‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 785 sur 1729 · HYPER · texte numérisé non relu

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a son réservoir recouvert d'une mèche de coton maintenue constîimmciit humide, sont exposés à l'air ; le thermomètre humide se refroidit par l'évaporation; ciuand on connaît la diirérence de température des deux thermomètres et la pression barométrique, des tables donnent l'état hygrométrique.

HYGROMÉTRIE, partie de la Physiaue qui traite des moyens d'apprécier les variations de l'numidité de l'air.

Voy.- IIYGROMÈTRK.

HYGROMÉTRIQUES, se dit, en général, des corps qui sont particulièrement sensibles à rniduence de l'humidité ou de la sécheresse [Voy. hygromètre). — En Botanique, on donne le nom Anygrométriques aux plantes sur lesquelles les variations de l'humidité de l'atmosphère paraissent avoir le plus d'action. Telles sont : la Porliérie hygrométrique, qui rapproche ses folioles dès que le temps se dispose à la pluie ; le Géastre hygrométrique, champignon dont la collerette, roulée sur elle-même par un temps sec, se déroule et prend une position horizontale

fiar l'elfet de l'humidité ; la Funaire hygrométrique, dont es pédicules se tordent sur eux-mêmes par la sécheresse, et se déroulent loi-squ'on les mouille, etc.

HYGROSCOPE (du gr. ûypôc et oxotow, voir). Hygromètre à graduation empirique. Voy. hygromètre.

HYLA. nom latin scientifique du genre rainette.

HYLÉE, Hylea, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porle-aiguillon, famille des Mellifères, tribu des Andrenètes.

HYLÉSINE (du gr. uXtj, bois), Hylesinus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Xylophages, redoutable par les dégâts considérables qu'il produit dans les bois de pins, parmi les frênes, etc. L'H. crénelé [H. crenatus), d'un noir luisant, et l'H. du frêne [H. fraxini), d'un gris cendré, sont les espèces principales.

HYLOBATES (du gr. OioêdxTj;), nom latin scientifique du genre Gibbon. Voy. ce mot.

HYLOTOME (du gr. uXt), bois, et tojji-^, coupure), Hyloloma, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Porte-Scie, tribu des Tentrédines, a

four espèce type VH. du rosier, long de 0 m. 009 et dont a larve jaune pointillée de noir dévore les feuilles de cet arbuste.

HYLOZOÏSME (du gr. 'î)\i\, matière, et Çw-*^, vie), système philosophique qui attribue une existence primitive à la matière, et qui considère la vie comme n'étant qu'une de ses propriétés. Voy. Jules Soury, thèse sur l'Hylozoïsme.

HYMENEA, plante légumineuse. Voy. courbaril.

HYMÉNIUM (du gr. (i\i.i\v, membrane), membrane qui, dans les Champignons, porte les corpuscules reproducteurs ou spores ; cette membrane affecte des formes très variées, celle de lames dans les Agarics, celle de papilles dans les Hydnées.

HYMÉNOMYCÈTES (du gr. (j]i.i\v, membrane, et [xûxt^î, champignon), nom commun à tous les Champignons Basidiomycètcs qui ont à l'extérieur une membrane fructifère sur laquelle sont placés les corpuscules reproducteurs. Ils se divisent en Agaricinées. Polyporées, Hydnées, Clavariées, Théléphorées, Exobasidiées, Dacryomycétécs.

HYMENOPHYLLUM (du gr. ij[ji-/|V et cpûXXov, feuille), genre de la famille des Fougères, type de la tribu des Hyménophyllées, ne comprend que de petites espèces propres aux régions intertropicales.

HYMÉNOPTÈRES (du gr. u[if|V» membrane, et TrTspov, aile), 5* ordre de la classe des Insectes, a pour caractères : 4 ailes membraneuses, simplement veinées et non réticulées, les supérieures étant toujours plus grandes, et dans le repos, croisées horizontalement sur le corps ; un appareil buccal intermédiaire entre celui des insectes broyeurs et celui des insectes suceurs et muni d'une trompe qui n'est jamais enroulée ; des yeux composés et en outre 3 yeux lisses ou ocelles ; un abdomen généralement armé, chez les femelles, de tarière ou d'aiguillon. Les Hyménoptères subissent des métamorphoses complètes : leurs larves ressemblent tantôt à un ver, tantôt à une chenille. Ces insectes vivent presque tous sur les fleurs et ils meurent d'une année à l'autre. — On divise cet ordre en deux sections : les Térébrants et les Porte-Aiguillon. C'est à ces derniers qu'appartiennent les Fourmis et hs Abeilles.

