LEVÉ DE PLANS
lithe, dans laquelle la néphélinc est remplacée par la leucite.
LEUCOCYTE (du gr. Xeuxrf; et xûtoi;, cellule), nom donné par les Anatomistes aux glolmles blancs du sang et de la lymphe. Voy. sang, lymphe et phagocytes.
LEUCOCYTHÉMIE ou leucocytose, noms donnés à un état morbide caractérisé par une augmentation considérable dans la quantité des globules blancs [leucocytes) du sang et la diminution des globules rouges [hématies]. C'est à tort qu'on a cherché à en faire une maladie spéciale, il est dIus probable que c'est une lésion qui accompagne pluieurs maladies. On en a distingué deux sortes : i° la L. splétuque, dans laquelle on trouve une hypertrophie de la rate et même du foie : on l'a vue survenir à la suite de fièvres intermittentes; 2" la L. lymphatique, avec développement de tous les ganglions lymphatiques. Voy. lym- PHADÉNOME. On a aussi constaté la Icucocythémie chez les malades porteurs de tumeurs sarcomateuses.
LEUCOIUM, nom latin du mvéoi.e.
LEUCOLINE, base organique. Voy. quinoléine.
LEUCOLITE ou leucolithe, syn. de Dipyre (Leuc. de Mauléon) ; pris aussi comme syn. de Pycnite et de Leucite.
LEUCOMA ou LEPCOME (du grec XEÛxw|jLa), tache blanche de la cornée. Voy. albcgo.
LEUCOMAÏNES, nom donné à des alcaloïdes encore mal connus, qui semblent se rapprocher beaucoup des ptomaïnes [Voy. ce mot).
LEUCONOSTOC, bactérie gélatineuse ayant la structure d'un Nostoc, cest-à-dire composée de chapelets de cellule au milieu d'une gelée. C'est la gomme des sucreries, qui se développe souvent dans les usines de fabrication du sucre.
LEUCOPHANE (de )k£uxôi;, blanc, et cpafveuOai, paraître), silicate fluorifère de chaux, magnésie, glucinc et soude [2NaF1.5(Gl.Ca.Mg|0.5Si02| en cristaux clinorhombiques grisâtres, dans les syénites du Langesundfjord (Norvège).
LEUCOPHLEGMATIE (du gr. 'Ktu%otf'Kzf]xixzici.), mot qui a été employé comme synonyme tantôt d'anasarque, tantôt d'emphysème [Voy. ces mot«). — Voy. aus^ phleg-
MASIE.
LEUCOPHRYS (du gr. )^eux6i;, blanc, et ôcppûç, sourcil, cil), genre d'Infusoires ciliés, sans bouche et tout couverts de cils blancs, qui se trouvent exclusivement dans les intestins des grenouilles, des salamandres, etc.
LEUCOPYRITE (de Xeuxôç, blanc, et pyrite), arséniure de fer nature! [P'e'^As*], en cristaux blancs orthorhombiques.
LEUCOTÉPHRITE, roche éruptive ne différant de l'andésite que par la présence de la leucite parmi les éléments microlitiiiques. Lorsque la leucotéphrite contient de l'olivine, elle devient très voisine des basaltes.
LEUCOTHÉE, 35" petite planète, trouvée le 19 avril 1855 par H. Lutiicr, à Bilk, près Dùsscldorf. Voy. planètes.
LEUCOTHOA, sorte d'Acalèphc. Voy. callianire.
LEUDES. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
LEURRE (de l'anc. moy.-allem. luoder). C'est proprement, en termes de Fauconnerie, un morceau de cuir rouge façonné en forme d'oiseau, qui sert aux chasseurs pour attirer et rappeler le Faucon ou tout autre oiseau de proie, lorsqu'il ne revient pas droit sur le poing. Ce mannequin avait bec et ongles ; il pouvait même, à l'aide d'un mécanisme caché, avoir l'air de battre des ailes. On y attachait un appât, pour mieux attirer l'oiseau. — Par suite, leurre s'est dit de toute amorce, de tout appât trompeur.
LEVAIN (de lever), pâte aigrie dont on se sert pour exciter la fermentation de la pâte fraîche avec laquelle on fait le pain [Voy. pain). Dans certains pays on remplace le levain par le résidu de la fermentation du seigle servant à faire le gin. En Angleterre on prépare un ferment spécial avec des pommes de terre.
Certains chimistes ont proposé de faire lever la pâte en lui ajoutant soit de l'acide tartrique et du bicarbonate de soude, soit de l'acide carbonique sous pression, etc. Tous ces pains chimiques sont inférieurs, comme goût et comme valeur nutritive, aux pains préparés avec du levain. Ces derniers sont les seuls employés en France.
