‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 777 sur 1729 · HUÎTRE · texte numérisé non relu

HUÎTRE

immédiatement après leur récolte: elle est douce, verdàtro. et a un parfum agréable qui la lait rechercher des connaisseurs; on la pré|jare surtout aux environs d'Aix en Provence. Les qualités inférieures s'obtiennent en délayant dans l'eau bouillante la pulpe des olives qui ont fourni riiuile vierge, et la soumettant à la pression. La borme huile d'olive commence à se concréter à 3 ou 4° au-dessus de zéro; elle se fige complètement lorsqu'on la plonge dans de la glace pilée, tandis que les huiles les plus communes avec lesquelles on la mélange quelquefois ne se figent pas à cette température. On essaye aussi l'huile d'olive en observant le temps qu'elle met à se liger avec de l'acide hyponitrique ; elle se solidifie, dans ces circonstances, bien plus tôt que les autres huiles. — h'hitite dite d'enfer n'est autre chose que de l'huile d'olive très impure, obtenue en dernier lieu après fermentation des matières albuminoïdes ; elle sert surtout dans les arts.

Unile de Palnia-Christi. Voy. huile de ricix.

Huile ou Beurre de palme. Voy. palme.

Huile de pétrole ou de pieire. Voy. pétrole.

Huile de pied de bœuf. On l'obtient en abandonnant à lui-même le décodé aqueux des pieds de Iweuf séparés de leur corne, enlevant le liquide qui surnage, et le portant dans de grands réservoirs où u se dépure par le repos. Cette huile sert à graisser les rouages des machines délicates, notamment en horlogerie, ainsi que les cuirs des harnais et des chaussures.

Huile de poisson, mélange de graisses extraites de plusieurs poissons de mer, principalement des cétacés et des harengs; on l'emploie pour faire le savon vert, pour l'éclairage, etc. Elle est de couleur blanche ou rougeàlre et d'une tnleur désagréable.

Huile de pomme de terre, nom vulgaire d'un composé que les chimistes désignent sous le nom A' alcool amy tique et qui présente des propriétés semblables à l'esprit-de-vin ou alcool ordinaire. Il se protluil, dans certaines circonstances, par la fermentation du sucre et des mélasses de liellerave; les eaux-tle-vie communes, fabriquées avec les pommes de terre ou les raisins, lui doivent leur mauvais goût et leur odeur désagréable. On l'extrait de l'eau-dcvie de pomme de terre, en la soumettant à la distillation fractionnée, et recueillant à part les dernières portions dès qu'elles liassent laiteuses. Voy. amyliqces.

Huile de ricin ou de Palrna-Christi ou de Castor, s'obtient à froid, par expression des semences du ricin, pilées et dé()ouillées de leur enveloppe. Elle est peu fluide, peu colorée, sans odeur, d'une saveur fade, légèrement acre ; elle rancit à l'air, mais n'est pas siccative. Elle est soluble en toutes proportions dans l'alcool absolu. Elle contient spécialement du ricinolate de glycérine, mélangé d'un peu de stéarine et de palmitine. Quand on la distille, elle donne de l'aldéhyde œnanthvlique. quelques acides gras et de l'acroléine. — Celte huile est employée en médecine pour son action purgative; elle doit cette propriété à une résine acre qu'elle contient en très faible quantité et qui lui vient de l'enveloppe de la graine. Aussi est-il dangereux de manger la graine avec cette enveloppe ; on a cité des cas d'empoisonnement.

Huile de schiste, huile d'éclairage extraite par la distillation des schistes bitumineux et de la houille.

Huile de vin douce, produit huileux et volatil qu'on obtient accessoirement dans la préparation de l'éther par l'alcool et l'acide sulfurique ; c'est un mélange de sulfate neutre d'éthyle et de carbures polymères de l éthylène.

Huile de vitriol. Voy. vitriol et sclfuriqce (acide).

'Peinture à l'huile. Voy. peinture.

huiles saintes), huiles consacrées et eraplovées par rEglis<^ catholique pour le Saint Chrême et VÉxtréme- Onction. Voy. ces mots.

