APATHIE
ANTON lE, 272» petite planète, trouvée le 4 février 1888 par Cliarlois à Nice. Voy. planètes.
ANTONOMASE (du gr. ivTOvojiajîa), figure de rhétorique dans laquelle on emploie le nom commun pour le nom propre ^le Sage, le hoi prophète, l'Apôtre, VOrateur romain, pour Salomon, David, St Paul, Cicéron", ou le nom propre pour le nom commun (un Créstis, un Achille, pour un riche, un brave) ;
Un Auguste aisément peut faire des Yirgiles.
ANUMBI, oiseau. Voy. fourxier.
ANURIE (du gr. à[v| priv. et oupov, urine), suppression de la sécrétion urinaire ou de la miction. On l'observe dans certaines néphrites, dans le ciioléra, etc., et aussi quand l'urèthre ou l'uretère sont obstrués par des calculs qui font obstacle au passage de l'urine.
ANUS (du lat. anus), orifice du rectum, s'ouvre et se ferme par l'action d'un muscle annulaire, le sphincter de l'anus. L'anus peut être le siège d'une foule de maladies, telles que rétrécissements, paralysie, fissures, fistules, tumeurs, hémorroïdes, etc. — On "appelle A. artificiel une ouverture pratiquée par l'art pour remédier à 1 imperforation ou défaut congénital de l'anus, ou bien celle qui se produit par perle de substance de l'intestin, résultant soit d'une plaie pénétrante de l'abdomen, soit d'une gangrène, à la suite d'une hernie étranglée. Dans ces deux eas, r.4. artificiel est le seul moyen de conserver la vie.
Chez la plupart des Animaux supérieurs, chez les Insectes, les Crustacés et même les Annélides, l'anus est, comme chez l'Homme, situé à la partie postérieure. Dans beaucoup de Mollusques et de Zoophytes, il est plus ou moins rapproché de la bouche ou se confond même avec elle.
ANXIÉTÉ. Voy. angoisse.
AORISTE (du gr. i priv. et ôpiaxô;, défini), un des temps passés des verlxîs grecs, exprime tantôt une action d'habitude, tantôt une action faite à une époque déterminée ; il est alors analogue à notre prétérit défini. Il répond aussi quelquefois au plus-que-parfait. C'est le temps historique par excellence. Los verbes grecs peuvent avoir deux aoristes, qu'on appelle 1" et 2°, et qui diffèrent par la forme plutôt que par le sens. Le? Allemands appellent le 1"' A- faible, le 2' .4. fort.
AORTE (du gr. iopT^,), Grande Artère,Vaisseau dorsal, principale artère du corps, destinée à porter le sang rouge dans tous les organes. Elle part du ventricule gauche du cœur, s'élève d'abord un peu au-dessus, et se recourbe ensuite [crosse de l'aorte'^ pour descendre jusqu'au bassin (.4. descendante, thoracique, abdominale). — L'aorte varie, selon les animaux, d'étendue, de forme et de disposition. Quelques animaux, comme la seiche, ont trois aortes.
L'aorte, cliez l'Homme, peut cire le siège de maladies graves : la plus commune est l'anévrismc. L'inflammation de l'aorte prend le nom d'aortite. A. Cooper et M. James ont tenté sans succès la ligature de l'aorte dans des cas d'anévrisme désespérés.
AORTIQUES (valvules). Ce sont trois petites valvules en forme do nids d'hirondelle, qui sont situées à l'orifice aortique du ventricule gauche : elles empêchent le sang de retomber de l'aorte dans le ventricule, quand il a été expulsé par la contraction de ce dernier.
AOÛT (du lat. augustus). Ce mois se nommait d'abord sextilis, parce qu'il était le 6' de l'année de Romulus, qui n'avait que 10 mois. Il devint le 8« de l'année de Numa, qui ajouta 2 mois à celle de Romulus ; mais il n'en conserva pas moins son nom primitif de sextilis jusqu'à Auguste : on lui donna le nom de cet empereur en mémoire des victoires qu'il avait remportées pendant ce mois, l'an 8 av. J.-C. Sa durée est de 31 jours. — Le mois d'août est, dans nos climats, cehii où mûrissent les blés et la plupart des fruits : de là l'expression aoûler ou s'aoûter, devenir mûr; aoûterons, ceux qui se louent pour travailler à la moisson.
APAGOGIE (du g. iravwyf,), démonstration indirecte. Voy. RÉnrcTiox a l'absurde.
APANAGE. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
APATÉLITE. sulfate de fer naturel, en rognons jaunes, dans l'argile plastique d'Auleuil et de Meudon.
APATHIE (du gr. àTràôeta). En langage courant, ce mot ne désigne que l'insensibilité, la mollesse. En langue philosophique, etc., il signifie exemption de passion. Les Stoïciens entendaient par ce mot l'anéantissement par la raison, insensibilité volontaire qui est le triomphe de la lil)erté et l'apanage du vrai sage. — Les Epicuriens et les Pyrrhoniens recommandaient également VapatAie (qu'ils
APATITE
APHYE
nommaic^nt aussi ataraxie, imperlurhaliilité), comme le souverain l>i('ii, comme le but «le la saf,'esse.