^ LEVANT. En Astronomie, ce mot est synonyme d'est ou d'orient. C'est la partie du monde où le soleil semble se lever. On l'oppose à couchant.
Ce que dans l'usage on appelle plus spécialement le Levant, par rajjport à la France, ce sont les contrées littorales de la Méditerranée, au delà des îles Ioniennes : la
Tui-quic, la Syrie, l'Asie Mineure, etc. Leurs habitants reçoivent le nom de Levantins.
LEVANTINE, étoffe de soie unie et légère, originaire du Levant. On l'emploie pour robes et surtout pour doublures.
LEVÉ DE PLANS. L'art du levé de plans ou topographie est celui qui consiste à produire sur une feuille de papier la représentation, à une échelle réduite, d'un terrain avec tous ses accidents. Il comprend essentiellement deux opérations distinctes : la planimétrie, qui est la détermhiation de la projection des routes, chemins, cours d'eau, lieux habités, forêts, etc., sur un plan horizontal, et le nivellement, dans lequel on recherche les différences de niveau des différents points du sol, de manière à obtenir un figuré de terrain donnant à l'œil la physionomie exacte de celui-ci. — Les instruments employés pour la planimétrie consistent en appareils de mesure des distances : chaîne ou ruban d'arpenteur, qui servent à la mesure directe, stadia et euthymètres, qui permettent d'opérer cette mesure sans parcourir la distance, par l'emploi d'un angle de visée micrométrique; le pas étalonné est un moyen
farfois assez exact d opérer la mesure des longueurs. — our la détermination des angles, on fait usage de graphomètres, goniomètres, goniasmomètrcs, qui permettent de mesurer directement leur valeur en degrés, minutes et secondes, ou de boussoles qui donnent l'azimut de chaque direction visée, c.-à-d. l'angle que fait celle-ci avec une direction fixe qui est celle du méridien magnétique; la planchette est un instrument qui permet de tracer immédiatement sur la feuille de papier les angles visés sur le terrain. — Le nivellement ( Voy. ce mot) se fait soit directement, à l'aide de niveaux, soit en mesurant les pentes du terrain avec Vécliniètre ou le tachéomètre. — Pour faire le levé d'un terrain, on choisit sur celui-ci un certain nombre de points faciles à reconnaître et à viser, formant des polygones irréguliers dont les côtés serrent d'aussi près que possible les lignes principales du terrain et dont on relève les angles et les côtés par cheminement le long de ces côtés, ou par ititei'section en partant d'une base mesurée avec le plus grand soin. Les cotes de chacun des sommets des polygones sont déterminées soit en même temps qu'on en relève la position, soit après, suivant ou'on fait usage du nivellement par les pentes ou du nivellement direct; on a soin, en particulier, de relever exactement les lignes caractéristiques des formes du terrain : crêtes, thalwegs, lignes de changement de pente. Les accidents de la planimétrie sont représentés à l'échelle de la carte par des signes conventionnels qui en reproduisent les formes autant que possible, et par des teintes se rapportant aux divers genres de culture (bois, prés, vignes, vergers, bruyères, etc.) ; les formes du terrain sont indiquées soit par des courbes de niveau, lignes idéales correspondant à l'intersection de la surface du sol par une série de plans horizontaux équidistants, soit par aes hachures qu'on trace d'après des lois déterminées en s'appuyant sur les courbes de niveau et qui donnent à l'œil une image plus facile à saisir, soit enfin par des teintes ombrées qui produisent la même impression d'ensemble que les hachures.
Le levé de plans exige une grande conscience de la part des opérateurs et un soin minutieux dans l'emploi des instruments si on veut obtenir des résultats exacts : toutefois il convient de se rendre compte, dans chaque levé, du degré de précision nécessaire qui dépend de l'échelle de la carte et de l'usage auquel celle-ci est destinée. S'il s'agit d'un levé de précision devant servir à l'établissement de travaux d'art ou de fortification, ou à la détermination d'un piancadastral, on emploie les échelles du 1 000° au 2 000", et dans ces conditions la plus faible longueur du terrain doit être exactement mesurée; si au contraire on veut obtenir une carte topographique du 10 000" au 50 000°, on emploie des instruments permettant d'opérer plus rapidement, mais donnant une précision un peu moindre: si enfin il s'agit d'un levé de reconnaissance ou d' itinéraire qui doit simplement fournir une image du terrain et doit être exécuté très vite, on sacrifie la précision à la nécessité d'obtenir rapidement un résultat. — En résumé, il faut savoir appropner les instruments et les méthodes au but à atteindre, mais on ne peut utilement faire des levés rapides à petite échelle qu'après avoir exécuté avec soin ceux de précision à grande échelle, qui forment l'œil du topographe et habituent celui-ci à se rendre un compte exact et rapide des formes du terrain et de la manière de les représenter.