‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 838 sur 1729 · IRON-STONE · texte numérisé non relu

IRON-STONE

ISATIS

manière, il rendait sensibles la vanité des sophistes et la fausseté de leurs doctrines. Par suite, le mot ironie ^slpwvEÎa), qui signifie interrogation, exprima l'action de ndtculiter.

IRON-STONE. Voy. lithocéraxc.

IRRADIATION (du lat. irradiare, rayonner), se dit, en Optique, de l'expansion ou du débordement de lumière qui environne les astres et les corps vivement éclairés, et qui les fait paraître plus grands qu'ils ne sont. Pour les astres, l'elfet de cette irradiation est quelquefois si considérable que Tycho-Bralié estimait le diamètre de la planète Vénus 12 fois, et Kepler 7 fois trop grand. Depuis l'invention des lunettes, et surtout depuis celle du micromètre de Huvgens, on a sur la grandeur apparente des astres des notfons beaucoup plus exactes. — L'irradiation est due à la modification que subit la rétine, quand l'image des corps va se former au fond de l'œil; l'impression qu'elle reçoit dépasse d'autant plus les limites de l'image que celle-ci est plus vive.

En Physiologie, on nomme irradiation tout mouvement «ui partant d'un centre quelconque, du cerveau ou de 1 estomac p. ex., se propage jusqu'à la circonférence, chez un être organisé. — Ln Jlédecme, c'est l'action qu'un organe malade semble exercer sur les parties environnantes.

IRRATIONNEL (du hi.irrationalis], en Mathématiques, tout nombre incommensurable. Une expression algébrique iirationnelle est une expression qui renferme des radicaux.

IRRÉDUCTIBLE, se dit, en Cnimie, d'un composé métallique qu'on ne peut réduire en métal par la chaleur seule, par le charbon ou par l'hydrogène.

iRBÉDccTnsLE, en Arithmétique. Une fraction irréductible est une fraction qui a ses termes premiers entre eux.

IRRÉDCCTIBLE, en Algèbre. Voy. cas. — Une équation algébrique entière à coefficients entiers est dite irrcrfuc/iô/eloi'sque son premier membre n'est pas le produit de deux polynômes à coefficients entiers ; autrement elle est réductible. La notion d'irréductibilité est susceptible d'extension. Si l'on considère un polj-nôme, ses coefficients, sans être entiers, peuvent être dés fonctions rationnelles à coefficients entiers de certaines quantités fixées à l'avance : on dit alors que les coefficients du pohTiôme appartiennent à un certain domaine de rationalité; si le poljTiôme considéré est le produit de deux polj-nômes dont les coefficients appartiennent à ce même domaine de rationalité, il est réductible dans ce domaine; autrement il est irréductible. La notion d'irréductibilité est capitale dans l'Algèbre su-

E»érieure. C'est surtout Abel et Galois qui en ont montré e rôle. Des notions analogues se retrouvent dans la théorie des équations différentielles.

IRRÉGULIER. EnDroit, on A^^We successeurs irréguliers les enfants naturels, le conjoint survivant et l'État. Ils diffèrent des héritiers légitimes ou successeurs réguliers en ce qu'ils n'ont pas la saisùjc ( Foy. ce mot] (G. civ., art. 724).

IRRIGATEUR [d'iivigation], appareil propre à l'arrosemcnt des allées, des trottoirs, etc. — On donne aussi ce nom à un instrument employé pour lavements, injections, et qui remplace avantageusement les clysoirs, clysopompes. etc. Il fonctionne seul, par un mécanisme analogue à celui des lampes dites modérateur. Il a été inventé par Eguisicr et perfectionné par Charrière.

IRRIGATION (du lat. irrigatio], arrosement artificiel des terres, non à bras, mais à l'aide de constructions et de travaux convenables faits pour amener l'eau sur une grande ctendue de terrain. — Elle est surtout nécessaire dans les pays chauds, secs, où les arbres et les prairies sont rares, <lans le midi de la France, en Espagne (où l'on cite surtout la plaine de Valence irriguée depuis longtemps par sept dérivations du Xucar), en Italie, en Algérie, etc. Dans «es pays on l'applique même à la moyenne culture et aux jardms. — L'irrigation s'opère de plusieurs façons : ou l'on lire parti des débordements des rivières dans la saison pluvieuse pour amender la terre (c'est ainsi qu'on féconde «auvent des prairies), et l'irrigation a lieu alors par inondation ; ou 1 on conduit les eaux par des travaux d'art, et ■on les répand à temps sur la terre, et c'est alors par l'nfiltration. Tantôt on élève l'eau par des béliers hydrauliques, des pompes, des norias, etc., qu'un cours d'eau met en mouvement; tantôt, si l'eau n'a pas assez de force, on se sert de machines à vent, ou l'on a recours à la force des animaux, etc. Le sol est arrondi en petits billons dont la végétation couvre le sommet et les deux pentes, ou bien il est creusé en plates-bandes légèrement concaves, ou «simplement coupé par d'étroites rigoles. — La qualité des

eaux est un élément fort important des irrigations. Les meilleures sont celles qui réunissent la pureté à la propriété dissolvante ; elles mettent, surtout sous rinflucncc de la chaleur, l'humus à la disposition des racines. Les eaux qui ont baigné des plaines fécondes et qui charrient du limon peuvent servir en même temps pourl'arrosement et comme engrais.

