INFANTERIE
métaux usuels ou précieux, à la C(''ramic|ue et à la verrerie, aux étoiles de vêtements et d'usage domestique, à l'cnscipu'inent et à la vulgarisation de la science. Il ne doit j)as snftirc à l'industrie de produire économiquement et rapidement : les anciens, qui mettaient un grain d'art dans leurs moindres productions et qui savaient embellir ainsi la vie de tous les jours, nous ont montré la route à suivre. C'est d'ailleui"s un conseil qu'il n'est guère nécessaire de donner aux industriels français, mais les Allemands et les Anglais peuvent en taire leur prolit. Ceux-ci ont, depuis trente ans, très bien compris leur infériorité à cet égard, et leur industrie ne recule devant aucun sacrifice pour en sortir. Devant une conciuTcncc aussi redoutable, la France a fort à faire pour maintenir sa prééminence dans l'industrie artistique, et si l'Exposition de 1889 a encore été un triomphe pour elle, on ne peut dire non plus qu'elle ait été une défaite complète pour ses rivaux. L'Cuion des Beaux-Arts appliqués à l'industrie a beaucoup fait pour nous garder notre rang en tète des nations conciu'rentes ; ses expositions ont servi admirablement notre industrie. Le Musée des Arts décoratifs aura aussi, il faut l'espérer, une grande influence sur notre développement artistique et industriel.
Les meilleures sources de renseignements pour l'industrie en général sont les Ilajjjyorts des Jurys aux Expositions universelles signalées plus haut. On peut consulter aussi : les Statistiques officielles, les Rapports jmrlementaires, le Dictionnaire des Arts et Manufactures, par Ch. Laboulaye; la Statistique de la France, par Maurice Block. etc. Pour l'histoire des Arts industriels, voy. l;abarte, Hist. des Arts industriels au Moyen Age et à la henaissancc ; Ph. Burty, Chefs-d'œuvre des Arts industriels, la Gazette des Beaux-Arts, l'Art et autres recueils similaires.
Hygiène. L'industrie expose à une série d'accidents extrêmement variables. Les luis résultent d'émanations organiques : vidanges, égouts, tanneries, fabriques de colleforte, manufactures de tabac, etc. La fabrication de certaines couleui-s d'aniline, d'arsenic, de plomb, l'étamage des glaces fournissent aussi des émanations dangereuses. liOs charbonniers, les rémouleurs, les carriers absorbent des poussières qui amènent des maladies du poumon. Lesmégissiei-s, les ouvriers en crins sont souvent atteints de pustules 7)talignes par suite de la manipulation de débris d animaux charbonneux. Les chiffonniers, les cardeurs de matelas, les blanchisseuses sont fréquemment les victimes de la variole, du choléra, de la fièvre typho'ide, que leur communiquent les objets manipulés. D'autres professions soumettent l'homme aux dangers de l'humidité (mineurs, teinturiers, blanchisseurs, débardeurs), de l'air comprimé (scaphandriers), de la température élevée et du calorique rayonnant (forgerons, chauffeurs de navires, verriers : de là, des brûlures, des coups de chaleur, de l'anémie).
L'hygiène peut, dans une certaine mesure, atténuer ces inconvénients. La propreté des ouvriers (changement de vêtements et lavage soigné des mains et de la face), la pro-
Ereté et la ventilation des ateliers ; l'évacuation et la comustion des gaz dangereux, la protection contre les poussières au moyen de l'aspiration par des appareils où l'humectation est continue; la désinfection préalable, à l'étuve, des chiffons, des linges suspects; telles sont les principales ressources à employer; nous ne pouvons entrer ici dans leur détail. On évitera d'emplover des enfants ou des sujets trop jeunes. Leur séjour à l'atelier doit être peu prolongé. Les déformations résultant d'attitudes vicieuses se montrent trop rapidement chez eux. Enfin, le perfectionnement de l'outillage et la bonne construction des machines, l'application sévère des règlements éviteront la répétition trop fréquente d'accidents, tels que les explosions de chaudière, les coups de grisou, etc. — Pour protéger les villes contre les hifluences de certaines industries sur le milieu extérieur, on a soumis l'établissement et le fonctionnement des industries et ateliers insalubres, incommodes ou dangereux à une réglcmentatii n qui prescrit leur éloignement des habitations ; on ne leur sccord? l'autorisation qu'après enquête de comtnodo et incomnwdo [Voy. établissements insalubres).