HUIS (lu lat. ostium, porte). — En Droit, huis clos (c.-à-d. portes fermées] se dit de certains débats judiciaires d'où le public est exclu (Voy. audience et débats). — Autrefois, en France, les cours prévôlales jugeaient à huis dos et les jugements au criminel s'instruisaient de même ; aujourd'hui le huis clos n'a plus lieu que pour les causes qui intéressent les mœurs publiques ou la sûreté de l'Etat (C. de proc., art. 87). Le huis clos est ordonné par le président ; les jugements sont prononcés publiquement.

HUISSERIE ;de huis, porte). Les Maçons appellent ainsi le liàti en bois qui fait partie d'une cloison et foniie l'encadreinrnt d'une |)orte.

HUISSIER ;dc huis). Ce mot qu^ dans son sens primi-

tif, signifiait portier, se dit encore en ce sens des gens d^ service qui se tiennent dans les antichambres des princes, des ministres et des hauts fonctionnaires pour introduire les personnes qu'ils reçoivent, ainsi que des officiers chargés du service intérieur des séances publiques des chambres législatives ou des académies, des audiences des tribunaux, etc. On leur donnait dans certains corps le nom de sergents; dans l'université, ceux d'appariteurs, de massiers.

Sous l'ancien régime il y avait : les H. de la chambre du roi, oui gardaient les portes de l'intérieur du palais ; les H. d'armes, qui, placés dans l'intérieur de l appartement, en ouvraient la porte à ceux qui devaient y entrer; les H. de la chaîne, huissiers du conseil ou de là grande chancellerie, qui portaient une chaîne d'or au cou: les H. à verge, sergents royaux reçus au Châtelet. — En Angleterre, on nomme encore H. à la verge noire, à la baguette noire, le premier huissier de fa chambre du roi.

huissier, officier ministériel établi dans chaque arrondissement pour faire toutes citations, notifications et significations requises pour l'instruction des procès, tous actes et exploits nécessaires pour l'exécution des ordonnances de justice, jugements et arrêts, etc. Les huissiers près les cours d'appel et autres tribunaux sont nommés par un décret et sur la présentation du ministre de la justice : par exception, la cour de cassation nomme les siens. Pour être huissier, il faut avoir 25 ans; avoir travaillé au moins deux ans dans l'étude d'un huissier, d'un notaire ou d'un avoué, ou trois au greffe d'une cour d'appel ou d'un tribunal de première instance. Les huissiers sont tenus d'exercer leur ministère toutes les fois qu'ils en sont requis. Us sont responsables des conséquences que peuvent avoir les nullités résultant d'une erreur grave de leur part [Décret du 14 juin 18i3). — Voy. Lavenas et Marie, Code des huissiers ; Marc-Dell'aux, Encyclopédie des huissiers (18(50).

Huissier audiencier. C'est un huissier qui, outre les fonctions précitées, est chargé d'assister aux audiences du tribunal ou de la cour, et d'y maintenir l'ordre et le silence.

Huissier-priseur. Voy. commissaire-priseur.

HUIT DE CHIFFRE, bandage dans lequel les tours de bande sô croisent en forme de 8, s'applique spécialement autour de l'articulation du coude après la saignée du bras, ou autour de celles du genou, de l'épaule, etc. — On appelle encore ainsi un compas d'épaisseur ayant la forme d un 8, et dont se servent les horlogers et les tourneurs.

HUIT-PIEDS, nom donne à certains jeux d'orgue dont le caractère distinct if est qu'ils sont accordés à l'unisson de la note écrite, par opposition aux jeux de 2 pieds et de 16 pieds par ex. parlant à la double octave sup. ou à ime octave infér. — Par extension on désigne sous ce nom un orgue dont les jeux les plus graves sont ceux de 8 pieds.

