LEVURE
LEVÉE. Voy. DiGCE.
LEVER Dcx ASTRE, apparition d'un astre au-dessus de l'horizon, par l'etrct du mouvement diurne apparent de la Toùte céleste.
LEVER DES PRiscES, partie de l'ancien cérémonial de cour. Aussitôt après le réveil du roi. on lui présentait l'eau bénite; puis, quand il avait passé sa dienuse, on lui mettait successivement ses jarretières, ses boucles de soulier, son cordon bleu, son épée, etc. On distinguait le grand et le petit lever. Ce dernier était celui auquel on admettait les privilégiés jouissant des petites entrées chez le roi : c'était une première audience familière, donnée au saut du lit. Le qrand lever était celui auquel on admettait ceux
3ui jouissaient des grandes entrées , il se faisait avec plus e solennité.
LEVER-DiEO, le moment de la messe où le prêtre élève l'hostie.
LEVIER (de lever). Le levier est un corps rigide, habituellement une barre, qui peut se mouvoir autour d'un Eoint (ixe et en deux points duquel agissent des forces. es bras de levier sont les distances du point fixe aux forces ; il y a équilibre quand les doux forces et le point fixe sont dans im même plan, que le produit de chaque force par son bras de levier est le même, et que les deux forces tendent à faire tourner le levier en sens contraire. Dans la pratique on dislingue les deux forces en puissance et résistance : celte dernière correspond à l'effort qu'on veut vaincre ; s'il s'agit de soulever une pierre, ce sera le poids de celte pierre ; la puissance est la force que l'on fait agir sur le levier. On distingue aussi, assez inutilement d'ailleurs, les leviers en leviers du l", du 2" et du 3' genre, suivant que le point fixe, ou point d'appui, est entre la résistance et la puissance, que le point d'application de la puissance est entre le point d'appui et le point d'application de la résistance, ou enfin que le jjoint d'application de la résistance est entre le point d'appui et le point d'application de la puissance.
Dans la Mécanique animale, on trouve dans les os de véritables leviers ; les puissances sont les muscles locomoteurs; les résistances sont le poids des parties à mouvoir; les points d'appui sont tantôt les articulations, tantôt le sol, ou tout autre corps fixe sur lequel s'exécutent les mouvements.
Les Chirurgiens ont donné le nom de levier à plusieurs des instruments dont ils font usage, tels sont : 1° le levier des accoucheurs [vectis obstetricius) ; cet instrument, dont l'invention a été attribuée à Ruysch, à Roger Van Roonhuyzen et à Chamberlayne, a été fréquemment modifié, notamment par Péan et par Baudelocque; — 2° le levier du trépan, tige d'acier recourbée à ses extrémités et qui sert d'élévatoire pour extraire la portion d'os détachée par le trépan : on s'en sert aussi dans les fractures du crâne pour relever les portions de la boîte osseuse qui se trouvent enfoncées dans la cavité crânienne; — 3° le levier droit et le levier de l'Ecluse, qui servent aux dentistes, le premier pour l'extraction des incisives, le second pour celle des molaires : ce dernier est encore appelé langue de carpe et trivelin.
Levier pneumatique ou Mécanisme de Barker, appareil qui s'applitpie au clavier principal de l'orgue et qui a pour objet de faciliter l'abaissement des touches, en détniisant. au moyen d'une série de petits soufflets et de soupapes à double eU'et correspondant à chaque touche du clavier, toute résistance sous les doigts de l'organiste. Une série de pédales permet de porter l'action du levier sur tel clavier que ion veut. Voy. orgue.
LÉVIGATION (du lat. lœvigatio), opération qui est souvent employée dans les Arts, en Chimie et en Pharmacie, et qui a pour but d'obtenir certaines substances sous forme de poudre impalpable : elle consiste soit à broyer à sec les suitstanees dans un mortier (Voy. porphtrisatiox), soit à délaver une poudre dans beaucoup d'eau, à décanter le liquide trouble après l'avoir laissé en repos quelque temps, et à recueillir le dépôt qui s'est formé en poudre au fond du second vase. On conçoit que plus longtemps on aura attendu pour recueillir le liquide tenant les poudres en sus|)ension, celles-ci seront d'un grain plus fin ; c'est ainsi en elfet qu'on se procure des poudres à polir d'une division et d'une finesse extrêmes.