APATITE. minéral constitué par un lluocliloropliosphatc (le calcium [ôGa^ ;P0*)*4-Ca(Cl,Fl)*J en cristaux hexagonaux, colorés en violet ou en vert, limpiJes. ou d'un blanc de lait; se rencontre dans les terrains primitifs. Dans les terrains secondaires du Quercy et du Nassau, une apatite grossière est exploitée comme source de phosphates pour l'ag^ricullure.
APATiTEs en général. L'Apatite naturelle est le type d'une série de composés isomorphes où le calcium peut être remplacé par le plomb, le baryum, le strontium, le phosphore par l'arsenic et le vanadium, le chlore et le fluor par le nrome et l'iode. La pyromorphite et la mimetèse sont des apafites.
APEPSIE. Voy. dyspepsie.
APERCEPTION, mot créé par Leibniz, qui le définit en ces termes : « La perception, c'est l'état intérieur de la monade représentant les choses externes, et Vaperceplion est la conscience ou la connaissance réflexive de cet état intérieur, laquelle n'est pas donnée à toutes les âmes. »
APÉRÉA ou Cochon d Inde. Voy. codaïe.
APÉRITIFS (du lat. aperire, ouvrir), substances auxquelles l'ancienne médecine attribuait la propriété de rétablir la liberté dans les voies digestives, biliaires, urinaires, etc. Les cinq racines apéritives dont le mélange constitue les espèces apérilives ou diurétiques sont : lâche, l'asperge, le fenouil, le persil et le petit houx.
APÉTALES (du gr. à priv. et irÉTaXov, pétale), se dit, en Botanique, des fleurs dépourvues de pétales et, par conséquent, de corolles, comme les Lauriers et les Amarantes. Tournefort et de Jussieu ont fait entrer ce terme dans leurs classifications. C'est auj. une des grandes divisions des Dicotylédones. Voy. ce mol.
APHAKIE (du gr. à privatif et ?ax6;, lentille), terme de Médecine, désigne l'état des sujets privés du cristallin par suite de l'opération de la cataracte.
APHANÈSE, arséniate de cuivre hydraté naturel IGCuO . As*0^.3H*0] en cristaux monocliniques vert bleuâtre.
APHANIPTÈRES, sous-ordrc des Insectes diptères, renferme le seul genre Puce [Voy. ce mot).
APHANITE (du gr. àï!avf,î, invisible; parce que ses éléments sont difficiles à distinguer), nom donné par les anciens pétrographes à des roches compactes ou grenues, verdàtres ou noirâtres, de composition mal connue.
APHASIE (du gr. àçasta), nom donné, en Médecine, à la perte de la parole. Cette alfection ne doit cire confondue ni avec la mutité, ni avec Vaphonie ( Voy. ces mots), parce au'elle n'a point son siège dans la langue ni dans aucune (les parties de l'organe vocal [Voy. voix), mais dans les lobules antérieurs du cerveau (Bouillauii) et plus précisément dans la 3" circonvolution du lobe frontal gauche (Broca). L'aphasie présente plusieurs formes. Elle porte tantôt sur la parole seulement : le malade est inca-
Çable de traduire à l'extérieur ses idées par le langage, antôt le malade ne peut plus écrire, c'est ïagraphie. Enfin il peut être dans l'impossibilité de lire quoi que ce soit : les lettres ne sont plus pour lui qu'une série de traits sans signification, c'est la cécité verbale; ou bien le sujet peut lire, écrire et parler, mais il est dans l'impossibilité de comprendre les mots, qui ne sont plus pour lui que des bruits sans signification, cest la surdité verbale. — Ces quatre modalités de l'aphasie peuvent exister seules ou coexister. Elles dépendent de lésions cérébrales de siège variable, qui sont : pour l'aphasie, dans le tiers postérieur de la 3" circonvolution frontale grauche (Broca) ; pour l'agraphie, dans le ^lied de la 2° circonvolution frontale gauche; pour la surdite verbale, dans la 1" circonvolution temporale gauche, et pour la cécité verbale dans le voisinage du pli courbe.
APHELIE (du gr. dcp pour àm, marquant éloignement, et T,Xto;, soleil), point de l'orbite d'une planète où elle se trouve à sa plus grande distance du soleil. Il est l'opposé du périhélie. Voy. abside.
APHÉRÈSE (du gr. àfaîpsT.;), figure grammaticale par laquelle on retranche une syllabe ou une lettre au commencement d'un mot, à la différence de Vapocope, qui s'exerce sur la (în du mot : Las! j'ai tant souffert! pour Hélas! Lors, ouvrant l'œil, pour Alors: Lise pour Elise, etc.
