LAMPE
nomme encore cames l'or ou l'argent hattu au'on fait entrer dans la fal)rication des galons et de quel<|ues étolTcs.
En Botanique, on nomme lames les feuillets qui composent corlaines plantes, par exemple les cloisons qui divisent la base du chapeau des Âgaricinécs et qui portent les spores.
LAMK. Les Marins appellent lame ce qu'on désigne communément sous le nom de vaque. La lame est tantôt lon^Ke, surtout au large et dans les grandes eaux soumises à rmiluencc d'un vent régulier et durable; tantôt courte, surtout dans les atterrages et sur les bas-fonds où la mer est fouettée par des brises inconstantes. Elle est sourde, quand elle sourdit inopinément et s'élève sans bruit; elle prend le nom de houle quand elle ne déferle plus et que la mer, poussée par des vents éloignés, chasse uniformément ses masses onduleuses. — On dit qu'un bâtiment est debout à ta lame lorsque la lame vient de l'avant.
La plus grande hauteur des lames, suivant Arago, ne dépasserait pas 8 à 10 mètres.
LAMES MINCES (cOULECRS DES). Voy . AN.NEACX COLORÉS.
LAMÉE, '248° petite planète, trouvée le 5 juin 1885 par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.
LAMELLE (dimin. de lame), se dit, en Botanique et en Anatomie, de tout organe mmce ou de toute partie disposée en petites lames ou feuillets, et ayant une certaine consistance; s'applique aux feuillets des Agaricinécs qui portent les spores.
LAMELLIBRANCHES, classe des Mollusques, dont les branchies ont la forme de lamelles demi-circulaires.
y'oy. ACÉPHALES.
LAMELLICORNES (de lamelle et de corne), famille d'Insectes, de l'ordre ues Coléoptères pentamères, caractérisée par des antennes de 9 ou 10 articles et terminées en une massue que forment les 3 derniers articles, développés en forme de petites lames. — Cette famille considérable ne compte pas moins de 400 genres, comprenant plusieurs milliers d'espèces, et se divise en deux grandes tribus : les Scarabéiaes et les Lucanides. Voy. ces mots.
LAMELLIROSTRES (de lamelle et du lat. rostrum, bec), subdivision de l'ordre des Palmipèdes, renferme ceux de ces oiseaux qui ont le bec garni sur ses bords de lamelles cornées, disposées en forme de dents, à l'aide desquelles ils tamisent l'eau dans laquelle ils cherchent leur nourriture. Ce groupe comprend les Cygnes, les Oies, les Canards, les Maries. Voy. ces mots.
LAMENTIN. Voy. lamantin.""
LAMIE [du gr. AafjLÎa, sorte de vampire), Lamia, dit aussi Touille, genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes, famille des Sélaciens, ne diifère des Squales que par son museau pyramidal, à la base duquel sont les narines, et par la position de ses trous branchiaux, situés tous en avant des pectorales. Ces poissons sont d'une dimension extraordinaire : quelques-uns pèsent jusqu'à 15 000 kilogr.
LAMIE, Lamia, genre d'Insectes de l'ordre des Coléoptères, famille des Longicornes tétramères, type de la tribu des Lamiaires. La L. charpentier [L. seailis) est brune avec dos points noirs sur le corselet et deux bandes noires sur les élylres : elle vit dans les racines du saule et de l'osier ; la L. tisserand (L. textor) est d'un noir sombre et aptère : longueur 0 m. 03; la L. géant {L. gigas], du Sénégal, atteint 0 m. 07.
LAMIER, Lamium, genre de la famille des Labiées, tribu des Stachydées, renferme des herbes à feuilles inférieures et supérieures plus petites que celles du milieu de la tige, et à Heurs blanches, pourpres ou jaunes. Ces
filantes croissent en Europe et en Asie. L'espèce type est e L. blanc (L. album), dit vulg. Ortie blanche, h cause de la ressemblance de ses feuilles avec celles de l'Ortie. Cette plante est commune dans les haies et les buissons. L'infusion de ses fleurs passe pour pectorale ; dans quelques pays, ses feuilles sont mangées en salade ou comme légumes, en guise d'épinards.
