer aux corps le long desquels elles montent, comme les haricots, les pois, les liserons, le lierre, le clièvrofeuille, etc.
GRIMPEREAU de grimper], Certhia, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres ; bec grêle et arqué ; «iles courtes ; queue terminée par des tiges de plumes nues, raides, un peu recourbées. Ces oiseaux sont doués d'une extrême mobilité: ils grimpent le long des arbres, et se nourrissent des insectes qu ils rencontrent dans les fentes de leur écorce. On trouve communément, en France et dans toute l'Europe, le Grimper eau commun [C. familiaris], long de 0 m. 12, que l'on voit sans cesse voltiger d'arbre en arbre dans les bois et les vci^rs. Il est d un brun gris, flamnié de blanc. — Grimpereau des murailles.
\ Oy. TlfJHODROMK.
GRIMPEURS ou zïgodactyles. Scansores, ordre d'Oiseaux qui ont beaucoup d'affinité avec les Passereaux, mais qui s'en distinguent en ce qu'ils ont deux doigts dirigés en avant et deux en arrière, fonnant ainsi une sorte de pince, à l'aide de laquelle ils grimpent facilement sur les plans verticaux et inclinés. — Cet ordre renferme les genres Jacamar, Pic , Torcol, Coucou , Malcoha, Barbu, Cnuroucou, Ani, Toucan, Perroquet, Touraco et Mutophage.
GRIOTTE fjadis agriote, du gr. Jvpto;, sauvage?), fmit du (jriottier {Voy. ce mot;; — marbre estimé qui s'exploite à Cannes, en Languedoc, et qui se fait remarquer par sa belle couleur d'un rouge foncé, et par de nombreuses taches ovales d'un rouge cerise, dues à des coquilles de goniatites. Les marbres griottes sont d'âge dévonien.
GRIOTTIER, variété du Cerisier dont les fruits, dit» griottes, sont d'un rouge foncé ou presque noirs, et ont la
I)eau dure, la chair rouge, ferme, douce et quelquefois égèrement amère. Les griottiers ont les feuilles petites, mais très vertes. Voy. cerisier.
GRIPHE (du gr. Ypï'.pOî), énigme ou question obscure que, chez les anciens, les convives se proposaient mutuellemcnL pendant le repas : c'est de ce mot qu'est venu logogriphe.
GRIPPE, dite aussi Influença, affection infectieuse, contagieuse et épidémique, se traduisant par une atteinte générale profonde, un état nerveux très marqué et des symptômes variables. Les épidémies les plus célèbres sont : celle du xvi' siècle, qui tua 9000 personnes à Rome, et celles du xviii* siècle. Plusieurs épidémies se sont montrées dans notre siècle; les plus importantes sont celles de 1837 et 1889-90. Malgré des recherches nombreuses, la nature microbiologique de la grippe est encore mal connue ; mais ce que l'on sait bien, c'est que cette affection affaiblit l'organisme et le rend un terrain de culture favorable à des germes vulgaires, tels que ceux de la pneumonie et de la tuberculose. Dans la propagation, la grippe suit les grandes voies de conununicalion, s'étend d'abord dans les grands centres et s'irradie ensuite dans les villes secondaires. Elle est favorisée dans sa marche par certaines influences atmosphériques. La contagion est mise hors de doute par des faits bien observés. Elle s'effectue par contagion directe ou indirecte (eau, animaux, objets). Tous les âges ont été atteints, les hommes plus que les femmes. Débutant parfois par im frisson, de la fièvre, quelquefois du délire, une prostration énorme des forces, la grippe affecte trois grandes formes : nerveuse, thoracique, gastrointestinale. — Forme nerveuse. Délire, céphalalgie, hyperesthésie généralisée, douleurs de rein, fatigue invincible. Il y a une longue convalescence pendant laquelle le malade se "sent toujours fatigué. — Forme thoracique. C'est une des mieux connues. Coryza, bronchite, laryngite, congestion pulmonaire. Souventterminée par une pneumonie d'ordinaire très grave. — Forme gastro-intestinale. Caractérisée par des vomissements, de l'intolérartce gastrique, de la gastralgie, des symptômes typhoïdes parfois. A ces formes se joignent quelquefois des manifestations du côté des reins, de la peau, oes yeux et des oreilles. Le traitement consiste dans le repos à la chambre, le sulfate de quinine, l'antipyrine. Les complications pulmonaires et gastrointestinales réclament en outre un traitement particulier.
