GYMNASTIQUE
en mi bémol, etc., ou bien à la scordafura (d^sâCCOrdage), qui n'élève les sons que d'un demi-ton. Un appelle ban-é ou capotasto un genre de doigté particulier à la giiitare, qui consiste à appuyer l'index de la main gauche sur deux, trois cordes ou même plus, à la fois : c'est un moyen de simplifier l'exécution de certains passages difliciles. — La guitare est un des plus anciens instruments. Les Maures l'ont importée en Espagne, où elle n'a pas cessé d'ôtre en vogue.
GUIT-GUIT, Csereba, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, famille des Grimpereaux, renferme des espèces propres à l'Amérique méridionale : bec long et grêle, aigu à la pointe, recourbé, triangulaire ; langue divisée en deux fdets; ailes aiguës et médiocres, tarses nus et courts. Les guits-guits vivent par troupes; ils ont un riche plumage, et se nourrissent d'insectes et de l'espèce de miel qui découle de la canne à sucre. Le Guit-guit bleu, dit aussi Sucrier et Grimpereau du Brésil, qu'on trouve aux Antilles, à la Trinité et à la Martinique, est long de 0 m. 10, d'un bleu lustré, avec un bandeau d'un noir velouté sur les yeux. Le G. noir bleu, de Cayenne, est un peu plus petit.
GUIVRE, serpent. Voy. gitbe.
QULD, GULDEN, GtiiLDER (dc gold, or), nom qu'on donnait en Allemagne à diverses monnaies d'or, de même valeur à peu près que le florin [Voy. ce mot). — Auj. c'est encore une monnaie des Pays-Bas. On distingue le drie gttlden de 1818 qui vaut 3 florins (G fr. 41), et le gidde'n de 1848 qui eu vaut 2 et demi (5 fr. 26).
QULF-STREAIÏI. Voy. courants marins.
GULLIVER (voyages de), célèbre ouvrage du publiciste et romancier irlandais Swift. C'est le récit des aventures singulières d'un chirurgien de marine qui se trouve successivement à Lilliput, dont les habitants ont 6 pouces de haut, à Brobdingnag, contrée peuplée de géants, à Laputa, séjour des savants et des inventeurs, et enfin dans le pays des Houhynhnms, chevaux doués de raison. Cet ouvrage est de 1720. — Consulter : Thackcray, The English Humoriste; Prevost-Paradol, Mémoire sur la vie et les œuvres politiques et religieuses de J. Swift (Recueil de l'Académie des Sciences morales et politiques, avril 1846) ; Taine, Histoire de la littérature anglaise ; Aug. Filon, id.
GUMMITE. oxyde d'uranium hydraté, en grains amorphes ; est proi)ablementune altération de Pechurane [ Voy. ce mot).
GUTTA-PERCHA (du malais gatah pertcha, gomme de Sumatra), substance gommo-résineuse fournie par divers arbres de la famille des Sapotacées, Ylsonandra percha, le Palaquium oblongifolium, etc., qui croifsent dans la presqu'île de Malacca et dans les îles de l'Asie, surtout à Sumatra. La gutta-percha se présente sous forme de masses plus ou moins épaisses, rousses ou grisâtres; épurée par plusieurs lavages et à l'eau chaude, elle devient poreuse, molle, adhésive; on peut à volonté, en la ramollissant par rai>|)lication d'une température de 50" environ, la réduire en lames, l'étirer en tubes, la mouler, la souder, etc. Refroidie, elle offre une solidité et une ténacité très grandes; mai'^ elle n'a pas l'élasticité du caoutchouc. En mêlant ces deux substances dans la proportion de 1 p. de gutta-percha et de 2 p. de caoutchouc, on obtient une matière très résistante qui convient pour les objets qui exigent plus de rigidité que le caoutchouc. On en fait des tubes, des lanières, des courroies, des vases, des moules de galvanoplastie; on s'en sert, à cause de sa faible conductibilité électrique, pour envelopper les fds télégraphiques sousmarins, etc. La gutta-percha est inattaquable à l'eau froide, aux alcalis et aux acides; exposée à l'air, elle absorbe de l'oxygène et devient cassante: le soufre s'y combine et la modifie comme il le fait pour le caoutchouc. La guttapercha est un mélange complexe de diverses substances, mais on y a distingué deux hydrocarbures, l'isoprène [Cm^] et le caoutchène [C"*H'®], et deux substances oxygénées, X'albane et la fluavile, dont les formules sont encore mcertaincs.
Depuis longtemps, les Asiatiques emploient la guttapercha. On n'a guère commencé à l'exporter en Europe qu'en 1844.
GUTTE (gomme-), du malais gatah, gomme. Voy. gomjie.
