‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 758 sur 1729 · HELVELLE · texte numérisé non relu

HELVELLE

de reproduire les couleurs sur une couelic sensiblo, par les procédés piiolographiques. Voy. riiOTociinoMiE.

HÉLIOGRAPHIE (du f!:r.T;>iioi;ctypâï)w, tracer), ensemble des procétlés i|u'omploie la Photogravure [Voy. ce mol).

HÉLIOGRAVURE, synon. de i'IIotooravuwe.

HÉLIOMÈTRE (du gr. Ti>>io; cl (x.STpov, mesure), dit aussi Aslromélre et Micromèlre objectif, instrument pour mesurer le diamètre apparent du soleil ou des planètes, ainsi que les petites distances apparentes qui séparent les corps célestes entre eux. C'est une lunette qui a pour objectifs deux moitiés d'un même objectif scié suivant un diamètre, et un seul oculaire. Pour s'en servir, on déplace les deux demi-objectifs, jusqu'à ce que les deux images qu'ils donnent semblent se toucher : alors l'écarlement (les verres, évalué en secondes, indi(|ue la mesure cliercbée. — Inventé en 1747 par Bouguer ou Savery; perfectionné par Fraunhofer.

HÉLIOPHILE (du gr. fiXioî et tpf)^oç, ami), Heliophila, genre de la famdle des Crucifères, type de la tribu des Héliophilées, renferme des plantes herbacées ou sousfrutescentes de l'Afrique australe, à racine grêle, à tiges rameuses, à fleurs blanches, jaunes, roses ou bleues, en grappes allongées.

HELIORNIS. oiseau. Voy. grédifoclqce.

HÉLIOSCOPE (du gr. r{ki.o^ et (Dco-£tv, observer), lunette destinée à observer le soleil : elle est garnie, à cet effet, d'un verre enfumé ou coloré en noir, en bleu ou en vert, afin d'atlaiblir la trop grande vivacité de la lumière. — On donne aussi ce nom à des instruments à l'aide desquels on dirige l'image du soleil dans une chambre obscure, où elle est reçue sur du papier ou un verre dépoli. On peut alors l'observer directement à l'œil nu ou avec un verre grossissant.

HÉLIOSTAT (du gr. T,)kto; et a-raTÔ?, arrêté), instrument d'Optique : c'est un miroir plan, mù par un mécanisme d'horlogerie de manière à suivi'e le mouvement du soleil et à en rélléchir les rayons dans une direction constante. Gambey et surtout Foucault ont construit des héliostats d'une grande perfection ; ÏH. de Silbermann, bien moins coûteux, mais moins précis, est le plus employé.

HÉLiOTACTISME. Les organismes mobiles comme les Algues à l'état végétatif (Desmidiées) ou à l'état de reproduction (zoospores) subissent l'action de la lumière ; ils se dirigent vers une source lumineuse d'intensité faible, ils fuient une lumière intense, et entre ces deux extrêmes on peut trouver une intensité lumineuse qui les laisse indifférents. L'ensemble de ces phénomènes porte le nom d'héliotactisme, que l'on qualifie de positif ou négatif suivant qu'il y a attraction ou répulsion des êtres mobiles. Des mouvements analogues se produisent à l'intérieur des cellules vivantes; pendant le jour, les grains de chlorophylle de certaines feuilles végétales se placent sur les cloisons parallèles au rayon lumineux, et la feuille pàlil ; à une lumière faible ou pendant la nuit, la teinte de la feuille est d'un vert plus sombre, par suite de la disposition de la chlorophylle sur les cloisons parallèles à la surface de la feuille.

HÉLIOTHERMOMÈTRE (du gr. r{k(Oi et de thermomètre), forme primitive de l'actinomètre, due à Saussure ( Voy. actinomètre).

HÉLIOTROPE (du gr. rÇKio<i et xpor/;, action de tourner), Heliotropium, genre de la famille des Borraginées, renferme des herbes et des arbrisseaux à feuilles alternes, entières, le plus souvent hérissées ; à fleurs petites, ordinairement en épis unilatéraux, roulés en crosse à leur sommet. Parmi les espèces, généralement intertropicales, on remarque surtout : i'ÏH. du Pérou, que les jardiniers appellent Vanille, arbuste à rameaux poilus, à feuilles ovales, à fleurs d'un blanc violacé, exhalant une douce odeur de vanille : apportée du Pérou en 1740 par J. de Jussieu, cette plante est aujourd'hui cultivée partout ; 2" \'H. d'Europe, vulg. Herbe aux verrues, à fleurs blanches, et épis géminés, très commun dans tous bs lieux sablonneux, secs et découverts. Voy. tournesol.

