‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 896 sur 1729 · LIGNEUX · texte numérisé non relu

LIGNEUX

cet héritage des mains de l'acquéreur, en lui remboursant le prix qu'il en avait pavé. Le retrait lignager a été aboli.

LIGNE du lat. linea]. En Géométrie, ou appelle ligne l'uitcrsectlon de deux surfaces, ou le lieu d'un point en mouvement La ligne n'a qu'une seule dimension, la longueur, sans largeur ni épaisseur. On distingue : la L. droite; la L. brisée ou polygonale, qui est composée de portions de lignes droites; la L. courbe, qui n'est ni droite ni composée de lignes droites ( Voy. cochbe).

Lignes trigonométriques. Voy. trigonométrie.

Ligne de terre. Voy. descriptive (géométrie).

En Astronomie, on appelle : ligne des absides le grand axe de l'orbite d'une planète ; ligne des nœuds, la droite suivant laquelle le plan de l'orbite d'une planète ou de la lune coupe le plan de l'édiptique.

En Géographie, la ligne se dit familièrement pour la ligne équinoxiale ou Véquateur. — La ligne de partage des eaux est la suite de montagnes qui séparent les bassins hydrographiques. Voy. bassin.

Dans l'ancien système des Poids et Mesures français, la ligne était le 12« du pouce, ou 144» du pied. Elle équivaut à 2°'°',256.

LIGNE. En Généalogie, on appelle ligne toute série d'ascendants ou descendants partant d'un même chef. Chacun des frères est le chef d'une ligne, qui, à son tour, peut se scinder en branches, les branches en rameaux, les rameaux en rejetons, etc. — On appelle ligne ainée, directe ou droite celle qui va de père en fils, soit en montant, soit en descendant. Les autres lignes sont dites lignes collatérales, et l'on V distingue la 2° ligne ou ligne puinée, la 5' ligne, la 4« ligne, et ainsi de suite. C'est dans ces lignes que sont placés les neveux, les oncles, les cousins, etc. Les lignes sont encore rnasculines ou féminines, suivant qu'elles descendent des hommes ou des femmes. — Le Code civil a fixé (articles 735-755) la manière dont les successions devaient se partager entre les différentes lignes. Voy. scccessiox.

Dans r.\rt mihtaire, ligne est emplové dans un grand nombre d'acceptions diverses. La ligne de marche est celle

?ue l'on suit pour aller d'un lieu à un autre. On nomme igné l'opération celle qui réunit une armée à sa base d'opérations et par laquelle elle opère ses ravitaillements et ses évacuations; on comprend l'intérêt qu'il y a à la soustraire aux entreprises de l'ennemi, c.-à-d. à la couvrir. Les lignes d'une armée sont l'ensemble des positions qu'elle occupe. La ligne de bataille est celle sur laquelle sont rangées les troupes prêtes à marcher sur l'ennemi ou à le recevoir; il peut y en avoir plusieurs, disposées les unes derrière les autres. On distingue également les ligne d'infanterie, ligne de cavalerie, ligne d'artillerie. La ligne de retraite est celle par laquelle se retire une troupe battue: on doit toujours, dans les dispositions de combat, s'efforcer de se ménager une ligne de retraite et la couvrir : par contre on cherche à menacer celle de l'eniiemi. Dans les formations, on oppose le mot ligne à celui de colonne pour indiquer une disposition des troupes en largeur, la colonne étant un ordre profond.

La troupe de ligne (ou par abréviation la ligne) se composait autrefois des corps qui formaient la ligne de bataille, tant infanterie que cavalerie, par opposition aux troupes légères qu'on employait en avant et sur les flancs. Bien que la disposition qui justifiait cette dénomination ait disjjaru, le mot est resté, mais ne s'applique plus maintenant qu'aux régiments d'infanterie. On dit cependant encore quelquefois cavalerie de ligne pour désigner les dragons.

Ilaiis la Fortification, les places sont dites de 1", de 2", ^e 5° ligne, selon leur plus ou moins de proximité de la fronlièrc. I^s retranchements sont dits lignes: et d.^ là des lignes bastionnées, à redan, à tenailles, à crémaillères, qui toutes sont con<inM«» ; les L. à intervalles, les seules employées auj.,se composent de portions continues séparées par des espaces permettant aux troupes de manœuvrer. Les L.de contrevallation sont les travaux qu'une armée assiégeante exécute contre la place : les L. de circonvallation sont les dispositions qu'elle prend pour se garantir contre les armées de secours ; les L. d'investissement, l'ensemble des travaux ayant pour but d'enfermer l'assiégé dans sa place.

Dans le Tir. on distingue : la ligne de mire, droite qui unit l'ipil du tireur, la mire et le but ; la ligne de tir, qui «st 1 axe du canon indéiiniment prolongé.