HUÎTRE, Ostrea, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques et type de la famille des Ostracidées, renferme des animaux répandus dans toutes les mers et recherchés partout pour la nourriture de l'homme. Leur coquille, composée de deux valves inégales, l'une plate, l'autre convexe, sans dents à la charnière, et réunies par un ligament corné interne, est généralement ovale, quelquefois ronde ou allongée, nacrée à l'intérieur, et grossièrement feuilletée à l'extérieur. L'animal n'a qu'un muscle pour ouvrir et rapprocher ses valves. Sa bouche, absolument molle, se trouve tout auprès de la charnière. Le cœur, placé entre le muscle et les viscères, se recoimaît à la amleur brune de son oreillette. Les huîtres sont hermaphrodites et dune fécondité prodigieuse ; leurs œufs nagent dans l'eau et s'agglutinent aux coquilles voisines: ce sont les myriades de jeunes huîtres ainsi agglutinées qui, en s«> développant, constituent ces énormes amas que l'on nomme bancs. Attachée au banc où elle a pris naissance, l'huître croît et meurt sans avoir jamais changé de place. La mer lui apporte sa nourriture, qui se compose de frai de poissons et de débris de toute espèce suspendus dans les eaux.

L'huître la plus répandue sur nos côtes est VLuitre comestible [0. edulis). Il lui faut trois ans ptmr acquérir la taille de celles qui se vendent sur nos marchés. Les huîtres les plus recherchées viennent des côtes de la Bretagne et de la Normandie, surtout de Granvillo et du

ÏIUÎTIUER

HlBfEUR

rocher de Cancalc. On estime encore les petites huîtres d"Oslende et les huîtres vertes de Marennes. urès de Rocheforl. Les huîtres ne preiuient une saveur délicate qu'après avoir été parquées, c.-à-d. après avoir séjourné pendant nuelquc temps dans un réservoir d'eau salée de 1 mètre à I m. oO de profondeur, conununiquant avec la mer par im petit conduit; cette eau doit être renouvelée assez fréquemment et reposer sur du gravier ou sur des galets, la vase étant nuisible à l'huître. En restant quelques mois dans les parcs, les huîtres verdissent, et acquièrent une saveur un peu jtoivrée. La pèche des huîtres, en général, se fait, en France, du mois de septembre au mois d'avril, pendant les mois (|ui ont des r dans leur nom : c'est alors que les huîtres sont meilleures ; du mois de mai au mois d'aoïil, elles sont plus maigres et moins savoureuses. L'appareil que l'on emploie pour les pêcher est la drague, espèce de râteau garni d une poche en lanières de cuir, et qu'un bateau traîne en divei"s sens sur le banc d'huîtres. Cette manière de procéder a l'inconvénient de détruire un grand nombre d'huîtres, et le peu de ménagements qu'aj)portent les pêcheurs dans l'exercice de cette pêche fructueuse doit amener dans un avenir prochain la disparition complète des bancs qui enrichissent encore nos côtes. Depuis quelques années on cherche, il est vrai, les moyens de les repeupler. M. de Lacaze-Duthiers a tente au laboratoire de RoscolF (Finistère) un essai qui a complètement réussi /1891]. Il a déterminé les conditions de développement des pontes d'huîtres et a pu réaliser ainsi la multiplication artificielle de ces animaux.

Les huîtres ont beaucou» d'ennemis : les poissons, mollusques ou crustacés les dévorent à l'état d'embryon; les crabes et les langoustes les surprennent quand elles ouvrent leur coquille ; le bigorneau perceur perfore leur test ; les moules envahissent des bancs entiers, etc. — Les écailles d'huîtres, composées en grande partie de carbonate calcaire, servent à la fabrication de la chaux et à l'amendement des terres. On les a employées en médecine comme absorbant.

Parmi les espèces exotiques, il faut citer l'Huître parasite et V Huître feuille, qu'on trouve dans l'Inde et l'Amérique méridionale, et V Huître milyloïde, de la mer des Indes, qui s'attache aux racines des arbres du littoral. — 11 existe un très grand nombre A' Huîtres fossiles, surtout dans les terrains jurassiques et crétacés. Lamarck avait distrait des huîtres, sous le nom de Gryphées et A'Exogyres [Voy. ces mots), un certain nombre d'espèces caractérisées par la forme et la disposition de leur crochet. Plusieui-s conchyliologistes regardent ces caractères comme bons tout au plus à créer des variétés. — L'//. portugaise est le Gryp/iea angulala Lam. ; elle est moins estimée

