HOQUET
paraître des écrivains comme Bâroli. Vérag, Rêvai, Diiçonic. Horvàtli. puis les deux poètes Csokonai et Alex. Kisfaludv. — Au commencement de ce siècle, on trouve dans la littérature hongroise des littérateurs de valeur : Kazinczv, poète et rénovateur de la langue hongroise ; kalcsci, à la fois poète et orateur, qui compose les ballades nationales ; Ch. Kisfaludy, le véritable fondateur du théâtre hongrois; Yœrœsmarty, le premier grand poète hongrois ; Eœtvœs, Jorika, etc., et enfin Pelœfi (-}- 1849), le plus grand poète de la Hongrie, dont les chants sont encore populaires. L'épooue contemporaine est représentée par un grand nombre Je poètes, romanciers et littérateurs dont la liste serait trop longue. Voir Chassin, Le poète de la Révolution hongroise [Alex. Pe/cp/î), Bruxelles, 1860) ; Toldy, Histoire de la littérature nationale hongroise on hongrois, trad. en allem.. 1853); Geschichte der Vngar. Litteratur in Miltelaller (Pest, 1875); Schwicker, (iesch.der i'ngar. Litteratur {Leipzig, 1889).
HONGROYEUR. celui qui prépare les cuirs estimés, dits atir» de Hongrie. Ce mot s'emploie aussi comme synonyme de corroyeur.
HONNÊTE du lat. Iionestum). V honnête consiste dans la réalisation du bien, dans la conformité de nos actes avec l'ordre universel dont l'accomplissement de notre destinée fait partie. Il est nécessaire et absolu: par ces caractères, il se confond avec le devoir et s'élève audessus du sentiment et de l'inférêl, qui sont variables, n'ont rien d'obligatoire, et, par conséquent, ne peuvent être érigés en règle morale. Opendant oa a souvent confondu riionnète avec l'utile, parce qu'une action ne peut être véritablement utile que si elle satisfait quelque penchant légitime de notre nature; mais, pour reconnaître si un penchant est légitime ou non. il faut un principe supérieur à l'intérêt, et ce principe, c'est le devou*. [Voy. biex, DEVOIR. ixTÉRÉT, vertu). Consulter Cicérou, Des devoirs AW-
HONNEUR (légion d'> Voy. l'article légion d'uon.necr au Dict. d'Hist. et de Géogr.
Honneurs. Au sacre des rois, des prélats, etc., on appelle honneurs certains objets qu'on présente à l'offrande. C étaient pour les rois de France : un vase de vermeil pour le vin. un pain d'or, un pain d'argent, une bourse contenant 15 médailles en or. — Dans les cérémonies funèbres, on désigne par ce mot les décorations et insignes du défunt que l'on porte derrière le corps sur des coussins de velours noir.
iioNSELBS. Au Wiist, au Boston et à plusieurs autres jeux, on appelle honneurs les ligures et les as.
iioxsECRS DK FRÉDÉRIC, conslellatiou située entre Andromède et le Lézard, par 25 li. d'ascension droite et 45° de déclinaison, comprend 1 étoile de 5* grandeur, 3 de 4", 16 de 5^
HONORABLE (amende), l'oy. AifE5DE.
En termes de Blason, on appelle pièces honorables des pièces héraldiques qui doivent avoir une largeur égale au tiers de l'écu, sauf le franc-quartier, qui occupe le quart: les principales de ces pièces sont le pal, la fasce, la bande, la barre, la croix, le sautoir, le chef, la bordure, la Champagne, le franc-quartier et ïécutson en cœur.
HONORAIRES (du lat. honorariunt> . Ce mot signifie les rémunérations qui ne peuvent être exigées au moyen d'une action en justice, p. ex. les honoraires d'un avocat. Cependant le langage courant confond souvent les honoraires avec le salaire, qui peut être réclamé en justice.
HONORÉ-LES-BAiNS (sADiT-) (NièvTe), cau miner. Voy. I
E.MX MINÉRALES. 1
HONORIE. 256« petite planète, trouvée le 26 avril 1884 j |>ar Palisa. à Vienne. Voy. planètes. i
HOPÉITE, minéral très rare qui est un phosphate de | zinc hydraté [SZnO.P^s j- 411*0]; en cristaux orthorhombiqucs on en masses amorphes blanches.
HÔPITAUX et HOSPICES (du lat. hospitale et hospitium]. I<es hôpitaux sont des maisons de charité établies pour recevoir et traiter gratuitement les malades indigents ; les hospices sont des maisons de charité où l'on nourrit des pauvres, des vieillards ou des infirmes. Les uns ou les autres ne |)euvent être ouverts ou supprimés qu'en vertu d'un décret ; ils sont placés sous la surveillance de l'autorité administrative et gérés par une commission administrative com|M)séc du maire de la commune et de cinq membres nommés [tar le préfet ; cette commission prépare le budget, urdonnauce les dépenses et surveille la discipline
de ces établissements. A Paris il y a une administration spéciale de l'assistance publique (Décret du 25 messidor an II, Loi du 7 messidor an ix. Loi du 7 août 1851, Décr. du 27 sept. 1870).