LAMINAGE, laminoir (de lame). Le laminage est l'ensemble des procédés par lesquels on étire un métal en barres on en latnes. La machine avec laquelle s'opère le laminage est dite laminoir. Elle se compose de deux cylindres de révolution, en acier ou en fonte de fer, d'un bâti en fer dit cage, qui porte les cylindres, et de roues à engrenages cylindriques, fixées sur les tourillons des cylindres, en dehors de la cage. Les cylindres sont horizontj»ux, d'un parallélisme parfait : leur distance peut cire
accrue ou diminuée à volonté au moyen de vis de pression; ils tournent à l'aide de roues à engrenage, et toujours en sens inverse l'un de l'autre. Si l'on engage entre eux le bout d'une masse métallique d'épaisseur plus considérable que la distance des deux rouleaux, sans toutefois que I excès d'épaisseur soit relativement trop considérable, cette masse, par l'effet de l'adhérence sur les deux faces, est entraînée à passer tout entière entre elles, et s'y amincit en augmentant de longueur. — Les cylindres sont lisses quand on veut obtenir de la tôle [Voy. tôle), et cannelés quand on veut obtenir des barres de fer ou des fers profilés. Les rails d'acier s'obtiennent au moyen de laminoirs. Un train de laminoirs comprend une ou plusieurs paires de cylindres laminoirs. On himine à froid,, quand le métal est mou et ductile (plomb, cuivre, étain, zinc, or, argent) ; à chaud, quand le métal est dur (fer, acier). Le moteur est tantôt une simple manivelle, tantôt le cheval, tantôt la vapeur ou une chute d'eau. Les laminoirs sont au nombre des machines les plus puissantes qu'on connaisse. — Pendant des siècles on ne se servit pour le laminage que du marteau. L'invention du laminoir est attribuée à Ant. Bruckner, qui, en 1553, l'appliqua, dit-on, pour la premièrefois à la Monnaie de Paris. La propagation de son procédé fut très lente : l'Angleterre n'eut qu'en 1663 son premier laminoir : il fut établi à Shew, près de Richmond. Aujourd'hui on trouve de puissants laminoirs dans toutesles grandes forges.
LAMINAIRE, Laminaria, genre d'Algues marines, de la famille des Fucacées, type de la tribu des Laminariées. Ce genre, très voisin des Fucus et des Varechs, a une sorte de racine fibreuse et très forte, qui donne naissance à des tiges solides, terminées par une fronde ou lame longue et large, épaisse, festonnée sur les bords,, de couleur olivâtre. La plupart de ces plantes renferment un principe sucré, qui apparaît après la dessiccation sousforme d'efllorescence farmeuse et blanchâtre : c'est ce qu'on remarque surtout dans la Laminaire saccharine [Laminaria saccharina), vulg. Baudrier de Neptune^ commune dans l'Atlantique. La L. ophiure, qui ressemble à une couleuvre, se trouve sur les côtes de Terre- Neuve. La L. des buveurs, dont on fait des vases pour transporter l'eau, est commune sur les côtes de l'Australie^
LAMINOIR. Voy. i..\minage.
LAMPADAIRE (du lat. lampadarius). Les Archéologuesnomment ainsi un support ou espèce de lustre antique, consistant eu une tige verticale, ordinairement de bronze, et terminée par plusieurs branches auxquelles on suspendait les lampes par des chaînes. Le lampadaire [lychnuchus pensilis) diffère du candélabre [candelabrum] en ce que celui-ci était un pied portatif surmonté par un ou plusieurs plateaux sur lesquels on posait les lampes. — Aujourd'hui on donne le nom de lampadaires : i" à des pieds de bronze plus ou moins riches et propres à supporter des lampes pour la décoration des grands appartements ; 2' aux consoles en fer qui, dans les rues étroites, servent à porter les lanternes à gaz de l'éclairage public.
LAMPADAIRE. Officier de l'Eglise de Constantiiiople qui portait un bougeoir élevé devant l'empereur et l'impératrice pendant qu'ils assistaient au service divin.
LAMPADÉPHORIES, fêtes, célébrées chez les anciens Grecs, à Athènes, Corinthe, etc., en l'honneur des dieux du feu. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
LAMPADITE, var. cuprifère de Wad [Voy. ce mot).
LAMPAS (orig. inconn.), étoffe de soie qui venait, dans le principe, de la Chine et de la Perse, et qui est, en général, à grands dessins, d'une couleur vive, différente de celle du fond. Cette étoffe, remarquable par sa solidité et la beauté de ses couleurs, a été imitée à Lyon. Le lampas s'emploie surtout pour l'ameublement.
Les anciens Hippologues appelaient lampas ou fève une tuméfaction du palais du cheval, derrière les pinces de la mâchoire supérieure, qui mettait obstacle à la mastication. On la traitait par la saignée locale.
LAMPASCOPE (du gr. Xa[n:â<;, lampe, et axoitsw. regarder), sorte de lantertie magique.
LAMPE (du gr. XajATrdi;), nom donné aux appareils portatifs d'éclairage, où l'on brûle de l'huile végétale, des huiles de schistes ou du pétrole. Dans toute lampe on distingue : la mèche, qui plonge dans l'huile et où s opère la combustion ; le bec. qui porte la mèche et où aboutit l'huile; le réservoir, (jui contient l'huile, et d'où elle airive-^ jusqu'au bec et à la mèche, par une disposition particulière-