APHÉRÈSE, minéral, syn. de libethésite.
APHIDIENS (du g.-typc Apkis, puceron), famille d'In-
sectes, de l'ordre des Hémiptères, section des Homoptères, Ces petits insectes, ordinairement mous, vivent sur les végétaux, dont ils pompent les sucs au moyen île leur trompe. Genres : Aphis (Puceron), Psylla, fhips, Phylloxéra, etc. — On nomme Aphidiaphages des Coléoptères trimères qui vivent de ces insectes : tels sont les Coccinelles et les Hémérohes. Voy. ces mots.
APHODIE (du gr. àtcpoSo;, selle), Aphodius, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes : ses nombreuses espèces ont les habitudes des Bousiers, c.-h-d. vivent dans les fientes et les excréments. L'A. fossor, VA. fimetarius. VA. conspurcatus se trouvent aux env. de Paris
APHONIE (du gr. à^wvfa), privation de la voix. L aphonie diffère de la mutité, dans laquelle des sons inarticulés peuvent être émis, et de Vextinction de voix, dans laquelle des sons articulés, mais extrêmement faibles, se font entendre. L'aphonie résulte soit de lésions affectant les organes vocaux, telles que l'inflammation de la muqueuse du larynx, l'angine gutturale, le croup, l'œdème de la glotte, la phtisie laryngée, les ulcères syphilitiques; soit de l'action subite du froid, des efforts qu exigent le chant ou la déclamation, dee cris, de la frayeur, de la colère, de certaines névroses, etc. Le traitement varie suivant la cause. — Les gargarismes émollients, les tisanes pectorales, les fumigations émollientcs et sédatives, les sangsues et ventouses scarifiées, les pédiluves sinapisés, les frictions avec la pommade stibiée sur la région du larynx, l'insufllation d'alun dans la gorge, les eaux minérales sulfureuses, sont les remèdes le plus souvent prescrits dans les laryngites simples.
APHORISME (du gr. dîpoptujxdî), définition ou sentence dans laquelle on présente brièvement ce qu'il y a de plus important à savoir sur une chose : les apliorismes doivent renfermer en peu de mots beaucoup de sens. Cette manière de proposer la vérité convient surtout] aux sciences ; on connaît : en Médecine les Aphorismes d'Hippoerate, de l'école de Salerne, de Boerhaave ; en Droit, ceux de Godefroy; en Politique, ceux de Harrington. Le Novum Organu'm de Bacon est aussi écrit en aphorismes.
APHRODITE (nom mythologique), genre d'Annélides dorsibranches, de la famille des Neréididées : corps ovalaire et bordé de longues soies qui brillent des teintes métalliques les plus riches; dos garni de larges lames membraneuses disposées comme les élytres des insectes et recouvertes d'un feutrage de poils. Les Aphrodites sont communes sur nos côtes.
APHROPHORE, insecte. Voy. cercope.
APHTHALOSE (du gr. âçôixoî, inaltérable, et a>>;, sel), syn. de glaskrite. Voy. ce mot.
APHTES (du gi'. à-sdix:), petites ulcérations blanchâtres et brûlantes qui se iléveloppent sur la muqueuse de la bouche ou du tube digestif, et se terminent ord. par cicatrisation. Les aphtes sont tantôt idiopathiqiies, tantôt symptomatiques. On les observe à tous les âges de la vie, surtout chez les nouveau-nés. Les aphtes simples et discrets sont sans importance et cèdent prompteinent au repos, à la diète, aux boissons adoucissantes. Les aphtes confluents constituent une affection grave, rare dans nos contrées, mais qui peut régner épidémiquement dans les pays froids et humides : souvent alors la maladie se propage aux voies digestives et se complique d'une fièvre plus ou moins forte. — On trouve souvent des champignons microscopiques sur les aphtes ; mais il ne faut pas confondre cette affection avec le muguet. Voy. ce mot.
APHTEUSE (fièvre) ou cocote (de dtaBat, aphtes), maladie contagieuse qui sévit sur les animaux des espèces bovine, ovine et porcine. Elle est caractérisée par l'apparition de vésicules ou aphtes sur la muqueuse buccale, sur les trayons et autour des onglons. Les animaux bavent abondamment ou Iwitent. On combat cette affection par une nourriture rafraîchissante et des boissons acidulées, par des pansements astringents lorsque les lésions siègent sur les extrémités, ou par des onctions émollientes lorsque les mamelles sont enflammées. — Cette maladie, extrêmement contagieuse quoique peu grave, tombe sous le coup de la loi sanitaire du 21 juillet 1881. On ne connaît pas encore l'agent microbien de la fièvre aphteuse.
APHYE 'du gr. àçÛTj, loche), petit poisson de la Méditerranée, du genre des Gobies. — Ce nom est quelquefois synonjTne de fretin, et s'applique également aux goujons, sardines, anchois, etc.