‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 844 sur 1729 · JET · texte numérisé non relu

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«t (le la taxe perçue dans les ports par les préposés au jaugeatre. Voy. to.nseac.

Les eliarpcBliers, les tireurs d'or, les aiguilliers, les fontaiuiers. etc., ont aussi leur jauge : la forme en varie, mais c'est toujours un instrument gradué, à l'aide duquel peut être déterminé le volume d'un objet liquide ou solide.

JAUNE (du lat. galbanus ou galbinus], une des sept couleurs du prisme, placée entre le vert et le rouge, et qui admet une foule de nuances : citron, safran, or, etc. On l'obtient dans la teinture en l'extravant de diverses matières, les unes végétales, la gaude, le fustet, le carthame, etc., ou dérivées des corps organiques, comme laiiJe picrique, etc., les autres mmérales, l'orpiment, les chromâtes, etc.

JACNE ANTIQUE, espèce de marbre que les anciens tiraient de la Numidie : on voit encore en Italie plusieiu^ monuments laits avec ce marbre. Sa couleur est vive et approche quelquefois de celle du souci.

JAOE DE CADMin, sulfure de cadmium précipité des sels de cadmium soit par l'hvdrogène sulfuré, soit par un monosulfure alcalin, et dont la nuance varie suivant le mode de préparation ; ces diverses couleurs jaunes sont employées dans la labrication des papiers peints et dans les impressions sur tissus.

Jaune de cassel, dit aussi Jaune minéral. Jaune de Paris ou de Vérone, couleur jaune qu'on prépare en faisant fondre de la litharge avec du sel ammoniac. C'est un mélange d'oxyde et de chlorure de plomb. On l'emploie fdans la peinture.

JACNE de chrome, ou Jaune de Cologne. C'est le chromate de plomb emplové en peinture, en lithographie. — On donne le nom de jaunes aladins aux couleurs jaunes qu'on produit sur laine et sur soie avec les chromâtes de potassium.

JACNE de montagne, espèce d'ocre. Voy. oche.

JACNE de mcrexide, purpuratc de zinc; forme de belles laques jaunes.

JicvE DE saples. matière jaune, d'apparence terreuse, que l'on emploie pour la peinture en émail.

JAUNE d'œUF. Voy. ŒCF.

JAUNE d'or, ou Jaune de Manchester, matière tinctoriale jaune, dérivé diazoïque du naphtol, connue aussi sous le nom de jaune de Martins.

JACXE DOR ou jaune Victoria ; ce sont les dinitrocrésok.

yoy. CRÉSOLS.

JioE d'orpk. Voy. ORPK et orpiiie>t.

JAUXE DE ZINC, chromate de zinc précipité, qui peut être ivantageusement substitué aux chromâtes de plomb, pour a fabrication des papiers peints, des papiers d'emballage Jour l'épicerie, car il n'est pas toxique. I En Anatomie, on appelle : corps jaune la membrane i\"pertrophiée qui enveloppait l'ovule dans l'ovaire ; — Uganenls jaunes, des fibres de tissu élastique qui occupent es intervalles des lames des vertèbres.

' FIÈVRE JATOE. Voy. FIÈVRE.

' JAUNrr d'eau, nom vulg. du Nénuphar jaune.

JAUNISSE. Ictère en terme de Médecine, coloration

aune de la peau, des conjonctives et de l'urine, due à

inliltralion de la partie colorante de la bile dans les di-

ers tissus du corps, et à son mélange avec le sang: elle

tntraine la décoloration des matières fécales. La jaunisse

t est pas, à proprement parler, une maladie. C'est un

iymptome de maladies différentes. On les divise en

; grandes clauses, souvent réunies dans la pratique : 1" les

ctères hémaphéiques ou sanguins: les /. biliphéiques

;u biliaires. Les premiers sont produits par Vhémaphéine,

latière provenant de la destruction des globules du sang

t destinée à être transformée par le foie en pigment

iliaire. Les seconds résultent du passage des pigmenta

'iliaires dans le sang, soit qu'il y ait polyhémie, soit qu'il

ail rétention biliaire. Dans ce dernier cas. T'obstacle

•?ul être dû à un catarrhe aigu ou chronique des voies

Miaires intrahépatiques, ou à des lésions des canaux ex-

l'éleurs (canaux népatique et cholédoque' . La lithiase biliaire

pt la plus fréquente des causes d'obstruction, puis vient le

smcer des voies biliaires ou de la tête du pancréas, et toutes

s tumeurs qui peuvent comprimer ces canaux. — L'ic-

re se voit aussi dans la fièvre jaune. Enfin il existe un

tère malin ou grave qui n'est pas la fièvre jaune et qui

• ^ml dans notre climat; il est presque toujours mortel.