aue l'Huître ordinaire, néanmoins il s'en consomme e grandes quantités à Paris. — M. Gerbe a constaté que la plupart des huîtres se propagent dès leur première année, bien avant qu'elles aient atteint la taille qui les rend marchandes. 11 résulte de ce fait que la conservation d'un parc reproducteur d'une huîtrière naturelle ne dépend pas absolument de la présence de grosses huîtres,

fuisque celles d'un an peuvent suffire au repeuplement. 1 faut reconnaître toutefois que le repeuplement est plus rapide avec les gros individus, parce que la quantité d'œufs pondus est proportionnelle au volume des mères. Voici la liste de nos principaux établissements ostréicoles : — Côles de la Normandie : Courseullcs, Grand-t^amp, Sainl-Yaasl, la llougue, Granville, Régneville. — Côtes de Bretagne : Saint-.Malo, Cancale, le Vivier, Fossemort, Selon, près Quimper ; Kermelo, sur le Ter, au-dessous de Lorient, Auray, la Trinité, Vannes, Ludré. — Côles du Midi : Marennes, Arcachon. — Il faut y ajouter les îles de Ré et d'Oleron, la Tremblade et le Verdon.

HUÎTRIER [d'huitre], Haematopus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers limicoles, famille des Charadriadés : bec robuste, droit, pointu ; 3 doigts seulement, réunis à leur base |)ar une membrane. Ces oiseaux vivent de coquillages (huîtres), de crustacés et de vers. VHuîtrier- Pie ou Pie de mer [H. ostralegus] est varié de noir et de blanc avec des pieds rouges : d'où le nom du genre. Il habite l'Europe, et nous arrive quelquefois en France. L'//. à manteau [H. palliatus) habite le Rrésil.

HULANS, milice originaire de Tartarie, d'où elle s'introduisit en Pologne, était montée sur des chevaux légers ; elle servait et combattait comme les hussards ou les lanciors. Leur costume consistait en une veste courte et une

culotte à la turque. La France, en 1754, avait créé un corps de luilans : il ne fut pas longtemps conservé. La Russie, la Prusse et l'Autriche ont encore des hulans. On écrit aussi Uhlans, Oulans, Houlans.

HULOTTE (du lai. ulula). Voy. ciiat-iiuant.

HUIMANITÉS (du lat. humanus, poli). On entend par ce mot la partie de l'éducation classique qui embrasse, avec l'étude plus approfondie du grec et du latin, celle de l'histoire, de la poésie et de la rhétorique. Les classes d'humanités font suite à celles de grammaire, et s'étendent de la troisième à la rhétorique.

HUIMANTIN, Centrina, genre de Poissons chondixiptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes, famille des Scpiales, est caractérisé par un aiguillon très dur et très fort à chacune des deux nageoires dorsales; queue très courte; dents inférieures tranchantes; dents supérieures grêles, pointues ; dos élevé en carène. Le H. vulgaire ou Cochon marin est brun par-dessus et blanchâtre en dessous. Sa peau, couverte de tubercules gros, sert pour i)olir les corps durs. Sa chair n'est pas comestible.

HUIMBOLDTILITE OU héumte, minéral blanc ou jaune, de formule fl2Ca0.2Fe*0^.9SiO*), avec un peu de magnésie remplaçant la chaux, en cristaux quadratinues, se reproduit facilement par fusion : on la rencontre dans les laves du Vésuve.

HUMBOLDTINE, oxalate de fer naturel, en petites masses jaunes dans les lignitcs de Hongrie.

HUMÉRALou oossière. Voy. cuirasse.

HUMÉRUS. Ce mot, qui en latin signifie épaule, déiigne en français l'os du bras, de l'épaule jusqu'au coude. Cet os est irrégulier : ses deux tiers inférieurs sont de forme prismatique et triangulaire; la partie supérieure, ou col, est cylindrique. L'extrémité supérieure offre trois tubérosités : une volumineuse, tête de l'humérus, et deux plus petites, distinguées en grosse tubérosilé ou trochiter, ci petite tubérosilé on trochin. L'extrémité inférieure présente : la petite tête, ou condyle de l'humérus, éminence arrondie que reçoit une cavité du radius; la poidie, ou trochlée, qui est reçue dans la cavité sigmoïde du cubitus; ïépitrochlée, tubérosité située au côté interne ; Vépicondyle, autre tubérosité, située au côté externe.

