‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 745 sur 1729 · GUÉRILLAS · texte numérisé non relu

GUÉRILLAS

GRUPPETTO, mot italien qui signifie « petit groupe ». C'est un agrément de cliant composé de plusieurs petites notes prises généralement sur la valeur de la note sur laquelle cet ornement s'appuie.

GRUYER. Voy. ghueiue.

GRUYÈRES (fromage de). Voy. fromage.

GRYLLIDES, famille d'Insectes. Voy. grillon.

GRYLLOTALPA, nom latin scientifique de la Courtilière. Voy. ce mot.

GRYPHE. Voy. GRiPHE et griffon.

GRYPHÉE (du gr. ypuTOî, crochu), Gryphsea, genre de Mollusques acéphales, détaclié des lluîlrcs : crochet saillant et recourbe dans le plan médian de la coquille ; valve inférieure grande et concave, valve supérieure petite et plane. Presque toutes les espèces sont fossiles. La G. arquée [G. arcuata) caractérise le lias inférieur ou étage sinémurien.

GUACHARO, Steatornis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux fissirostres, établi pour une espèce découverte en 1800 à Guacharo en Colombie par Ilumboldt et Bonpland. Le G. de Caripe est un oiseau gros comme un pigeon, dont les ailes ont 1 m. d'envergure. Son plumage est roux-marron ; son bec fort, solide, gris-rougeâtre : la mandibule supérieure est terminée par un crochet aigu qui dépasse la mandibule inférieure. Le guacharo vit de graines. Les indigènes utilisent la graisse dont il est pourvu.

GUAN, oiseau Gallinacé. Voy. pé.nélope.

GUANACO, mammifère Ruminant. Voy. lama.

GUANIDINE. Voy. guanine.

GUANINE, base qu'on retire du guano. Ce dernier est traité par la chaux, et la liqueur neutralisée par l'acide chlorhydrique laisse déposer la guanine. C'est une poudre blanche, insoluble dans l'eau, mais pouvant se combiner aux acides forts pour donner des sels de guanine. Le chlorhydrate de guanine additionné de chlorate de potassium donne la giianidine, masse cristalline caustique qui est une base énergique.

GUANO (nom indigène), substance d'un jaune foncé, d'une odeur forte et ambrée, qui forme sur les côtes du Chili et du Pérou, aux îles Chinchas et aux îles Lobos, et aussi sur quelques îles de la côte ouest de l'Afrique, des dépôts considérables, quelquefois de 10 à 20 m. d'épaisseur. On en attribue l'origme à l'accumulation des excréments d'une foule d'oiseaux maritimes qui habitent ces parages. Ces dépôts sont très anciens, car on a calculé qu'en trois siècles les excréments de ces oiseaux ne pourraient donner qu'une épaisseur de 0 m. 009 à 0 m. 012. De temps immémorial le guano a été employé comme engrais sur les terres stériles du Pérou et l'on en exporte aujourd'hui en Europe des quantités considérables. Il constitue en effet un engrais de qualité supérieure. L'analyse chimique a prouvé que les substances les plus abondantes dans le guano étaient : le phosphate et l'oxalate de chaux, 22 p. 100; l'urate acide d'ammoniaque et l'acide urique, 27 p. 100. Mais cette composition peut varier, et le guano du commerce est souvent altéré par la fraude.

GUAZOU POUCOU, espèce du genre Cerf, dite aussi Grand Cerf rouge.

GUAZOUTI, espèce du genre Cerf, dite aussi Manama et Cerf de Virginie.

GUAZUMA, genre de la famille des Buttnériacées , renferme des arbres de l'Amérique tropicale, couverts d'un duvet cotonneux, à feuilles alternes, à fleurs de 5 pétales, entourées d'un calice bi- ou triparti. L'espèce type est le G. à feuilles d'orme, dit aussi Mutombo et Cèare de la Jamaïque, qui atteint 15°, et dont la cime élevée se charge de petites fleurs d'un blanc pâle, réunies en corymbes axillaires. Aux Antilles et au Brésil, on plante de belles avenues de ces arbres ; avec le bois, on fait des barri- 3ues pour les sucres bruts; les fruits donnent une espèce c bière et une liqueur alcoolique ; les graines servent à la Jiourriture du bétail.

GUE (du lat. vadirm), emplacement dans le lit d'une rivière où le fond est assez ferme et l'eau assez peu profonde pour qu'on puisse le traverser à pied ou à cheval. — La recherche des gués et leur utilisation sont très importantes dans les opérations de guerre ; ils sont situés généralement entre deux points où le cours d'eau s'infléchit dans des sens dilTérents, à la manière d'un S ; la présence -d'un chemin qui se prolonge sur les deux rives sans qu'il y ait de pont, est un indice très probable de l'existence d'un gué.

GUÈBRES (du persan gkebr), adorateurs du feu. Voy. le Diel. d'Hisl. et de Gcogr.