GUTTIER, Garcinia, genre de la famille des Clusiacées, se compose d'arbres à feuilles opposées, coriaces, brillantes, et 11 Heurs terminales axillaires. On les cultive aux Indes orientales, à Ceyian et flans plusieurs pays de l'Asie. L'espèce type est le G. gommier {G. catnoogia), qui a le bois
blanchâtre, revêtu d'une écorcc noirâtre en dessus, rouge en dessous, et oui laisse découler par incision une liqueur visqueuse, inodore, donnant par voie de siccité une gomme-résine opaque, de couleur jaune safrané, que l'on pense être la gomme-gutle du commerce. Le fruit de cet arbre se mange. Il est jaunâtre, gros comme une orange, et légèrement acide et astringent.
QUTTIFÈRES (de gomme gutte), famille de plantes établie par A.-L. de Jussieu, et qui avait pour type le genre Gultier (Garcinia), a été partagée depuis en plusieurs autres, dont la principale est celle des Clusiacées. Voy. ce mot.
GUTTURAL (du lat. guttur, gosier), qui a rapport au gosier. On nomme : fosse gutturale, l'enfoncement qui se trouve à la base du crâne, entre le grand trou occipital et l'ouverture postérieure des fosses nasales ; conduit guttural du tympan, la trompe d'Eustache ( Voy. ce mot) ; hernie gutturale, le goitre; toux gutturale, la toux occasionnée par l'irritation du larynx ou de la trachée-artère; artère gutturale, une artère qui dépend d'une branche de la carotide externe, et se distribue à la partie supérieure de la glande thyroïde et du gosier.
En Grammaire, on appelle lettres gutturales celles qui se prononcent du gosier : g dur, c dur, /.-, q, h aspiré sont des lettres gutturales. L'arabe, l'espagnol et l'allemand ont beaucoup de sons gutturaux. Voy. consonne.
GUZLA, instrument de musique : c'est un violon réduit à sa plus simple expression, puisqu'il n'a qu'une corde de crins tressés. On le fait vibrer avec l'archet. Les Illyriens regardent la guzla comme leur instrument national, et ils aiment à en accompagner leurs chants. Mérimée a publié, sous le titre de Guzla, un recueil de prétendus chants illyriens (1827).
GYMNARQUE (du gr. Y"F'"^îi ""i et ip^ôî, rectum), Gymnarchus, genre de Poissons malacoptérygiens apodes, de l'ordre des Squamodermes, famille des Anguilliformes, établi pour un poisson du Nil, caractérisé par l'absence de nageoire à l'anus et à la queue qui se termine en pointe.
GYMNASE (du gr. yup.V(xatov). Les gymnases de l'ancienne Grèce étaient de vastes édifices où l'on se livrait aux exercices du corps. Un gymnase complet se composait de 12 divisions : 1» le portique, où causaient les hommes mûrs, les philosophes; 2» Véphébéion, où s'entretenaient les jeunes gens qui ne voulaient pas, pour le moment, prendre part aux exercices; 3° le gymnastérion, ou apodytérion, on l'on se dépouillait de ses vêtements; 4° Valéiptérion, où l'on se frottait d'huile ; 5° la palestre, où l'on se livrait à la lutte; 6° le sphéristérion, ou jeu de boule; 7° de grandes allées sablées; 8° les xystes d'hiver, ou galeries couvertes pour la promenade pendant l'hiver; 9" les xystes d'été; 10° les bains; 11° le stade, pour la course; 12° le grammatéion, ou archives, l'n directeur, appelé gymnasiarque, surveillait tous les exercices. — On donne encore aujourd'hui en France le nom de gymnases aux établissements où l'on s'exerce à la gymnastiqu".
En Allemagne, on nomme gymnases les établissements d'instruction de degré seconaaire. Le chef se nomme gymnasiarque, ou mieux recteur. Les deux objets principaux de l'instruction sont, comme chez nous, la philologie et les sciences, tant mathématiques que physicmes.
Les gymtiases militaires sont, en France, des établissements consacrés à l'instruction de l'armée dans la gymnastique. Le plus important est l'école normale militaire de gynmastique de Joinville-le-Pont, qui, tout en étant affectée à l'instruction des troupes de la l"^" division militaire, a surtout pour objet de fournir des professeurs aux autres gymnases.
GYMNASTIQUE (du gr. ytJjjLvaiTTixôç), art d'exercer le corps pour le fortifier. On distingue : 1° la G. générale, qui comprend tous les exercices du corps : les exercices actifs, la marche, le saut, la danse, l'escrime, la natation, la paume, le maniement des haltères, mils, etc.; les exercices passifs, la vectation en voiture, en litière, en bateau, etc. ; les exercices mixtes, l'équitation, la balançoiie, le jeu de bagues, le canotage, etc. ; 2" la G. partielle, destinée à développer certains organes, certaines parties du corps dont l'accroissement se trouve retardé par une cause quelconque. Voy. hygiène, orthopédie, etc.
Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des différents modes de gymnastique : assouplissements préliminaires sans appareils ; exercices libres, comme le saut en iiaut(;ur.
GYMNÉTRE