‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 753 sur 1729 · HALBRAN · texte numérisé non relu

HALBRAN

HALLERIE

cclto servitude ne cosse pas d'être leur propriété (Voy. MARCHEPIED,. — Sur Ics quais, dans l'iiUéneur des villes, le iialage est quelquefois appelé billage.

I ans la Manne, lialer, c'est tirer et raidir un cordage pour amener horizontalement une manœuvre, un mât, un fardeau, une chaloupe, etc. On ïiomme : hale-à-bord un petit cordape employé à lialer, dans un Iràtiment, tout objet extérieur un peu éloigné; haie-bas, une manœuvre qui sert à amener les voiles, les pavillons, etc. [Voy. CARGCE/ ; kale-brcu, la manœuvre contraire, qui sert à les élever: hale-dedaiis, un cordage destiné à haler en dedans certaines voiles. — On dit du vent qu'il haie de l'avant, qu'il haie le sud, l'est, etc., selon qu'il change en approcliant de l'une de ces directions.

HALBRAN ou hallebrax ^de l'allem. halb, demi, et Elite, canard', jeune Canard sauvage.

HÂLE (du flamand hael, sec), effet produit par l'action combinée de la lumière solaire, du grand air et du vent : 1° sur la peau de l'homme, qui prend une teinte brune et l»asanée ( Voy. éphêlides) ; 2" sur les herbes, sur les plantes, et toutes les matières organiques, qui se flétrissent et se dessèchent. On nomme aussi hàle un vent sec et chaud qui souffle de l'est et du nord.

HALECRET ou hallecret, corselet de fer battu, en usage aux xv' et xvi= siècles, était formé de deux pièces, dont l'une se mettait devant et l'autre derrière. Le halecret était plus léger que la cuirasse.

HALEINE (du lat. Iialitus), air qui sort des poumons pendant l'expiration. C'est un mélange d'air en partie désoxygéné, d'acide cari)onique et de vapeur aqueuse, tenant une matière organique en dissolution. Chez les enfants et les jwrsonnes saines, qui ne négligent point les soins de propreté, l'haleine n'a jxjint d'odeur; l'âge et certaines affections donnent à l'haleine une odeur forte et quelquefois repoussante. La carie des dents, l'ozène, les maladies des gencives, l'inflammation des muqueuses de la bouche et des bronches, l'ulcération des poumons, les maladies des voies digestives, les lièvres, etc.. sont autant de causes qui détciminent la fétidité de l'haleine.

HALER. Voy. HALAGE.

HALÉSIE (de l'anglais Haies], Halesia, ^nrc de la famille des Styracées, renferme de jolis arbrisseaux d'Amérique, à feuilles simples, alternes et à fleurs axillaires, blanches. cam|)anulées. Le fruit est une noix ailée. L'//. à tjuatrc ailes figure agréablement dans nos lK)squels : ses rameaux sont étalés, ses feuilles vertes en dessus, cotonneuses en dessous ; ses fleurs blanches et pendantes. L'H. à deux ailes se dislingue de la précédente par ses feuilles plus ovales, par ses fleurs plus grandes, enlin par sa taille

[dus élevée. — (Jueloues botanistes font du genre Ualésie e type do la famille aos Halésiées.

HALICORE. Mammifère marin, l'oy. dugong.

HALICTE, Halictus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères, tribu dos .\ndrenètes : corps cylindrique , étroit et allongé ; antenne» droite», recourbées seulement à leur extrémité. Les femelles ont la tète plus large et l'abdomen plus ovoïde que celui des mâles , avec un enfoncement longitudinal et linéaire sur l'extrémité dorsale du dernier anneau. Ces insectes, communs en France, sont iioii^s ou verts ; ils construisent leur nid dans la terre. Parmi les espèces, on remarque \'H. mineur, VH. perceur. VH. à six iones, VU. à quatre zones et VH. à quatre taches.

H ALI ETE (c.-à-d. en gr. aigle de mer) , Balixtu» , oiseau. Voy. pvgaiigce.

HALIEUTIQUES (du gr. à^ig-jTixfj, pèche), nom donné chez los Grecs aux ouvrages didactiques traitant de l'art de la pèche. Oppien, poète grec du m' siècle, et Ovide ont écrit (les Halieutiques.

HALIOTIDE (du gr. S^ioî, marin, et ojî. wtôî, oreille), Haliotis, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des f'ectinibranches, et type de la famille des Haliotidées, coquille déprimée, en "forme d'oreille, à spire à peine contournée et dont le dernier tour , beaucoup plus grand que les autres, porte sur le coté une série (le trous respiratoires. Ces Mollusques vivent attachés aux rochers, dans une zone (|ui découvre dans les grandes marées seulement. — L'H. commune, vulg. Ormicr, Oreille-de-mer ou Orcille-de-St Pierre, a une coquille nacrée, verdàtre ou jaunâtre, assez grande, marquée de raies longitudinales et de plis disposés transversalement. ]j'H. magnifique est d'un jaune orangé, garnie, à l'extérieur, de côtes tubercu-

leuses : sa nacre est très belle. On trouve des espèces fossiles dans los terrains tertiaires.