HUMEUR (du lat. tiumor). On appelle ainsi, en Physiologie, toute substance fluide circulant ou simplement contenue dans un corps organisé, comme le sang, le chyle, la lymphe, la bile, etc.

Les anciens avaient réduit à quatre toutes les humeur' du corps humain, toutes celles du moins qui influaient d'une manière notable sur la santé : c'était le sang, la pituile , la bile jaune et Vatrabile, qu'ils nommaient les humeurs cardinales. K la prédominance de chacune de ces humeurs correspondait un des âges, un des tempéraments, une des saisons, un des climats. Toutes les maladies étaient dues à l'altération, à l'àcreté, à l'excès ou au défaut de quelqu'une de ces humeurs ; toute la médecine consistait à les évacuer ou à rétablir l'équilibre entre elles. Ce système, qui pendant très longtemps régna d'une manière exclusive, appuyé de l'autorité de Galien, est connu sous le nom (\'humorisnie. Il avait encore ses partisans au siècle dernier.

Rlumenbach a partagé les humeurs du corps humain en humeurs orties, sang et humeurs sécrétées. — Cliaussier distingue : les humeurs qui sont le produit de la digestion (chyme et chyle); les humeurs circtilan tes {\ymphc, sang); les humeurs sécrétées, qui se subdivisent elles-mêmes en //. exhalées, H. folliculaires, H. glandulaires {Voy. exhalation-, FOLLICULE, glande). — Adclou rap|)orte toutes les humeurs à trois classes : 1° H. des absorptions (chyle, lymphe, sang veineux) ; 2" H. immédiatement nutritive (sang) ; 5° H. sécrétées, se subdivisant elles-mêmes en H, exhalées ou perspirées (soit récrénienlitielles : humeurs de l'œil, des ganglions lymphatiques et glandiformes; soit excrémentitielles : perspiration cutanée, pulmonaire et digestive); H. folliculaires (matière sébacée, mucus, cérumen), et H. glandulaires (larmes, salive, bile, urine, lait, etc.). Voy. Ch. Robin, Traité des humeurs normales et morbides du corps de l'homme.

Vulgairement on emploie l'expression d'humeur pour caractériser les divers produits morbides accidentellement formés pendant les maladies, tels que le pus, la sérosité de l'hydropisie, etc.

Humeur aqueuse, H. viti'ée de l'œil. Voy. œil.

Humeurs froides. Voy. scrofulks.

HUMIQLES

HYALOIDE

HUfMIQUES ou DLHIOUES (SCBSTAKCES}. Voy. VLIIIKE.

HUMITE. minéral voisin de la chondrodite {Voy. ce mol , mais cristallisant dans le système oitliorhombique ; «e liouvo à la Somma (Vésuve).

HUMORISME (d'Aumeur), système médical qui attribue la cause des maladies à l'altération des humeurs. Voy.

IICMEUR.

HUMOUR, mot anglais qu'on a naturalisé chez nous, indique un genre de stvle singulier, formé d'un mélange d'esprit et de naïveté, de douce gaieté et de mélancolie, de l)ru.*querie et de sensibilité , de légèreté et de philosophie proloiide : Sterne en est le type. Swift possède aussi beaucoup A' humour; mais il e<t chez lui plus incisif et plus grave. Butler, lonl Byron, Ch. Lamb, Dickens sont des humoristes. L'humour se manifeste souvent chez les Allemands, mais avec cette tendance à l'idéalisme qui se mêle à presque tout chez eux : nulle part elle n'éclate plus que chez Jean-Paul (Richter) et chez H. Heine. La France n'est pas non plus étrangère à Y humour. La Fontaine et Montaigne furent certes des humoristes sans le savoir : Xavier de Maistrc, P.-L. Courier, II. Beyle ^Stendhal) méritent aussi ce nom, mais à des titres bien différents.

