LAVANDE
LAU BELLE. Voy. laurier-rose.
LAURENCIE, Laurencia, genre de la famille des Aigries, famille îles Floridées : froiule filiforme, cylindrique ou comprimée ; fructifications en tulnïrculcs globuleux à l'extrémité des rameaux. La L. ailée (L. pinnatifida], lon^e de O",!^. est remarquable par ses ramifications délicates et sa saveur acre et brûlante qui la fait rechercher conune condiment; on la trouve sur les côtes de rOcéan.
LAURENTIA, \&i' petite planète, trouvée le 21 avril 1876 par l'rosper Henry, à Paris. Voy. planètes.
LAURENTIENNE (formation], nom donné par certains géologues à la série cristallophyllienne. I^e type de ce terrain est très développé au Canada, sur les bords du fleuve St-Laurent, doù son nom. C'est dans des roches serpentineuses de cette formation qu'on a trouvé VEozoon (Voy. ce mot).
LACRENTiEssE (bibuothèque). Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
LAURÉOLE, Daphtie laureola. Voy. daph>é.
LAURIER, Latirus, genre type de la famille des Laurinées, a pour caractères : des fleurs dioïques ou herma-
f>hrodites, ayant un périantlie partagé en 4 divisions égaes; 10 étamines, pas de pistil, même dans les fleurs mâles, stigmate en tète; le fruit, improprement appelé baie, est lui drupe allongé, noirâtre, de la grosseur d'mie petite cerise et qui repose sur la base du périantlie persistant. L'espèce type est le Laurier d'Apollon (Laurus nobilis], ainsi nommé parce que ses branches ont servi de tout temps à faire des couronnes pour les vainqueurs. On l'appelle aussi L. commun, L. franc, L. sauce. C'est un bel arbre qui s'élève à 10"" env. dans le midi de l'Europe, dans l'Asie Mineure et l'Afrique septentrionale, où il croît spontanément ; mais il est beaucoup plus bas dans nos contrées. Ses branches sont droites, serrées contre le tronc; ses feuilles persistantes, lancéolées, veinées et luisantes : il v a des variétés à grandes feuilles, d'autres à feuilles ondulées sur les bords et crépues, d'autres à feuilles très étroites. Toutes les parties du laurier sont imprégnées de sucs aromatiques, et servent comme parfum et comme assaisonnement. Le bois du laurier est dur et élastique. Ses feuilles sont regardées comme fébrifuges. Ses baies donnent une huile {huile de laurier) très usitée en onctions contre les douleui-s : elle entre dans la composition du baume de Fioravanti.
Aucun arbre n'a été plus célèbre dans l'antiquité, ni plus souvent chanté par les poètes. Il était particulièrement consacré à Apollon. Les anciens croyaient que le laurier communiquait l'esprit de prophétie et l'entliousiasme poétique. Il était aussi le symbole de la victoire; à Rome, on portait devant les généraux vainqueurs des faisceaux entourés de laurier. On croyait enfin que le laurier n'était jamais frappé de la foudre. — Au moyen âge, c'était d'une couronne de laurier que les Universités de France récompensaient les triomphateurs dans les luttes scolaires : de là le nom de Lauréat. La couronne de laurier, mais artificielle, est encore usitée dans les distributions de prix. — Quant à l'origine des mots baccalauréat et bachelier, voy. Baccalauréat.
Plusieurs botanistes bornent à cette seule espèce le genre Laurier; d'autres y comprennent le L. avocatier (L. persea) ou Poirier avocat ; le L. camphrier [L. camphora) ; le L. cannelier [L. cinnamomum), le L. catse [L. cassia), qui en est voisin, et le L. sassafras. Voy. avocatikh,
CANNELIER, SASSAFRAS, CtC.
Dans l'usage, on donne le nom de Laurier à divers arbustes qui n'appartiennent en rien à la famille des Laurinées, mais qui présentent par la forme ou la consistance de leurs feuilles quelques rapports de ressemblance avec les vrnii Lauriers.
ncRiER-AMANDiER OU LAURIER-CERISE , Prunus lauroccrasus, grand et bel arbrisseau du genre Cerisier, famille des Rosacées : fleurs blanches, en grappes axillaires, d'une odeur douce ; fruits drupacés, ovoïdes, de la forme des guignes, mais plus petits : leur chair est violette, fade ; le noyau et l'amande sont très amers, ce qui tient à la présence de l'acide prussiquc qui existe assez abondamment dans cette plante. On se sert de ses feuilles pour parfumer le lait et les crèmes: il ne faut jamais mettre plus de deux feuilles pour un litre de lait, si l'on ne veut s exposer à faire naître des accidents, tels que vertiges, défaillance, etc. Le poison contenu dans le laurier-cerise est si subtil,
que les seules émanations de cet arbrisseau, si l'on s'arrête trop longtemps* sous son ombrage, peuvent occasionner des maux de tête et des nausées. — Le Laurier-Amandier est originaire de l'Asie Mineure. Ce fut en 1576 qu'il fut importé pour la première fois en Europe ; depuis il s'est répandu dans presque tous les jardins, où il est recherché à cause de la beauté de son feuillage. Il se perpétue facilement de graines, de drageons et de marcottes.