GRIS (petit-). Voy. petit-gris.
GRISAILLE, peinture ne comprenant que des tons gris, imitant le bas-relief et ne rendant que le clair et l'ombre d'où le nom de chiaro sciiro, clair obscur, que lui a donné l'Italie). On l'emploie surtout dans les frises et les soubassements des édifices. Voy. camaïeu.
GR ISARD, nom vulgaire du Blaireau, du Goéland à manteau noir et d'une variété de Peuplier.
GRISET. nom donné ^•ulgairement : 1» au Maki cendré; 2^ au jeune Chardonneret ; 3' à un poisson du genre Squale, voisin des Milandres.
GRISETTE, Sylvia cinerea, espèce de Fauvette. Vvy. fauvette.
GRIS-GRIS, espèce d'amulette, consistant en un morceau de papier sur lequel sont écrits des vers du Coran. Les Maures d'Afrioue portent sur eux des gris-gris, et les regardent comme des préservatifs universels. — Plusieurs tribus de la côte d'Afrique donnent aussi ce nom à leurs devins ou sorciers.
GRISON, Galictis, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnivores et voisin des Gloutons. Ils habitent l'Amérique du Sud. On distingue : le Grisou propr. dit [G. vittata), qui est de la taille de notre furet ; son pelage est noir et gris, parfois annelé de blanc : cet animal est féroce : il tue et dévore tous les petits animaux qu'il rencontre, même sans être pressé par la faim; et le Taïra [G. Barbara], qui est de la taille de la marte commime, et a les mêmes mœurs que le Grison. Il se creuse im terrier comme le lapin.
GRISOU. Voy. fec grisov.
GRIVE, Turdu», genre d'Oiseaax, de l'ordre des Passe-
gri\t;t
GROSSETTO
Tcaiix denlirostrcs, détaché du genre Merle, renferme des espèces au plumage grivelc, c.-à-d. marqué de petites taches noires ou brunes. La Grive ordinaire ou chanteuse {T. musicus), vulg. Calandrette, est d'un brun olivâtre «n dessus, d'un blanc roussâtre en dessous, avec la gorge Ijlanclie, le bec et les pieds jaunâtres; sa longueur est ne 0 m. 24. Le chant du mâle est agréable et sonore. Cet oiseau est un excellent gibier, surtout quand il s'est engraissé en mangeant du raisin. La G. draine, drenne ou àrcsnc {T. viscivortts), dite aussi Grosse Grive, Créccr, etc., est longue de 0 m. 30: elle a le dessus du corps brun cendré, le dessous jaunâtre; sa chair est moins re- ■cliercliée que celle de l'espèce ordinaire. La G. tannée ou Mmivis [T. iliacus), qui se laisse prendre plus facilement que la précédente, est aussi plus estimée comme gibier. Au contraire, la G. litorne ou Tourdelle [T. pilaria), du nord cîe l'Europe, est la moins estimée de toutes.
GRIVE, GRivELÉ, GRiVELix. On uommc Vulgairement : Grive «n poisson, le Labre paon, et des mollusques des genres Poicelaine et Nérite; Grive d'eau, le Chevalier, oiseau; Grive de Bohême, le Jaseur ; Grivelés, les oiseaux Chevalier, Pliilédon et Fourmilier; Grivelin à cravate, le €ros-I3ec nonnette.
GRIVET ou GRIS-VERT, Cercopithccus griseo-viridis, «spèce de Singe du genre Guenon, qui habite l'Abyssinie •et l'Egypte. Voy. guenon-.
