HERMINE
du hord-hook, 'attaclicc au minisière de l'Agricullurc.
HÈRE, se dit, en tcrnios de Citasse, du jeune Cerf de
18 mois à 2 ans, c.-à-rl. depuis que les bosses commencent
à paraître jusqu'à ce qu'elles deviennent dagues. Voy.
CKIIK.
HÉRÉDITÉ (du lat. hereditaa], anciennement Hoirie, droit de recueillir en totalité ou en partie les biens qu'une personne laisse à son décès. Il se dit aussi de l'ensemble de ces biens. On dit plus généralement aujourd'hui succession ( Voy. ce mot) ; cependant on appelle encore : adition d'hérédité', tout acte par lequel un héritier accepte une succession; et pétition d'hérédité, l'action intentée par une personne pour se l'aire attribuer une succession qu'elle prétend lui appartenir.
La légitimité de l'hérédité a été souvent contestée, notamment par les socialistes de nos jours. Quoiqu'il soit vrai que l'hérédité peut faire tomber de grands biens dans des mains incapables ou indignes, et quelle soit un obstacle à l'égalité absolue rêvée par quelques utopistes, il est évident que l'abolition de l'hérédité enlèverait au père le stimulant le plus puissant de son travail et alfaiblirait singulièrement le lien de la famille, laquelle est le fondement de l'Etat. Voy. pnopuiÉTÉ.
Hérédité naturelle, se dit, en Physiologie, de la loi organique en vertu de laquelle les dispositions ou manières d être physiques ou intellectuelles passent des ascendants aux descendants [Voy. espèce, race, atavisme, abâtardissement, INSTINCT, etc.). Le problème de l'hérédité se rattache à un autre problème plus vaste et plus complexe, celui des rapports du physique et du moral. Pour beaucoup de philosophes modernes, toutes nos facultés, même la volonté, sont soumises à la double influence de l'hérédité et de l'évolution; tout ce que l'évolution n'explique pas, c'est dans l'hérédité qu'il faut en chercher la raison, et vice versa. L'hérédité est la loi générale qui gouverne les forces psychologiques et physiologiques ; la non-hérédité, c'est-à-dire la spontanéité, est l'exception. A celte théorie absolue les spiritualistes réjwndent que l'influence de l'hérédité, très manifeste et très forte dans le monde animal, très sensible encore dans les races humaines inférieures, s'affaiblit pourtant en touchant les confins du monde moral. Plus on monte vers les hautes sphères de la pensée consciente, plus le principe de la spontanéité se dégage et s'affirme, plus la pression de l'hérédité diminue et s'elface. — Voy. à ce sujet la thèse remarquable de M. lUlwt, De l'hérédité, 1874.
Maladies héréditaires. Les maladies comme les rcssemi)lances peuvent se transmettre des parents aux enfants. La goutte, la gravello, la phtisie, les scrofules, la folie, etc., sont souvent des maladies héréditaires.
HÉRÉSIE (du gr. aYpeaw, choix, opinion), doctrine de celui qui, en matière de foi, soutient des opinions condamnées par l'Eglise. Celui qui le premier formule l'hérésie est dit hérésiarque; ceux qui adhèrent à l'hérésie sont des hérétiques. Souvent aussi l'on dit : hétérodoxie, doctrine hétérodoxe, mots auxquels on oppose ceux d'orthodoxie et d'orthodoxe.
On voit naître les hérésies dès le premier siècle de l'ère chrétienne; elles se multiplièrent dans les deux siècles suivants, et bien plus encore après le triomphe du christianisme, sous Constantin. Les principales liérésies sont celles des Gnostiques, Manichéens, Ariens, Nestoriens, Eutychéens, Pélagiens, Monothélites, Iconoclastes, Albigeois, Vaudois, ^Vicléfites, Luthériens, Calvinistes, Anabaptistes, Anglicans, Presbytériens, Puritains, Quakers, Arminiens, Jansénistes, Méthodistes, etc. [Voy. ces mots au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — L'Eglise prémunit les fidèles contre les hérésies en condamnant l'erreur, soit dans les conciles, soit par une décision du pape. L'hérésie est, en outre, punie de peines canoniques : pour les clercs, de la déposition ; pour tous, de l'excommunication. En dehors des peines spirituelles, le coupable était jadis livré au bras séculier, et puni de la prison ou même de la mort.
Toutes les histoires ecclésiastiques olTrent le tableau des hérésies. Voy. aussi le P. Maimbourg. Histoire des hérésies (1686) ; l'abbé Grégoire, Histoire des sectes religieuses au xvni" siècle (1828-29) ; B. Pinchenat, Dictionnaire des hérésies (Paris, 1736); Pluquet, ideîn (1762, réimprimé et complété par l'abjjé Guyot, 2" éd. 1855); Delacroix, Dictionnaire des sectes, etc. Voy. secte.
HÉRIDELLE, sorte d'ardoise. Voy. ardoise.
