LICITATION
LIENTERIE
l'éruption de petites papules agglomérées ou confluentes, d'un rouge plus ou moins vif, qui donnent lieu à des ulcérations superficielles, à la sécrétion d'un liuuide séro-purulent, à des croûtes et à des squames. Toutes les variétés de cette alFcction se ramènent à deux : le L. simplex, quelquefois aigu, plus souvent chronique, et le L. agrius,
[iresque toujours cnronique. Au L. simplex se rattachent es variétés dites pilaris, lividus, gyratus, circumscriptus, urticatus, etc.
LICHENS, LicHÉNACÉES. Lcs LickeTis Constituent un groupe important de plantes Thallophytes. Le plus souvent ils ont la forme de croûtes qui s étalent comme de véritables dartres sur toute espèce de supports, écorces d'arbres, pierres humides, rocners arides, etc., excepté sur les matières en décomposition. Parfois ce n'est qu'une sorte de poussière brune, grise ou noirâtre qui s'étend sur toute la surface d'un monument ou d'un rocher : la couleur sombre des vieux édifices de Paris est due à un lichen microscopique; d'autres fois, au contraire, ces végétaux présentent des couleurs assez vives : il y en a de jaunecitron ponctués de noir, de couleur orange; d'autres, d'un beau rouge ccarlate. Les lichens sont les premiers défricheurs du sol : ils croissent sur la pierre nue, s'y remplacent les uns les autres, sont remplacés ensuite par des mousses, jusqu'à ce qu'il y ait formation d'une terre végétale capable d'alimenter des plantes plus vigoureuses. On trouve partout des lichens jusqu'à la limite des neiges éternelles et jusqu'au pôle.
L'organe végétatif des lichens, ou thalle, est constitué par une lame composée de cellules ou filaments incolores (hyphes) appartenant à un champignon, et de petites cellules vertes [gonidies] qui donnent au thalle sa coloration, qui s'amassent à sa surface en petites masses et qui appartiennent à une Algue, Un Lichen est donc le résultat de l'association de deux êtres différents, une Algue et un Champignon. Cette association est à bénéfice réciproque : le Champignon profite du carbone de l'atmosphère assimilé par l'Algue ; l'Algue trouve dans le Champignon un abri contre la dessiccation ; aussi voit-on cette dernière se multiplier plus activement que si elle était seule; quant au premier, il épaissit notaulement les parois des filaments qui le composent.
Les Champignons ainsi associés ne se rencontrent pas à l'état libre dans la nature ; on a pu cependant les cultiver en partie isolément; ces Champignons appartiennent principalement aux Ascomycètes (Discomycètes et Pyrénomycètes^ et aux Basidiomycètes (Théléphorées). Les Algues associées aux Lichens se retrouvent très communément à l'état libre ; ce sont surtout des Algues vertes et quelques Algues bleues ; elles sont d'ailleurs en petit nombre. On a pu les isoler du lichen et les faire vivre séparément ; elles ont pu donner dans certains cas des zoospores.
La théorie de l'association ou symbiose a été confirmée expérimentalement par la synthèse. En semant les spores du Cliainpignon sur une Algue on a pu reproduire complètement certains Lichens. — C'est principalement aux travaux de Schwendener, Bornet, Bonnier, etc., que l'on doit la démonstration de cette symbiose.
On compte aujourd'hui 1 500 espèces de Lichens, réparties en 60 genres environ. M. Camille Montagne les a partagés en deux grandes sections : les Gymnocarpes et les Angiocarpes. Parmi les principales espèces nous citerons : le Lichen d'Islande ou Cétraire [Cetraria islandica], qui entre dans l'alimentation des indigènes de cette contrée et qu'on emploie en médecine comme fortifiant, ainsi que le Slicta pulmonaria, dans les affections de poitrine, les catarrhes chroniques, etc.; on les réduit en une espèce de farine dont on fait des pâtes, des pastilles, des potages, etc. ; le Lichen des rennes [Cladoma ou Cenomyce rangiferina), qui forme presque la seule nourriture des rennes dans les solitudes glacées de la Laponie ; diverses espèces des genres Roccella, Parella, Pannelia, Usnea, etc., employées en teinture et qui servent notamment à la fabrication de Vorseille. Voy. ce mot.
LICITATION (du lat. licitatio), acte par lequel les copropriétaires par indivis d'une chose qui ne peut être partagée commodément ou sans dépréciation, ou que ne veut prendre aucun des copartagcants, la font mettre aux enchères pour qu'elle soit adjugée au plus offrant et dernier enchérisseur (C. eiv., art. 1686-88). La licitation peut être volontaire, quand tous les copropriétaires sont majeurs, maîtres de leurs droits, présents et d'accord entre eux. Elle est néces-
sairement judiciaire, quand ces conditions ne sont pas toutes réunies. Le Code de procédure (art. 966-986) règle les formes à suivre dans ce dernier cas.