\j' Héliotrope d'hiver est le Tussilage odorant.

HÉLIOTROPE, nom donné, en Minéralogie, à une calcédoine et à un jaspe verts avec des points roses ou rouges.

HÉLIOTROPE, appareil d'Optique à l'aide duquel on peut renvovcr dans une direction donnée les rayons du soleil sous forme d'un faisceau parallèle; c'est au fond une sorte d'héUostat. Cet appareil remplace les signaux ordinaires dans les grandes opérations geodésiques.

HÉLIOTROPISME (comme héliotrope). Qivaind on fait

germer une plante quelconque devant une fenêtre, on voit s'incliner fortement la tige vers la lumière ; cette flexion tient à l'accroissement plus grand de la face non éclairée de l'organe [Voy. actinauxisme) ; on dit dans ce cas que l'héliolropisme est positif ; les liges rampantes d'un certain nombre de plantes ont un héliotropisme négatif, elles paraissent fuir la lumière. Les feuilles et surtout les fleurs se dirigent également vers la lumière et c'est chez ces dernières qu'on a observé ce phénomène la première fois ; les capitules de Salsifis, les fleurs de Coquelicot suivent le soleil dans sa marche dans le ciel; dans la fleur du Grand Soleil, c'est le pédoncule qui se courbe à l'extrémité; lorsipie la fécondation est opérée, les Heurs deviennent souvent négativement héliotropiques. Les racines aériennes que l'on rencontre chez certaines Orchidées, Aro'idées, etc., fuient la lumière; les racines terrestres paraissent indifférentes à son action.

HÉLIX (du gr. l')itÇ), repli formé par la circonférence du. pavillon de l'oreille. Voy. oreille.

HELLÉBORE, helléborées. Voy. ellédore.

HELLÉNISME (du gr. éX>kTiVtj[xôç), manière de parler qui lient au génie de la langue gi'ecque. Un des plus iréquents héllénismes est l'attraction, qui consiste à attirer un mot au cas de son corrélatif {yohi^xoLi ot< È'yw). La poésie latine est remplie d'héllénismes. En français, une foule d'expressions et de tours ne s'expliquent que par leur source grecque. Ainsi Racine construit le verbe admirer avec la conjonction si, comme en grec Oauixài^w et :

J'admirais si Mathan, dépouillant l'artiQce, etc.

— Hellénisme se dit aussi de l'ensemble des idées et des mœurs de la Grèce. L'hellénisme joua un grand rôle dans le mouvement des esprits à l'époque de la Renaissance. Voy. Rebité, G. Budé (1846), et Egger, V Hellénisme en France (1870).

HELMII^THE, var. de chlorite en prismes tordus, qu'on peut rapporter soit au clinochlore, soit au ripidolilhe.

helminthes (du gr. è'>v[iiV!;, -60;, ver), sous-embranchement des Vers, renferme des êtres d'une organisation si simple en apparence que, malgré leur évidente segmentation, on les avait d'abord placés parmi les Zoophytes. La plupart, mais non tous, vivent en parasites sur l'Homme et sur les Animaux ; on en a décrit plus de 40 espèces vivant dans le corps humain : de là les noms de Vers intestinaux et d' Entonoaires qu'on leur donne souvent. — La classe des Helminthes a clé partagée en 2 sousclasses : 1» la sous-classe des Plathelmintlies, qui comprend les Cestodes, les Trémalodes, les Turbeliariés et les Némer tiens; 2° la sous-classe des Némathelminthes, qui renferme les Nématodes et les Acantocéphales; quant à l'ancien ordre des Vésiculaires, il a été reconnu que ce sont simplement les jeunes dos Cestodes (Voy. HVDATiDEset échixocoque)- Lcs reclierclies de Van Bcneden, de Leuckart, etc., ont éclairci beaucoup de points obscurs de cette partie de la science zoologiquc. Voy. parasitisme.

HELMINTHOCHORTON (du gr. I'>>[itvî, ver, et /ôoto;, herbe), vermifuge. Voy. gigartixe et mousse de corse.

