‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 767 sur 1729 · HOMÉOPATHIE · texte numérisé non relu

HOMÉOPATHIE

l.î partage de la succession. Quand on veut avantager un de SCS enfants, il faut lui donner par préciput, liors part ou avec dispense de rapport (C. civ., art. 843).

HOLACANTHE (du gr. oXo;, tout, et àxœSx, dpine)^ genre de Poissons acantlioptcrygiens, de l'ordre des Squaino<lermcs, voisin des Cliétodons : préopercule, armé d'une longue épine horizontale qui est pour eux un moyen de défense, indépendamment de ceux que leur fournissent les aiguillons de la dorsale et de l'anale. Ces poissons, dits vulg. Demoiselles ou Veuves coquettes, comptent parmi les plus beaux, et les plus délicats des mers de 1 Inde. Principales espèces : l'j^. couronné (H. isabellila), \'H. tricolore, Y H. empereur, etc.

HOLASTER, genre d'Echinidcs fossiles, de la famille des Ananchytidés : test cordiforme mince, pourvu d'un sillon antérieur ; ambulacres convergents. Ils sont tous fossiles et caractérisent surtout l'étage cénomanien.

HOLCUS, nom latin botanique du genre Houque.

HOLECTYPUS, genre d'Echinides fossiles, de la famille des Galéritidés : forme généralement circulaire, bouche décagone, grand anus marginal ou infra-marginal ; tubercules perforés et crénelés disposés en séries régulières. On les trouve dans les terrains jurassiques et crétacés.

HOLÈTRES (du gr. oXoî, entier, et •fiTpov, abdomen), nom donné à une famille d'Arachnides trachéennes, comprenant ceux de ces animaux qui ont l'abdomen réuni au thorax, comme les Phalangiens et les Acarides.

HOLLANDE (frouage de). Voy. fromage.

HOLOCAUSTE (du gr. ôXôxauaTOî), sorte de sacrifice en usage chez les Israélites, et dans lequel la victime était entièrement consumée par le feu, de manière qu'il ne restait rien pour le sacrificateur. Matin et soir, un agneau était offert en holocauste au Seigneur dans le temple. L'autel des holocaustes était placé en avant du temple et tourné vers l'est.

HOLOCENTRE (du gr. oXoî, entier, et xévTpov, piquant), Holocentrum, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermcs, famille des Percoïdes, se compose de poissons de la plus grande beauté, à nuances rouges ou roses, relevées par le brillant de l'or ou de l'argent. L'//. à lonaues nageoires, ou Cardinal, de la mer des Antilles, est long de 0 m. 30 ; sa chair est excellente.

HOLOGRAPHE. Voy. olographe.

HOLOSTÉE, ])lante. Voy. stei.laibe.

HOLOTHURIE (du gr. ôXoOojptov, petit trou), ffo/othuria, classe de l'embranchement des Echinodermes, renferme des animaux vermiformes, pourvus de suçoirs extensibles et râtractiles, et se terminant, à chaque extrémité, par deux orifices, la bouche et l'anus : ils sont en partie

Ïileins d'un liquide dans lequel flottent les viscères. Les lolothuries vivent sur les rochers ou sur le rivage de la mer. Leur nourriture consiste en animalcules, qu'elles saisissent au moyen des appendices qui entourent leur bouche. Leur taille est souvent considérable. Quelques espèces, comme le TrépangJ^H. edulis) des mers de Chine, sont comestibles.

HOMALOGRAPHIQUE (projection). Voy. projection.

HOIVIALONOTUS, genre de Trilobites, de la famille des Calyménidés, se rencontre depuis le Silurien moyen jusque dans le Dévonien.

HOMARD (de l'allem. Hummer), Homarus, VAstacus tnarinus de Fabricius, le Cancer gamtnarus de Linné, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures, a été formé des espèces du genre Ecrevisse qui ne se trouvent que dans la mer. Le Homard se distuigue par une carapace unie, par un rostre grêle, armé, à chaque côté, de 3 ou 4 épines ; par des pattes extrêmement grosses, comprimées, ovalaires et inégales, que terminent des pinces d'une grande force. Il est brun-verdàtre, avec les filets des antennes rougeâtres. Par la cuisson, il devient d'un rouge vif. On en trouve plusieurs espèces dans la Méditerranée et l'Océan. Le H. commun atteint 0 m. 50 de longueur, et se tient près des côtes, dans les lieux remplis de rochers, à une profondeur peu considérable. Sa chair est estimée, surtout dans le temps du frai ; mais elle n'est pas de facile digestion. — On confond souvent le Homard avec la Langouste : les pattes de celle-ci sont beaucoup moins fortes et sans pinces ; ses antennes sont plus longues et plus hérissées. Voy. langouste.