HYMNE (du gr. «(jlvoî), chant en l'honneur de la Divi-

nité. Les premiers hymnes furent l'œuvre de chantres inspirés, de poètes sacres : tels sont, chez les Hébreux, le (.antique de Moïse après le passage de la mer Houge, le Cantique de Débora, les Psaumes: tels durent être en Grèce les hymnes d'Olen, ceux d'Orphée, ceux d'Eumolpe et des Eumolnides ; tels furent encore, à Home, les Assamenta des Saliens et le Chant arval ; plus tard vinrent les hymnes qui portent le nom d'Homère et qui forment la transition des hymnes vrais aux hymnes purement littéraires. — Ceux-t:i commencent avec Pindare, dont les hymnes sont perdus : puis viennent Cléanthe, auteur d'un hymne célèbre à Jupiter; Callimaque, dont on a 6 hymnes; Mésomède, auteur du bel hymne à Némésis ; Aristide, auteur de deux bvmnes, l'un à Jupiter, l'autre à Minerve ; Proclus, etc. Le Chant séculaire d'Horace est aussi un hymne de ce genre. — Les hymnes eurent chez les anciens des noms spéciaux selon le dieu chanté par le poète : Péans, en l'honneur d'Apollon et de Diane ; Dithyrambes, en l'honneur de Baccnus ; loules, de Cérès ; Mctroaques, de Cybèle, etc. Un Hymne à Apollon (m' siècle av. J.-C.) a été découvert à Delphes, en 1893, et offre un intérêt tout particulier.

Le Christianisme a aussi ses hymnes, les unes qui ne se chantent pas aux offices (telles sont les hymnes de Syncsius), les autres qui sont destinées h être chantées. Quelques-unes datent des premiers siècles du Christianisme : tels sont le Salvele, flores martyrum, de Prudence, le Vexilla régis et le Pange, lingua, gloriosi prœlium certaminis de Fortunat, le Dics irse, attribué à Thomas de Celano, minorité du xiii» siècle. Santeuil et Coffin se sont fait un nom comme hymnographes : on leur doit la plupart des hymnes introduites aux deux derniers siècles dans l'Eglise gallicane. La plupart des hymnes qu'on chante aujourd'hui en France, comme dans toute la chrétienté, sont celles du Bréviaire romain. — L'hymne excède rarement 6 stances de 4 vers : elle finit par une strophe qui paraphrase le Gloria Patri ; on la chante après les Psaumes. Un grand nombre de fêtes ont une hymne particuUère. — Les hymnes sont quelquefois désignées sous le nom de cantiques.

N. B. On sait que, par une bizarrerie que rien ne Justifie, le mot hymne, qui est masculin, devient féminin quand il s'applique aux chants de l'Eglise.

HYMNOGRAPHES, auteurs d'hymnes. Voy. hymne.

hyoïde (os),dugr. ûoetS-/;;, qui a la forme de la lettre grecque T ; petit os, suspendu horizontalement entre la base de la langue et le larynx, dans l'épaisseur des parlies molles du cou. Il sert de point d'appui aux muscles et aux membranes qui maintiennent la langue, aux muscles qui la meuvent ainsi que le pharynx, le larynx et la mâchoire inférieure. Il se compose cle 5 jiarties : 1° le corps, en avant et au centre ; 2° et 3° les grandes coimes, situées sur les côtés, et unies par un ligament, dit thyrohyoïdien, aux cornes supérieures du cartilage thyroïde; 4° et 5° les petites cornes, placées au-dessus des grandes.

HYOSCYAMINE, alcaloïde découvert en 1833. contenu dans les diverses parties de la Jusquiame noire IHyoscyamus niger). C'est une substance cristalline, incolore, sans odeur si elle est sèche, sentant le tabac si elle est humide, et qui fond à 108", 5. EUe dilate la pupille; c'est un violent narcotique, dont les effets présentent la plus grande analogie avec ceux de la belladone et du datura. On la considère comme identique à la duboisine, qu'on retire du Duboisia tnyoporoides [Voy. duboisia).

HY0SCYAMUS5, nom latin de la Jtisquiame.

HYPALLAGE (du gr. 6-ita>k>vayf,), figure de Style, qui consiste en un renversement dans la corrélation des idées; elle parait attribuer à certains mots ce qui appartient à d'autres mots de la même phrase. Cette figure est d un usage fréquent chez les poètes latins, notamment chez Virgile :

Ibanl ohscuri soin sub nocte per umbram,

au lieu de soli sub obscura nocte.

HYPATIE, '238» petite planète, trouvée le 1" juillet 1884 par Knorre, à Berlin. Voy. planètes.

HYPÉCOON ou HYPECoïïM, genre de la famille des Papavéracées, tribu des Fumariacées, établi pour des plantes herbacées annuelles des Ixtrds de la Méditerranée.

HYPER... (du gr. u-Ép, au-dessus, au delà), préfixe (jui entre dans la composition de plusieurs mots fr;iiiçais dérivés du grec, marque généralement quelque excès : ainsi en Médecine : hyperacousie, signifie exaltation rloulou-

HYPERANTHÉRE

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