GUÈDE ou VODÈDE (orig. germaniq.), nom vulg. de la plante tinctoriale appelée Pastel. Voy. ce mot.

GUÉIMUL, espèce du genre Cerf. Voy. ceuk.

GUENON (de l'anc. allem. quena, femme). Ce mot qui, dans l'usage vulg., est donné à toute femelle de singe, désigne, en Zoologie, un genre de Singes de l'ancien continent, tle la tribu des Pithécins, qu'on nomme aussi Cercopilhèques , c.-à-d. singes à queue. Ces singes sont caractérisés par des formes grêles, une longue queue, un museau court et un nez peu saillant : ils ont des callosités et des abajoues; leur taille varie de 0'",40 â 0"',00. Jeunes, ils s'apprivoisent avec facilité ; mais ils deviennent indociles en vieillissant. Ils sont originaires d'Afrique, où ils vivent en troupes, dans les forêts, avec des sentinelles toujours en faction. A l'approche du danger, ils se réfugient sur les arbres,d'ou ils assaillent l'ennemi d'une grêle de fruits et de branches cassées. — Principales espèces : la G. mone {G. mona), pelage marron, le dessus des extrémités noir et deux taches blanchâtres sur chaque fesse ; la G. callitriche [C. sabaeus), dite aussi Singe vert ou Singe de St Jacaues, verdâtre en dessus, blanche en dessous, face noire, le bout de la queue jaune ; le Talapoin [C. melarhinas], nez noir; VAscagne ou Blanc Nez [C. petaurisla) ; la G. à long nez [C. nyctitans] ; le Moustac (C. cephus), de petite taille; le Grivet (C. griseo-viridis]; le Vervet [C. pygerythrus); le Malbrouc [C. cynosurus) ; le Patas (C. ruber), etc.

GUEPARD, F élis jubata, dit aussi Léopard à crinière et Tigre des chasseurs, sous-genre de la famille des Félidés, se distingue des Cliats propr. dits par ses ongles non rétractiles. Le Guépard habite l'Asie et l'Afrique. Il est de la taille de la panthère, mais il a le corps plus élancé et la tête plus petite. Sa peau est d'un blanc jaunâtre, parsemée de taches noires et rondes. On l'apprivoise et on le di'csse pour la chasse de la gazelle.

GUÊPE, Vespa, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Diploptèrcs, type de la tribu des Guèpiaires : mandibules courtes, màclioi'res allongées, antennes coudées, et jambes postérieures pourvues de deux épines à l'extrémité. Leur couleur est noire ou brune, mélangée de jaune. Les guêpes vivent en société comme les abeilles et les fourmis, et construisent, comme les premières, des ruches appelées guêpiers. Leur aiguillon verse dans les piqûres qu il a faites un liquide très venimeux. On distingue : les Guêpes propr. dites, les Epipones et les Polistes. — Parmi les premières, la G. commune (F. vulgaris), longue de 0°',018, établit son nid dans la terre, et le construit d'une substance papyracée d'un gris cendré. Ce nid est souvent situé à plus d'un mètre de profondeur, et renferme plusieurs milliers d'individus. La G. frelon {V. crabro), longue de 0'",025, et bien connue dans les campagnes pour les ravages qu'elle fait dans les ruches d'abeilles, construit son nid dans les trous de murailles et les arbres creux : il est rond, composé de brins de bois et de paille, extrêmement friable et recouvert d'une espèce de toiture ; il n'a qu'un ou deux rangs de cellules et ne contient jamais plus de 200 individus. Au commencement de l'hiver, presque toute la colonie meurt et il ne reste que quelques femelles fécondées, qui la renouvellent au printemps. — Voy. épipone et poliste.

GUÊPIER, Merops, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, famille des Syndactyles : corps effilé, paré de couleurs agréables ; tête arrondie et couverte de plumes ; col court ; liée allongé et aigu ; jambes courtes et dépourvues de plumes. Ces oiseaux habitent les régions les plus chaudes de l'ancien monde, et vivent d'abeilles et de guêpes. Une espèce de nos pays, le G. commun [M. apiaster), long de O^iSO, a le Iront blanc, nuancé de verdâtre ; le derrière de la tête et le haut du dos, de couleur brune, et le reste du dos, d'un roux jaunâtre ; sa gorge est jaune, son bec noir, sa queue verdâtre, et ses pieds bruns.

guêpier, nid ou ruche des guêpes. Voy. guêpe.

GUÉRET (du lat. vervac tum, i&chèrc). Ce mot désigne : 1" une terre labourée sans être cependant ensemencée; 2» une terre inculte et incapable de rien produire; 3" un champ laissé en repos après avoir été cultivé. — En Poésie, guéret est synonyme de champs ou de moissons.

GUÉRILLAS (de l'espagn. guerrilla, petite guerre), nom donné en Espagne aux bandes de partisans qui font la guerre de montagne et d'embuscade. Voy. ce mot

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