HÉLGNÎAS, genre de la famille des Mélanthacées, tribu des Vératrées, renferme des plantes vivaces de l'Amérique du Nord, à feuilles engainantes lancéolées, à fleurs en épi serré. On cultive dans les jardins d'agrément VH. Imllata, à fleurs roses, VH. asphodeloides et 1'//. erythrospernia.

HÉLOPS, Helops, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Slénélytres : corps ovale, oblong, légèrement convexe; antennes filiformes. Ces insectes sont de petite taille; ils vivent sous lesccorces des arbres. L'H. bleuâtre, long de 0 m. 015, et (l'un bleu violet foncé, habite le midi de la France. L'H. lanipède, d'un vert foncé, est commun aux environs de Paris.

HÉLOTIUM, genre de Champignons Ascomycèles, tribu des Pezizées, chapeau stipité, membraneux, charnu, hémisphérique, à bords quelquefois repliés en dedans. On trouve ces champignons sur les vieux troncs d'arbres, où ils se présentent sous forme de petites épingles blanches, roses ou jaunes.

HELVELLE, Helvella, genre de Champignons Ascomycèles : chapeau irrégulier, lobé, stipité, charnu, translucide, coloré en gris, en rouge, en noir. Les Helvelles croissent à terre sur le gazon humide ou dans les bois élevés au p;ed des arbres, surtout des pins. La plupart sont coincslibies.

HELVETIEN

HÉMICRANIE

L'espèce la plus remarquable est VH. crispa, dont le goût approche de celui de la morille.

HELVETIEN (étage), deuxième étage du groupe miocène, succède au Burdigalien et précède le Torlonien. Il est très développé à l'état de mollasse marine sur tout le bord externe des Alpes, il contient de nombreux Peclen, Panopsea Menardi, Cardita Jouannetli, Ostrea crassissima, des scutelles, etc. Les mêmes fossiles se rencontrent dans les faluns de Touraine, du Cotentin, de Salles. L'Helvéticn est également bien représenté dans le bassin de Vienne, en Hongrie, en Espagne, en Algérie.

HELVINE, minéral de couleur jaune, qui cristallise en tétraèdres réguliers. C'est une combinaison de silicate et de sulfure de manganèse, avec un peu d'oxvde de fer et de glucine [6fMn.Gl,0.3SiO*-f-MnS]. — Oii la trouve à Scliwarlzenberg en Saxe, dans im gneiss grenalifère.

HÉMANTHE (du gr. alfia, sang, et âv6oî, fleur), Hsemaiitht(s, genre de la famille des Amaryllidées, renferme de- plantes herbacées, à racine bulbeuse, d'où s'échappent deux feuilles opposées, larges, consistantes, et une hampe courte qui porte à son extrémité une ombelle de fleurs d'un beau rouge de sang. Ces plantes sont presque toutes originaires de l'Afrique australe. L'H. écarlale {H. coccineus), vulg. Tulipe du Cap, est remarquable par ses deux larges et belles feuilles qui s'étalent à terre, et par son ombelle de 20 à 50 lleurs d'un rouge vif, entourées d'une spatlie à six folioles d'un très beau rouge.

HÉMASTATIQUE (du gr. cr.-^oL, sang, et de statique), pallie de la Physiologie qui traite des lois de l'équilibre du sang dans les vaisseaux.

HÉMATÉMÈSE (du gr. altxa, -aro;, sang, et fiJLêai;, vomissement), dite aussi Gasirorragie, vomissement de sang, hémorragie gaslrique, provenant d'une exlialalion de sang dans la cavité de l'estomac. Elle n'a guère lieu que dans l'âge mûr etest presque toujours, du moms chez les hommes, l'indice d'une lésion de l'estomac, 4)laie, ulcère ou dégénérescence. L'ingestion de la glace pilée est le meilleur moyen de l'arrêter. Voy. mel^xa.

HÉMATIE, globule rouge du sang. Voy. sang.

HEMATINE. Voy. hématosine et hématoxtle.

HÉMATITE ^du gr. a'.aaTÎTT,;), nom donné à certaines variétés de sesquioxyde de fer. On distingue : YH. rouge ou Sanguine, variété d'oLiGiSTE [Voy. ce mot), l'H. noire et 1'//. brune, variétés de i.iMoxrrE [Voy. ce mot). L'hématite sert à faire des brunissoirs.