INDUT (du lat. indutus, revêtu). On donne ce nom dans certain! s Eglises à des clercs revêtus d'une aube et d'une tunique, qui, dans les messes solennelles, se tieiment à l'autel pour assister le prêtre. A défaut d'un clergé suffisant, on cinploie quelquefois des laïques comme induis. INDUVIE [An lat. induvium, vêtement), se dit de tout organe floral qui persiste et recouvre le fruit.
INÉE, poison préparé avec le suc de divers Strophantus, dont les Pahouins, indigènes du Gabon, se serveni pour empoisonner le fer de leurs flèches ( Voy. strophantus et strophantine).
INÉGALITÉS sécclaires, voy. perturbation; — sociales,
voy. ÉGALITÉ.
INEMBRYONNÉES (A'in, priv., et embryon), synonvme de Cryptogaines. Voy. ce mot.
INÉQUITÈLES (du lat. in, priv., sequus, égal, et tela, toile), nom donné par Latreille aux araignées dites aussi Fileuses. Voy. araignée.
INÉQUIVALVES, se dit des Coquilles dont les valves sont inégales.
INERMES (du lat. inei-mis), se dit, en Botanique et en Zoologie, de tous les êtres dépourvus à'armes, d'épines, de piquants, d'aiguillons, etc.
INERTIE (du la^l. inerlia). Le principe de Vinertie consiste en ce qu'un point matériel qui n'est soumis à aucune force reste en repos ou se meut indéfiniment en ligne droite d'un mouvement uniforme.
En Médecine, l'inertie est l'effet d'un relâchement, d'une insensibilité, soit du système nerveux, soit des tissus fibreux et musculaires, qui tendent vers l'immobilité, malgré les stimulants les pluç forts ; on dit : inertie de l'utérus, de la vessie, de l'intestin.
INEXÉCUTION. En Droit, l'inexécution par le donataire des charges apposées à une donation est mie cause de révocation de la clonation (Code civ.).
INFAILLIBILITÉ, qualité de ne point faillir, de ne point errer en matière de foi et de mœurs. Jusqu'à nos jours, la doctrine catholique a été que l'infaillibilité appartient en commun à l'Eglise, aux Conciles et au pape. Cependant le dernier concile a voté (7 juillet 1870) que le pape est infaillible, même sans le reste des pasteurs.
INFAMANTE (peine). Voy. peine.
INFAMIE (du lat. infafnia). C'était, en Droit romain, l'état d'une personne atteinte, par suite de certains faits coupables ou de l'exercice de certaines professions, dans sa considération et même dans sa capacité : aussi l'infâme était privé de droits politiques.
INFANTERIE (de l'ital. infanteria, collectif de infante ou faute, garçon, valet, fantassin), nom donné à la totalité des troupes qui combattent constamment à pied. On l'oppose à cavalerie.