LÉVIRAT (du lat. levir, beau-frère). Ce mot désignait autrefois l'obligation que la loi de Moïse imposait au frère d'un défunt d'éoouser la veuve de son frère. Aujourd'hui
il se dit en général de tout mariage contracté avec une belle-sœur.
LÉVITE, nom donné, chez les Israélites, aux ministres du culte, parce qu'ils appartenaient tous à la tribu de Lévi. On appelle Lévilique le 3" livre du Pentateuque de Moïse, qui traite de tout ce qui regarde les fonctions des lévites.
— On nomme souvent lévites, dans l'Eglise catholique, les clercs minorés, et surtout les diacres et les sous-aiacres.
— Aujourd'hui, surtout dans le midi de la France, le mot lévite désigne une sorte de vêtement d'homme et de femme, en forme de redingote, assez semblable au costume des lévites. 11 est aussi SMionyme de redingote. La lévite a été d'abord, sous Louis 5lV et sous Louis XVI, un costume de femme qui tombait comme un peignoir depuis le cou jusqu'à mi-jambe.
LÉVITIQUE. Voy. lévite.
LEVRAUT, jeune liè\Te. Voy. lièvre.
LÈVRES (du lat. labra), parties charnues et vermeilles qui forment le contour de la bouche. Elles sont distinguées en L. supérieure et en L. inférieure. On appelle commissure l'angle qu'elles forment à leur point de jonction. Quatre couches différentes constituent l'épaisseur des lèvres: la couche cutanée, épaisse et adhérente ; la couche musculeuse, la couche glanduleuse et la couche muqueuse, qui forme la face interne des lè^Tes. Leurs artères sont fournies par la faciale et la maxillaire interne ; leurs nerfs viennent de la 5° et de la 7* paire. La lèvre supérieure se cou\Te, chez l'homme, de longs poils ( Voy. moustaches) et chez la femme d'un léger duvet. — Chez les Animaux, les lèvTes n'existent proprement que chez les Mammifères et quelques poissons (Cyclostomes) : ce n'est que par analogie qu'on donne le nom de lèvres à diverses pièces cornées de la bouche des Insectes. Voy. labre.
En Chirurgie, on désigne, sous le nom de lèvres les deux bords d'une plaie simple.
En Conchyliologie, on nomme ainsi les dcfux bords* d'une coquille univalve : celui qui couvre la columelle forme la lè^Te interne ou gauche, et l'autre la lèvre externe ou droite.
En Botanique, on appelle lèvres les deux lobes principaux d'une corolle bilabiéeou personée; et on les distingue en supérieure et inférieure, suivant leur position : c'est de cette forme de la fleur que la famille des Labiées ( Voy. ce mot) a pris son nom.
En Géologie, on dit lèvres d'une faille. Voy. faille.
LÉVRIER (pour lièvrier, de lièvre), Canis graius, espèce de Cliien au corps long et étroit, aux oreilles demi-fombantes, au museau pointu et allongé, à la course excessivement rapide (de 20 à 50 mètres par seconde), dont on se sert pour chasser le lièvre. La femelle se nomme levrette. Ces chiens ont peu de nez ; mais, en revanche, leurs yeux sont parfaits et ils chassent à vue. On distingue les lévriers par la différence de leur taille. Les lévriers de grande race, à poil un peu long, sont for(5, vigoureux, hardis et courageux ; ils attaquent le sanglier : tels sont les lévriers dits d'Ecosse. Les lévriers de petite race, à poil ras, apjielés autrefois levrons, levronnes et aujourd'hui levrettes, quel que soit leur sexe, sont des chiens d'appartement, qui n'ont que peu d'intelligence : ils sont faibles et frileux, mats élégants et gracieux. Leur pelage est ordinairement gris de souris ou jaune mêlé de blanc ; on en trouve quelques-uns de noirs. Voy. chiex.
LÉVRIERS (les), constellation. Voy. coxstixlatioss et cœdb