La loi du 29 avril 1845 a créé en faveur de l'irrigation une servitude consistant en ce qu'un propriétaire peut faire passer par les fonds qui le séparent d'un cours d eau l'eau

au'il prend à ce dermer pour arroser ses propriétés; celle u 1 1 juillet 1 847 l'autorise à appuyer sur la propriété du riverain opposé les ouvTages d'art nécessaires à sa prise d'eau.

I R R I NT2I N AS , sorte de cri guerrier , encore en usage dans le pays basque, et qui parait remonter â la plus haute antiquité.

IRRITABILITÉ (du lat. irritabilitas). Ce terme a été introduit en 1677 dans la science physiologique par l'anatomiste anglab Glisson pour désigner la faculté que possèdent tous les éléments organiques d'entrer en mouvement, en fonction, sous certaines mfluences. L'irritabihté n'est pas une propriété spéciale d'un tissu particulier, c'est une exaltation ou un affaissement dans l'activité vitale de tous les éléments organisés, de quelque manière que se traduise cette activité; c'est la tonicité àe ?>iaiA, la contraitilité de Blumenbach, l'élasticité de Haller, le mouvement à progrès non visible de Barthez; c'est enfin ce que plusieurs médecins philosophes ont appelé force vitale. — Quant à l'irritabilité musculaire die Haller, c'est un cas particulier de l'irritabilité générale. Haller définit les parties irritables < celles qui se raccourcissent quand quelque corps étranger vient à les toucher > . Cette propriété, propre au tissu musculaire, s'appelle aujourd'hui contractilité {Voy. ce mot). Voy. aussi élasticité.

IRRITANTS, se dit, en Médecine,de tous lesagentsqui déterminent dans le corps humain de l'irritation.Yoy. ci-i^rès.

IRRITATION (du lat. irrilalio). En Physiologie et en Médecine, ce mot désigne en général l'excès ou l'aberration dans la fonction d'un élément organique [Voy. orgasme). Dans un sens plus restreint, l'irritation est, selon \ Broussais, une modification dans l'état d'un organe caracj térisée par un afflux de limiides d'où résultent des trou- I blés de la circulation, puis chaleur, douleur et gonflement : c'est le premier degré de l'inflammation [Voy. ce mot). I L'irritation dépend autant de la nature de l'oi^ane que de j la nature de l'excitant; en sorte qu'une substance qui : n'est a^' excitante pour tel individu ou tel organe est irritante chez un autre individu et pour un autre organe. — En Allemagne, les mots in-itation nutritive, irritation formatrice ou plastique, désignent la cause de l'hypertrophie ou de la multiplication des éléments anatomiques.

ISABELLE, se dit de la couleur du poil de certains animaux, et particulièrement du cheval, lorsqu'il est d'un jaune noisette plus ou moins clair; les crins de la queue, de l'extrémité des membres et de la crinière doivent être noirs. Il y a aussi des chattes, des lièvres, des lapins isabelles. On explique ainsi le nom de cette couleur : la priacesse Isabelle d'Autriche, fille de Philippe II, assiégeant la ville d'Ostende, avait juré de ne pas changer de hnge avant que la place fût prise; le siège ayant duré 5 ans (1601-04), son linge prit la teinte dite aujourd'hui isabelle. On conte la même nistoire d'Isabelle de Castillc au siège de Grenade.

On donne encore ce nom : l'a une coquille du genre Porcelaine ; 2» à im Squale de l'océan Pacifique ; 3° à une Demoiselle du genre Agrion, etc.

ISABELLE, 210" petite planète, trouvée le 12 nov. 1879 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.

ISAGOGE (du gr. zlzarfijiffi), mot employé par les érudits comme sj-nonyme d introduction et quelquefois à' interprétation et de commentaire.

ISARIA, nom donné à des Champignons inférieurs formés de filaments agrégés en houppes sporifères : plusieurs d'entre eux vivent en parasites sur des animaux et v causent des maladies ; telle est la muscardine des vers a soie. Récenunent on a tenté de détruire les larves de hannetons [vers blancs) en leur inoculant une maladie mortelle causée par 1'/. densa.

ISARD, nom du Chamois dans les PjTenées.

ISATINE (d'tsa/{«, pastel), indigotine oxydée. Voy. m

DlGOTIXE.

ISATIS (du gr. Tffx-ctî), nom latin botanique du genre Pastel. Voy. ce mot.

