HOMOGÈNE
lo ces 100 grains est uni à 99 nouvcaui grains de sucre de ait et Iriluié encore pendant une heure; après la 3« trilu- ■ation, on procède, comme précédemment, par dilutions, tiahnemann ayant trouvé qu'à ce degrré de division toutes es substances sont solubles dans l'alcool. Les médicaments linsi préparés, on imprègne, avec la dernière solution ol>enue, des globules de sucre de lait gros comme des jraius de pavot; dans les traitements, on n'administre à la ois qu'un seul de ces globules, étendu dans quelques cuilerées d'eau. Les médecins homéopathes assurent que le nicroscopc a fait retrouver des molt-cules du remède usque dans les dernières dilutions ; mais les réactifs chiniques ne sauraient en déceler la présence. Les substances nédicamenteuses doivent être employées isolément; le naïade doit s'abstenir de tout excitant qui puisse contrarier eur etfet.
C'est en 1791 que Hahnemann conçut la première idée de 'homéopathie ; il traduisait alors l'article Quinquina dans a Matière médicale de CuUen, et, peu satisfait des cxpli- ;alions qui étaient données sur l'action thérapeutique de ;ette suustance, il imagina qu'elle ne guérissait la fièvre ntermiltente que parce qu'elle avait la faculté de déterniner cette même maladie chez des sujets bien portants. ■>es observations ultérieures ayant, suivant lui, confirmé sa supposition, il ne cessa depuis jusnu'à sa mort, arrivée en l84o, de poursuivre cette idée et de la propager: il forma le nombreux disciples, qui, à leur tour, répandirent rapidenenl sa doctrine. Aujourd'hui l'homéopathie est connue et 3ratiquée (wrtout, bien qu'elle rencontre de la part des ;orps savants la plus vive opposition. — Les ouvrages dans esffuels on peut l'étudier sont : VOrganon de l'art de piérir d'Hahnemann (Dresde, 1819, trad. en fr. par Léon Mmon ; la Thérapeutique homéopathique d'Hartmann; a Clinique homéopathique de Beauvais (de St-Gralien) ; le Manuel de médecine homéopathique et la Pharmacopée de Jahr; la Bibliothèque, les Archives, les Annales de la médecine homéopathique, recueils rédigés i»ar les D" Roth, Guidi, Griesslich, Pétroz, Léon Simon, lléring. etc.
L'lioméo|iathie a des partisans enthousiastes ; elle a aussi des adversaires opiniâtres : les plus indulgents se bornent i dire que ce mode de traitement laisse agir la nature, au risque de permettre au mal de grandir sans y apporter remède. Nous ne pouvons qu'exposer cette doctrine, qui, sur la plupart des jwinls, est si opposée aux notions communes, et dont le charlatanisme a trop souvent abusé.
HOMÉRIDES. Voy. rapsode.
HOMICIDE (du lat. homicidium). En France, le Code pénal distingue : i" l'homicide commis avec préméditation ou guet-apens: c'est l'assassinat : il est puni de mort ail "t02'; ; 2" l'homicide résultant de coups donnés volonont, mais sans préméditation; c'est le meurtre (art. il est puni, selon les cas, de la peine de mort ou dc> travaux forcés à perpétuité (art. 504) : 5" l'homicide commis par imprudence ou par accident : il est puni, suivant les cas, d'un emprisonnement plus ou moins long et d'une amende, et donne lieu à des dommages-intérêts (art. S'il-ô^ô) ; 4° l'homicide commis dans le cas de légitime défense : ce dernier ne constitue ni un crime ni un délit. Enfin, la loi, pour ce crime comme pour les autres, prend encore en considération l'âge du coupable, et, s'il a moins de 16 ans, distingue suivant qu'il a agi avec ou sans discernement. Voy. ce mol.
Chez la plupart des peuples anciens, l'homicide entraînait la peine de mort. A Athènes, le meurtrier involontaire était puni d'un an d'exil; le meurtrier volontaire devait subir le «Icmier supplice; mais on laissait souvent au coupable la liberté de fuir avant la sentence, et, dans ce cas, on se iiomait à conlisquer ses biens et à mettre sa tète à prix. .\ Rome, l'homicide était aussi puni de la peine capitale par la loi de Numa et celle des Douze Tables. — Chez les Barlares du moyen âge, et notamment chez les Franks, le meurtre était presaue toujours racheté par une composition •■n argent (u'c/iryeW). Chez les modernes, la peine de mort <st presque partout, comme en France, infligée à l'homicide.
HOMILÉTIQUE (du gr. ôji'.XT.TixTj), nom donné, surtout f-n Allemagne, à la Rhétorique sacrée ou à la théorie de l'éloquence de la chaire. Schmidt, .Vmmon, Schott, Hfiirel ont rédigé des traités d'homilélique. Le cardinal Maury, •n France; H. Rlair, en Angleterre, ont aussi écrit sur cette nialièrc. quoiqu'ils n'aient pas employé le mot. HOMILITE, var. ferrifère de Dathôlite.
HOMINEM (ad). F 01/. ad nojiiNtx (ARcmresr).
