JABOT
.taires, multiflores, et insérés chacun dans une excavation du raehis; ^lumc à deux valves, glumelle à deux paillettes, dont l'interne est ciliée. On en connaît plusieurs espèces. Ij7. enivrante [L. temulenlttm), appelée à tort autrefois Herbe de zizanie ( Voy. ce mot), est la seule graminée indigène dont les graines soient nuisibles à la santé : c'est une plante annuelle, à tige rude, à feuilles planes et glabres, à épi raide, qui croît dans les champs cultivés, surtout pendant les étés humides, et se plaît au milieu du froment. Le grain de l'ivraie, mêlé au froment, rend le pain bleuâtre, acide et malsain ; il en résulte des vertiges, des nausées, des vomissements, de l'ivresse : d'où le nom de la plante. On a remarqué que les accidents ont d'autant plus de gravité que les grains sont moins secs. Les animaux eux-mêmes ne sont pas à l'abri de leur mauvaise influence. Les graines de l'ivraie rougissent la teinture de tournesol. — L'I. vivace [L. perenne) a une racine rampante et produit toujours plusieurs tiges droites, simples ou rameuses, posé Angla
fourrage et pour former des tapis de gazon. — L'I. d'Italie et 1'/. midtiflore sont aussi des plantes fourragères. IVRESSE {d'ivre: du lat. ebrius], état que détermine l'abus des boissons fermentces, s'étend depuis le moment où leur action commence à troubler la raison, jusqu'à celui où elle amène le délire, un sommeil profond,' et même la mort. L'ivresse présente des phénomènes variés, suivant l'âge, le tempérament, le climat. L'enfant et l'adolescent, qui ont la circulation rapide et les nerfs très impressionnables, s'enivrent facilement; les femmes sont
Elus ou moins dans le même cas. On supporte mieux les oissons fortes en hiver qu'en été, par un temps humide que par un temps sec ; mieux le soir que le matni. — Sous le pomt de vue pathologique, l'ivresse peut être considérée comme un accès de fièvre, produit par une indigestion de boissons fermentées; elle se termine par une abondante excrétion des urines, par des sueurs, par le sommeil, quelquefois par des vomissements et des déjections violentes, ou même par l'apoplexie. Le plus souvent, un accès d'ivresse passe sans exiger le secours de la médecine, et ne constitue qu'un mode particulier de narcotisme, qu'on peut dissiper en faisant prendre 8 ou 10 gouttes d'ammoniaque dans un verre d'eau sucrée, ou mieux de l'élber sulfurique mêlé à l'huile dans la proportion de 25 gouttes
pour 30 grammes d'huile. Dans d'autres circonstances, il convient de favoriser le vomissement et d'exciter par des lavements les déjections alvines. Beaucoup se soulagent en prenant du café léger; d'autres, de l'eau bien sucrée, ou une simple limonade cuite ou tartarisée, ou coupée avec l'infusion de camomille.
La loi du 23 janv. 1873 punit l'ivresse manifeste dune amende et, en cas de récidive, de l'emprisonnement tt de la privation de certains droits. — Les obligations cpii ont été contractées en état d'ivresse sont radicalement nulles. Quant aux crimes et débts commis par une p('i'S(mne en état d'ivresse, ils ont donné lieu à beaucoup de discussions parmi les criminalistes. On admet assez généralement : 1° que l'ivresse accidentelle et complète rentre dans l'art. 64 du Code pénal : « il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment de l'action » ; 2° que l'ivresse intentionnelle qu'on s'est procurée pour s'exciter au crime n'amoindrit pas la criminalité et
S eut, au contraire, être un élément de la préméditation; " que l'ivresse accidentelle, mais incomplète, n'exclut pas la criminalité et donne lieu seulement aux circonstances atténuantes.
IXIE, Ixia, genre de la famille des Iridacées, renferme de jolies plantes hei'bacées, à tige grêle, à feuilles ensiformes ou linéaires, à fleurs grandes, de couleur brillante ; à fruits capsulaires, ovoïdes. La racine est un tubercule ou un bulbe. Ces plantes croissent au cap de Bonne-Espérance. Chez nous, on les élève en serre tempérée, dans des pots, dont on garnit le fond d'une couche de gravier, et qu'on achève de remplir avec de la terre de bruyère; la plantation se fait en octobre. On peut multiplier ces plantes au moyen de leurs ca'ieux; elles fleurissent alors dès la seconde année.