ISATIS, ou Renard bleu. Voy. re.nabd.

ISCHELITE

FSOrODES

ISCHELITE, rar. de Polyhalile d'Ischcl (Autriche). Voy.

POLYIIALITE.

ISCHION (du gr. toj^tov), nom donné, en Ânatomic, à la partie inférieure et postérieure des trois pièces qui composent le bassin chez le fœtus et l'enfant. Il se soude chez l'adulte avec Yilion et le pubis. — Ischi..., ischio... entrent dans la composition d'un grand nombre de mots pour désigner des organes ou des alfections fj^ui se rapportent à l'ischion ou à la hanche : ischiatique, txchiagre ou sciatique, ischio- fémoral, ischio-périnéal, etc.

ISCHURIE (du gr. loj^oupîa), rétention d'urine presque complète. Voy. rétention.

iSÉRINE, var. d'iLMÉNiTE.

ISIS, 42» petite planète, trouvée le 23 mai 1856 par Pogson, à l'observatoire Radclifl'e, à Oxford. Voy. planètes,

ISLAMISME (de l'arabe islam, soumission), la religion de Maliomel. Voy. maiiomet au Dict. d'Hisl. et de Géogr.

ISMÈNE, 190° petite planète, trouvée le 22 sept. 1878 par C. H. F. Peters, à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.

ISO..., préfixe qui indimie, en Chimie, qu'une substance est isomère d'une autre aont le nom suit ce préfixe. Par ex., l'acide isocyanique est isomère de l'acide cyanique.

Voy. ISOMÉRIE.

ISOBAROMÉTRIQUES (lignes), du gr. îao?, égal, et de baroinctrc; courbes passant par les lieux où l'amplitude moyenne des variations barométriques est la même. Ces lignes sont irrégulières ; mais elles s'écartent peu des parallèles géograpliiques.

ISOCARDE, Isocardia, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconciues intégropalléales, famille des Cardidées : coquille ovale, renflée, subcordiforme, à crochets saillants et recourbés en spirale ; deux attaches musculaires à chaque valve; ligament externe; dents de la charnière au nombre de deux cardinales et deux latérales comprimées, la plus grande s'enfonçant sous le crochet. On trouve des espèces fossiles depuis l'étage carbonifère; il en existe de vivantes dans toutes les mers.

ISOCÈLE. Voy. isoscÈLE.

ISOCHI MÈNES et isothères (du gr. tao;, égal, et de yît]jLwv, hiver, et Srépoî, été), courbes passant par tous les points de la terre qui ont la même température moyenne en hiver [lignes isochimènes] et en été (lignes isothères]. Ces courbes sont loin de coïncider avec les parallèles. Dans l'ouest de l'Europe elles s'approchent de l'équateur, et dans l'est elles s'éloignent vers le pôle.

ISOCHRONE (du gr. ïuoî, égal, et /pôvoç, temps), épifhète donnée, en Mécanique et en Physique, aux phénomènes qui se ))roduisent dans des temps égaux ; les vibrations d'un pendule sont isochrones losqu'elles ont peu d'amplitude.

ISOCHRONISME, C'est la propriété des phénomènes isochrones.

ISOCLINAL (du gr. îjo;, égal, et x>i':vw, j'incline). En Géologie, pli isoclinal. Voy. plissements.

ISOCLINES, isoGONiQnES (du gr. îuoî, égal, et de yù,iwr\, inclinaison, et ywvo;, angle), lignes passant par les lieux OÙ l'inclinaison et la déclinaison de l aiguille aimantée est la même.

ISODULCITE, substance isomère de la mannile [Voy. ce mot), douée de propriétés semblables. Elle résulte du dédoublement du quercitrin et se trouve dans un assez grand nombre de plantes [Quercus tincloria, Sophora japonica, Ruta graveolens, etc.).

ISODYNAMIQUES (du gr. taoî, égal, et Sûvaji-.î, force), lignes passant par les lieux où l'intensité magnétique est la même ; elles se rapprochent des lignes isothermes [ Voy. ce mot). — On a cionné aussi ce nom à des lignes dont on fait usage dans la Thermodynamique : elles représentent les changements de volume et de pression que subit l'unité de poids d'un corps, lorsque le corps émet ou absorbe une quantité de chaleur équivalente au travail extérieur dépensé ou produit.

ISOÈTES, genre de Cryptogames vasculaires de la famille des Lycopodiacées, à bulbe et à feuilles engainantes. Les niicrosporanges et les macrosporanges sont plongés dans la partie inférieure renflée de la feuille.

ISOGAMIE, terme de Botanique. Il y a isogamie quand les deux éléments sexuels qui se combinent pour former lœuf sont identiques (ex. : Spirogyre, Mucor, etc.).

ISOGONIQUES. Voy. isoclines.

