‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 784 sur 1729 · HYGROMÈTRE · texte numérisé non relu

HYGROMÈTRE

pr M. Lossen dans ia réduction de l'azotite d'éthylc. Sa formule AzH'.OH représente de l'ammoniaque dont un atome d'hydrogène est remplacé par de l'oxliydrile. On prépare maintenant ce composé en réduisant le nitrate d'ammonium par l'acide chlorhvdriquc et létain; il se forme du chlorhydrate dhydroxylamine. On l'obtient encore dans l'électrolyse des azotites alcalins. C'est une base énergique, qui n'a pu encore être isolée, mais qui donne des sels analogues aux sels ammoniacaux. Le sulfate d'hydroxylamine

feut donner des aluns analogues à ceux d'ammoniaque, es solutions de ces sels sont décomposées par oxydation : l'hydroxylamine se transforme en protoxyde d'azote et eau.

À l'hydroxylamine correspondent dés hydroxylamines composées, qui proviennent de la substitution de i adicaux monovalents à I, 2 ou 3 atomes d'hydrogène de l'hydroxvlamine. Un aura ainsi la méthylhydroxylamine AzH-OCH*, la diélhylliydroxylamine AzHO.|C-H^]-, etc.

HYDROXYLE ou oxhydrile. résidu monovalent qui a pour formule OH. Ce résidu, par sa combinaison avec les formules des radicaux simples ou composés, donne les acides, les bases, les alcools, etc. Ainsi l'alcool ord'uiairc a pour formule C-lP.OIl, l'acide acétique CH^O.OH, etc.

HYOROZINCITE, syn. de Ziticonise.

HYDRURE {d'hydr. pour hydrogène, et du sufflxe ure), terme de Chimie, peut se dire de toute combinaison de l'hydrogène avec un corps simple ou avec un radical jouant le même rôle ou'un corps simple; toutefois ce terme s'emploie préférablcment pour le» combinaisons de l'hvdro- |Cènc avec les métaux, ou avec les radicaux organiques monoatomiques; ainsi on dit hydrure de potassium, de cuivre, etc. : ces combinaisons métalliques sont en général très instables. On dit aussi hydrure de méthyle, d'éthyle, de phényle, etc. Voy. gaz des xabais, bkszixE, etc.

HYÉMOSQUE, espèce de Chevrotain. Voy. cHKVROTAn.-.

HYÈNE du gr. Caiva). Hyaena, genre de Manmiifères, de l'ordre des Carnassiers, tj-pe de la famille des Hyénidés. L'Hyène a beaucoup de rapport avec le loup par son naturel carnassier, par sa taille et la forme de sa tète,; mais elle en diffère essentiellement en ce quelle n'a que 4 doigts à chacun des pieds. Le corps est rendu oblique

far la flexion des membres postérieurs, ce qui fait que animal semble boiter en marchant. Le poil du cou est hérissé en forme de crinière. Cet animal a une poche entre l'anus et la queue. L'espèce tj-pe est VH. rayée [H. vulgaris], dont le pelage est d'un gris jaunâtre rayé de noir. Cette espèce habile la Perse, la Sme et l'Abyssinie. C'est un animal nocturne, très vorace; il préfère les charognes aux viandes fraîches. On a exagéré grandement sa férocité. Les autres espèces sont 1'^. brune [H. fusca) et VU. tachetée [H. crocata), du sud de l'Afrique. — La famille des Hyénidés comprend, outre le genre type, le genre Protèle (Voy. ce mot). — On trouve dans lesdépôts de l'âge quaternaire beaucoup de débris d'Hyènes fossiles paraissant appartenir à des individus plus forts que ceux existant aujourd'hui. On en fait un genre dit H. des cavernes H. speUea).

HYÉNOÏDES, section de la famille des Canidés [Voy. CHIEN . ne comprend qu'une espèce. VH. peinte, du midi de l'Afrique, qui tient à la fois du Chien et de l'Hyène.

HYGIE, 10* petite planète, trouvée le 12 avril 1849, par Gaspaiis, à >'aples. Voy. planètes.

HYGIÈNE (du gr. tî ùy.f.'/i, préceptes de santé), partie de la Médecine dont la fm est la conservation de la santé, c.-à-d. qui nous apprend à régler la vie de l'homme, de manière à assurer l'exercice régulier de toutes ses fonctions et le développement complet de toutes ses facultés. Halle divisait l'hygiène en 3 parties : 1° le sujet de l'hygiène ou la connaissance de l'homme sain, dans ses relations et dans ses différences, c.-à-d. en société et individuellement; 2" la matière de l'hygiène ou la connaissance des choses dont l'homme use ou jouit, et celle de leur influence sur notre constitution et nos organes; 3» les moyens ou règles de l'hygiène, règles qui déterminent la mesure dans laquelle doit être restreint l'usage des choses pour la conservation de l'homme considéré soit en société, soit individuellement. Le D"^ M. Lévy y établit 6 divisions : circtimfusa. air, eau, sol, localité, climat; vigesta. aliments, condiments, boissons; excréta, produits des excrétions; applicata, vêtements, cosmétiques; percepta, activité morale et intellectuelle; gesla, exercices, veille, sommeil.