Les hôpitaux ont leur origine dans la charité chrétienne. Les premiers furent fondés à Jérusalem pour recevoir les pèlerins. Plus tard, chaque abbaye, chaque cathédrale eut son hôpital, dont les fonds furent fournis par les rois et les évêques. Après la 1"^ croisade s'élevèrent les léproseries, ladi-eries et maladreries. Les hôpitaux étaient alors sous la direction du clergé. En 1544, ils furent placés sous celle des parlements, et plus tard sous celle du prévôt des marchands.
Les hôpitaux doivent autant que possible être établis en dehors des grands centres de population, assez rapprochés cependant pour que les malades n'aient pas trop à souffrir du transport et pour que les communications soient faciles , C'est d'après ce principe qu'on établit auj. les nouveaux hôpitaux en France et à l'étranger. On a renoncé aux constructions massives et monumentales, comme l'Hôtel Dieu de Paris. La superposition des étages est également abandonnée, et on construit des hôpitaux composés de pavillons isolés, sans étage ou avec un seul étage au plus. Des galeries couvertes réunissent ces pavillons. Ceux-ci peuvent être disposés en plusieurs sénés parallèles, en quinconces, ou perpendiculairement à une ligne en fer à cheval allongé, ou même irrégulièrement. Le principal est qu'ils soient suffisamment aérés, éclairés et que le vent ne rabatte pas les émanations de l'un à l'autre. Us reposent directement sur le sol ou en sont séparés par un espace vide qui sert de magasin, de promenoir, ou qui reste absolument vide. Il est nécessaire que des fenêtres soient disposées sur les 2 grands côtés du rectangle, qui représente généralement un pavillon. Les lits, en fer, à sommier dépourvu d'étoffe, sans rideaux, doivent être adossés au mur, dans l'intervalle des fenêtres. On ne doit jamais autant que possible disposer de lits au milieu de la salle. A l'extrémité de celle-ci on établit les latrines, les lavabos, une petite salle de bains. On ne doit pas mettre plus de 20 à 25 lits par salle. Les bureaux, les cuisines, la pharmacie, le logement du persoimel sont isolés. Plus dissimulée encore et éloignée doit être la salle des morts.
Des hôpitaux spéciaux pour l'isolement des malades contagieux (typhoïsants, cholériques, varioleux) s<mt une excellente chose. Les hôpitaux d'enfants de^Taient être construits loin des villes, avec pavillon d'isolement pour la diphtérie et les fiè%Tes éruptives. Les maternités auraient tout à gagner à être toujours distraites de l'hôpital commun.
Enfin on a établi à Paris des asiles pour les convalescents qui n'ont plus besoin de séjourner à rhôpilal, mais qui réclament encore certains soins. On a crée des hôpitaux spéciaux pour les enfants tuberculeux. Paris envoie ses enfants scrofuleux à Berck-sur-Mer.
HOPLIE, Hoplia, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamel lie-ornes : 9 articles aux antennes et im seul crochet aux tarses postérieurs. Les Hoplies fréquentent le bord des eaux. L'espèce type est est VH. farineuse, dite aussi Hanneton écailleux, que l'on trouve quelquefois aux environs de Paris : il est d'un beau bleu d'azur.
HOPLITE (du gr. ôttXîtTiî) , soldat pesamment armé de l'infanterie des anciens Grecs. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.
HOQUET (onomatopée), contraction spasmodique et subite du diaphragme, qui détermine une secousse brusque des cavités tboraciques et abdominales, accompagnée d'un bruit rauquc tout particulier et d'un resserrement subit du larynx, par lequel l'inspiration est interceptée. Dans l'état de saute, le hoquet peut être occasionné par l'ingestion brusque d'aliments pesants et compact», par celle de liquides spiritueux pris avec excès ou par le brusque passage d'un lieu chaud à un lieu froid. 11 suffit alors pour le dissiper de boire lentement un peu d'eau froide ou de retenir quelque temps sa respiration ; une surprise brusque, un éternuement provoqué par un sternutatoire peuvent aussi le faire cesser. Dans le cas contraire, il faudrait avoir recours à des aspersions froides ou à im dérivatif quelconque. — Le hoquet se produit encore dans certaines maladies nerveuses ou abdominales, et, dans ce cas. c'est un signe funeste. On l'observe aussi fort souvent chez les agonisants : c'est ce qu'on iionune le hoquet de la mort.
HOQIJKTON