HALITE de à/.;, sel), sj-n. de Sel gemme.

HALITHÉRIUM (du gr.'â/.;, aXôç, mer, et 3rT|p(ov, animal), genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Sirénides. dont on trouve des débris dans les terrains tertiaires de nos contrées.

HALLALI (onomatopée), cri de chasse et fanfare qui, dans la chasse à courre, annoncent que le cerf est aux abois et servent à rassembler les chasseurs épars. L'auteur de cette fanfare est inconnu. Philidor s'en est servi dans sa chasse de Tom Jones: Méhul.dans son ouverture du Jeune Henri, et Haydn dans la chasse de l'oratorio des Saisons.

HALLEde l'anc. ht-allem. /ja//a .temple). C'est, à proprement parler, un lieu destiné à l'emmagasinement et à la vente d objets d'une utilité première, qui s'y vendent par fortes parties et presque toujours pour être reven(lus en détail. Ainsi l'on dit la halle aux cuirs, la halle aux toiles, la halle au blé, etc. Mais vulgairement on prend halle comme synonyme exact de marclié; et c'est alors, dans les villes îin peu considérables, une place publique destinée à réunir toutes les marchandises et denrées, particulièrement les comestibles, comme l^[umes, grains, fruits, œufs, volailles, etc.

Philippe .\ugusle assigna le premier une place fixe aux échoppes des marchands et les réunit : ce fut là. pour la France, l'origine des halles. Vers le même temps, Henri II en élevait dans plusieurs villes de l'Angleterre ; Vienne en Dauphinc et Rouen en eurent dès le xni* siècle. Paris, outre de nomlireux marchés ( Voy. ce mot), a plusieurs halles, entre autres la halle au blé (1762-65', remplaces aujourd'hui par la bourse du commerce, la halle aux vins (>(>(/. k.mii£Pot), et surtout les halles centrales, vaste ensemble de constructions régulières, en fer, bri(iues et pierres, reliées par des rues couvertes, qui a remplacé ce qu'on appelait le marché des Innocents, la halle au beurre et aux œufs, la halle à la marée, la halle aux draps, le marché de la verdure, le marché des pommes de terre, le marché à la volaille, à la viande, les piliers des halles, etc. Tous ces marchés, construits pour la première fois sous François I" et Henri II. bien que considérablement accrus dans la suite, étaient devenus depuis longtemps insuffisants.

Forts de la halle, honunes de peine employés exclusivement au déchargement et au rangement (les marchandises dans les lialles et marchés de Paris. Ils formaient autrefois une corporation importante ; ils ont encore leurs facteurs et leurs syndics. Ils sont commissionnés pai" le préfet de police et sous les ordres de l'inspecteur général des halles et marchés (Ordonn. de police au 13 mai 1831'.

HALLEBARDE (iu vieux allem. Ae/wi. manche. et barte, hache . arme à hampe, de 2 mètres de longueur environ, dont le fer était façonné d'un côté en hache ou croissant à pointes aiguës, tandis que de l'autre côté se trouvait un dard droit ou crochu, et qfu'au-dessus, le fer devenait une lame à deux tranchants, se terminant en pointe. C'était une arme d'estoc et de taille, fort redoutable dans les mains d'un homme exercé. — La hallebarde ne devint célèbre en Europe qu'au xv« siècle. Elle fut importée de Danemark en Allemagne et en Suisse et introduite en France par les Suisses vers 1460. François I'' mit dans toutes ses légions des compagnies de hallebardicrs, et, à son exemple, presque toutes les nations de l'Europe curent également des hallebardicrs ; mais la vogue de cette arme baissa dès la lin du XVI* siècle : cependant les sergents et caporaux d'infanterie portèrent longtemps encore des hallebardes en France. Cette arme fut supprimée en 1756: «euls les Sui»- :cs chargés de la garde des châteaux royaux la conservèrent jusqu'en 1789. Louis XYIII créa pour sa garde un corps de liallebardiers ; mais il fut supprimé par Charles X. .aujourd'hui il V a encore des haHebardiers à Rome et en Espagne ; mais en France, nos suisses d'église sont les seuls qui portent la hallebarde.

HALLÉRIC 'du célèbre Haller), Halleria. genre de la famille dos Scrofularinées, tribu des Chélonées, renferme des arbrisseaux du Cap, de 3 à 5 mètres de haut . recherchés dans les jardins pour leur feuillage persistant et d'an beau vert. L'H. luisant a la tige rameuse, garnie de feuilles luisantes et dentelées sur lies bords. Ses fleurs rouges, à corolle en entonnoir, sont assez belles ; elles s'épanouissent en juin. Ses fruits sont semblables à des cerises, mais verts.

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