‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 837 sur 1729 · IRONIE · texte numérisé non relu

IRONIE

A. Hclvotius, établi à Reims, en obtint de si bons résultats qu'il reçut 1000 louis d'or de Louis XIV pour mettre le public en possession dç son secret. Ce fut de ce moment que l'usage de ce remède se répandit en France, et bientôt après dans toute l'Europe.

IPHIGÉNIE, 112' petite planète, trouvée le 19 septembre 1870 par C.-H.-F. Peters, à Clinton (Etats-Unis).

Voy. PLANÈTES.

IPOMÉE, Ipomœa, genre de la famille des Convolvulacées, renferme des herbes exotiques, annuelles ou vivaces, à feuilles alternes, à fleurs quelquefois très grandes et de couleurs très éclatantes. Ce genre, qui se confond presque avec notre genre Liseron, renferme un grand nombre d'espèces, dont les plus connues sont : 1'/. batatas, 17. jalapa, IL repens, \'I. turpethum (Voy. patate, lALAP, VOLUBILIS, TCRBiTii). Parmi les espèces de pur ornement, nous citerons : 1'/. de Lindley, de Madagascar, à fleurs roses; 1'/. veinée, de la Kéuiiion, à fleui*s blanches; 17. à feuilles digitées, des Antilles, à fleurs lilas; 1'/. Quamoclit, vulg. Fleur du Cardinal, à fleurs d'un rouge ccarlate, originaire de l'Inde et de l'Amérique méridionale; ri. bonne-nuit, à fleurs rouges, qui nous vient aussi de l'Amérique méridionale, etc.

IRÈNE, ii' petite planète, trouvée le 19 mai 1851 par Hind, à l'observatoire de M. Bisliop, à Londres. Voy. planètes.

IRIARTEA (du botan. espagn. J. Iriarte), genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées, renferme des arbres à slipe fusiforme d'env. 2 m., originaires de l'Amérique équinoxiale. C'est à ce genre qu appartient le Céroxyle andicole, arbre du Pérou qui atteint 50 ou 60 m. et qui donne la cire de palmier [cera de palma], substance d'un jaune blanchâtre et très légère, avec laquelle on fabrique des bougies.

IRIBIN, oiseau de proie. Voy. caracara.

IRIDACÈES ou iRiDÉES (du g.-type Iris], famille de plantes Monocotylédones à albumen, se compose de végétaux ordinairement herbacés, à racine ou souche tubéreuse et charnue, rarement fibreuse; à tige cylindrique ou comprimée ; à feuilles alternes, planes, ensiformes ; à fleurs solitaires ou groupées, souvent très grandes et enveloppées avant leur épanouissement dans une spathe membraneuse, mince ou scarieuse : calice coloré, tubuleux, à 6 divisions profondes disposées sur 2 rangées et souvent inégales; 3 étamines libres ou monadelphes; le fruit est une capsule à 3 loges. Principaux genres : Iris, Tigridie, Glaïeul, Ixie, Galaxie, Safran, Morée, etc.

I RI DINE, Iridina, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intcgropalleales, famille des Unionidées et très voisins des Anodontes. La plupart des espèces appartiennent aux eaux douces de l'Afrique centrale ; l'une d'elles se trouve en Chine.

IRIDIUM [Ir = 192] [A'iris, arc-en-ciel, par allusion aux couleurs variées que présentent ses combinaisons), métal

aui accompagne le platine dans ses minerais, surtout abonant dans les parties insolubles dans l'eau régale, où il est uni à l'osmium [osmiures d'iridium). C'est un métal gris, comme le fer, le platine ; il est moins fusible que celui-ci (température de "fusion : 1950°), plus dense (D = 22,4) ; mattaquable par l'eau régale.

L'oxyde Ir-0' est employé dans la peinture sur porcelaine pour donner des noirs. Allié au platine, l'iridium lui donne de la dureté. L'alliage à 10 p. 100 d'iridium a servi à faire les étalons métriques internationaux (mètre et kilogr.). — L'iridium a été découvert en 1803 par Tennant.

IRIDOSMINE, combinaison d'osmium et d'iridium, en grains cristallins du système hexagonal, mélangée au minerai de platine de Sioérie.

IRIDOTOMIE. Voy. pupille artificielle.

IRIS (du gr. ^Iptî), nom donné par les Grecs à l'arcen-ciel, dont ils avaient fait, une déité, messagère des dieux. Voy. arc-en-ciel.

IRIS, 7« petite planète, trouvée le 13 août 1847 par Hind, à l'observatoire de M. Bishop, à Londres. Voy. planètes.