LICORNE (corruption du lat. unicornis), Monoceros, animal qui, selon les écrivains anciens, se rappnKlie de l'âne et du cheval, et dont la tête est surmontée d'une seule corne, longue et aiguë. D'après les traditions, la licorne aurait le corps blanc, les yeux bleus; elle serait remarquable par sa force, son agilité et sa fierté ; c'est dans l'Afrique, l'Arabie et l'Inde qu'on prétendait avoir vu cet animal. Quelques voyageurs modernes ont affirmé avoir vu des licornes ; mais ils n ont apporté aucune preuve authentique à l'appui de leurs aflirmations. Aujourd'hui l'existence de ce quadnipède est niée par les savants, et l'on pense que les anciens ont vu les licornes tantôt dans YVrus (bœuf sauvage), tantôt dans le Rhinocéros, qui n'a en effet qu'ime seule corne, tantôt enfin dans l'Antilope oryx, espèce qui habite les pays où l'on plaçait la licorne, et dans laquelle quelques individus paraissent n'avoir aussi Qu'une corne, — En Blason, licorne, animal héraldique ; elle est dite accornée, ani?née, onalée, saillante, en défense, accroupie, acculée. Elle s emploie assez souvent comme support. Elle est le support sénestre des armes d'Angleterre,
LICORNE, constellation de l'hémisphère austral, située entre le Grand et le Petit Chien, Orion et l'Hydre, par T' 0" d'ascension droite et 2° de déclinaison sud, compte 3 étoiles de 4° grandeur et 9 de 5°.
LICORNE DE MER, nom vulgaire du Narval.
LICTEURS (du lat. lictor), officiers publics qui précédaient ordinairement les premiers magistrats de Borne, vingt-quatre pour le dictateur, douze pour le consul, six pour le préteur. Ils portaient les faisceaux sur l'épaule gauche, en ville sans la hache, en campagne avec la hache ; c'étaient à la fois des appariteurs à Rome et au dehors des bourreaux chargés d'exécuter les sentences sans appel du juge militaire.
LIE, dépôt que le vin et le cidre laissent précipiter au fond des barriques, dans lesquelles on les reçoit au sortir de la cuve ou du pressoir. Leur composition est variable : ferments du vin, débris provenant dxi raisin, rafles, pellicules, sels, crème de tartre, etc. On hâte le dépôt de la lie en collant le vin [Voy. collage). Quand les lies sont déposées, on sépare le vin clair par soutirage ( Voy. ce mot). Elles servent à faire des eaux-de-vie inférieures, du vinaigre. Les résidus pulvérulents sont vendus aux fabricants d'acide tartrigue.
LIE, en Musique. Voy. détaché.
LIED. Lcs Allemands appellent ainsi ce que nous appelons chanson. Il y a des liedcr de tout genre, guerriers, nationaux, amoureux, etc. Goethe, Gleim, Yoss, Burger, Arndt, Kcerner, Uhland sont les auteurs des lieder les plus renommés en Allemagne.
LIÈGE (du lat. leviicm, de levis, léger), ou suber. On donne ce nom : 1» à une espèce de Chêne vert, le Quercus suber ou Chêne-liège, qui croît en Espagne, en Italie, en Algérie et dans le midi de la France, et dont l'écorceest remarquable par sa légèreté ; 2° à cette écorce même. — A proprement parler, le liège n'est pas l'écorce, mais seulement le tissu subéreux de l'arbre. Cette substance se compose d'un tissu spongieux et élastique, dont les cavités contiennent des matières astringentes, colorantes et résineuses ou grasses, qui le rendent difficilement perméable à l'eau. La récolte du liège se fait, tous les 8 ou 10 ans, à l'aide d'incisions transversales et longitudinales : un même arbre peut fournir de 10 à 12 récoltes. Le liège sert à faire des bouchons [Voy. ce mot), des semelles pour garantir les pieds de l'humidité, des corsets pour aider à la natation, des flotteurs pour soutenir les filets des pêcheurs, etc. Brûlé dans des vases clos, il donne le noir d'Espagne, qu'on emploie dans la peinture. Les chimistes ont extrait du liège une matière analogue à la cire, la subérine, qui, traitée par l'acide azotique, se convertit en acide oxalique et en acide subérique.
liège de montagne, var. d'amiante en filaments feutrés.
LIÈGE fossile, Voy. asbeste.
LIÉGEOIS (almanach). Voy. almanach.
LIEN. Dans l'anc. Jurisprudence, on appelait privilège du double lien le droit qu'avaient les frères et sœurs germains d'exclure de la succession les consanguins et les utérins. Aujourd'hui ils ne font que prendre part dans les deux lignes (G. civ., art. 733).
LIENTERIE (du gr. XeiEvxep^a, de ItXoi, lisse, glissant.