Les Grecs furent les premiers à organiser fortement l'infanterie, et c'est ainsi qu'ils triomphèrent des masses confuses que l'Orient leur opposait. La fameuse phalange macédonienne était un corps d'infanterie. Toutefois l'infanterie romaine l'emporta encore sur celle des Grecs ; à l'ordre profond en usage chez ces derniers, les Romains substituèrent l'ordre mince dans la disposition de leur infanterie et créèrent la légion [Voy. légion). Mais peu à peu les guerres des Romains contre les peuples de l'Asie, notamment contre les Perses, puis, au moyen âge, la prédominance du système féodal, sous lequel tous les seigneurs étaient montés à cheval, ramenèrent la prééminence de la cavalerie. L'invention de la poudre à canon, rétablissement des milices permanentes, la renaissance de l'esprit scientifique qui s'appliqua bientôt à la guerre, la vaillance de l'infanterie suisse et allemande, la réputation de l'infanterie espagnole, diminuèrent progressivement, puis annulèrent la croyance à la supériorité de la cavalerie. Dès le règne de Louis XI, on connaissait le prix d'une bonne infanterie. Depuis on n'a jamais varié sur ce point : l'infanterie est regardée comme la vraie base d'une armée : c'est elle qui, dans toutes les grandes guerres, a joué le rôle le plus important. De plus en plus, par l'emploi des armes de précision, la cavalerie se voit réduite à un rôle secondaire.
Les Grecs avaient, outre les frondeurs et les archers, qui combattaient toujours en tirailleurs, des corps d'infanterie régulière, composés de soldats pesamment armés \li<>pli tes] et d'autres armés à la légère (peltastes), qui ré-
f tondaient à peu près, les premiers à l'infanterie de ligne, es seconds à l'infanterie légère. Les Romains avaient ces deux espèces de fantassins dans leurs légionnaires et leurs vélites : les premiers se subdivisaient en jwrîHces [principes], hastaii-es (hastali) et triaires [triarii], qui. du reste, portaient tous trois à peu près les mêmes armes (cascjue, cuirasse, bouclier, bottine à la jambe droite, pilum. epée courte) ; les vélites étaient des tirailleurs qui engageaient le combat. A partir duviii* siècle de notre ère, l'infanterie fut presque toujours armée à la légère ; dans l'origine, ses
INFANTiaDE
liNFlM
armes défensives éUiiei»t à peu près nulles, et un arc ou un Itàton ferré par le bout en guise de pique étaient souvent ses seules armes offensives ; mais après les grandes compagnies au xiv siècle, ce régime s'améliora graduellement. Plus tard, sous François I" et surtout sous Henri IV, la distinction de l'infanterie dite de ligne et de l'infanterie légère reprit le dessus. Toutefois cette distinction ne larda point à devenir purement nominale. Sous l'Empire et sous la Restauration, l'infanterie légère était réellement de l'infanterie de ligne, et nous n'eilmes de véritable infanterie légère que lors de la créaliim des chasseurs à pied chasseurs de Vincennes] en 1839. Le décret du ^4 ocl. 1854 supprima définitivement toute distinction entre les différents corps d'infanterie, et aujourd'hui tous nos fantassins sont également propres à servir comme troupe légère et comme troupe de ligne.
L'infanterie française est distribuée par régiments, réunis par deux en brigades et formés chacun de 5 ou quelquefois 4 bataillons à 4 compagnies. En 1895, l'armée active compte 165 régiments d'infanterie de ligne, plus 50 bataillons de chasseurs à pied, 4 régiments de zouaves. 4 régiments de tirailleurs algériens. 2 régiments étrangers. 5 bataillons d'infanterie légère, et 6 compagnies de discipline. Il faut y ajouter le régiment des sapeurspompiers de la ville de Paris. En cas de mobilisation, il est iormé en outre 145 régiments de réserve. Dans l'armée territoriale, chaque siuidivision de région fournit un régiment d'infanterie, sauf la subdivision d'Aix, dans laquelle, à cause de son étendue, il a été créé un second régiment (Loi du 15 mars 1875,. L'uniforme de l'infanterie consiste en une tunique bleu de roi, avec un collet de drap jonquille, boutons jaunes, pantalon garance, schako en drap, etc.