HÉRISSON (du lat. hericius], Ermaceus, genre de Mam-
mifères, de l'ordre des Insectivores, renferme des animaux de 0 m. 20 à 0 m. 30 de long, et dont le corps est couvert d'épines en dessus et de poils en dessous. Ils ont la queue très courte, les 4 pieds lei-minés par 5 doigts armés d'ongles très forts, et les oreilles aiTondies. Ils habitent les bois, et se tiennent cachés pendant le jour sous la mousse ou sous les troncs des vieux arbres. Leur démarche est lente ; ils se nourrissent de colimaçons et d'insectes, et n'ont d'autre ressource, lorsqu'ils sont menacés, que de se rouler en boule en redressant leurs piquants. Le H. conwiun [E. europseus) a les épines variées de noir et de blanc. Il passe l'hiver engourdi dans son terrier. Sa chair est lM)nne à manger. Le H. à longues oreilles [E. aurilus] habite les bords de la mer Caspienne.
On a appelé : //. soyeux, H. de Madagascar, le Tcnrec et le Tendrac ; //. de Malacca, un Porc-epic ; //. de mer, l'Oursin, etc. ; — Hérissonne, une chenille du genre Bombyx.
HÉRITAGE. Voy. succession.
HÉRITIER (du lat. hereditarius ; de hères). Pour être héritier, il faut n'être ni incapable, ni indigne. Est incapable celui qui n'est pas encore conçu lors de l'ouverture de la succession, ou qui n'est pas né viable. Sont indignes celui qui serait condiminé pour avoir donné ou tenté de donner la mort au défunt, celui qui a porté contre lui une accusation capitale jugée calomnieuse, et l'héritier majeur qui, instruit du meurtre du défunt, ne l'a pas dénoncé à la justice (C. civ., art. 725-730.) Voy. succession.
La loi dislingue VH. légitime, qui succède en vertu de la disposilion de la loi, et VH. institué ou testamentaire, désigné par la volonté du défunt. Elle distingue encore 1'//. pur et simple, qui a accepté purement et simplement une succession; \'H. bénéficiaire, ou sous-bénéfice d'inventaire, qui, n'ayant accepté qu'avec réserves, n'est tenu des dettes que jusqu'à concurrence de ce qu'il a recueilli dans la succession. On nomme H. présomptif le parent qui se trouve au degré le plus proche, et qui, par celte raison, est présumé devoir être iiéritier. Citons en outre VH. fiduciaire {Voy. fidéicommis), V H. réservataire [Voy. réserve), etc.
HERMANNIE, Hermannia, genre de la famille desMalvacées. L'//. à longues feuilles [H. denudata), originaire du Cap, est un arbuste de 0 m. 70, à feuilles alternes, lancéolées, persistantes; à fleurs petites, jaunes, engrappes terminales, d'une odeur suave.
HERMAPHRODITE (du personnage mythologique), se dit généralement de tout être qui réunit en lui les deux sexes et spécialement, en Botanique, des fleurs qui renferment les organes des deux sexes, c.-à-d. les étamincs et le pistil.
Voy. MONOCLINE Cl ANDROGVNE et aUSsi REPRODUCTION.
HERMÉNEUTIQUE (du gr. èp|XT,v£Ûw, intei-préter), art de l'interprétation. — En Théologie, ce mot est synonyme d'exégèse, avec cette différence, que Y herméneutique se borne à établir le vrai sens des textes sacrés, tandis que \' exégèse cherche à expliquer le sens des choses aussi bien que les mots. — En Jurisprudence, il désigne l'interprâtation des sources du droit.
HERMÉTIQUE [d'Hermès, le père de l'alchimie). Voy. ALCHIMIE et au Dict. d'Hist. et de Géogr. iiermès.
Fermeture hermétique, terme emprunté àl l'ancienne alchimie. Fermer un vase hermétiquement, c'est le boucher si exactement que rien ne puisse en sortir, pas même les substances les plus volatiles.
HERMINE [d'Arménie, pays dont elle est originaire), Putorius herminea, espèce du genre Marte et du sousgenre Putois, atteint une taille de 0 m. 25, du museau à l'origine de la queue, laquelle est presque aussi longue. En été, l'hermine est brune en dessus, d'un blanc jaunâtre en dessous, et elle porte alors le nom de roselet. En hiver, sa fourrure est alors très fournie, est d'un beau blanc éclatant, avec le bout de la queue seulement noir : c'est alors qu'on lui donne le nom d'hermine. Ce petit animal est agile, gracieux et léger ; mais il exhale une très mauvaise odeur, et est d'un naturel très sauvage. — La fourrure de l'hermine est l'une des plus précieuses; les plus belles nous viennent du nord de l'Asie, et celles de moindre valeur des environs d'irkoutsk en Sibérie : on en fait des manteaux de luxe, des palatines, etc. On relève le grand blanc de l'hermine par des mouchetures noires, formées avec la queue de l'animal.
HERMINE, t. de Blason, fourrure héraldique ; elle est représentée par de petites croix, terminées par trois pointes qui