HÉMATOBLASTE /lu gr. al;xa, sang, et jîXaïTÔ;, germe), nom donné, en Histologie, aux cellules qui doiuient naissance aux hématies ou globules rouges du sang.

HÉMATOCÈLE (du gr. atixa, -a-ro;, sang, et xf,XT„ tumeur'. >viion\Tne de Tumeur sanguine.

HÉIMAfOCRISTALLINE. Voy. iiémogi-obine.

HÉMATOPOIÈSE, se dit, en Physiologie, de la fabrication des globules du sang. La fonction bématopoiétiquc semble répartie entre divers organes, le foie, la rate, etc., dont le rôle spt^cial en cette matière est encore mai coimu.

HÉMATOPOTE (du gr. alaa, -axo;, et tott,;, buveur), na?matopola, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères cht'tocères, très voisins des Taons, dont ils ne difi'èrent que par leurs ailes, qui, dans le repos, dépassent de beaucoup l'aUlomen. i.'H. pluvial, ou Taon à ailes brunes piquées de blanc, est très avide de sang et incommode beaucoup les bestiaux.

HÉMATOSE ,du gr. aîixàxustî), syn. de Sangtiificalion. se dit de la conversion et du chyle en sang; — svn. A'artérialisation, se dit de la transformation du sang veineux en sang artériel par l'effet de la respiration. Voy. sasg,

CIRCCLATION et RESPIIUTIOX.

HÉMATOSINE ou iiématine (du gr. a'|xa, -ato;). produit de la décomposition ou du dédoublement de la matière colorante rouge du sang [Voy. hémoglobise). Elle a été obtenue pour la 1" fois par Lecanu en 1839. Pour l'extraire, on commence par défibriner le sang et coaguler l'albumine avec l'acide sulfurique; on traite ensuite le précipité par 1 alcool bouillant qui dissout le principe colorant ; on ajoute un peu d'acide taririque et en évaporant on obtient des cristaux qui sont du chlorhydrate d'hématine. Traités par 1 ammoniaque, ces cristaux donnent, l'hématine sous forme d'une poudre d'un noir bleuâtre, soluble dans l'alcool acide : cesl une substance alburainoïde qui contient du fer [(:wHMFc3Az609].

HÉMATOXYLE du gr. aljia. -aTOî, et %û\o'i, bois), Hxmalo-rylon, genre de la famille des Césalpiniées. L'jtf. de

Campêcke ou Campéche épineux est un arbre de 15 â 20"", â écorce brune, rugueuse, à Iwis rouge et à aubier jaunâtre. Ses branches sont chargées d'épines solitaires. Ses fleurs sont d'un blanc jaunâtre, petites, et ont l'odeur de la jonquille. Le Iwis de cet arbre peut prendre un beatpoli : on s'en sert dans la marqueterie, mais surtout dans la teinture, à laquelle il donne une substance rougefoncé appelée hémaloxylitie ou hématine, que les acides font passer au rouge vif. Mêlée à des alcalis, celte couleur devient bleue et est inaltérable. Ce bois a été employé en médecine comme astringent. Les marchands s'en servent ]K)ur colorer les vins.

HÉMATOZOAIRES (dugr.aîua, sang,et ^wipiov, animall, nom donne à des animaux microscopiques parasites dans (e sang d'animaux supérieurs. L'un des mieux connus est VU. du paludisme, étudie par M. Laveran, qui a montré en lui la cause directe des fièvres palustres [Voy. ce mot et FIÈVRE i.ntermittexte).

HÉMATURIE (du gr. a'.[jLaTOupJa), ou Pissemi-nt de sang, écoulement par l'urcthre de sang pur ou mélangé d'urine pendant l'action d'uriner. Tantôt ce sang apparaît au commencement de la miction, il indique alors ime lésion de l'urètbre ou de la prostate, ou un calcul engagé en ces points. Le sang à la fin de la miction révèle une lésion du col vésical ou des parties avoisinantes ; la blennorragie, la tuberculose, la pierre peuvent être mises en cause. Dans le cas où la miction est sanglante tout le temps, c'est qu'il y a une lésion de la vessie, de l'uretère ou au rein. Chacune de ces hématuries présente des caractères bien nets, que nous ne pouvons décrire ici, mais qui permettent de les rapporter à leur véritable nature. Le traitement varie suivant la cause.