LAURIER-BENJOIN, Laiifus Hcniotn, dit aussi Benjoin odoriférant, genre de la famille des Laurinées, établi pour un arbuste de l'Amérique du Nord, haut de 3"°, à feuilles oblongues aiguës, à fleurs en ombelle, à baies rouges puis noires. Il ne faut pas le confondre avec le Styrax Benzoin qui seul fournit le benjoin. Voy. ce mot.
LACRiER-RosE OU LAURosE, LACRELLE, Ncrium oleandcT, genre de la famille des Apocvnées, renferme des arbrisseaux d'ime forme élégante, cliargés d'un grand nombre de fleurs de couleur rose, quelquefois blanches, à corolle infundibuliforme, dont le tube est muni à son orifice de cinq lanières à plusieurs lobes. Le fruit se compose de 2 folioles uniloculaires, allongées; graines couronnées par une ai-
frrette. Cet arbrisseau contient un suc acre, caustique et aiteux, qui est un poison pour l'homme et pour tous les animaux. Le» Maures de Barbarie se servent du charbon de ce bois dans la fabrication de la poudre. — On croit le Laurier-Rose originaire du Levant. Il pousse spontanément sur le bord des eaux en Italie, en Espagne et dans le midi de la France.
LAURIER-TIN, Vibumum tinus, espèce du genre Viorne, tribu des Sambucées, famille des Caprifoliacées, renferme des arbrisseaux remarquables par leurs rameaux carrés, leurs feuilles coriaces, lisses, leurs fleurs blanches, et qui croissent dans les heux pierreux et couverts. Ils s'élèvent à 2 ou S", et sont cultivés comme plantes d'ornement.
On nomme vulg. : Laurier alexandrin, le Fragon; L. aromatique, le Brésillet; L. au lait, le Laurier-Cerise; L. épineux, le Houx; L. épurge, le Lauréole; L. nain, le Yaccinium; L. rouge, une espèce de Franchipanier ; L. de St Antoine, l'Epilobe; L. sauvage, le Myrica à cire; L. tulipier, le Magnolier.
LAURINÉES ou laureacées [du g--tjpe Laurier), famille de plantes Dicotylédones diahpetales à ovaire supère, appartenant aux régions chaudes Jes deux continents. Ce sont des arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, rarement opposées, entières ou lobées, souvent coriaces, pei'sistantes et ponctuées ; à fleurs en panicules ou en cymes ; caUce à 4 ou 6 divisions, 8 à 12 étamines insérées a la base, anthères terminales, ovaire libre uniloculaire ; fruits charnus à la base desquels persiste le calice.
LAORITE, jSulfure naturel de ruthénium et d'osmium [(Ru.Os'^S'], en petits cristaux noirs octaédriques, se trouve avec le minerai de platine de Bornéo.
LAUROSE. Voy. laurier-rose.
LAURUS. nom latin du genre laurier.
LAVABO [en latin je laverai), terme de Liturgie, désigne : 1° l'action du prêtre qui se lave les doigts à im certain moment de la messe, entre l'ofliertoire et l'Ora<e fratres ; 2» la partie de la messe où s'accomplit cette action ; 3° le linge avec lequel le prêtre s'essuie les doigts.
En termes d'Ebénisterie, un lavabo est un meuble garni de tous les ustensiles nécessaires pour la toilette : cuvette, verres, brosses, flacons, etc.
LAVAGE (de laver], opération qui a pour but de laver à çrande eau un corps, soit pour entraîner des impuretés, soit pour dissoudre des substances à recueillir. Dans l'art des Mines, on lave le charbon et les minerais. Dans la Filature de laine, on lave les laines pour enlever le suint.
On donne le nom A'eaux de lavage aux eaux qui ont servi au lavage et contiemient des corps qu'il est utile d'en séparer. Les eaux de lavage des laines peuvent être traitées pour recueillir les graisses qu'elles renferment.
Lavage, en Médecine, Voy. émétique et purgatifs.
LAVANCHE. Voy. lavange.
LAVANDE (de i'ital. lavanda, action de laver; parce qu'elle sert à préparer une eau de toilette), Lavandula, genre de la famille des Labiées, tribu des Ocymoïdées, renferme de petits arbrisseaux ou des herbes vivaces, qui croissent sur les bords de la Méditerranée et dans l'Asie méridionale. — La Lavande commune [L. spica], vulg. Spic ou Aspic, a des fleurs bleues ou blanchâtres, en verticilles très rapprochés, formant un épi terminal, muni de