L'infanterie de marine se compose de 8 régiments qui font le service ordinaire des garnisons des colonies. L'armement, l'uniforme et l'équipement de l'infanterie de marine sont à peu près les mêmes que ceux de l'infanterie de ligne.
INFANTICIDE (du lat. infanlicidium], meurtre d'un enfant nouveau-né. Le médecin commis pour constater l'infanticide doit s'assurer : l°si l'enfant a vécu {Voy. docimasieJ ; 2" quelle a été la cause de sa mort, c.-à-d. si l'enfant est mort par suite d'une action volontaire, d'une violence par exemple, ou si la mort provient d'un défaut de soins, volontaire ou involontaire, p. ex. si la mère a laissé mourir l'enfant par ignorance ou impossibilité de lui donner les soins nécessaires.
« Tout coupable d'infanticide sera puni de mort » (C. pén., art. 500, 502'. La loi ne distingue pas si l'infanticide a été ou non commis avec préméditation, il suffit pour la condamnation que la mort ait été donnée volontairement à un enfant nouveau-né. Toutefois elle admet les circonstances atténuantes.
INFECTION du lat. infectio), action exercée sur l'économie animale par la pénétration des germes morbifiques [Voy. MicKOBES et dont le résultat est la maladie.
La transmission de l'infection peut se faire directement d'individu à individu, chez les personnes qui vivent avec les malades. C'est la contagion proprement dite. Dans d'autres cas. l'infection se transmet moins directement : c'est par l'intermédiaire d'eaux souillées par les déjections (choléra, fièvre typhoïde), de poussières renfermant des germes crachats ' desséchés de tuberculeux, croûtes de varioleux', de lait provenant d'animaux malades ^scarlatine, fièvre typhoïde] que la maladie se propage.
Infection purulente. Voy. ptohémie.
INFÉODATION du b.-laf. infeodare, inféoder). Sous le régime féodal, c'était l'acte par lequel un seigneur recevait un vassal à foi et hommage, ou lui donnait quelaue chose en fief. C'était aussi l'investiture qu'on donnait d un fief, et l'acte par lequel on unissait quelque chose à son fief. — On appelait : /. de dîmes un acte par lequel des '■'■'les tenaient en fief cl possédaient les dîmes à titre de - civils: /. de rente, la reconnaissance que le seigneur it des rentes, charges, etc., que le vassal avait imposées sur le fief qu'il possédait et qui relevait du seigneur.
INFÈRE du lat. inferus). se ait, en Botanique, die tout
H' placé au-dessous d'un autre. Ainsi le calice et la co-
-<int in, ères lorsqu'ils ont leur point d'insertion au-
'us de l'ovaire. L'ovaire est infère lorsqu'il est adlié-
iwil au tube du calice, etc. On oppose ce mot à supère.
INFERNALE (pierre). Voy. argent.
INFIDÈLE (du lat. infjdelis), se dit. en Théologie, de ceux qui n'ont pas la vraie foi. On distingue les /. négatifs, (\ui n'ont jamais entendu la prédication de l'Evangile et n'ont pu re|K)usser le christianisme, et les /. positifs, qui refusent volontairement de recevoir celte foi.
INFILTRATION A infiltrer , passage lent d'un liquide à travers des pores plus ou moins perméables. — En Médecine, ce mot désigne tout engorgement peu ou point inflammatoire, fonné par la présence d'un liquide répandu dans les aréoles du tissu cellulaire. Les liquides séreux sont la matière ordinaire des infiltrations et donnent ainsi naissance à diverses variétés de l'hydropisie. œdème, anasarque, etc. \Voy. htdropisie). "Quelquefois le liquide infiltré est du sang ecchymose), de Furine [abcès urinaire), etc. Voy. épaxchemext.