Chez les animaux, Vhématurie se présente fréquemment sur l'espèce bovine, où elle résulte soit de l'alimentation (voy. MAL DE brou), soit d'une cystite chronique hémorragique.

HÉMÉRALOPIE (dugr. -f,[jipa, jour, et û^, èi-Kà^, œil), dite aussi Aniblyopie crépusculaire, maladie dans laquelle les yeux jouissent de la faculté de voir tant qu'il fait grand jour, et cessent de distinguer les objets dès le crépuscule et pendant la nuit. Dans la plupart des cas, cette cécité nocturne n'est pas complète ; d'autres fois, au contraire, la lumière la plus \i\e ne fait |)oint impression sur l'œil. Un observe surtout cette affection dans les régions équatoriales, et particulièrement chez les marins. C'est VH. essentielle. L'H. symplomatique est due à la réiinife pigmentairc. — Le traitement consiste dans l'administration des toniques et le séjour dans des pièces obscures.

HEMÉROBE (du gr. T.tjLipa et 3ioî, vie), Hemerobius, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille des Planipeimes. Ces insectes épliéraères, appelés vulgairement Demoiselles terrestres, sont verts et ont des ailes fines et transparentes comme la gaze. Leurs larves se nourrissent de pucerons. L'H. perle et VH. chrysops sont les espèces les plus communes.

HÉMÉROCALLE (du gr. i.iieooxfxWii', Hemerocallit, genre de la famille des Liliacées, tribu des Asphodélées, renferme des plantes remarquables par la grandeur et la beauté de leurs fleurs éphémères. L'H. du Japon a des feuilles ovales, cordiformes, du milieu desquelles sort une tige nue, cvlindnque, portant des fleurs assez semblables a celles du fis, d'un blanc pur, odorantes et disposées en <T*ppes. L'H. bleue, originaire aussi du Japon et de la thine, ne diffère de la précédente que par la couleur de ses fleurs. L'H. jaune, vulg. Lis jau/ie. Lis asphodèle. Lis jonquille, originaire des montagnes du Piémont, a les feuilles en touffes, longues, étroites, aiguës, et les fleurs d'un beau jaune et d'une odeur agréable.

HÉMÉRODROME. Voy. cocrrieb.

HÉMI... 'du gr. T.ui, demi(, mot qui se joint à un grand nombre de termes de science et d'art. Pour les mots commençant ainsi et qui ne seraient pas ci-après, voy, le mot qui suit hénii.

HÉMIANOPSIE. Voy. héxiopie.

HÉMIASTER, genre d'Echinides fossiles, de la famille des Spatangidés : test ovale à sommet submédian ; fasciole péripétale. Terrains crétacés et tertiaires.

HÉMICIOARIS, genre d'Echinides fossiles, de la famille des Diadématidés; gros tubereules crénelés et perforés. Us se rencontrent surtout dans le Jurassique supérieur.

HÉMICRANIE (du gr. f,|i{, demi, et xfiv:ov, crâne).

Voy. MIGRAINE.

IIEMICYCÎ.E

HEMIURE

HÉMICYCLE (du gv. -rijiîxoxXoî), sedit, en Architecture, de toute construction demi-circulaire. Dans les maisons romaines, les salons de conversation étaient souvent construits en hémicycle. On cite auj., à Paris, l'hémicycle du palais des Beaux-Arts, peint par Delaroche. Les amphithéâtres [Voy. ce mot) servant de salle de cours sont aussi des hémicycles.

La plupart des chœurs des églises sont terminés en abside ou en hémicycle ; quelquefois Tes croisillons le sont pareillement, surtout en Allemagne et en Italie.

Hémicycle de Bérose, espèce de cadran solaire, coupé en demi-cercle et concave du côte du septentrion. Dans ce cadran, l'ombre du style marquait sur la concavité de l'hémicycle les jours du mois et les heures de chaque jour.