Dans la Marine à voiles, on appelait ligne toute rcnnion de vaisseaux de guerre rangés sur un même rumbde vent. La ligne du plus près était celle des bâtiments formant avec le vent un angle de 67° 50'. On la nommait ligne du plus près tribord quand les bâtiments recevaient le vent par la droite, et ligne du plus près bâbord quand ils le recevaient par la gauche. Le vaisseau de ligne était un grand vaisseau ayant au moins 50 pièces de canon, et destiné à combattre en ligne de bataille. — Ligne se dit aussi d'un cordage qui sert à retenir le loch, la sonde, cic. [Voy. ces mots). — Ligne de flottaison. Voy. flottaisos.

Lignes de musique, lignes accidentelles ou postiches.

VOU. PORTÉE et SOTATIOX.

Lignes de niveau. On appelle ainsi, dans l'Arpentage, les lignes d'un terrain dont tous les points ont la même cote. Si le terrain est peu étendu, on peut les considérer comme obtenues en le coupant par une suite de plans horizontaux. Si au contraire le terrain est trop étendu pour qu'on puisse faire abstraction de la sphéricité de la terre, on doit les regarder comme obtenues en le coupant par une suite de sphères concentriques à la surface des mers. I* moyen le plus commotle employé dans la détermination pratique des lignes de niveau d'un terrain consiste à opérer le nivellement d'une suite de lignes tracées arbitrairement sur ce terrain, mais autant que possible dans le . sens de sa plus grande pente, puis à réunir par une ligne continue les points de ces dilîérentes lignes qui ont même cote. Dans les plans cotés, on a l'habitude de figurer les lignes de niveau, suivant les cas, de 1 m. en 1 m. ou de 2 m. en 2 m. ou de 5 m. en 5 m. Leur emploi a pour etlct d'abord de déchaîner le plan d'une suite de nombres représentant des cotes, et qui ne peignent rien à l'esprit ; puis de donner, à première vue, une idée de la forme générale du terrain, car là où les lignes de niveau sont très serrées, la pente est considérable, tandis qu'elle l'est peu là où les lignes de niveau sont écartées. Enfin les lignes de niveau permettent de résoudre une suite de problèmes importants relativement à la constitution superiicielle d'un terrain.

Voy. PLANS COTÉS.

Lignes télégraphiqties. l'oy. TÉLÉCRAniE.

LIGNE. Dans l'art de la Pèche, la ligne est un fil ou une ficelle avec un hameçon, que l'on garnit d'un appât ( Voy. ces mots) ; on fait aussi les lignes en erin blanc et en soie : ces dernières sont préalablement soumises à une torsion particulière qui les empêche de vriller quand elles sont plongées dans l'eau. Généralement les lignes sont attachées à une canne en roseau, en bambou, en noyer blanc, etc., formée de 4 ou 5 brins s'emboitant l'un dans l'autre, à l'aide de viroles. Elles sont en outre munies d'un plomb, qui tient l'appât au fond de l'eau, ainsi que d'une flotte et d'un bouchon, qui maintiennent la figue à la surface, et indiquent si le poisson mord. — 11 y a presque autant de sortes de lignes que d'espèces de poissons. La ligne d'eau douce se termine presque toujours par un fil long de 0 m. 40, transparent et très résistant, auquel on fixe l'hameçon; c'est le crin de Florence, produit du ver à soie sacrifié au moment où il va filer. Une même ligne porte souvent plusieurs hameçons. On disting le les L. de fond et les L. ordinaires. Celles-ci sont ou flottantes ou dormantes, et les lignes flottantes, à leur tour, se subdivisent en L. à la volée (pour le poisson entre deux eaux) et L. à fouetter (pour le poisson qui vient à la surface). Quant aux lignes dormantes, fixées à une gaule dont le bout est enfoncé sur le rivage, elles ne demandent pas à être tenues, et une personne peut en sur>eiller plusieurs à la fois. Avec les lignes de fond on peut faire trois espèces de pêche : pêche à soutenir (la ligne y est presque immobile), pêche à la traînée (une corde à très nombreux hameçons est tendue parallèlement au rivage), pèche aux jeux (les Ugnes pendent du bord d'un bateau pêcheur en mouvement). La pêche à fond et les lignes dormantes ne sont permises qu'à des concessionnaires. Toute ligne qui porte im lingot de plomb du poids d'environ 40 gr. est considérée comme ligne de fond.

LIGNEUX (du lat. lignosua, de lignum, bois). On appelle tissu ligneux le tissu qui constitue le liois : les éléments cellulaires qui le constituent ont une membrane de cellulose incrustée de lignine ou vasculose. On a assigné à cette dernière pour formule approchée C"*H'*0*". La membrane ainsi lignifiée se colore en jaune par le sulfate d'aniline, en rouge par la phloroglucine additionnée d'acide chlorhydrique. Grâce à cette incrustation, le tissu bgneus

LIGNINE

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