ANTISEPSIE
ANTIRABIQUE (traitement). Voy. rage.
ANTIRRHINÉES (du gr. àvT'ppivov), tribu de la famille des Scrofularinées, a pour tvpc le genre Antirrhinum, vulg. Muflier. Voy. ce mot.
ANTISCIENS \Aa gr. àvxî, contre, et ixta , ombre) , se dit, en Géographie, des peuples situés sous le même méridien, les uns au-dessus, les autres au-dessous de l'équaleur. Ils voient passer le soleil au méridien dans le même instant, mais leurs ombres sont opposées. Il ne faut pas les confondre avec les Antœciens.
ANTISCORBUTIQUES, substances propres à combattre le scorbut ; on les choisit dans la classe des excitants et des toniques. Tels sont le citron, le cochléaria, le cresson, la fumeterre, la gentiane, le houblon, le trèfle d'eau, le raifort sauvage, les alliacées, le quinquina, la quassia amara, etc. On prépare avec ces substances des médicaments dits an liscorbu tiques, dont on trouve la formule dans le Codex. Voy. scordct.
ANTiSCROFULEUX, substances ou médicaments propres à combattre les scrofules. Les aH<iscro/"«/eM.r appartiennent presque tous à la classe des amers et à celle des toniques r on les choisit de préférence parmi les crucifères et les alliacées. Le Codex donne les formules d'un grand nombre de préparations antiscrofuleuses, telles que la teinture de gentiane alcaline, la teinture de raifort composée, le sirop antiscorbutique , le sirop de Portai, etc. Les préparations d'iode et d'huile de foie de morue sont avantageusement administrées contre les accidents scrofuleux.
ANTISEPSIE (du gr. dvxî, contre, et <Tf,'i^iç, putréfaction), en Chirurgie, se dit de l'ensemble des moyens destinés à prévenir et détruire l'infection des plaies, et à rendre CCS dcTnières aseptiques. A la suite des découvertes de Pasteur, montrant que sans germes il n'y a pas de fermentation, pas de putréfaction, le Français Xemaire admit que sans les germes il n'y avait pas de suppuration. Mais c est Lister qui, d'emblée, éleva la méthode à un haut point de perfection et, par la précision des détails, les succès qui en furent la conséquence, réussit à en généraliser l'emploi. A. Guérin avait antérieurement tenté de mettre les plaies à l'abri en les recouvrant d'épaisses couches d'ouate destinées à filtrer l'air et à arrêter les germes. De nombreux succès avaient couronné cette tentative. Les moyens destinés à prévenir les complications des plaies et à empêcher la suppuration doivent être mis en usage avant, pendant et après l'opération.
Tout d'abord le milieu dans lequel on opère doit être aseptique. Dans les hôpitaux, la salle d'opérations doit pouvoir être facilement lavée ou nettoyée; ses murailles sont stuquées, le sol biturainc ou cimente pour l'écoulement des liquides. Les instruments destinés à l'opération doivent être, comme on dit. stérilisés à l'éluve et immergés dans des solutions désinfectantes. Les mains de l'opérateur et de ses aides, soigneusement lavées, savonnées et brossées, sont ensuite rincées dans des solutions antiseptiques. Même précaution pour la région à opérer, qui est brossée , savonnée, dégraissée à l'éther et aseptisée.
Pendant l'opéi-ation, les précautions redoublent. On éponge le sang avec des boulettes de colon hydrophile, moins cher que les éponges et plus facilement aseptique. Lister opérait sous un nuage phéniqué (^ray) lancé par un pulvérisateur à vapeur; on y a renonce. Les irrigations du champ opératoire, faites de temps à autre, valent mieux. L'opération terminée, la réunion immédiate ( Tou. cicatrisation) doit être recherchée. Mais il faut que l'héir.oslate soit parfaite, que le sang ne coule plus. Les ligatures résorbables faites avec du catgut préparé ascpliqucment sont généralement employées. Pour éviter la désunion de la plaie par la tension des licmidcs exsudés par les tissus et qui peuvent s'amasser au-dessous des points réunis, on a utilisé le drainage ordinaire à l'aide de tubes de caoutchouc, ou le drainage capillaire à l'aide de faisceaux de crins, de gaze iodoformée chiffonnée. Les drains sont placés dans 1 angle de la plaie, puis les bords sont exactement affrontés et suturés avec des fils de soie, de crin de Florence, de catgut, d'argent même, soigneusement aseptisés. Des poudres antiputrides, iodoforme, salol, saupouiii-ant la future cicatrice, de l'ouate hvdrophile aseptisée, recouverte de raackintosh. sorte d'étoffé imperméable, puis de l'ouate ordinaire ou de l'ouate de tourbe, maintenues en place par des bandes de gaze, complètent le pansement.
Les substances antiseptiques le plus communément ennployées sont les solutions de bichlorure de mercuru, d acide
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