HÉMIÉDRIE (du gr. i^ixl, demi, et É'Spa, face). On appelle ainsi, en Cristallographie, le fait que certains cristaux ne présentent que la moitié des faces qu'ils devraient avoir pour obéir à la loi de symétrie [Voy. cristal, cristallin (système)'). Par ex., 4 des faces de l'octaèdre manquent, les 4 autres fournissent le tétraèdre régulier [blende, Paiiabase]; dans la modification double des arêtes du cube, qui donnerait le cube pyramide, une face sur deux manque ; les douze qui restent donnent le dodécaèdre pentagonal [Pyrite, Cobaltine], Dans le premier cas, à chaque face manque sa parallèle, le cristal n'a pas de centre, de plus certains axes sont supprimés, c'est Yantihémiédrie ; dans le second cas, il manque un certain nombre d'axes, mais le centre est conservé ; c'est la parahémiédrie. Dans ces deux cas, le cristal hémièdre qui serait fourni par les faces supprimées, considérées seules, est identique au cristal formé par les faces conservées. — Il en est autrement dans l'hémiédric dite holoaxe, oii tous les axes sont conservés et le centre supprimé; on démontre que, dans ce cas, on peut obtenir deux formes non plus identiques, mais symétriques l'une de l'autre par rapport à un plan ; ces deux formes sont dites droite et gauche. C'est, I)ar ex., le cas du quartz, et les deux sortes de cristaux possèdent au point de vue de la polarisation rotaloire [Voy. ce mot) des propriétés opposées. Ce fait important a été découvert par Biot. Un autre fait capital, établi par M. Pasteur, c'est que les cristaux organiques qui présentent en solution la polarisation rotaloire, présentent l'hémiédrie non superposable ; le cas le plus remarquable est celui de l'aciile tartrique [Voy. ac. tartriqce, ac. bacésiique).

L'hémiédric n est pas un accident de cristallisation, comme on l'a cru d'auord, mais l'indication d'une dissymétric dans les groupes de molécules chimiques qui constituent la molécule cristalline Le fait découvert par M. Pasteur montre en outre que cette dissymélrie de la molécule cristalline peut tenir à une dissymétrie dans la molécule chimique elle-même, puisque le corps en dissolution révèle encore cette dissymétrie par l'existence du pouvoir rotaloire.

HÉMIGALE (du gr. f||xt et yaXi^, belette), Hemigaliis, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, famille des Viverridés. L'//. zébré, de Bornéo, est un animal long de 0 m. 45 sans la queue, à museau effilé, fendu ; à oreilles droites, à poils lisses, presque ras, et à ongles à demi rétractiles. Son pelage est fauve clair avec des bandes brunes.

HÉMIMORPHISME, variété d'anlibémiédrie [Voy. hémiédrie) où les cristaux sont terminés différemment aux deux extrémités, comme dans la Calamine, la Tourmaline; ce genre d'hémiédrie est toujours accompagné de phénomènes pyroélectriques, ou piézoélectriques ( Voy. pïro- et piézoélec-

TRtClTÉ).

HÉMINE (du gr. f.jiEva), mesure de capacité des Romains, était la moitié du setier [sex tarins), et valait 0 lit. 26.

HÉMIONE (du gr. -fiixtovoi;, mulet), Equus hcmionus,

Senre de Mammifères, de l'ordre des Jumentés, famille es Equidés. Il offre les parties antérieures du cheval et les parties postérieures de l'âne. Sa tête a la forme de celle du cheval avec la grosseur de celle de l'âne; ses oreilles tiennent le milieu entre celles de ces animaux ; son pelage est ras et lustré, Isabelle en dessus, blanc en dessous. La crinière, qui est noirâtre et en brosse, semble se continuer en une bande de même couleur, le long de la ligne dorsale jusqu'à la naissance de la queue; celle-ci, couverte de

Eoils ras dans sa moitié supérieure, est terminée par un ouquet de crins noirâtres. L'ilémione se trouve en grand

nombre dans le pays de Kalch, au nord de Guzzerat (Inde), où il porte le nom de Dziggelaî; on hî rencontre fréquemment sur les plateaux de la Perse. Sa course est rapi(lc ; on s'en est servi à Bombay pour la selle et le trait. On a réussi depuis peu à l'acclimater en France. — Isi^lorc Geolfroy St-Hil^ire a appelé Uémippe une espèce d'IIémione, particulière à la Syrie, et qui se rapproche plus du cheval que l'espèce ordinaire.

