‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 84 sur 1729 · ANTISPASMODIQUES · texte numérisé non relu

ANTISPASMODIQUES

liirc pour saupoudror les plaies, ou sous forme d'huile, de pommade, de vaseline iodoformce.

lodure jneicitrique.lA solution aqueuse saturée en renferme 0•■^0o par litre ; elle sert dans la thérapeutique oculaire et la gynécologie.

Laitiqiie [acideK A l'extérieur, pour la cicatrisation de certaines plaies. Usage interne de 2^^ à 4f par jour contre la diarriiée verte des enfants.

Naphtaline. Pour l'usage externe, en solution dans l'eau r.lcoolisée, 50«" pour 100. Sert plutôt en nature pourchasser les insectes des collections et des vêtements.

Maphtol a et Naphtol ê. Le second est administré lorsqu'il n'y a pas de spécification faite par le médecin. Pour l'usage externe, on l'emploie sous forme de pommade à 5f à lO»' pour 100, ou de solution à 5^' pour 100 dans l'eau alcoolisée au 1/5. Pour l'usage interne, on l'administre à la dose de 2 grammes environ par jour en plusieurs fois. Le naphtol a serait plus antiseptique et moins toxique que l'autre.

Permanganate de potasse. La solution aqueuse à 1 ou 2 pour 1000 est cmplovée pour injections et lavages de plaies fétides.

Phénol. Solutions aqueuses à lOf', 25e'' ou 50«' par litre : on favorise sa dissolution jjar l'alcool ou la glycérine. Huile phéniquéc â h' pour 100. Solutions faibles pour le lavage des plaies ou les panscmento fixes, solutions fortes pour la désinfection.

Salie y lia ne [acide\ A l'intérieur, dose maxima If à 4*' par 24 lieures. A l'extérieur, en solution à 0'%5 à i^' pour 100 dans l'eau alcoolisée.

Salol (siilicylate de phényle). Comme antiseptique interne : administré à la dose de 1^ à G*"^ par jour en ëmulsion dans une potion, ou par cachets de 0«%20 chaque.

Sulfate de cuivre. Solution aqueuse de Q*',^ à l'^'pour 100. gynécologie et lotions diverses.

Sulfate de zinc. Solution aqueuse à 0«%5 à 2 pour 100, injections vaginales et uréthrales; antiseptique faible.

Tannin. Solution dans l'eau ou la glycérine, U' à 5^ pour 100. Antiseptique faible.

Thymol. A l'extérieur en solutions hydro-alcooliques; mémos doses et mêmes usages que le phénol.

ANTISPASMODIQUES, A.vTisPASTtQUES, remèdes propres à comltatlrc les spasmes et les perturbations nerveuses <livcrscs : tels sont les gommes-résines fétides, le musc, le casloréum, l'ammoniaque, le camphre, les plantes aromatiques (sauge, mélisse, menthe', les eaux distillées de fleurs de tilleul et d'oranger, les préparations éthérées, l'opium, le bromure de potassium, le chloral. etc. Il faut ap|)orter de la réserve dans l'emploi des antispasmodiques <;{ ne pas confondre les spasmes purement accidentels avec les maladies spasmodiqueb. Voy. spas.me.

ANTISTaOPHE (du gr. ivTiaToosfj. retour", contre-partie <le la strophe dans la poésie lyrique des Grecs. On la nommait ainsi parce que, primitivement, le chœur diantait les •odes sacrées en faisant le tour de l'autel, et qu'après avoir •chaulé la strophe en marchant dans un sens, le chœur chantait Vantistrophe en revenant sur ses pas. Quelques «ssais d'odes par strophes, antistrophes et épodes ont été faits du temps de Ronsard et surtout par lui-même. La poésie Ivrique française ne s'y est jamais habituée.

ANTISYPHILITIQUES. Ce sont les sudorifiques, le gaïac, la salsepareille et, par-dessus tout, les préparations iodurées •et le mercure.

ANTITHÈSE du gr. àvxîOEîiî, opposition), figure de style <\\\i onpose les pensées aux pensées, les mots aux mots. Ce vers de Corneille dans Cinna (II, 1) offre un bel exemple ■d'antithèse :

Et monté sur le faite, il aspire à descendre.

L'antithèse plaît infiniment par le contraste qu'elle présente à l'esprit ; mais il est facile d'en abuser. Victor Hugo, •qui aime ce procédé, en a montré tous les mérites et tous les dangers.

ANTŒCIENS fdu gr. àvTÎ, contre, et oîxîa, habitation), ^9 dit, en (jéographie, des peuples situés sous le même méridien, mais sous dos parallèles opposés, à égale distance lu-dessus et au-dessous de l'équateur. Toutes les heures lu jour et de la nuit sont les mêmes pour les antœciens; mais les saisons sont opposées, et quand les jours sont longs pour les uns, ils sont courts pour les autres, et réciproquement. Il ne faut pas les confondre avec les Anlisciens.

ANTOFLE ^du lat. anthophyllutn], nom commercial du fruit du GIROFLIER. Voy. ce mot.

Page 1