Jaunisse des nouveau-né* ; elle se manifeste presque

immédiatement après la naissance. On la croit causée le

flus ordinairement par la rélention du méconium et |)ar impression toute nouvelle de l'air; on l'a attribuée aussi à une ecchymose générale dans l'épaisseur de la peau, par suite de la compression que l'enfant aurait éprouvée pendant l'accouchement; ce qui est douteux.

JAVART (orig. inc.}, lésion de nature variable, siégeant à l'extrémité inférieure des membres du cheval ou du bœuf, entre le boulet et la couronne, et ayant pour cause une mortification du tissu tendineux, du tissu cartilagineux ou du tissu cutané. Lorsqu'il s'agit de javart cutané, la I guérison peut être naturelle par suite de l'élimination du : lambeau de peau mortifié: dans les autres cas, la lésion j nécessite toujours l'intervention chirurçicale. I JAVELINE. Voy^ ja\tlot. I JAVEL (eau de^. Voy. hïpochlorites.

JAVELLE (du lat. capellus, p. capulus, poignée,, quantité de blé, d'avoine, de seigle ou de toute autre graminée, que le moissonneur peut embrasser avec sa faucille ou sa faux et couper d'un seul coup. On la laisse sur le sillon, pour que le grain sèche et jaunisse, en attendant qu'on en fasse oes gerbes : cette façon de faire s'appelle javelage. Le javelage, tel qu'on le pratique communément, n'a aucun avantage réel; il en résulte perte de poids et de qualité, altération de couleur et renflement trompeur, enfin commencement de fermentation qui, après des pluies abondantes, peut aller jusqu'à la germination. — On nomme aussi javelles de petites gerbes de céréales et même de petits fagots de sarment.

On appelle avoines javelée* celles dont le grain est devenu noir et pesant par la pluie qui les a mouillées tandis qu'elles étaient en javelles.

JAVELOT, javeline, pique ou demi-pique qui ne différaient l'une de l'autre que par les dimensions. Le javelot (le pilum des Romains était plus gros et plus court. La javeline [hasta], grosse d'un doigt, avait de 1 m. à 1 m. 50 de long. L'un et l'autre se temunaient par mie pointe en fer de plusieurs centimètres, et se lançaient à la main et de loin. Elles étaient retenues par une courroie, qui permettait de les ramener à soi après les avoir lancées. roy.DABD. JAYET. syn. de jais [Voy. ce mot).

JEAN-LE- BLANC, oiseau. Voy. circaète.

JEANNETTE pour croix de Jeannette ou à la Jeannette], croix d'or quelquefois surmontée d'un cœur, que les pavsaimes portent suspendue au cou avec un ruban de veloui^, et que les dames ont quelque temps portée à leur imitation. — C'est aussi le nom ^nilgaire d'une espèce de yarcisse. Voy. ce mot.

JÉCORAIRE (du lat. jecorarius, de jecur, foie), synonvme à' Hépatique, en Anatomie. Voy. foie.

' JECTISSE (du V. fr. ject, p. jet]. On appelle : terreê jectisses les terres qui ont été remuées ou rapportées ; pierres jectisses les pierres qui peuvent se poser à la main dans toutes sortes de constructions.

JEFFERSONITE, var. manganésifère d'Hédenbergite (Foy. ce mot;, de Franklin ;>'e\v-Jersey).

JÉJUNUM ^du lat. jejunus, à jeun, vide), partie de l'intestin grêle comprise entre le duodénum et l'iléon, a reçu ce nom parce qu'on la trouve presque toujours vide sur les cadavres.

JÉRÉMÉIEWITE, borate d'alumine naturel [Al^O^.B^O'] en prismes orthorhombiques transparents ; se trouve en Sibérie.

JÉRORE ou ROSE DE JÉRICHO. Voy. AXASTATIOtJE.

JÉRUSALEM DÉLIVRÉE, poème composé par le Tasse et qui parut en 1580.

JESE ou JESSE. Leticiscus jeses, poisson du genre Able et de l'espèce Meunier, famille des Cyprinidés. se trouve dans les fleuves et rivières de presque toute l'Europe soptentijionale. Il pèse de 4 à 5 kilogr., et multiplie beaucoup ; sa cliiir, grasse et molle, est remplie d'arêtes et devient jaune en cuisant.

JÉSUITES. Voy. le Dict. d'Hisl. etdeGéogr.

JÉSUS (pierre à). Voy. plâtre.

JET (du lat. jactus). Voy. tmioiauCES.

En Droit maritime, le jet à la mer est l'action de jeter par-dessus le bord une partie du chargement pour le salut du navire pressé par la tempête ou par la chasse de l'ennemi. Il donne lieu à la contribution ou répartition du préjudice subi par les propriétaires des objets jetés, entre eux at les propriétaires des effets sauvés (C. de comm., art. 410-42v). Voir Cresp et Laurin, Droit maritime.

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