ISOGRAPHIE (du gr. îaoî, égal, et ypâcso), écrire), se dit de la reproduction des lettres manuscrites et autres

écritures, ainsi que ."de" tout recueil de fac-similé.s On » publié sous le titre d'Isographie des hommes célèbre» (Paris, 1827-34) une riche collection de fac-similés, de lettres autographes et de signatures, dont les originaux se trouvent dans les bibliothèques publi(pies et dans les collections particulières.

ISOLANT (corps), syn. de mauvais conducteur : corpsdans lequel l'électricité se propage difficilement, qui peut dès lors s'électriser directement par frottement, et empêche, quand on l'emploie comme support, les corpsconducteurs de perdre leur électricité; le verre, I» résine, la soie, le soufre sont des isolants {Voy. idioélectrique).

ISOLDE, 211" petite planète, trouvée le 10 déc. 1879 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.

ISOLEMENT, mesure préventive qui répond à l'une des dispositions de la loi du 21 juillet 1881, en vertu de laquelle tout animal atteint ou suspect d'être atteint d'une maladie contagieuse doit être immédiatement isolé et séquestré, pour éviter la propagation de la maladie.

ISOLOIR [d'isoler], support isolant employé dans lescxpériences d'électricité. Les meilleurs isoloirs sont dessupports en paraffine.

ISOMÉRIE (du ^. ïaoî, égal, et [xéoci;, partie), se dit,en Chimie, du phénomène que présentent certaines substances qui renferment les mêmes éléments combinés dans les mêmes proportions relatives, et qui ont néanmoins des propriétés dilTérentes. On distingue diverses classes de corps isomères : 1° les isomères prop. dits, qui, tout en ayant une même composition centésimale, n'ont aucunrapport entre eux : tels sont le glucose, l'acide acétique et l'acide lactique qui peuvent être représentés par la formule Cll'O; tels sont aussi l'aldéhyde et l'oxyde d'éthylène; 2» les ?nétamères, corps de même fonction où une partiede la molécule regagne ce qui manque dans l'autre : tels sont le formiate d'éthyle et l'acétate de méthyle ; 3° les polymères, corps jouant le même rôle, mais qui sont desmultiples ou des sous-multiples les uns des autres : tels sont le tércbenthène [C«oil»6] et le colophène [C^oiP*]. — L'allotropie (du gr. à>iAoî, autre, et "cpi^-no;, manière' d'être) est une sorte d'isomérie des corps simples : le carbone qui peut être soit du carbone amorphe, soit du graphite, soit du diamant; le phosphore qui se présente sous deux formes distinctes, phosphore ordinaire et phosphore rouge, sont des exemples d'allotropie. — Voy. polymorphisme

ISOMORPHISME (du gr. tjoç, égal, et p-oaç-^i, forme), propriété que possèdent certaines substances de cristalliser sous des formes à peu près identiqiies, et de pouvoir en cristallisant se mêler dans toutes les proportions. L'alun de chrome est isomorphe de l'alun potassique, le carbonate de chaux rhoraijoédrique est isomorphe de la dolomie et du carbonate de fer, etc. L'isomorphisme correspond toujours à une grande analogie de composition chimique et a servi à Beudant pour créer, le premier, dans la classification des minéraux, des familles naturelles i^Voy. minéraux). Les corps isomorphes dont la Formule chimique est connue, présentant des formules analogues, on a pu légitimement, dans bien des cas, conclure de l'analogie de formes à l'analogie de formule, quand cette dernière était inconnue. — L'isomorphisme a été découvert et nettement caractérisé par Mitscherlich.

ISON (du gr. ÎTOî). Dans le Plain-Chant, le chant en ison est une psalmodie qui roule sur deux notes.

ISONANDRA, nom latin Iwtanique de l'arbre qui fournit la Gutta-Percha. Voy. ce mot et sapotacées.

ISOPÉRIMÈTRES (au gr. taoç, égal, et de périmètre), se dit, en Géométrie, des figures qui ont le même contour ou le même périmètre. De toutes les figures planes isopérimètres, celle qui a la plus grande surface est le cercle. Cette proposition, démontrée d'une façon élémentaire par Bernoulli, est un exemple des questions que le calcul des variations permet de traiter d'une façon systématique. Elle a été établie en toute rigueur par Steiner ; la proposition analogue pour la sphère a été démontrée par M. Schwarz. — En Géométrie élémentaire, on appelle méthode des isopérimètres un procédé qui permet d'obtenir le nombre ir avec une approximation indéfinie : il consiste à considérer des polygones réguliers isopérimètres dont les nombres de côtés vont en doublant.