H U MU LUS, nom latin botanique du Houblon.

HUMUS ^du latin humus, terre), terre végétale, celle qui forme le sol fertile de toutes les contrées du globe, celle dont se nourrissent les végétaux : c'est une matière noire, fine, qui provient de la décomposition des végétaux et des animaux ; son épaisseur atteint quelquefois jusqu'à près d'un mètre. L'humus est en plus grande quantité dans les vallées que sur les lieux élevés, les eaux ne cessant d'y entraîner quelques molécules du sol végétal, l'oy. terreau.

HUNE, HUNIER |de l'island. huit, tête du màt). La hune est une plaie-forme éjwisse et large, à peu près rectangulaire, et percée d'un trou carré dit trou du chat, établie à la tète d'un bas mât. Elle a, entre autres usages, celui de servir de point d'appui aux mâts supérieurs. On distingue les hunes par l'addition du nom de leur mât [Grande Hune, H. d'artimon, H. de misaine). Les mâts placés au-tlessus dune hune se nomment meîts de hune, grand ou petit hunier, hunier d'artimon. Eux-mêmes jadis portaient chacun leur hune, dite H. de perroquet. Il n'existe plus de ces hunes. Celle de beaupré aussi a été supprimée ( l'oy. gadierj. — Le mot de hunier sans addition est réservé pour la voile carrée, propre au mât de hune, et qui s'attache [jar sa petite base à la vei^ue de hune, par sa grande à la basse vergue. On appelle doublehunier un hunier partagé en deux parties séparées par une vergue horizontale. Cette disposition a pour but de diminuer de toile plus facilement avec un faible équipage.

HUNTER (du verbe anelais to hunt. chasser), terme sous lequel on désigne auj. le cheval de chasse à courre. Les représentants de ce type sont des chevaux de pur sang ou très près du sang.

HUNTINGOON, nom d'un cépage américain, dont la robustesse, la fertilité, la facilité de reprise par Iwulure. et surtout la floraison tardive et la maturité précoce font une variété des plus précieuses pour nos vignes du Nord et (le l'Est.

HUNYADI-JANOS Hongrie), eau minérale. Voy. eadx

MINÉUALES.

HUON DE BORDEAUX, chanson de geste du xui^ siècle, faisant partie du cycle carolingien ; c est la dix-septième branche de la Geste du roi, ou geste de Pépin. Ce poème avait 10000 vers, auxquels des remaniements successifs en ajoutèrent 20000 autres. Au xvi* siècle, il fut traduit en prose. — Consulter : Guessart et Grandmaison, Anciens Poètes de la France (Paris. 1860, in-161 ; Histoire littéraire de la France, t. XXII.

HUPPE, Upupa, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, renferme des espèces caractérisées par une M\e huppe formée d'une double rangée de plumes rousses bordées de noir, qui peuvent se redresser. Les Huppes ont le bec très long et un peu arque, et sont de la grosseur d'un merle ; elles se nourrissent de scarabées, de mollusques et de vers. La H. puptit on H. commune (U. epops] est d'un roux vineux, avec 5 bandes blanches aux ailes : cet oiseau arrive en Europe au printemps, et en part en automne pour aller passer l'hiver en Afrique. La Huppe était jadis révérée dans toute l'Egypte : on la trouve souvent placée sur le sceptre d'Horus. Elle joue un rôle dans les métamorphoses de la Fable.

On donne aussi le nom de huppe a la touffe de plumes

que certains oiseaux, comme l'Alouette huppée, le Faucon huppé, VOiseau-Mouche huppé, etc., iiorteiil sur la tète. Voy. houppe et aigrette.

HURA. nom latin botanique du genre sablier.

HURE (du V. fr. huré, qui signifiait hérissé), se dit de la tête de quelques animaux, surtout lorsqu'elle est coupée. On dit une hure de sanglier, de saumon, de brochet, etc.

HUREAULITE, phosphate hydraté de fer et de manganèse [5(Mii.Fe)0.2P-0^.5II*0], en cristaux clinorhombiques ou en masses compactes jaunes ou roses : de Ilureaux (près Limoges) .

