‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 842 sur 1729 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

JARDON

it la partie antérieure est creusée en forme de ventouse, sous lequel se trouve une glande à mucus, dont la rélion englue des bulles d'air et durcit un peu, formant >i une sorte de flotteur léger qui sert à suspendre l'animal i surface de Tenu. — La coquille des Janlhines est vio- ?e, d'où leur nom; elles portent d'ailleurs derrière les nchies une glande qui sécrète une belle liqueur violette, ! Ion a regardée, à tort, comme la pourpre des anciens. lANVIER (du lat. januarius: de Janus, dieu auquel ce 15 était consacré). 1"^ mois de l'année civile, commence u 9 jours après le solstice d'hiver et a 31 jours. Chez Romains, ce mois fut longtemps le 11* de l'aimée; il devint le 1" qu'après la réforme opérée sous J. César y. k^fsÉE,. Chez les Grecs, il répondait à peu près aux is Gamélion et Anthestérion. C'est par un édit de ries IX, en 15(>4, que le commencement de l'année a fixé chez nous au 1"^ janvier : auparavant il avait varié rant le temps et les régions.

i Rome, le !"■ janvier, on offrait des sacrifices à Janus; lui présentait des dattes, des figues et du miel, fruits it la douceur faisait tirer d'heureux pronostics pour le rs de l'année ; on s'envovait aussi mutuellement Je petits sents strenx) : d'où l'usage des étrennes, encore en ueur aujourd'hui {Voy. étrenkes). L'Eglise chrétienne •bre pendant ce mois la fête de la Circoncision (\" janr) et celle de \' Epiphanie ou des Rois (6 janvier). APHET, S' satellite de Saturne ; fait sa révolution autour Saturne en 79^ 7* 55"; s'écarte du centre de Saturne plus de 8' 35" à l'opposition de la planète : apparaît une une étoile de 9» grandeur. Son éclat diminue conîrahlcment dans la partie orientale de son orbite. On t admettre qu'il tourne sur lui-même dans un temps 1 à sa révolution autour de Saturne, et que les diverses ties de sa surface réfléchissent inégalement la lumière Soleil. Voy. SATELLrrE.

lAQUE, petite casaque qu'on portait au moyen âge sur les les et sur la cuirasse. Il nous en est resté le diminutif mette. — Le mot ja^te vient, dit-on, des Jacques, rsans révoltés du xiv siècle, qui portaient ce vêtement. fafjve ou Jaquette de mailles. Voy. cotte. lAQUELINE, nom donné dans le nord de la France à . cruches de grès à large ventre et à des brocs de faïence [quels on donne quelquefois la forme d'une femme assise, les appelle ainsi du nom de Jaqueline, comtesse de Holde, morte en 1456 : cette princesse, faite prisonnière ■ son cousin Philippe de Bourgogne, et enfermée au châu de Teilingen, occupait ses loisirs à faire de petits vases terre, qu'on appela d'abord cruches de la comtesse jueline. puis, par abréviation, jaquelines. JAQUEMART, figure de fer, de plomb ou de fonte, )résiiitanl un homme revêtu d'un jaque de mailles oy. ci-dessus! et qui frappe, avec un marteau, les heures • la cloche tl'une liorloge. On trouve lieaucoup de jaque- -'- ■! Belgique, dans le nord de la France et jusqu'en .'. à Dijon p. ex., où ils furent apportés de jiar les ducs de Bourgogne. Ce genre d'ornement, t à la mode jadis, est tout à fait abandonné aujourd'hui. C'était aussi le nom d'un mannequin en bois, planté en To. sur lequel on tirait au blanc.

JAQUES, JAQUET, noms vulgaires, le premier, du Geai; 5icoiid. de la Petite Bécassine.

JAQUETTE. Voy. jaqce.

JAQUIER ou Arbre à pain. Voy. abtocarpe. JARD. Voy. JARRE.

JARDE ou JARDON, tumeur osseuse qui se développe à la nie latérale externe inférieure du jarret du cheval, sur partie postérieure supérieure de l'os du canon, et plus rliculièrement sur le ligament d'union du métatarsien incipal et du métatarsien rudimentairc externe. JARDIN (de l'allem. Garten], lieu où l'on cultive des aimes, des fleurs, des arbres, etc., pour l'agrément ou ur l'utilité, sans employer la charrue et les animaux de ■'iiiiv'o. Il est le plus souvent entouré de murs ou de ■s. La culture d'un jardin est dite familièrement <'/e. ou, en termes plus relevés. Horticulture. y. Lf mot.

