GYPSE
en largeur ; coursos de fond et de \nlessc ; exercices aux agrès, lianes parallèles, Itarres fixes, trapèze ; tous ces exercices sont d'autant plus profitables qu'ils sont pratiqués en plein air. La gymnastique accélère la respiration et augmente le taux des échanges pulmonaires. Au début il y a d'abord augmentation de îréquence des mouvements respiratoires, d'où essoufllement ; plus tard l'amplitude remplace la fréquence, et par suite la capacité respiratoire s'accroît. Le système nerveux est moins impressionnable. Les battements du cœur s'accélèrent et deviennent plus énergiques ; le mouvement, les échanges nutritifs, plus considérables. Les sécrétions et en particulier la sudation prennent plus d'inteusité. Enfin les muscles acquièrent un plus grand volume et la résistance physique augmente.
La gymnastique jouait un rôle considérable dans l'éducation ancienne, surtout en Grèce, et particulièrement à Sparte. Le saut, la coui-se, la lutte, le jet du disque ou du javelot, le pugilat, en étaient les principaux exercices. On distinguait la G. civile, à laquelle se livraient tous les
{'eunes gens sans distinction, et la G. athlétique, comprenant ensemble des exercices auxquels se vouaient spécialement les athlètes [Voy. ce mot \ Négligée depuis la chute de la civilisation grecque, la gymnastique n'a été remise en honneur que vers le commencement de ce siècle. Au xvi° siècle, Rabelais et Luther l'avaient inutilement recommandée ; au iviii* siècle, les écrits de Desessarts et de J.-J. Rousseau y ramenèrent les esprits. Cultivée d'abord en Angleterre, puis en Allemagne (en Saxe, eu Suisse, en Prusse), oii elle s'introduisit de bonne heure dans l'enseignement officiel; appliquée en Suède, par le docteur Ling. au traitement des maladies; recommandée en France dès 1805 par L.-F. Jautl'ret et Amar Durivier pour les établissements d'éducation, elle ne commença à être mise en pratique chez nous qu'en 1818, lorsque le colonel Amoros eut établi dans la
t laine de Grenelle son gymnase normal, civil et militaire, a méthode de ce dernier, perfectionnée par M. Laisné, fut introduite en 1847 à l'hôpital des enfants malades de la rue de Sèvres. Depuis, MM. Triât, Paz, etc., y ont apporté de nouveaux perfectionnements. AHJourd'fiui presque toutes les maisons d'éducation, même celles de filles, ont des cours de gynuiastique. Un décret du 3 fémer 1869 a organisé l'enseignement régulier de la gymnastique dans les lycées et collèges, ainsi que dans les écoles primaires communales. — Voy. sur ce sujet : Amoros. Manuel de gymnastique; Laisné, Gymnastique pratique (1850) et Application de la gymnastique à la médecine (1865); P. -H. Clias, Callisthénie 1 1845), ouvTage particulièrement consacré aux jemies filles; Ph. Bérard, Bouvier, Hillairet, Uapports sur l'enseignement de la gymnastique 1854 et 1869 : D"' Demarquay, Histoire de la gymnastique; Collineau. la Gymnastique, Paris, 1884; Dali v, art. Gymnastique du Dictionnaire Encyclopédique des ^cien.es médicales : Ministère de l'Instruction publique et des Beaux- Arts. Manuel d'exercices gymnastiques. Paris, 1892.
GYMNÉTRE (du gr. yjiyKi^, nu. et r.Tsov, bas-ventre, c.-à-d. sans anale), Gymnetrus, genre de Poissons acan- Ihoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Ténioïdes : corps allongé et comprimé: nageoire dorsale régnant tout le long du dos, nageoire caudale s'élevant verticalement au-dessus de la queue, absence d'anale- Le Gymnèlre faulx [G. gladius). de la Méditerranée, est long de 0 m. 45. très plat sur les côtés, ai^enté, avec les nageoires rouges. Sa chair ressemble à celle de la morue.
GYMNOCLADE (du gr. yjjxvôî. nu, et xÀaoô;, rameau), Gymnocladus, genre de la famille des Césalpiniées, renferme des arbres peu élevés, à feuilles bipcnnées, à fleurs dioïques ou polygames, et à légume pulpeux. Le G- dioïque ou( Chicot du Canada est un joli arbre, à brandies courtes et à feuilles très longues. Le G. d'Arabie a des rameaux verdàtres et cotonneux.
GYMNODONTES (du gr. fj\vjôi, nu, et 6So'j;, dent), famille de Poissons plectognathes, de l'ordre des Ostéodermes. dont toutes les dents sont comme soudées ensemble. Elle comprend les genres Z)jorfoH, Triodon, Tétrodon. MiMr. etc.
GYMNOGRAMMA (dugr. vyav(5;, nu. 'et vpaaaf,, ligne), genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiacées, croit dans les régions tropicales : tige herbacée très courte, frondes ODiiiposées et décomposées, couvertes d'une pubesceiicc lui luracée. Voy. rÉiF.RACH.