HOMÈRE (jBu DE l'), de l'espagn. hombre, homme; jeu de cartes très compliqué, qui nous est venu d'Espagne, se joue à 2, 3, 4 et 5 personnes, mais plus souvent à 3, avec

un grand jeu, mais sans 10, sans 9'ct sans 8. Chaque joueur a 9 cartes, et en écarte autant qu'il veut. L'as de pique se nomme espadille ; celui de trèfle, baste ; et la dernière carte dans l'ordre de la couleur dont on joue, ntanille. Espadille est la première triomphe, c.-à-d. l'emporte sur toutes les autres cartes ; manille, la deuxième; baste, la troisième ; toutes trois réunies dans la même main s'appellent viatadors. Les as rouges l'emportent sur leur roi. On ne retourne pas de carte ; Vatout est la couleur en laquelle Vhombre (c.-à-d. celui qui entreprend le jeu) fait son jeu. Cfclui qui n'a pas assez de jeu pour gagner quand il est hombre passe ; celui qui fait quelque faute paye une amende, ce qui s'appelle faire la bête ; ceux à qui profite cette amende la nomme consolation. L'hombrc a contre lui tous les autres joueurs, et ceux-ci peuvent l'aider à faire des levées et l'avertir de prendre ou ue ne pas prendre la carte qu'ils jouent (dans le 2° cas, ils demandent ga7to). Divers hasards ou combinaisons, dilcs pretintailles, et au nombre de 14, compliquent encore le jeu. Celui-là gagne qui fait le plus de levées.

HOMÉLIE (du gr. b[iùd(x, conversation), sermon familier ou conférence dans laquelle un ecclésiastique explique au peuple l'Evangile et les dogmes de l'Eglise catholique ; il se dit aussi de tout sermon. Origène, St Chrysostome, St Grégoire le Grand, St Augustin sont les plus célèbres auteurs d'homélies. — On appelait homiliaire un recueil d'homélies qui devait être lu le dimanche dans les églises. — Auj., en France, le nom d homélie est tombé en désuétude ; cependant la chose est restée dans nos prônes. En Espagne, le mot s'employait encore au siècle dernier; on connaît le célèbre épisode de Gil Blas sur les homélies de l'archevêque de Grenade.

HOMÉOMÉRIES. Voy. homœoméries.

HOMÉOPATHIE (du gr. op.oiOî, semblable, et irâOo;, maladie), système médical fondé par Samuel Ilahnemann, médecin de Leipzig, et qui consiste à traiter les maladies à l'aide de spécifiques doués de la propriété de produire euxmêmes sur l'homme sain des symptômes semblables à ceux au'on veut combattre. L'axiome des partisans de cette mélode est : Similia similibus curantur, qu'ils opposent à l'aphorisme d'ilippocrate : Contraria contrariis. De là, le nom d' homéopathes, qu'ils se donnent, et celui d'allopathes (du gr. aWa;;, autre), qu'ils appliquent aux partisans de toute autre médecine.

Selon les Homéopathes, toute maladie est inconnue dans son essence et ne peut être appréciée que par l'ensemble de ses symptômes; mais, en faisant disparaître ces symptômes, la cause qui les produit doit disparaître également. D'autre part, deux maladies semblables ne pouvant coexister dans un organe, en substituant une affection artificielle à l'affection spontanée, celle-ci disparaîtra et l'autre disparaîtra à son tour avec l'action du médicament spécifique qui l'aura causée. — Selon Ilahnemann, la force vitale, dans les maladies aiguës, réagit avec rapidité contre la cause qui l'a troublée; tandis que dans les maladies chroniques elle est impuissante à arrêter la destruction de l'organisme : ces dernières, selon lui, sont de nature miasmatique et se rangent sous trois chefs, le virus syphilitique, le virus sycosiqué (qui produit les végétations), et le virus psorique (principe de la gale, des dartres, etc.).

Les médecins homéopathes prétendent avoir des spécifiques pour chaque maladie. Les principaux médicaments au'ils emploient sont l'aconit, l'arnica, l'arsenic, la l)ellaone, la bryone, la camomille, le mercure, la noix voniique, la pulsatille, le soufre. Ils ne donnent les médicaments qu'à des doses infinitésimales, assurant que, loin de s'affaiblir en se divisant, ces médicaments, longtemps triturés et secoués, ne font qu'acquérir une plus grande puissance médicatrice; qu'il y a dans ce cas aynamisalion, c.-à-d. élévation de puissance. — Voici comment ils préparent leurs remèdes : une fois le médicament obtenu dans son état de pureté le plus parfait, on le môle, s'il est liquide, avec partie égale d alcool rectifié, ce qui donne la teinturemère du médicament; on mêle ensuite une goutte de cette teinture avec 99 gouttes d'alcool, ce qui donne une première dilution; puis, de ce mélange de 100 gouttes, on met une goutte dans 99 gouttes d'alcool pour faire une deuxième dilution, qui contient alors un millième dégoutte, et ainsi de suite jusqu'à la trentième dilution. Pour les substances solides, un grain de médicament est mêlé à 90 grains de sucre de lait, substance regardée comme inerte, et est trituré dans un mortier pendant une heure ; puis, un

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