HÉMIOPIE (du gr. f,UL{, demi, et ùi<\, iùtz6^, œil), ou iiÉMiAXoi'SiE, aijolition de la vision pour une moitié du champ visuel binoculaire. Si elle siège sur un seul œil, elle est le symptôme du décollement de la rétine. L'atrophie du nerf optique peut amener l'hémiopie. Dans certaines hémiopies, il y a en même temps sensations lumineuses dans la moitié paralysée : c'est le acolomc scintillant.

HÉMIPLÉGIE (du gr. T.ixnrXTjyîa), paralysie qui affecte toute une moitié du corps. Elle résulte toujours d'une lésion cérébrale siégeant dans l'hémisphère opposé au côté paralysé, parce que les fibres nerveuses émanées du cerveau s'entre-croisent dans la moelle allongée. Il v a aussi une H. alterne, indiquée par Gubler, dans laquelfe la face est paralysée d'un coté et les membres de l'autre : elle résulte d une lésion de la protubérance annulaire.

HÉMIPNEUSTE, Hemipneustes, genre d'Ëchinides fossiles, de la famille des Anancliylidés : lest élevé, pourvu d'un sillon antérieur profond. Etage maestrichlien.

HÉMIPPE. Voy. HÉMIONE.

HÉMIPTÈRES (du gr. T,jit, demi, et tttsjjôv, aile), 3" ordre de la classe des Insectes. Les Hémiptères ont quatre ailes : les supérieures sont des demi-élylres, ce qui donne à ces insectes l'apparence de certains Coléoptères; mais ils s'en distinguent par la constitution de leur bouche organisée non pour la mastication, mais pour la succion : les mâchoires et les mandibules forment une sorte de bec tubulaire, cylindrique et articulé. Leurs métamorphoses sont incomplètes : en grandissant, le jeune insecte ne change ni de formes ni d'habitudes, seulement il acquiert des ailes, dont il était d'abord privé. — Cet ordre se divise eu deux sections : les Ifétéroptères, dont les ailes sont plus consistantes vers leur base et qui comprennent les Punaises terrestres et les Punaises d'eau ; et les Homoptères, dont les ailes ont partout la même consistance et qui comprennent les Cigales, les Pucerons, les Galles, etc.

HEMIRAMPHUS, poisson. Voy. demi-bec.

HÉMISPHÈRE (du gr. -fifitacpafpiov), moitié d'une sphère ou d'un corps sphéroïde. — En Astronomie, l'équateur partage la terre en deux hémisphères, appelés VU. boréal et 1'//. austral. L'équateur céleste partage aussi la sphère céleste en deux hémisphères qui jx)rtent ces mêmes noms.

En Physique, on nomme hémisphères de Magdebourg un appareil inventé vers 1650 par Ollo de Guericke, composé de deux hémisphères creux en cuivre réunis par une garniture de cuir gras. En faisant le vide dans cet appareil, on ne peut séparer les hémisphères, que par l'action d'une force considérable (I k. 033 par cent, carré de la surface de section).

Hémisphères du cerveau. Voy. cerveau.

HÉMISTICHE (du gr. fijxtaT'.yiov), moitié d'un vers héroïque ou alexandrin. Il se dit aussi du vers de 10 syllabes quand il est coupé en deux parties de 5 syllabes chacune.

HÉMITÉRIE (du gr. 7,^.1, demi, et TÉpaî, monstre), anomalie organique incomplète. Voy. monstre.

HÉMITHYRIS, genre de Brachiopodes, de l'ordre des Brachidés : coquille libre, bombée, de contexture fibreuse, sans area ni deltidium, pourvue d'une ouverture ronilc contiguë à la charnière, donnant passage à un muscle d'attache. A l'intérieur sont des apophyses brachiales libres, destinées à soutenir des bras libres. L'espèce vivante habite les mers froides. Les espèces fossiles se rencontrent dans l'étage silurien.

HÉMITRITÉE (fièvre), du gr. ïi|xtTpiTaroî. Voy.

fièvres INTERMITTENTES.

HÉMITROPIE (du gr. r,i>.l, demi, et xpoin^, tour), forme que présentent certains cristaux maclés, dans Icsqiiels il semble que la moitié d'un cristal ait tourné de J80' pour s'appliquer sur l'autre moitié : il en résulte que les faces de ces deux moitiés sont symétriques par rapport au- plan d'hémitropie. On observe l'hémitropic dans les cristaux de calcite, d'orlhose, de gypse, d'amphilwle, etc.

HÉMIURE, genre de Sarigue. Voy. péramvs.

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