LECTURE
c.-à-d. qui lance les balles, en a un certain nombre à sa disposition. Quand toutes ces balles «ont mortes, le camp oppose prend le service avec le même nombre de balles à donner. Lorsque toutes sont mortes, on additionne les points de chaque camp. La victoire appartient à celui qui a obtenu le total le plus élevé.
LAWSONIA. plante, ['oy. henné.
LAXATIFS du lat. laxalivus), médicaments qui déterminent la purgalion sans irriter : tels sont le miel, les pruneaux, le Iwuillon aux herbes, la manne, la casse, le tamarin, la rhubarbe, l'huile de ricin et quelques autres huiles §:rasses, etc. Voy. pcrgatifs.
LAXMANNITE, phosphochromate de plomb naturel [6(PbO).P*05.2Cr*0^], petits.crist«ux verts clmorhombiques, en Sibérie et en Ecosse,
LAYE Voy. laie.
LAYETIER (de layette, dans le sens de caisse de bois], ouvrier qui fait des coffres et coffrets, dits layettes, des chaufferettes, et surtout des caisses pour emballer. L'emballage constitue, dans les grandes villes, une industrie importante qui occupe un grand nombre d'ouvriers. L'art consiste à disposer si bien les objets dans la caisse, que les
filus fragiles puissent être transportés fort loin sans éprouver a moindre altération.
LAYETTE (dimin. de laye, bois). Ce mot désigne tantôt un tiroir d'une armoire, d'un cabinet ou buffet, où l'on serre plusieurs choses qu'on veut séparer et mettre en ordre ; tantôt un petit colnet de bois, fort léger et fort mince, où l'on serre ordinairement du linge et autres menues bardes. — Par suite, le mot layette a désigné l'assemblage de tous les linges et vêtements nécessaires tant à l'enfant qui vient de naitre qu'à la mère après ses couches.
LAYONS 'de laye), se dit, en termes de Chasse, de
Eetits chemins tracés en ligne droite dans une partie de ois dostinée au tiré, pour que le chasseur puisse y marcher ou s'y poster en nattue.
LAZAGNE (de l'ital. lasagne], espèce de pâte moulée en forme de rubans, à bords échancrés ou festonnés, se fait soit avec de la semoule, soit avec les ingrédients des vermicelles et des macaronis. Cette pâte, qu'on nomme aussi kagné, sert aux mêmes usages que le vermicelle et les nouilles.
LAZARET (de Lazare, patron des lépreux), nom donné, pendant le moyen âge, aux hôpitaux réservés aux lépreux : on disait aussi ladrerie ou léproserie. — Aujourd hui on appelle ainsi, surtout dans les ports de la Méditerranée, toute construction isolée où l'on retient les passagers et les marciiandises soumis à la quarantaine [Voy. ce mot). On donne encore ce nom aux bâtiments d'isolement destinés aux animaux atteints de maladies contagieuses. — Voy. aussi contagion et sanitaire (convention).
LAZARISTES, congrégation religieuse. Voy. le Dict. d'Hist. et de Ge'ogr.
LAZULITE. syn. de klaprotbine [Voy. ce mot). Le nom de lazulile a été employé à tort pour désigner le Lapis- Lazuli {Voy. ce mot).
LAZZARONI (pluriel de lazzarone, augmentatif de lazzaro ou lazaro, Lazare), mot italien sous lequel on désigne à >'apk'S les hommes delà dernière classe du peuple, soit à cause du Lazare de l'Evandle qu'on se figurait comme leur type, soit parce que leur costume était celui des malheureux sortant de 1 hospice de St-Lazare. La misère, la paresse, l'insouciance des lazzaroni sont devenues proverbiales. Ils étaient extrêmement nombreux à la fin du iviii' siècle ; la plupart vivaient de pauvres métiers : les uns étaient pêcheurs, les autres commissionnaires;
Îuelques-uns servaient de bravi; beaucoup mendiaient, e jour, on les voyait étendus au soleil sur la grève ou sur les larges dalles de la rue de Tolède ; ils passaient la nuit couches dans de grands paniers d'osier. Tous les ans, ils se choisissaient un chef, dit Capo Lazzaro. Masaniello, l'un d'eux, venait de recevoir ce titre quand il se mit à la tête de l'émeute de 1647. On vit aussi, en 1798, les lazzaroni, stimulés par le cardinal Ruffo, et ayant à leur tête Michel Sforcc. résister trois jours à Championnet. Aujourd'hui la classe des lazzaroni de Naples a perdu en grande partie ses habitudes caractéristiques, et ne se distingue plus guère de la populace des autres grandes villes.
LAZZI (pluriel de l'italien lazzo. saillie bouffonne). Ce mot. aujourd'hui francisé, désigna d'abord ces traits de comi<|ui:' plus ou moins risque que les comédiens italiens semaient à profusion dans le dialogue. La moile s'en
introduisit en France avec le théâtre italien. Arlequin avait le privilège des lazzi.