GRIVOIS (genre), genre de poésie qui consiste surtout «n chansons jovcuses, mais d'un ton leste et souvent grossier, comme celles que chantaient les grivois, soldats maraudeurs et pillards du xvii° siècle : ces derniei*s avaient élé ainsi nommés parce q^u'ils étaient toujours ivres comme des grives gorgées de raisin. — Voy. erotique.
GROAT, petite monnaie d'argent d'Angleterre, valant 4 pence (0 ir. 42).
GROG, mot anglais, désigna d'abord cette boisson, composée de rhum ou d'eau-de-vie mêlée à de l'eau en proportions variables, que l'on distribue souvent aux marins sur les navires. — On donne aussi ce nom aujourd'hui à une boisson faite de rhum ou d'eau-de-vie étendue d'eau chaude ou froide, avec du sucre et du citron {grog américain). — Quant au grog an vin, voy. bischoff.
GROIN (du lat. grunnitus), museau du Sanglier et du Cochon : il est terminé par le boutoir.
GROMATIQUE. Les arpenteurs romains portaient le nom de gromalici (de groma, équerre). Leurs écrits forment un Corpus, publié par Blume, Lachmann et Rudorff, Berlin, 18i8 et 1852.
GRONDIN ou ROUGET, poisson. Voy. trigle.
GROOM, mot anglais qui sert à désigner : 1° un petit valet d'écurie ; 2° un jeune domestique pour le service du cabriolet et du tilbury.
GROS (du lat. grossus), ancien poids français, nommé aussi dragme, était le 8° de l'once et la 128' partie de la livre, et se divisait en 3 deniers ou scrupules, chacun de 24 grains. Dans le système métrique, il équivaut à 3 gr. 824.
GROS, ancienne monnaie française de valeur variable. Le gros en or, dit, selon les époaues, gros royal, florin, cadière, avait en 1295 un poids de 8 gr. 273, et valait 28 fr. 50. Il ne tarda pas à être altéré et finit par dis-
Îaraître. — Le gros en argent, gros tournois, pesait vers 226 4 gr. 22, et valait 0 fr." 90; altéré de règne en règne, il s'abaissa graduellement jusqu'au point de ne contenir presque plus d'argent : dès 1550, ce n était plus qu'une monnaie de billon, valant à peine 0 fr. 06. Voy. blanc.
Gros, monnaie allemande, qui diffère selon les localités. Dans l'Allemagne du Sud, les bons gros [gute Groschen) valent 12 jjfennige, et sont le 24° du thaler, qui vaut4fr. En Prusse, le gros ne vaut que le 30° du thaler prussien de 5 fr. 75, et s'appelle gi-os d'argent {silbcr Grosche). Ils représentent : le premier, 0 fr. 16 ; le second, un neu plus (le 0 fr. 12.
En Histoire naturelle, on nomme vulg. : Gros-Argentin le Gymnote ; Gros-Bleu, Grosse Pivoine, plusieurs Gros- Becs; Gros-Colas, G. miaulard, le Goéland; Grosse- Gorge, le Combattant; Gros mondain, une variété de Pigeon; Gros-Pinson, le Gros-Bec ordinaire; Grosse-Têts, le Bouvreuil; Gros-Verdier, le Proyer, etc.
GROS DE NAPi.Es, GROS DE TOURS, étoffcs dc soïc qui se distinguent par leur épaisseur et la force de leur grain. Voy. SOIERIES et taffetas.
GROS- BEC, Coccothrausles, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés : ce
sont des oiseaux migrateurs, à bec court, rolnisle, très gros; à narines rondes, en partie cachées par les plumes frontales; à ailes et à queue courtes et à corps tra|)u. Ils vivent de baies et de graines, et rarement d'inseclos. Le Gros-Bec ordinaire (C. vulgaris), vulg. Bec dur et Pinson royal, est commun dans toute la France. Il a le dessus et les côtés de la tête de couleur marron, ainsi que le dos; le croupion gris, le dessous du cou cendré. On le rencontre toute 1 année, bien qu'en général il émigré en octobre pour se rendre sur les bords de la Méditerranée. On rattache à ce genre le G. verdier (C. chloris), verdàtre en dessus, jaune en dessous, qui est de la grosseur d'un moineau : il vit bien en captivité; le C. soulcie {C. petronia), oiseau sauvage et frileux, qu'on classe aussi parmi les moineaux; mais il est plus fort et il a une ligne blanchâtre autour de la tête et une tache jaunâtre sur la poitrine. Voy. bengali
et GUIRACA.