ISOPODES (du gr. îaoî, égal, et itoû;, iroSô;, pied), ordre de Crustacés édriophtalmaires, dont le corps est

ISOPRÈNE

ITALIEN

aplati et les pattes thoraciques au nombre de 7 paires. L abiiomen porto aussi des sortes de pattes qui servent seulement à la respiration. Des lamelles, placées à la base des pattes thoraciques des femelles, leur permettent d'emporter leurs petits sous leur corps. — Ces animaux, très nombreux, étaient autrefois divisés en marcheurs, nageurs et sédentaires ou parasites des poissons ou des crustacés supérieurs. Leurs principaux genres sont : les Cloportes, dont quelques espèces sont marines, d'autres terrestres; les Aselles, qui sont fluviatiles ; les Cymothoës, oui ont les pattes construites comme une ancre de navire ; les Bopyrcs. parasites auxquels est due cette espèce de tumeur que l'on voit assez souvent au flanc des crevettes servies sur nos tables, et que bien des gens croient être de petites soles.

ISOPRÈNE. carbure d'hydrogène dont la composition est identique à colle du valérylène, obtenu en distillant l'alcool amvlique. En faisant agir sur l'isoprène l'acide chlorhydrique, M. G. Bouchardat a obtenu trois composés : un volatil, un liquide plus léger que l'eau, et un produit fixe qui possède l'élasticité et tous les autres caractères du caoutchouc. Ce caoutchouc artificiel n'est jusqu'à présent qu'un produit de laboratoire.

ISOSCÈLE (du gr. taoî, égal, et oxéXoî, jambe), se dit, en Géométrie, d'un triangle qui a deux de ses côtés égaux. — Le triangle isoscèle peut être amené à co'incider avec lui-même par retournement ; c'est là la source de ses diverses propriétés : égalité des angles à la base, etc.

ISOTHÈRES. l'oy. isochimènes.

ISOTHERMES (du gr. tsoî, et SrsoiAÔ;, chaud). On appelle lignes isothermes des lignes iaéales menées par les lieux où la température moyenne est la même. La lati lude et la hauteur au-dessus du niveau de la mer sont les deux causes générales qui déterminent la température movenne d'un point de la terre; mais l'influence de ces causes est modifiée par une foule d'influences accidentelles ou locales, telles que la distance à la mer, la présence des montagnes, la nature du sol, sa culture et son inclinaison, la direction des vents, etc. Aussi les lignes isothermes ne coïncident-elles pas en général avec les parallèles de latitude. On doit à llumboldt des études intéressantes sur la forme des lignes isothermes du globe, notamment en Amérique.

En Thermodynamique, on appelle lignes isothermes des lignes qui représentent les cliangements de voltune et de pression que subit l'unité de poids d'un corps, lorsque la température reste constante.

ISOTROPIE (du gr. l'ao;, égal, et xpÉrsiv, tourner). Un milieu est dit isot?-ope, quand il présente les mêmes propriétés optiques dans toutes les directions ; ainsi la vitesse de propagation de la lumière y sera la même dans tous les sens. Un mili<'u non isotrope est dit anisotrope.

ISPIDA, nom latin scientifique du martix-pêcheur.

ISRAÉLITES. Voy. juifs.

ISSANT, t. de Blason (part. prés, du verbe issir, sortir), attribut héraldique des animaux dont on ne voit que le haut du corps et qui semblent issir de l'une des pièces de l'écu. Quand les animaux sont adossés, ils sont contre-issant.

ISSUES. En Meunerie, on appelle ainsi le résidu des moutures successives que l'on fait subir au blé pour en obtenir la farine. Les issues n'entrent point dans la panification; elles comprennent les remoulages, les recoupetles, les sons [petits, moyens et gros).

En Boucherie, on désigne sous le nom d'issues toutes les parties des animaux abattus qui sont livrées à l'industrie, et non à la consommation directe : peau, crins, onglons, suif, viscères, etc. Chez les animaux gras, le poids total des issues atteint au moins le tiers du poids de l'animal vivant; chez les animaux maigres, il atteint la moitié.

ISTESSO TEIWPO (l') ou lo stesso tempo, locution italienne signifiant « même mouvement », employée dans les changements de rythme ou de mesure pour indiquer que le mouvement reste le même quoique la valeur des notes change ou soit l'inverse.

ISTHME (du gr. loOp-oç), langue de terre qui sépare deux mers et joint deux terres. Le percement des isthmes pour ouvrir de nouvelles communications au commerce est une des grandes préoccupations de notre époque. Les anciens avaient essayé de percer l'isthme de Corintne. Nous avons opéré le percement de l'isthme de Suez (1869). On a commencé celui de l'isthme de Panama, et le canal qui permet de traverser l'isthme de Corinthe vient d'être achevé.

En Anatomie, on appelle : isthme du gosier le détroi qui sépare la bouche du pharynx; il est formé en haut par le voile du palais et la luette, sur les côtés par les piliers du voile du palais et les glandes amygdales, en bas par la base de la langue ; isthme de Vieussens, un relief de fibres musculaires qui règne autour de la fosse ovale de la cloison des oreillettes du cœur ; isthme de l'encéphale, les parties de l'encéphale dont l'ensemble constitue ce qu'on nonuneordiiiairem' moelle allongée. [Voy . ce mot.)