HURLEURS, Singes d'Amérique, remarquables par la force et la violence de leurs cris. Les plus connus sont les Ouarines, les Oursons, les Carayas, les Siamangs et surtout les Alouates ou Stentors qui forment la famille ou le genre Hurleur dans l'ordre des Cébins. Voy. glotte.

HURRAH. Voy. hourra.

HUSSARDS ou housards (du hongrois huszar, vingtième ; parce que, pour former ce corps, la noblesse hongroise équipait un homme par vingt feux), corps de cavalerie légère, que les Français ont emprunté à l'étranger.

Primitivement les hussards formaient en Hongrie et en Pologne une milice à cheval qu'on opposait à la cavalerie irrégulière des Turcs. Sous Louis XIII, en lt)57 au plus tard, on eut en France 5 compagnies de cavalerie hongroise. Sous Louis XIV, en 1692, on les organisa en un régiment, qui fut réformé à la paix, mais que remplaça bientôt un autre donné au roi en 1701. On en créa de nouveaux en 1719, 1754, 1743 et 44; et au toUl en 1748 on en comptait 6, formant 28 escadrons. La paix les fit réduire à 8 escadrons, chacun de 100 hommes, dont 4 de Hongrois. II y en a auj. i3 régiments en France. — Le maréchal de Saxe faisait peu de cas des hussards : tous les militaires, cependant, les regardent aujourd'hui comme indispensables; ils ont toujours rendu de grands services, notamment dans nos guerres de l'Empire : les hussards se sont couverts de gloire sous le commandement des Berchéni, des Lauzun, des Chamboran, des Lasalle, etc.

HUSTIN6S, nom donné, en Angleterre, à l'estrade établie en plein air et du haut de laquelle les candidats à la Chambre des communes font leur profession de foi et haranguent leurs électeurs.

HYACINTHE (du gr. ûixiv6oî), nom donné, dans l'ancienne Minéralogie, à un certain nombre de pierres dures dont la couleur variait du rouge au brun. Ce mot pris seul désignait généralement un grenat essonite ; l'H. brune du Vésuve est une idocrase ; I H. jargon, un zircon ; l'^. de Compostelle, un quartz rouge opaque ; l'H. cruciforme, l'harmotome, et 1'^. blanche de la Somma, la raéioiiite. — Les bijoutiers distinguent aussi plusieurs sortes d'hvacinthes, d'après leur nuance. Ce sont des zircons ou des corindons [H. de Ceylan), des topazes orangées du Brésil ou jaunâtres de Saxe [H. occidentales).

HVACiNTiiE, plante. Voy. jacinthe.

HYACINTHÉES, sous-tribu de la famille des Liliacées.

Voy. ASPHODÉLÉES.

HYADES (du gr. GàGEîl, petite constellation composée de 5 étoiles principales, disposées en forme d'Y et placées au front de la constellation du Taureau. Elle tire son nom de cinq sœurs, filles d'Atlas, roi de Maurétanie. Les anciens croyaient que leur lever ou leur coucher annonçaient la pluie.

HYALE, Hyalea, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Ptéropotles et type de la famille des Hualidées : coquille globuleuse, bonifiée d'un côté, plane «le l'autre, pour\-ue d'une ouverture fortement rétrécie et bordée, et présentant de chaque côté une fente latérale séparée de l'ouverture. L'animal est muni de deux grandes aaçeoires placées de chaque côté de la bouche, et de branchies qui correspondent aux fentes de la coquille. Les Hyales habitent l'océan Atlantique et la mer des Indes, et se tieiment toujours loin des côtes. Les espèces fossiles apparliennenl aux derniei"s étages tertiaires.

HYALIN (du gr. ua^o;, verre), se dit, en Minéralogie, de ce qui a l'aspect ou la transparence du verre.

HYALITE, variété d'opale transparente, se trouve, par ex., dans les Irachyles de l'Eifcl.

HYALOIDE (du gr. CaXoç et eIôoî, forme), membrane de l'intérieur de l'œil, qui enveloppe le corps vitré. Celle membrane est extrêmement mince et transparente ; un a

IIYAl.OMICTE

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