GROSEILLIER, Ribes, genre-type de la famille des Ribésiacées ou Grossulariées, renferme des arbrisseaux à feuilles éparses, incisées, souvent digitées, lobées; à Heurs verdàlres, jaunâtres ou rouges ; calice campanule, à 4 ou 6 divisions; corolle de 4 ou 5 pétales, renfermant un môme nombre d'étamines ; à fruits en grappes, dont chacun est une baie uniloculaire et polysperme. Les principales espèces sont : l^le Groseillier commun (/?. riibrum), originaire de nos bois, à fleurs hermaphrodites; à fruits rouges ou blancs : le fruit, la groseille, d'une acidité agréable, possède à un haut degré ime vertu rafraîchissante; il renferme un suc mucoso-sucré nourrissant, avec lequel on prépare une gelée très saine et d'une saveur très fine, ainsi qu'un excellent sirop, etc. ; 2» le G- à ma-
?mereaux (B. grossularia, H. uva crispa), épineux, à ruits très gros et à côtes : il sert à faire des haies: le fruit encore vert s'emploie, comme le verjus, pour assaisonner certains poissons; 3° le G. noir (B. nigrum), plus communément appelé Cassis, à fruits noirs et aromatiques : ces fruits, infuses dans l'eau-de-vie, donnent une liqueur tonique et excitante qui est assez recherchée. — On cultive comme espèces d'ornement le G. doré et le G. sanguin, originaires de l'Amérique du Nord.
GROS-CANON, caractère d'imprimerie de très grande dimension qui mesure environ 40 points. Il n'est d'usage que dans les affiches.
GROS-ŒIL, nom donne à tout caractère dont l'œil a plus de grosseur que n'en a d'ordinaire l'œil du même corps de caractère.
GROS-ŒIL, poisson. Voy. anableps.
GROSSE. On nomme ainsi, en Pratique, la copie authentique d'un acte notarié ou d'un jugement, prise sur l'original et délivrée en forme exécutoire : on la nomme ainsi parce qu'on l'écrit d'ordinaire d'une écriture large et grosse. La grosse fait la même foi que l'original dans le cas où il viendrait à se perdre (Cod. civ.. art. 1235).
Voy. MINUTE.
Dans le commerce maritime, on nomme prêt à la grosse aventure ou (iiar abréviation) à la grosse un contrat par lequel on place de l'argent sur un bâtiment de commerce, à i^l ou 15 pour %, et quelquefois même audessus, au risque de le perdre par les accidents de la mer. Tout ce qui concerne ce genre de prêt est réglé par le Code de commerce (art. 311-331). — Voy. Aug. Laurin, Traité de droit maritime ; Lyon-Caen et Renault, Traité de droit commercial.
Les marchands désignent par le mot grosse un compte de douze douzaines ou de 144 objets; une demi-grosse, c'est six douzaines ou 72 objets. On dit une grosse de soie, de plumes, de boutons, etc.
GROSSE CAISSE, instrument à percussion formé d'un cylindre en l)ois et de deux peaux tendues que l'on frappe avec une mailloche-
GROSSESSE, état d'une femme enceinte- — D'après notre Code civil, la durée légale de la grossesse est de 180 jours au moins et de 300 au plus (art. 512-314). — La veuve qui reste enceinte doit déclarer sa grossesse, et cette déclaration donne lieu à la nomination d'un curateur au ventre (Cod. civ., art. 393). La déclaration de grossesse par une femme condanmée à mort suspend l'exécution.
GROSSETTO (diinin. de grosse), ancienne monnaie de compte de Venise, était la 12' partie du grosso, et valait 0 fr. 0021. — En Dalmatie, c'est la 40' partie d'un ducat, ou 0 fr. 096.