LINGE
assez lonfrtcmps dans Ips aquariums. — On trouve des limules iossiles dans les terrains jurassiques.
LIN. Linum, genre type de la famille des Linacées, reii terme une soixantaine d'espèces herbacées ou sousfrutescentes, appartenant à l'Europe et à l'Asie, et dont quelques-unes se recommandent par la beauté de leurs fleurs. L'espèce la plus importante est le Lin cultivé ou Lin usuel (Linum usilalissimum), à lige glabre, rameuse vers le sommet; à feuilles éparses, linéaires, lancéolées, aiguës, d'un vert un peu glauque, à fleurs bleues, pédonculées. terminales, à pédoncules grêles, uniformes : à fruits formant une capsule globuleuse, dont les bords rentrants forment autant de loges monospermes. — Les cultivateurs distinguent : le Lin froid ou Grand Lin ; le Lin chaud ou têtard, et le Lin moyen. Le Lin froid, que l'on cultive entre Valenciennes et Bruxelles, s'élève beaucoup plus haut que tout autre et produit ime filasse d'une linesse extrême; le Lin chaud ne devient jamais au^si grand ; le Lin moyen est la variété la plus répandue ; il est plus ou moins beau, suivant que le sol a été plus ou moins bien fumé et cultivé. On dislingue aussi le Lin d'élé. Petit Lin ou Lin ardus, qui esf très fin et fournit le meilleur lil pour dentelle ; et le Lin d'hiver ou d'aulonnie. plus gros, plus abondant, mais qui n'a pas la qualité du précédent.
On sème le lin en septembre ou au printemps, suivant le pays, dans une terre bien ameublie et bien fumée, et l'on y répand les graines d'autant plus épaisses que l'on veut obtenir de la filasse plus longue ou plus fine, tandis que l'on sème plus clair quand ou veut aue les graines soient la principale récolle. Le lin craint l'excès d'humidité ; pour éviter qu'il ne se verse, dans certains pays on mêle quelques grosses fèves dans les semis, pour donner des pomts d'appui aux tiges grêles du lin. La maturité de cette plante varie de juin en août. En Belgique, on arrache le lin avant sa maturité. — La Flandre, la Bretagne, la Normandie sont les contrées de la France qui produisent le plus de lin ; cette culture a réussi en Algérie. A l'étranger, la Belgique rivalise sous ce rapport avec nos départements du Nord; vieiment ensuite la Hollande, la Grande-Bretagne et le Canada.
Tout le monde connaît l'utilité du lin comme plante textile. Le lin arraché, on le fait rouir, opération qui consiste à faire macérer pendant un certain temps dans une eau dormante ou un cours d'eau les gerbes de lin préalablement étalées sur le pré. Le rouissage dissout le principe gommo-résineux qui colle ensemble les libres de la filasse et permet de peigner le lin tout en lui conservant sa longueur. Après le rouissage vient le ieillage, par lequel on séjiare la partie textile de la partie Ugneuse des tiges : on teille le lin à la main ou bien entre les lames de lx)is dentées, nommées broyoires ou mâches. Quand la filasse est bien débarrassée de toutes ses cbènevoltes, on la peigne et on la divise ordinairement en deux qualités : le brin, avec lequel on fait le fil, et Vétoupe. Longtemps on ne sut filer le lin qu'au fuseau ou au rouet ; ce n'est que de nos jours qu'on a réussi à le filer à la mécanique i y'oy. filature). — Le blanchissage des fils à coudre ou des tissus est la dernière opération que l'on fait subir au lin avant de le li^Ter à la consonunation ; il consiste en une suite de lessivages et d'étendages qui se succèdent jusqu'au moment où l'on atteint le bieau blanc; quand on y associe l'usage des lessives chlorurées, on obtient le même résultat en beaucoup moins de temps.
Les semences du lin sont employées dans les arts et la médecine sous le nom de graine de lin : elles fournissent, pr expression, une huile grasse qui sert à brûler et qu'on emploie dans la peinture {Voy. huile); on la prend aussi intérieurement pour procurer l'expectoration et apaiser le crachement de sang. Le résidu de ces semences sert à engraisser les bestiaux. Macérée dans l'eau, la graine de lin donne un mucilage adoucissant et émollient, dont on se sert, soit en fomentations, soit en lavements, pour calmer l'inflammation des viscères. La farine tirée des semences s'emploie, sous le nom de farine de graine de lin, en cataplasmes émollients et résolutifs.
11 y a plusieui-s autres espèces de lin, disséminées sur le sol de l'Europe : le Lin à feuilles menues [L. tenuifolium]; le L. des montagnes \L. montanum); le L. purgatif L. catharticum], etc.