GYMNOSOPHITES. philosophes indiens. Voy. le Dict. dHist. et de Géogr.
j GYMNOSPERMES (dugr. -pjjivôî, nu, et Trépjii, graine), nom donné, en Botanique, à toutes les plantes Phanérogames dont la graine est nue, c.-à-d. dépourvue de péricarpe. Les Gymnospermes comprennent les Cycadées, les Conifères et les Gnétacées. Les o>'ules offrent une structure qu'on ne retrouve ni chez les Monocotylédones ni chez les Dicotylédones ; leur sac embryonnaire est rempli par un tissu appelé endosperme, qui contient plusieurs archégones exactement semblables à ceux des Cryptogames vasculaires. Les Gymnospermes constituent donc un groupe intermédiaire entre les Cryptogames et les Angiospermes.
GYMNOSTOME (du gr. vy|ivôî, nu, et <Tz6\i.a, orifice), Gymnostomum, genre de Mousses annuelles et vivaces, croissant en touffes serrées sur les rochers humides, et offrant pour principal caractère l'orifice de leur capsule tout à fait nu.
GYMNOTE (dugr. yj(jLVÔ;. nu, et vûtoî; dos), Gymnotus, genre de Poissons malacoptérygiens apodes, de l'ordre des Squamodermes, famille des Anguilliformes, caractérisés par l'absence totale de la nageoire dorsale et par une nageoire anale qui règne sous la plus grande partie du corps. Le G. électrique, commun en Amérique, atteint près de 2 m. Sa tète et son corps sont percés de petits trous très sensibles, d'où sort une liqueur visqueuse. Ce poisson possède, conmie la torpille, la propriété d'engourdir, même à distance, les autres animaux. L'organe électrique dans lequel réside cette vertu est situé sous la queue, et formé de quatre faisceaux composés d'un grand nombre de lames membraneuses, unies fortement entre elles et remplies d'une matière gélatineuse.
6YNANDRIE (du gr. -(uvr^, femme, et d>/T|p, homme), 20« classe du système de Linné, renfermait les plantes dont les étamines sont réunies au pistil, c.-à-d. dont les organes mâles et les organes femelles ne forment qu'un seul corps. Les Orchidées, les Aristoloches en font partie.
GYNÉCÉE (du gr. yuvaixeïov). C'était, chez les Grecs, la partie de la maison réservée à l'habitation des femmes. Dans l'origine, le gvnécée formait l'étage supérieur de l'édifice ; plus tard if fut placé dans un bâtiment à part ou dans la partie la plus reculée de la maison, et séparé par une cour de l'habitation des hommes. L'entrée de cette cour était un vestibule, sur l'un des côtés duquel se trouvaient les loges des portiers, eunuques le plus souvent, qui gardaient l'appartement des femmes. Au milieu de cet appartement était un grand salon (olxo;), où se tenait habituellement la maîtresse de la maison ; des deux côtés étaient les chambres à coucher (OiXajio:) et les chambres des esclaves (àfiçiOiXajxoi).
GYNÉCÉE, désigne, en Botanique, 1 ensemble des carpelles d'une fleur. Voy. fleur.
GYNERIUM, genre de la famille des Graminées, tribu des Arundinacées, dont la principale espèce est le Gynerium argenteum, plante vivace, à feuilles dures, d'un vert glauque, du milieu desquelles sort une hampe de près de 2 mètres, terminée par une houppe soyeuse gris de lin et très légère. Elle est originaire de Monlërideo.
GYPAÈTE (du gr. fj<^, vautour, griffon, et àsTOî, aigle), Gyvaelus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaces diurnes, établi pour une seule espèce, le G. barbu, appelé aussi Griffon et Vautour des agneaux [Ixmmergeier], et intermédiaire aux Vautours et aux Faucons. Cet oiseau a la tête et le cou jaunes, le corps noir en dessus, fauve en dessous, et une raie noire qui s'étend de la base du bec au-dessus des veux. Presque aussi grand que le condor, il se repaît indifféremment de charogne et de proie vivante ; il attaque rarement les agneaux, les chèvres ou les animaux de cette taille.
' GYPSE (du gr. vJ6oî. plâtre), sulfate de chaux hvdraté naturel et cristallise (CaS*0* + 2H«0) dont les cristaux dérivent d'un prisme oblique à base rhombe et passent souvent à la forme lenticulaire. Ces cristaux présentent un clivage facile parallèle à l'une des faces du prisme [pierre à Jésus, miroir d'âne] et deux autres clivages moins nets. Quand les cristaux lenticulaires sont partagés suivant leur sens de clivage facile, ils donnent les solides coimus sous le nom de gypse en fer de lance. — Il y a un grand nombre de variétés de gypse. La plus importante et la plus précieuse pour l'industrie est le G. grossier, qui contient de 6 à 12 0/0 de carbonate de chaux mélangé avec le sulfate, et qui est plus communément connu sous le nom de pierre à plâtre {Voy. plâtre). Lorsque le gypse est compact ou grenu, il prend le nom d'albâtre gyp'seux. Voy. albâtre.
GYPSOPHK.E