HOMMAGE (du b.-lat. hominaticum], serment de fidélité que devait faire entre les mains du seigneur tout vassal qui possédait un fief. Ce nom vient de ce qu'en faisant ce serment le vassal se déclarait V/iomme du seigneur : on dit aussi foi et hommage. — On appelle hommage lige un hommage qui liait le vassal au seigneur quant à leurs personnes, et en vertu duquel le seigneur {wuvait employer son vassal comme il le voulait.
HOMME (du lat. /lomo). Au jwifil de vnie psychologique, ce qui distingue l'Homme des autres animaux, c'est qu'il est seul doue de la raison et de la parole, qu'il est libre, qu'il distingue le bien du mal, enfin qu'il est éminemment perfectible [Voy. âme).
.\u point de vue anatomique et physiologique, l'Homme doit évidemment être classé parmi les Mammifères; les uns l'ont placé avec les Singes dans un même groupe, par exemple Linné, qui au siècle dernier (1735) assignait à l'Homme le premier rang parmi les Primates (Voy. ce mot). Cependant, à ne considérer que ses caractères extérieurs, l'Homme par l'harmonie de ses proportions et la beauté de ses lignes, par sa station droite, l'élévation de I son front et l'ampleur de son crâne, par l'ouverture de son angle facial (Voy. ce mot), par la perfection de ses mains et la conformation de ses membres inférieurs réservés pour la marche et dont le pouce n'est jmis opposable, se distingue suffisamment des singes anthropomorphes [Voy. ce mot) pour que l'on puisse en faire un genre à part : aussi dès 1779 Blumenbach, frappé de toutes ces différences, faisait-il de l'Homme un ordre particulier, celui des Bimanes ( Voy. ce mot), par opjjosition à celui d«s singes, auxquels il a donné le nom de Quadrumanes.
L'Homme conserve partout ces qualités qui le caractérisent en tant qu'homme phvsique; mais par suite de particularités secondaires il n'est pas partout identique à lui-même. Des différences notables tirées de sa stature, de la coloration de sa peau, de la forme de son crâne et de ses mâchoires, de la nature de ses cheveux, etc., ont fait depuis longtemps distinguer plusieurs races humaines (Voy. races,
NÈGRES, ALBINISME, GÉANTS, NAINS, TÈTE, CtC.) ; maiS quelle
que soit la classification que l'on adopte à cet égard, quelque opinion que l'on ait sur l'époque de la première apparition I de l'Homme sur notre globe, il n'v a pas de raisons suffi- I santés |)0ur douter de l'unité de l'espèce humaine, unité , affirmée par tous les grands naturalistes : Buffon, Blumenj bach, Cuvier, Mfiller, Humboldt, Quatrefagcs, etc. [Voy.
' ANTHROPOLOGIE, ÂGE DE LA PIERRE, FOSSILES). Parmi les
j nombreux ouvrages publiés de nos jours sur l'Homme et I l'espèce humaine, nous citerons, sans garantir les opinions de leurs auteurs : J.-C. Prichard, Histoire naturelle de V Homme \[\nA. par Roulin, 1843); Littré, Etude d'histoire primitive [Revue des Deux Mondes, l"mars 1858]; Lyell, l'Ancienneté de l'Homme prouvée par la géologie (tVad. par Chaper, 1864); sir J. Lubbock, l'Homme avant l'histoire (trad. par Barbier, 1867); Huxley, De la place de l'Homme dans la »ja/H/e (1868); L. Figuier, l'Hotnme primitif (l%10); Hamv. Préci« de paléontologie humaine (1870J ; Broca, les Caractères physiques de l'Homme préhistorique (1869), l'ordre des Primates (1870); Darwin, la Descendance de l'Homme et la sélection (1871); Quatrefages, de l'espèce humaine (1878) ; Mortillet, le Préhistorique (1882;; Topinard. l'Anthrofwlogie (1884). Pour les autres questions concernant l'âge, le sexe, la durée de l'existence chez l'Homme, etc.. voy. âge, enfance.
JEUNESSE, VIRILITÉ, VIEILLESSE, FEMME, DENTmON, VIE, CtC. HOMME FOSSILE. Voy. ANTHROPOLOGIE et PRÉHISTORIQUE.
HOMODROMIE. Les points d'insertion des feuilles sur une lige sont situés sur une ligne spirale. Quand on passe de la tige principale sur une branche secondaire, la spire
Ïieut tourner dans le même sens ou en sens inverse ; dans e 1" cas, il y a /io»iorfromi>. Foy. antidromie.
HOMŒOMÉRIES (du gr. ojxoioi;, semblable, et p.épo;, partie), nom par lequel Anaxagore désigne les éléments
Erimitifs ou parties similaires que l'intelligence, en dérouillant le chaos, sépara des éléments hétérc^ènes au milieu desquels ils étaient confondus. Vov. Arislote Métaphysique, I, 3); Diogène Lacrce, Vie d'Anaxagnre; Zévorl. Thèse sur Anaxagore; et Paul Tannery, Pour l'histoire de la science hellène.
HOMŒOPATHIE. Voy. homéopathie.
HOMOFOCAL. Voy. focal.
HOMOGÈNE ^du gr. ôjjLOveW,;), nom que l'on donne, en
HOMOGRAPHIE