On appelle vulg. Lin plusieurs plantes textiles ou ayant le port du Un. Ainsi on nomme : Lin de» marais.
la Linaigrette; L. étoile, une Lysimachie; L. de la Nottvelle-Zélande, le l'hormium lenax ; L. sauvage, la binaire ; L. aquatique, une espèce de Conferve; L. de lièvre ou L. maudit, la Cuscute, etc.
LIN A, genre d'Insectes coléoptères de la famille des Chrysomélides, dont les deux espèces principales (L. populi, L. tremuUe) vivent sur le peuplier et le tremble, où elles causent parfois des dégâts importants.
LINACÉES ou LLvÉEs , famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire libre, réunie primitivement à celle des Cariophyllées, renferme des herbes annuelles ou vivaces et des sous-arbrisseaux, répandus surtout dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal ; à feuilles alternes ou opposées, sessiles, linéaires, sans stipules; à fleurs en corymbcs, jaunes, bleues, rougeâtres ou blanches ; calice partagé orthnairement jusqu'à la base en 5 divisions; pétales en nombre égal et alternes, plus longs que le calice ; étamines en nombre égal, alternant avec les pétales; anthères introrses ; ovaire partagé en autant de loges qu'il y a de pétales ; capsule à 3 ou 5 loges, graines à test coriace et luisant. — Cette famille ne comprend que deux genres : le Linum et le petit genre Radiola, longtemps confondus en un seul.
LINAIGRETTE (de lin et aigrette), Eriophorutn,\u]g. Lin des marais, genre de la famille des Cypéracées, tribu des Scirpées, remarquable par les aigrettes soveuscs qui succèdent à ses fleurs ; chaumes angulaires ou cyfindriques, feuilles ou aphylles: épillets solitaires ou agglomérés, terminaux ou omËellés. Cette plante croît surtout dans les endroits marécageux de l'Europe et de l'Amérique boréale. i On emploie en Lapoiiie les longues soies qui entourent ses grahies pour faire des tissus : c'est ce qui lui a valu son nom de lin. La L. engainée et la L- à larges feuilles sont les espèces principales.
LINAIRE (du lat. linearis, linéaire), Linaria, genre de la famille des Scrofularinées, tribu des Antirrhinees, renferme un grand nombre d'espèces, pour la plupart herbacées, dont les plus connues sont : la L. commune [L. vulgaris), vulg. Lin sauvage, Eperonnière, qui croît par toute l'Europe dans les terrains incultes : tige droite , simple, haute de 0 m. 50 ; feuilles linéraires lancéolées , aiguës, glauques, nombreuses; fleurs à éperon d'un jaune pâle en épis terminaux. On cultive dans les jardins : la L. des A Ipes , commune . dans les Alpes et les Pyrénées, à fleurs d'un bleu clair; la L. à fleurs d'orchis, du Maroc, et la L. à grosses fleurs, du Portugal, toutes deux d'un bleu violet, etc.
LINARITE, sulfate de plomb et de cuivre hydraté naturel
£2^Pb.Cu)0.S0' -f- H*0] , cristaux ortliorhombiques d'un Jeu d'azur, de Linarès (Espagne).
LINÇOIR, pièce de bois qui, dans les planchers destinés à porter de fortes charges, s'emboîte à tenon et à mortaise, parallèlement au mur dont elle est voisme, dans deux des grosses solives, et qui reçoit dans sa face la plus éloignée du mur deux ou plusieurs solives plus minces et moins longues. Ils se placent au droit des cheminées et au-dessus des ouvertures pour soulager celles-ci du poids des solives qui seraient placées à leur rencontre. — Devant les cheminées ils s'assemblent dans les solives d'enchevêtrure. Dans les combles, les linçoirs reçoivent les extrémités des chevrons au droit des lucarnes et des tuyaux de cheminée.
LINÉAIRE (du lat. linearis), se dit, en Botanique, des feuilles qui sont allongées, étroites et à côtes parallèles, comme le sont celles de la plupart des Graminées.
En Algèbre, une fonction des variables x, y, z,..., est dite linéaire par rapport à ces variables quand elle est de la forme ax-\-bu -^ cz-\-...; a, b, c,..., étant des constantes. Dans les équations différentielles linéaires, la fonction inconnue et ses dérivées entrent au premier degré sans se multiplier les unes les autres.
LI>ÉAIRE (dESSIx). y'oy. DESSIN.
LINÉES, famille de plantes. Voy. uxacées.
LINGE (du lat. linteum), tout objet en toile (de lin, de chanvre ou de coton) employé aux usages domestiques ou servant de vêtement intérieur. Relativement à l'usage, on distingue le L. de corps (chemises, cols, manchelles, cravates, fichus, collerettes, et même draps), le L. de table (serviettes, nappes, napcrons) et le L. de ménage (torchons, tabliers, etc.). — Relativement à la fabrication, il y a le L. uni et le L. ouvragé, qui se subdivise en L. ouvré et L. damassé. Le linge ouvré ne présente en son tissu que des dispositions simples (le damier, \'œil