ISTIOPHORUS [porte-voile], poisson. Voy. voilier.

ISTIURE (du gr. iffxîov voile, et oùpà, queue) , /«iiwru», genre de Reptiles, de l ordre des Sauriens, famille des Agames, ainsi nommés à cause de la crête tranchante et élevée qui surmonte une partie de leur queue et forme comme une espèce de voile.

■STRIA, 185« petite planète, trouvée le 8 févr. 1878 par Palisa, à Pola. Voy. pla.nètes.

ITACISME. Voy. iotacisme.

ITACOLUMITE, roche micacée métamorphique du Brésil, qui passe au grès par une série de variétés intermédiaires, et constitue souvent des plaques flexibles. Elle renferme de l'or natif et l'on a pensé autrefois que c'était le gisement originaire du diamant.

ITAGUE ou ÉTAGUE (du b.-breton itak], se dit, en Marine, d'un cordage attaché à un fardeau et raidi à l'aide d'un palan, pour hisser ce fardeau à une hauteur déterminée.

ITALIEN (art). L'art italien est l'héritier direct de l'art romain, dont il avait les monuments pour modèles, et de l'art grec, dont il connut les procédés, soit par les relations de Venise et de Gènes avec Constantinople, soit par les artistes byzantins fuyant devant les persécutions des iconoclastes. Il excella non seulement dans l'architecture, la sculpture, la peinture, mais encore dans tout ce qui 'sy rattache, orfèvrerie, émaillerie. glyptique, gravure, miniature, mosaïque, marqueterie (de meubles), tapisserie, céramique, verrei'ie [Voy. ces mots), secondé d'ailleurs par le goiit des républiques, des princes et des papes, qui lui consacrèrent une partie des richesses acquises par l'industrie, le commerce, la banque et les impôts que la cour de Rome levait sur les bénéiices ecclésiastiques.

\j' Architecture italienne ne s'est pas brusquement séparée des traditions de l'antiquité latine. C'est sur le plan des basiliques païennes, dont on transforma la cour intérieure en nef couverte, que furent élevées les premières basiliques chrétiennes, souvent même avec des débris d'anciens temples (chapiteaux, colonnes, etc.). A Rome : St-Paul (iv= siècle), Ste-Marie-Majeure (iv° siècle), Ste-Sabine (V siècle), St-Laurent hors les murs (vi' siècle), Ste-Agnès (vii° siècle], St-Martin (ix" siècle). — AViterbe : St-Laurent (xii' siècle?). — A Ravenne : Ste-Apollinaire (vi" siècle). — A côté des basiliques à plan longitudinal, on construisit des églises circulaires. A Rome : St-Etienne-le- Rond (v" siècle). — A Ravenne : St-Yital (v« et vi' siècles).

— A Milan : St-Laurent (iv« siècle). On éleva des baptistères et des mausolées à dôme central. A Rome : baptistère de St-Jean de Latran (v siècle). — A Ravenne : baptistère des orthodoxes, mausolées de Théodoric (vi» siècle), de Galla Placidia (v siècle). Enfm dès le vin« siècle, des campaniles se dressèrent à côté des basiliques.

Au xi' siècle le type des constructions religieuses se transforme (cathédrale de Fiésole, 1028). Le nouveau style atteint son apogée vers le milieu du siècle avec la cathédrale de Pise, 1063 (murs extérieurs revêtus de marbre blanc et noir — façade à plusieurs colonnades étagées — à l'intérieur cinq nefs reposant sur des colonnes antiques — au lieu des murs supérieurs décorés de mosaïques, une galerie de piliers et d'arcs — transept à trois nefs — coupole ovale à la croisée du transept — mosaïque réservée à l'ornementation des absides), — Baptistère de la cathédrale

— Tour penchée. — A Florence. San Miniato, San Giovanni (aujourd'hui le Baptistère). — A Venise, St-Marc, XI" siècle (influence byzantine dans ses cinq coupoles, dans ses riches revêtements extérieurs et intérieurs de matériaux précieux et de mosaïques), — L'influence du Nord, qui, pénétrant en Lombardie au xn» siècle, y forme un Roman particulier, le « style lombard » (St-Ambroise à Milan, — cathédrale de Modene — façade de San-Zeno à Vérone), produit en Sicile, sous la domination normande, une architecture somptueuse et de caractère un peu hybride (à Palerme, l'église de la Mailorana, — à Monreale. la catliédralc, fin xii« siècle).