INFINI du lat. in fini tus). I. En Métaphysique, l'infini est ce qui n'a ni limites, ni mesure, ni condition, sous quelque rapport que ce soit. C'est Dieu, l'Elre suprême, dans sa plénitude une et indivisible; c'est chacun de ses attributs, immensité, éternité, etc., dans la perfection une et indivisible qui est propre à chacun d'eux (Voy. diec, KAisox). On ne peut rien ajouter, ni rien retrancher à l'infini. Il se distingue ainsi du fini et de l'indéfini. Le fini est ce qui a des limites, que nous les connaissions ou non : ainsi l'étendue actuelle de l'ensemble des corps qui composent l'univers est une quantité infiniment grande dans un sens relatif à nous, mais on ne peut affirmer qu'elle soit plus grande que toute quantité possible, qu'elle soit infinie, dans le sens absolu de cette expression. L'indéfini est une quantité idéale, dont l'essence est de pouvoir dépasser toujours tout fini : c'est ainsi que nous ne pouvons assigner de limites à l'espace que nous concevons indépendamment des corps réels. L'infini mathématique [Voy. plus bas est d'une nature analogue; c'est une quantité variable suivant mie certaine loi, quantité que nous appelons infiniment grande ou infiniment petite, parce que nous la concevons comme pouvant devenir plus grande ou plus petite que toutes les quantités assignables. — Les philosophes grecs, tels que Platon et Arislole, assimilaient l'infini à l'imparfait, au négatif; et le fini au parfait, au positif. Plotin, le premier, attribua à Dieu l'infini (ÎTrEipov; en le faisant consister dans quelque chose de réel qui n'a pas de mesure, la puissance, l'éternité, l'omniprésence [Enn., II, IV. 15; Enn., III, vu, 4; Enn., VI, v, 4-6) ; il conçut aussi l'infini mathématique comme wic quantité idéale plus grande que tout nombre donné [Enn., M, VI, 16-18 . Eutocius. qui vivait vers le même temps, passe pour avoir introduit Vidée de l'infini dans les Mathématiques, en considérant le cercle comme un polygone régulier d'un nombre infini de côtés. Il faut ensuite arriver jusqu'à Descartes pour voir l'idée de l'infini jouer un rôle important aussi bien dans la Jlétaphysique que dans les Mathématiques : sous le premier poml de vue, Leibniz et Malebranche l'altérèrent par leur conception de l'Optimisrac, que réformèrent Bossuet et Fénelon ; sous le second, Leibniz, complétant l'œuvTe de Descartes, Cavalieri, Roberval, AVallis, inventa le calcul différentiel, qui n'est que le calcul des infinités d'ordres d'infini et de toutes leurs combinaisons possibles. La réalité de l'infini fut niée dans la philosophie par VV. Hamilton. tjui le regardait comme une négation, et dans les Mathématiques par d'Alembert et Lagrange, qui n'v voyaient qu'un artifice du calcul, opinion contestée par t'oisson et Cournot, (jui emploient les infiniment petits, puis par d'autres géomètres, Lacroix. Cauchy. etc.. qui se servent des limites, où entre également la' considération de l'mfini. — Consulter Bordas-Demoulin, le Cartésianisme (t. II) ; H. Martin, les Sciences et la Philosophie (Essai vh Duhamel, Des méthodes dans les sciences de raisonnement. II. En Mathématiques, la considération de l'infini repose' sur le postulat suivant : après un nombre quelconque, il V en a un plus grand. — Une variable est ou devient infinie lorsque sa variation est telle, qu'elle dépasse tel nombra fixe que l'on voudra : dire que x grandit indéfiniment, c'est aire que si je nomme n'imjiorte quel nombre, x dépassera ce nombre; de même une variable est ou devient infiniment petite quand sa variation est telle, qu'elle devienne, en valeur absolue, plus petite que n'importe quel nombre. — Si l'on considère une fonction de x, on dira qu'elle est infiniment grande quand x tend vers la valeur o, si à chaque nombre M on peut faire correspondre un nombre positif e, tel que la valeur de la fonction soit certaine-
INFLMTËSIMAL