IRIS, membrane circulaire placée au-devant du cristallin, est ainsi nommée de la variété de ses couleurs : c'est elle

aui donne la couleur particulière aux veux de chaque iniyidu. L'iris est situe à la partie antérieure de l'œil, au milieu de l'humeur aqueuse; il forme une cloison verticale dont la partie moyenne est percée d'une ouverture ai>pclée pupille. Cette ouverture peut se rétrécir ou se

dilater par la contraction ou l'expansion des fibres qu composent le tissu de l'iris : elle se rétrécit d'autant plui que la lumière est plus vive ou que l'objet regardé esi éloigné; elle se dilate au contraire à mesure que la objets sont ou plus obscurs, ou plus rapprochés ( Voy. œil) — Indépendamment des lésions extérieures, lins peu ôtre le siège de plusieurs affections : on nomme iritù l'inflammation de l'iris.

IRIS, genre type de la famille des Iridacées, comprenc un grand nombre d'espèces qui, par les teintes variées d( leur périanthe, lui ont fait donner le nom grec de l'arc en-ciel, h' Iris 'd'Allemagne (/. germanica), dit ause Flamme ou Flambe, a des fleurs d'un beau pourpre vio let, bleuâtre ou cramoisi, exhalant un parfum très suave elles fournissent un beau vert, le vert d'iris, dont lei peintres font usage, surtout pour la miniature; les parfu meurs aromatisent leurs cosmétiques avec sa racine. L'/ri) de Florence [I. florentina) se distingue par la couleui blanc de lait de ses fleurs : sa racine sèche a une odcui analogue à celle de la violette; réduite en poudre, ell( sert de parfum, comme la précédente ; on en fait aussi d( petites boules nommées pois d'iris, avec lesquelles on en tretient la suppuration des cautères. L'Iris des maraù IPseudo-acorus) , dit aussi Glaïeul des marais, croît dani les prés humides, au bord des ruisseaux et des eaux stag nantes : ses belles fleurs jaunes servent à teindre ei jaune, et sa racbie fournit une solide couleur noire. L'/ri bulbeux (/. xiphium), dit aussi /. d' Angleterre et Ll d'Espagne, a des fleurs violettes, violettes-panachées

1 aunes, bleues, etc. : il ne sert qu'à orner nos jardins ;'/. nain [I. pumila), commun en France, forme di jolies bordures.

On nomme vulgairement Fausse Iris, Iris plumeun et h'is tigrée trois espèces de la même famille, maii appartenant au genre Morée. Voy. ce mot.

IRIS, papillon du genre Nympkale. Voy. ce mot.

Couleurs irisées. Voy. couleur et irisatiox.

IRISATION (d'i'm), propriété dont jouissent certain: corps de produire sur 1 organe de la vue l'impression d( la série clés couleurs de Viris. Ce phénomène est dû l( plus souvent à une couche superficielle très mince et tran* parente, qui produit les couleurs des anneaux colorés comme dans l'acier recuit, le verre altéré à sa surface, etc., ou à de minces lames d'air intercalées dans l'intérieur dur corps transparent ou translucide, comme l'opale. — Or produit artificiellement des poteries irisées par la réductior partielle de l'émail plombifère ou cuprifère qui les recouvre et des verres irisés par des procédés divers.

IRITIS, inflammation de l'iris. Voy. iris.

IRMA, 177° petite planète, trouvée le 5 nov. 1877 pai Paul Henry, à Paris. Voy. planètes.

IRONIE (du gr. elpwveta). Outre son sens vulgaire d( raillerie insultante, ce mot a deux sens spéciaux, l'un er Rhétorique, l'autre en Philosophie.

En Rhétorique, l'ironie est une figure de pensée par laquelle, sous un faux semblant d'ignorance ou de naïveté, on dit le contraire de ce qu'on veut faire entendre. Ainsi, dans le comique (Boileau, Sat. ix) :

Colin, à ses sermons traînant toute la terre, Fend des flots d'auditeurs pour aller à sa chaire,...

et dans le genre noble (Cas. Delavigne, Messén., I, v'

Qu'il est beau d'insulter un bras chargé d'entraves 1

L'astéisme, qui déguise le blâme sous le voile de l« louange, et réciproquement, est une espèce d'ironie. Virgile (Egl. III, 90) en offre un exemple :

Qui Bavium non odit, amet tua carmina, Maevi.

Dans l'Histoire de la philosophie, l'ironie était un mode de réfutation propre à Socrate. Affectant le rôle d'un homme ignorant qui désire s'instruire, il interrogeait ses interlocuteurs ; passant insensiblement du connu à I inconnu, il les conduisait à des résultats inattendus et les faisait tomber de contradiction en contradiction, s'il voulait les confondre. Dans ce cas, il admettait par hj-pothèsf leur proposition comme vraie, et il en déduisait toutes le; consénuences, jusqu'à ce qu'elle se fût résolue dans un( absuraité manifeste ; ou bien il décomposait une vcriU reconnue en ses données constitutives jusau'à ce quon ei pût reconnaître toutes les conditions, procédé qui offre un< grande analogie avec l'analyse des géomètres. De louU

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