ITALIEN

ITALIEN

L'architecture gothique, introduite en Italie, dès la fin du XII* siccle, s'y répandit rapidement sous l'influence des Cisterciens français (église de Fossanova, H87 — abbayes de S. Galgano et de Chiaravalle),des Franciscains (St-Anciré-de- Verceil) et des princes de la maison d'Anjou (église de St- Laurent à Naples, de Lucera). Mais en dehors de ces monuments de style français les formes de l'art gothique en Italie furent adaptées aux principes de l'architecture méridionale (façades à revêtements de marbre — tours séparées de l'église — fenêtres très réduites — nef centrale peu exhaussée et souvent plafonnée — arcs-boutants très simplifiés], comme on le voit à St-P'rançois à Assise {\" moitic xiii" siècle), à Stc-Marie-Nouvelle à Florence (1278), à la cathédrale de Sienne, à la cathédrale d'Orvieto, à Ste-Trinité, à Florence (par Nicolas Pisano), au campanile de la cathédrale de Florence (par Giotto, 1334),à SantoCroce et à Ste-Marie-des-Flcurs à Florence (par Arnolfo di Cambio), au Campo Santo de Pise (Jean Pisano), à Or San Michèle à Florence, par Taddeo Gaddi et Orcagna, l'auteur de la Loggia dei Lanzi, à Ste-Maria sopra Minerva à Rome, à St-Antoine de Padoue. — En 1386 commence à s'élever la colossale cathédrale • de Milan, tentative malheureuse pour riTaliser avec l'architecture du Nord. • La Sculpture italienne se releva de la profonde décadence où elle était tombée aux premiers temps du christianisme, mais plus lentement que l'architecture (du ii" au Ti« siècle : deux statues du Bon Pasteur, la fameuse effigie de St Pierre à Rome — de nombreux sarcophages de forme antique, à compositions uniques, juxtaposées ou encadrées, ornés de motifs païens, au musée de Latran, au Campo Santo de Pise, dans la crypte de St-Pierre, à Ravenne).

Ce n'est qu'au xn' siècle, sur les façades des cathédrales de Modène, de Ferrare, de Parme, de San Zeno à Vérone, sur les fonts de St-Jean à Vérone, et le portail central de St-Marc, à Venise, qu'apparaissent les premiers essais d'un art original qui vient s épanouir au xiii" siècle avec l'école des Pisano. Sous l'influence des monuments antiques de la décadence, dont il copia parfois des figures, Nicolas Pisano (1206-1280) sculpta la chaire du baptistère de Pise (1260], le monument de St Dominique à Bologne et la chaire de la cathédrale de Sienne, avec l'aide de ses élèves Arnolfo di Cambio, fra Gugliemo et Giovanni Pisano, son fils. Celui-ci, s'attachant davantage à rendre le mouvement et la passion, suivit avec moins de scrupule que son père les formes antiques (chaires de St-André à Pistoie, de la cathédrale de Pise, tombeau de Benoît XI à Pérouse). — Mais c'est à Florence que la sculpture italienne s'assouplit et s'affine, avec André Pisano, l'auteur des nobles et gracieuses figures de la porte de San Giovanni, avec son fils Nino, à qui l'on peut attribuer la décoration de l'un des montants de la cathédrale d'Orvieto et une nombreuse série de madones en bois, enfin avec Orcagna (tabernacle d'Or San Michèle, 1359). — La sculpture vénitienne, en retard sur l'art toscan et sur l'art ombrien, ne prend son développement qu'à la fin du xiv» siècle avec les frères Jacobello et Perpaolo Masseigne (autel de St-François à Bologne — figures de la balustrade de Si-Marc, tombeau de Simon Dandolo, à Venise).

La Peinture italienne, dont les premiers monuments sont les décorations murales des catacombes, où se reproduisent les motifs d'ornementation et souvent même les types de l'antiouité païenne (crypte de St-Janvier, cimetières de St-Calliste, de Ste-Domitille, de Ste-Priscille, à Rome), s'enferme à partir du vi' siècle dans la rigide formule byzantine.

Ce n est qu'au xrr siècle qu'apparaissent dans les mosaïques ( Voy. ce mot) quelques tentatives de naturalisme qui s accentuent au xiii' siècle avec Cimabue (Florence, 1240- 13...? — madones du Louvre, de l'Académie de Florence et de Ste-Marie-Nouvelle, celle-ci portée en triomphe par le peuple) et Duccio, à Sienne, qui, dans les compartiments de son vaste tableau d'autel (Sienne), sut vivifier et amplifier la vieille tradition byzantine. — Mais c'est dans l'art de la fresque et des grandes compositions murales qu'excellèrent les artistes du xiv» siècle. Giotto (né en 1276 près de Florence), élève de Cimabue, peignit avec une noblesse incomparable dans l'expression du sentiment religieux et de la pensée chrétienne les fresques d'Assise (vie de St François), de la chapelle de l'Arena à Padoue (vie de la Vierge et du Christ) et de Santa-Croce à Florence (vies de St Jean-Baptiste, de St Jean l'évangéliste et de St François). — Taddeo Gaddi, le plus célèbre de ses élèves (scènes de la

vie de la Vierge à Santa-Croce), Agnolo Gaddi, fils de Taddeo (histoire de la Ste-Croix à Santa-Croce), Giottino, Orcaj^na (le Paradis et l'Enfer à Santa-Croce), enfin Spinello Spinclli (vie de St Benoît à San-Miniato ; légendes de St Potin et de Sle Ephèse à Pise] continuèrent la tradition de Giotto avec moins de grandeur et de maîtrise, mais avec des recherches nouvelles de coloris, de mouvement dans la composition et d'individualité dans les types.