LÉ (du lat. latus. large), largeur d'une étoffe entre les deux lisières [Voy. i.aize).
LEAOHILLITE, minéral rencontré à Leadhill (Ecosse], qui est un sulfato-carbonate de plomb [5PbO.CO*-|- PbO.SO'j. en cristaux blancs orthorhombiques. La suzannite a la même composition et les mêmes propriétés, mais cristallise en rhomboèdres, ce qui peut être dû à des groupements de Leadhillite.
LEBERKISE (de l'ail. Leber, foie, et Kies, pyrite), dit aussi Pyrite magnétique, ou Pyrrhotine, sulfure de fer de formule Fe'S* ou Fe^S*. Cristaux hexagonaux très rares, le plus souvent en masses compactes, d'un brun de bronze, attirables à l'aimant. La Leberkisc se trouve assez fréquemment dans des roches anciennes, micaschistes, diorites, etc. On l'a signalée dans des météorites.
LECANORA, genre de Lichen. Voy. parhélie.
LÉCITHINE (du gr. ^éxiOoç, jaune), matière retirée pour la première fois du cerveau par Vauquelin, puis obtenue à peu près pure par Couerbe. Elle paraît former la partie principale de la masse nerveuse, quand on en a extrait l'eau et la cholestérinc. En 1868, Strecker en a donné ime formule complexe C**H**AzPhO'. Sa constitution serait celle d'un éther résultant de l'union d'un stéa- . ropalmitate de glvcérine avec l'acide phosphorique en partie uni à une Base, la névrine [Voy. ce mot), le tout avec élimination de 2 molécules d'eau. — Ce corps extrêmement important est d'une grande altérabilité. M. Liebreich, qui 1 a aussi extrait du cerveau et lui a donné le nom Ae protagon, a constaté que les émotions et la peur le font msparaitre, et qu'il augmente avec la santé. Sous l'influence des bases et de l'eau seule il donne la névrine.
LEÇON :du lat. lectio). Outre le sens qu'il a dans l'enseignement, ce mot se dit : 1° en Philologie, des diverses manières de lire le texte d un auteur, surtout quand il s'agit d'anciens manuscrits ; 2° dans la Liturgie, d'une lecture que l'on fait, à chaque nocturne des matines, de quelques extraits de la Bible, des Pères ou de la légende au saint du jour : il y a trois leçons à chaque nocturne. Ces leçons étaient lues, dans l'origine, par im clerc appelé lecteur.
LECTEUR (du lat. lector, qui lit). Les Grecs avaient des lecteurs anagnostes) attachés aux théâtres pour y lire publiquement les ouvrages des poètes. Beaucoup de particuliers, dans l'antiquité, comptaient parmi leurs esclaves ou affranchis des lecteurs, qui, ordinairement, s'acquittaient de leur olBce pendant que le maître prenait son repas. Les maisons d'éaucation, les couvents, les séminaires ont très souvent pratiqué l'usage de faire faire une lecture au réfectoire, et cet usage subsiste encore dans plusieurs établissements. Dans presque toutes les maisons souveraines, il V a des lecteurs ou des lectrices en titre, dont l'emploi n'est guère qu'une sinécure.
L'Eglise a de même ses lecteurs : c'est le 2" des 4 ordres mineurs. Les clercs qui étaient revêtus de cette charge, faisaient des lectures dans les cérémonies du culte, et servaient de secrétaires aux évèques. La fonction de chanter les leçons, qui était jadis aftectée aux lecteurs, se fait aujourd'hui par toutes sortes de clercs.
Les professeurs du Collège de France prennent encore le titre de lecteurs (primitivement, lecteurs royaux) : ils étaient censés ne lire que des leçons écrites à l'avance d'un bout à l'autre, comme le sont les prselectiones de beaucoup de professeurs allemands. — En Angleterre, on donne encore le nom de lectures à ce que nous appelons conférences.
LECTIONNAIRE. Voy. épître.
LECTISTERNE, Lectisternium (du lat. lectus, lit, et sternere, étendre), festin sacré que les Romains offraient, dans certaines occasions, à leurs principaux dieux, k cet effet, on plaçait les statues de ces dieux sur des lits magnifiques, autour d'une table dressée dans un de leurs temples par les soins de prêtres appelés epulones qui présidaient aux festins des sacrifices. On ordonnait des lectisternes dans les calamités pubhques.
LECTURE (du lat. lectura). L'enseignement de la lecture, par lequel commence 1 éducation, est hérissé de difficultés lorsqu'il y a, comme dans le français et l'anglais, de nombreuses contradictions entre la langue écrite et la langue parlée, entre l'orthographe et la prononciation. Longtemps livré à la routine, cet enseignement est devenu, surtout depuis le xviu' siècle, l'objet de sérieuses éludes.