IXODE (du gr. IÇwStiî, gluant), Ixodes. genre d'Arachnides, du groupe des Acarides, famille des Ixodidés, et dont quelques espèces, connues sous le nom de Tiques, vivent aux dépens des animaux domestiques. Il a pour type VIxode ricin, qui vit sur les chiens. Voy. ricin et
TIQCE.
IXORE, Ixora, genre de la famille des Rubiacées, tribu des Cofféacées, renferme des arbrisseaux à feuilles luisantes et à fleurs complètes, régulières, qui croissent aux Indes orientales et dans l'Amérique du Sud. On distingue 1'/. écarlaie, \'I. albiflore, \'I. parviflore, 17. paniculée ou Pavette, VI. violacée, VI. fasciculée, etc.
J, 10' lettre et 7' consonne de l'alphabet français. Comme caractère, le j n'était pas connu des Romains, et chez les modernes ce n'est qu'à partir du xvi« siècle qu'on a commencé à distinguer, dans l'écriture, le j de Vi ; ce n'est même que depuis la fin du siècle dernier qu'on a définitivement sépare dans les dictionnaires les mots qui commencent par j de ceux qui commencent par i. — Comme articulation, le j, qui n'est que le g doux, est une consonne palatale sifflante; c'est le eh adouci. Cette articulation n'existe que dans un très petit nombre de langues : on la trouve dans le polonais et le bohème, qui l'écrivent par un z accentué, dans les langues slaves, dans le persan et l'arménien. La majeure partie des autres langues, l'anglais, l'allemand, l'italien, remplacent notre j par g ou par gi, qui se prononce dj, dji. En espagnol, le j [jota] a un son guttural [Voy. lettre X). — Comme abréviation, J. signifie Jean, Jacques, Joseph ou Jules : .I.-J. veut dire Jean-Jacques, et J.-B., Jean-f^"'p liste; on écrit J.-C. pour Jésus-Christ. — J. H. S., monogramme du nom de Jesus- Christ, est, suivant les uns, une abréviation de Jésus hominum salvator (Jésus sauveur des hommes] ; suivant d'autres, ce sont les trois premières lettres du nom de Jésus en grec, IH20TS.
JABIRU, Mycteria, espèce du genre Cigogne ; cet oiseau a une très haute taille, un bec comprimé, la tête et le cou tantôt nus, tantôt emplumés. Le /. du Sénégal a le bec rouge à la pointe, noir au milieu, deux petites pendeloques charnues à la base, les jambes vertes, les articula-
tions roses, le plumage blanc, la tête et le cou nous ; le J. d'Amérique est blanc, avec rémiges et rcctrices d'un noir pourpre; tète et cou noirs. Voy. cigogne.
JABLE (orig. inconn.). Ce mot, enfermes de Tonnellerie, se prend : 1° pour l'entaille ou rainure pratiquée aux douves, près de leurs extrémités, pour recevoir les fonds; 2° pour la partie des douves de tonneau qui excède les deux fonds.
JABORANDI, nom indigène d'une plante de la famille des Rutacées, le Pilocarpus pinnatifolius. Cette plante, qui croît en abondance au Brésil et au Pérou, a été importée en France en 1873. Elle jouit de propriétés sialagogues et surtout sudorifiques remarquables, qu'elle doit à un alcaloïde, la pilocarpine ; c'est un agent thérapeutique précieux.
JABOT (du hl.gibba, bosse), première partie de l'estomac des oiseaux : c'est une poche membraneuse que ces animaux, surtout les granivores, portent sous la gorge, et dans laquelle les aliments sont d'abord reçus, et séjournent quelque temps avant de passer dans les deux autres parties ; il y sont imbibés d'un fluide analogue à la salive et y subissent une première digestion [loy. estomac). — On donne aussi ce nom à une dilatation accidentelle de l'œsophage chez le cheval et quelquefois chez le bœuf.
Par extension, on a appelé jabot une bande de mousseline ou de dentelle empesée, plissée ou luyauléc, qu'on attache par ornement à l'ouverture d'une chemise par de-