La connaissance des lois, des mœurs et de la police des peuples relativement à l'hygiène constitue l'huyiéne piihtiçue. Elle s'occupe de tout ce qui concerne la salubrité publique, construction et entretien des égouts et dépôts d'immondices, distribution des eaux, halles et marchés, salles de spectacle, prisons, ateliers et manufactures ; surveillance de l'éclairage, des aliments, des boissons, des logements, l'assainissement et la désinfection des lieux insalubres, le dessèchement des marais, etc. Il existe à cet effet un Comité consultatif d'hygiène miblique (\mrés\de à Paris : il y a en outre dans chaque département un Conseil d'hygiène publique (Décrets du 15 décembre 1851 et du 19 janvier 1832).

L'hygiène privée est celle qui détermine, par des règles déduites de l'observation, dans quelle mesure l'homme qui veut conserver sa santé doit, selon son âge, sa constitution et les circonstances dans lesquelles il se trouve, user des choses qui l'environnent et de ses propres facultés, soi. pour ses besoins, soit pour ses plaisirs. Voy. diète.

Arnould, dans son traité d'Hygiène, divise l'étude de l'Hygiène en trois parties : 1° H. générale, 2" H. spéciale, ô" Législation et police sanitaire. — 1» h' H. générale envisage les rapports de l'homme en général avec les milieux cosmiques, sol, eau, atmosphère, cUmat, les organismes inférieurs qui pénètrent tous les milieux ; les abris, comprenant l'habitation et le vêlement; les soins corporels, les aliments, l'exercice et le repos. — 2" h'H. spéciale étudie les rapports sanitaires avec le monde extérieur des différents groupes sociaux : H. de l'enfance. H. scolaire, rurale, urbaine, industrielle, militaire et navale, H. des prisons, des malades. — 3° L'étude de l'organisation de VH. publique nationale et internationale constitue la 3° partie. Voy. alimextâtios, armée, atmosphère.

BOISSONS, cimetières, EAC, école, GYMXASTIQCE, HADITATIOSS, HÔPITAUX, INDUSTRIE, MICROBES, NAVIRE, PRISON, SOL. VÊTEMENTS,

VILLE, OÙ les différentes questions relatives à l'hygiène sont étudiées.

Consulter : M. Levy. Traité d'Hygiène publique et privée (1879; ; Morache, Hygiène militaire (1873) ; A. Proust, Traité d'Hygiène (1881); Jules Arnould, Eléments d'Hygiène.

HYQROMA (du gr. ûvoô;. humide), hydropisie des bourses séreuses sous-cutanées ; elle est sans gravité et guérit quelquefois par la simple ponction, suivie de compression.

HYGROMÈTRE (du gr. Oypô;, humide, et piéTpov, mesure], instrument qui sert a apprécier Vétat hygrométrique de l'air, c.-à-d. le rapport entre le poids de vapeur d'eau que contient l'air et celui qu'il contiendrait s'il était saturé. C'est de ce rapport que dépendent la plupart des

Fhénomènes déterminés par l'humidité de l'air, p. ex. évaporation, la condensation par les corps avides d'eau, comme le sel marin, l'action sur les matières organiques et les corps vivants.

On a imaginé plusieurs sortes d'hygromètres. 1° Les H. d'absorption, qui sont plutôt des Hygroscopes, reposent sur les changements apportés par l'humidité de l'air. Tels sont les ûeurs barométriques, faites de papier imprégné d'une solution de chlorure de cobalt, bleu dans l'air sec, rose dans l'air humide; VH. à corde, dans lequel une corde en boyau qui se détend par l'humidité fait mouvoir une pièce, comme le capuchon d'une figure de moine: VH. à cheveu ou de Saussure, dans lequel le raccourcissement d'mi cheveu par la sécheresse fait tourner une poulie à contrepoids, sur l'axe de laquelle se trouve une aiguille. Cet instrument a une graduation empirique : Regnault a cherché à tirer de ses indications 1 état hygrométrique. Il y a d'autres instruments plus récents sur le même principe. — 2° VH. chimique, dû à Brunner. consiste à mesurer par les méthodes chimiques la vapeur d'eau contenue dans l'air: on en déduit par le calcul Vétat hygrométrique. — 3^ Les H. de condensation reposent sur ce principe, qu'en refroidissant progressivement une paroi il arrive un moment où l'air voisin est saturé de vapeur, et où il se produit un dépôt de rosée sur la paroi froide. La température du point de rosée et celle de l'air ambiant permettent de calculer l'état hygrométrique. Inventé par Le Roi (en 1771), l'hygromètre de condensation a été successivement perfectionné par Daniell, Regnault. plus récemment par M. Alluard et par M. Crova. — 4° Un hygromèlri" très différent est le psychromètre, dû à Augùst, de Berlin; deux thermomètres, dont luu

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