L'école siennoise, à côté des délicates et élégantes peintures de Simone Martini (décoration du palais public de Sienne — scènes de la vie de St Martin à Assise — Annonciation aux Offices à Florence), des magnifiques allégories d'Ambrogio Lorenzetti au palais public de Sienne (le Bon et le Mauvais Gouvernement) et cle la fresque de son frère Pietro au Campo Santo de Pise (vie des pères dans le désert], peut sans doute revendiquer aussi l'étonnante série du Triomphe de la Mort et du Jugement dernier (Pise, Campo Santo) autrefois attribuée à Orcagna. — D'inspiration plus florentine sont les fresques de la chapelle des Espagnols à Ste-Marie-Nouvelle, Florence (l'Eglise militante et l'Eglise triomphante, le Crucifiement, Triomphe de St Thomas d'Aquin). — A la fin du xiv siècle, Taddeo di Bartolo cherche à donner à ses figures plus de vie et plus d'énergie dans le mouvement (cathédrale et palais public de Sienne) et continue les traditions de l'école siennoise dans le premier quart du xv« siècle. Pour le xv" siècle et les siècles suivants, voy. renaissance et moderne (art).

Consulter : Burckhardt, Der Cicérone ; Rio, De l art chrétien; Dohme, Janitscheck et Richter, Kunst und Kûnsller des Mittelalters und der Neuzeit; Gebharl, les Origines de la Renaissance; Peraté, l'Archéologie chrétienne; Milanesi, Documenti per la storia delV arte Senese; Schulz, Denkmâler der Kunst des Mittelalters in Unter-Italien; Marzo, Délie belle arte in Sicilia; Ricci, Storia delV architettura in Italia; Melani, Architettura Italiana; Famin et Grandjean, Architecture toscane; Paravicini , Architecture, lombarde; Selvatico, Sulla architettura e sulla scultura in Venezia ; Ruskin, Stones of Venice; Rohault de Fleury, Monuments de Pise au moyen âge ; Enlart, Origines françaises de l'architecture gothique en Italie; Perkins, Tuscan Scnlptors, — Italian Seulptors, — Historical handbook of Italian Sculpture; Cicognara, Storia délia Scultura; Raymond, la Sculpture florentine [Gazette des Beaux- Arts, 1893-94) ; DoTabert, Ueber den Styl Niccolo Pisano's; Lanzi, Storia pittorica delV Italia; Vasari, le Vile de pittori, etc. ; Wysevva, les Grands Peintres de l Italie ; Blanc, Histoire des peintres ; Lafenestre, la Peinture italienne, Florence; Mantz, Chefs-d'œuvre de la peinture italienne; Woltmann et Woerman, Geschichte der Malerei; Lûbke, Geschichte der Italienischen Malerei; Crowe et Cavalcaselle, A New Ilistory of Paiitting in Italy ; A New History of painting in Norlh Italy; Layard , Handbook of Painting. The Italian Schools; Lasinio, Affreschi celebri del 14 e 15 secolo, — Pitture a fresco del Campo Santo di Pisa; Ruskin, Giotto and his work in Padua; Mûntz, Histoire de l'art pendant la Renaissance.

Comme les autres arts, la Musique trouva en Italie un sol merveilleusement propre à une rapide efflorescence. En dépit de tentatives antérieures, rappelons ici le nom de Gui d'Arezzo qui, dit-on, inventa la gamme et introduisit dans la notation l'usage des clefs. — Ce n'est guère en réalité qu'au xvi" siècle, sous l'influence et à l'école des maîtres iranco-belges, que commence l'histoire de la musique en Italie ; mais du premier coup elle s'élève à des hauteurs qu'elle ne dépassera pas par la suite; avec Palestrina (1529-1594) et à sa suite, toute une pléiade d'artistes, à la tête desquels il faut citer Nanini, dont les œuvres purement vocales, messes, madrigaux et canzones, sont peut-être ce qui a été écrit de plus sublime dans le genre. De la fusion de la musique vocale avec la musique instrumentale qui s'était rapidement développée, auxquelles vint se joindre un nouvel élément, le récitatif, devait résulter un art entièrement neuf, l'opéra, auquel restent attachés les noms de Vincent Galilei, Caccini et Monteverde, le créateur de la basse continue et, on peut dire, de la tonalité moderne. En même temps, grâce au concours des Amiati et des Stradivari, les célèbres luthiers, se forme la grande école italienne de violon de Corelli (1653- 1713) et de ses élèves, que vont continuer les Tarlin;, les Pugnani, les Violti, etc. Pendant le xvu» siècle, l'opéra

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