On distingue plusieurs espèces de jardins selon leur «tination : le J. fleuriste, où l'on cultive des plantes ?ir l'agrément : le J. fruitier, verger où l'on ne fait tiir que des arbres à fruit : le /. potager, ou marai- ^r, où l'on cultive les légumes et autres plantes destifes à la nourriture de l'homme; le J. mixte, où se trou-

vent réunb, en totalité ou en partie, ceux que nous venons de nommer; le /. de naturalisation, consacré à l'acclimatation de végétaux exotiques ; le /. pépinière, où l'on cultive déjeunes arbres, qui, parvenus à un certain degré de croissance, seront transportés ailleurs ; le J. médical, où sont cultivées les plantes médicinales, et le /. botanique, destine à réunir et à classer les végétaux de tous les pays, pour servir à l'étude.

Il y eut des jardins médicaux à Rome, dès le r^' siècle de notre ère ; mais l'institution des jardins botaniques est toute moderne. L'Italie \it ouvrir le premier à Pise en 1543; le premier créé en France fut celui de Montpellier (1597) ; celui de Paris ne le fut qu'en 1636. Ce dernier renferme aujourd'hui plus de 60000 espèces végétales, et forme une des parties les plus importantes du Muséum. .

Il faut distinguer de tous les jardins précédents les jardins publics, ouverts à tous, et où sont ordinairement déplovées toutes les ressources de l'art : tels sont les jardins de Versailles et des deux Trianons; et à Paris, ceux des Tuileries et du Luiembourç.les parcs de iVonceau,des Buttes- Chaumont, de Montsouris et de nombreux squares [Voy. ce mot), etc.; tels sont encore Hyde Park et Régents Park, à Londres; le Prado, à Madrid, YAugarten, à Vienne, le Jardin d'été, à St-Pétersbourg. etc. — Il existe aussi des jardins publics payants dont quelques-uns ont joui d'une grande vogue : le Vauxhall, à Londres.

Enfin, relativement à la manière dont ils sont dessinés, on a, d'une part, les jardins rectilignes, tels que les traçait Lenôtre; d'autre part, les jardins anglais, aux allées sinueuses, aux massifs d'arbres entrecoupés de tapis de verdure, de pièces d'eau, etc., où l'on profite des accidents du terrain, mais pour embellir et non pour forcer la nature. Les jardins paysagers sont des espèces de parcs. Voy. ce mot.

Dès les temps les plus anciens, les jardins ont été le plus bel ornement de la demeure de l'homme. Les jardins suspendus de Sémiramis étaient au nombre des merveilles du monde. L'Orient a toujours eu la passion des jardins : l'ombre, l'eau et le parfum des fleurs étaient ce qu'on recherchait surtout dans ces pays brûlants. En Grèce, Homère a chanté les jardins d'Xlcinoûs. Ceux d'Académus, de Cimon, d'Epicure eurent aussi de laj célébrité. A Rome, Lucullus, le premier, donna le modèle d'un jardin vaste et boisé avec luxe, orné de portiques, de grottes, de statues : ce goût s'est conservé jusqu'à nos jours dans les villas itahennes. En France, au xvr* siècle, Bernard de Palissy imagina des grottes dont la mode ne dura point; Lenôtre dessina pour Louis XIV les superbes jardins des Tuileries et de Versailles, qu'il enrichit de statues, de bassins et de pièces d'eau ; Ant. Lepautre fit, peu de temps après, la cascade de St-Cloud. Vers la même époque, La Quintinie enseignait la taille des arbres fruitiers, et créait le potager et le verger de Versailles. Le genre imaginé par Lenôtre fut longtemps le seul adopté en Europe: il fut même exagéré par les Hollandais. Temple, le premier, importa en Angleterre le genre chinois, remarquable par le caprice des détails, la bizarrerie des ornements et surtout par le mauvais goût. C'est en épurant ce que ce genre avait de faux, que Kent conçut le plan du jardin anglais : Browne porta l'art à son comble. — Voir sur ce sujet : VVatelet, Essais sur les jardins (1774); G. Thouin, Plans de toute espèce de jardins (1820) ; Viart, le Jardiniste moderne (1827) ; Vergnaud, [Art de créer les jardina (1839); le comte de thoulot, l'Art des jardins (1858); .\. Mangin, les Jardins (1867); Duvillers, les Parcs et les Jardins |1873) ; E. André, l'Art des Jardins 1879); A. Emous et Alphand, l'Art des Jardins (1885). H. VValpole a écrit l'Histoire du jardinage. Les jardins ont inspiré nombre de poètes, entre autres Delifle (les Jardins), Mamézia (les Paysages), VV. Hason (le Jardin anglais' .

JARDINAGE. Voy. jard» et horticultitre.

JARDINIÈRE (de jardin). Outre le meuble ou vase dans lequel on met des plantes d'ornement, ce mot désigne deux insectes ou'on rencontre fréquemment dans les jardins, le Carabe doré et la Courtilière : tous deux détruisent un grand nombre d'insectes nuisibles; mais le second, en poursuivant sa proie, coupe et déchire les racines des plantes et les fait périr. — C'est aussi le nom vulgaire d'un oiseau, l'Ortolan [Emberiza horlulana) et d'un mollusque, VHélice des Jardins.

JARDON, petite jarde {Voy. jarde).

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