LINON
de perdrix, etc.) , exécutables sur le métier ordinaire ; le, aamassé ollVe des dessins riches et compliqués. Pendant longtemps la Belgique eut le monopole de la fabrication du linge ouvre; la Saxe et la Silésie, celui du linge damassé. Aujourd'hui nos fabriques établissent ces produits avec une telle perfection, qu'elles égalent tout ce qui nous vient de l'étranger. — Les anciens faisaient beaucoup moins d'usage du linge que nous ; il ne paraît pas qu'ils en aient porté sur la peau. Voy. tou.e.
Linges sacrés. On nommait ainsi, dans le Culte catholique, le corporal, le purificatoire et l'enveloppe qui recouvre la pale. Les ecclésiastiques reçus dans les ordres sacrés ont seuls le pouvoir de toucher ces linges; mais cette permission peut être accordée aux sacristains laïques.
LINGERIE (de linge). L'industrie et le commerce de la lingerie consistent à confectionner et à vendre le linge de corps, ainsi que celui de lit et de table. On y distmgue plusieurs spécialités, notamment celle du chemisier, qui embrasse la fabrication des chemises, cols, cravates, et accessoirement des caleçons, gilets de peau, etc.; et celle de la lingère proprement dite, qui confectionne les objets de mode servant surtout à la toilette des femmes (collerettes, fichus, bonnets, manchettes, etc.). — Dans les petites villes et dans les grands magasins de nouveautés, on cumule ces diverses branches de commerce. — On appelle fréquemment lingeries les objets mêmes que vend la lingère proprement dite, et lingerie le lieu où l'on dépose et où l'on range le linge.
LINGOT (du lat. lingiia, à cause de sa forme?), barre ou morceau de métal fondu dans un moule de fonte ou de fer dit lingotière, et qui n'est encore ni monnayé ni ouvragé. Les lingots sont ordinairement de formes prismatiques. Leur poids varie beaucoup. Ce sont surtout les métaux précieux, et principalement l'or, l'argent, le platine, qu'on coule en hngots. Le plomb et l'étaui se coulent en grosses masses appelées saumons ; le fer ee coule en gueuses, etc. On distingue les lingots en métal pur et ceux où déjà le métal a subi l'alliage ordonné ou autorisé tant pour les monnaies que pour les ouvrages d'orfèvrerie ou autres. Le titre se trouve alors marqué sur le lingot.
En termes de Chasse, on appelle lingots de petits cylindres en métal fondu dont on se sert, au lieu de balles, pour tirer sur les grands animaux, tels que lions, éléphants, etc., quelquefois les sangliers. La balle cylindreconique à pointe d'acier est préférable.
Dans la 'rypograpliie, on nomme lingots des morceaux de plomb ou de fonte évidés et dimensionnés, dont on se sert pour remplir les blancs d'une page et pour maintenir les pages dans la forme ou châssis en fer qui les contient.
LINGUAL (du lat. lingua), ou glossien, qui a rapport à la langue. — En Anatomie, on nomme : artère linguale, celle qui, née de la carotide externe, se porte vers la base de la langue, d'où elle va gagner, sous le nom de ranine, la pointe de cet organe; muscle lingual, un petit faisceau de fibres charnues qui s'étend de la base à la pointe de la langue, entre le génioglosse et l'hyoglosse ; jierf lingual, l'une des branches dn maxillaire inférieur; os lingual, l'os hyoïde.
En Grammaire, on nomme consonnes linguales ou liquides celles qui sont formées par les différents mouvements de la langue : ce sont surtout / et r. On pourrait y ioiniire les dentales d et t, dans l'articulation desquelles la langue joue un rôle important. Voy. consonne.
LINGUATULE, Linguatula, genre d'animaux Arthropodes de la classe des Arachnides, renferme des espèces parasites, dont une entre autres se trouve chez l'Homme. L'espèce la plus connue est le Pentastome tœnioïde, qui atteint plus de 0 m. 15 et qu'on rencontre dans les sinus frontaux du cheval et du chien.
LINGUE, espèce de Lote allongée. Voy. i.ote.
LINGUISTIQUE (de linguiste; du lat. lingua, langue), élu le comparative et philosophique des langues. La Linguisllqiie étudie les lois phoniques qui président à la formation des mots, l'origine des formes grammaticales, les racines, les étymologies ; elle recherche les ressemblances et les dinérences qui existent entre les langues, leur filiation, leur classification, etc. {Voy. langues). Le Linguiste est celui qui se livre à celte étude. — La Linguistique a beaucoup de rapports avec la Grammaire générale et surtout avec la Grammaire comparée : elle leur donne une base et les complète ; elle est de la plus haute utilité pour
l'ethnographie, soit contemporaine, soit ancienne, et pour l'histoire, qu'elle éclaire sur l'origine et les migrations des peuples.
L'expression de linguistique est très moderne, ainsi que celle de linguiste ; mais dès le commencement du xvi' s. il Y eut des linguistes et des travaux de linguistique. Toutefois ce n'est qu'au xix' siècle que cette science a trouvé sa véritable voie. Les savants auxquels la Linguistique doit le plus sont : Hervas, auteur d'un vaste Vocabulaii-e polyglotte (1787); Adelung, célèbre par son Mithridatet (1806-1817) ; Vater, qui continua les travaux d'Adelung, et qui publia un Index de toutes les langues connues (Linguarum totius orbis index alphabeticus, 1815, reimprimé et complété depuis) ; Klaproth, auteur de YÂsia polyglotta fl823| ; Eichholf, à qui l'on doit un intéressant Parallèle des langues de l Europe et de l'Inde (1836) ; l'illustre Fr. Bopp, auteur de la Grammaire comparée des langues indo-germaniques (Berlin, 1835-53, trad. en fr.
Ear M. M. Bréal, 1866 et suiv.) ; M. Max Muller, dont les rillantes leçons ont été publiées sous le titre de Science du langage (Lond., 1861 et suiv., trad. en fr. par MM. llarris et Perrot, 1864, etc.) ; Th. Benfey, Histoire de la science du lanaage et de la philologie orientale en Allemagne (MunicFi, 1869), etc. — On peut aussi consulter les beaux travaux publiés : en Allemagne, par Schlegel, Humboldt, Pott, Eug. Grimm, Rask, Kuhn, Schleicner (Compendiuni), H. Steinthal (Précis de linguistique), Curtius, Scherer, Dietz, Osthoff et Brugmann [Recherches de jnorphologié), Delbrûck, Sievers, Jolly, Lepsius, Miklosicn [Grammaire comparée des langues slaves), Leskien, etc. ; en Italie, par G. Ascoli [Etudes critiques de linguistique; Grammaire comparée de sanscrit, grec et latin), etc.; en Angleterre, par Whitney [Linguistique), Sayce, etc.; et, en France, par Eug. Burnouf, Benloew, E. Renan, L. Delâtre, Bergaigne, de Saussure, V. Henry, P. Regnand, M. Bréal, Baudry, etc. — Volney a fondé un prix de Linguistique, que l'Institut décerne tous les ans. Il a été créé en 18o2, à la Faculté des lettres de Paris, une chaire de Grammaire comparée ; en outre, on a essayé à la même époque d'introduire l'étude de la Grammaire comparée dans l'enseignement classique des lycées. Voy. grammaire et aussi étymoi.ogie.
LINGULE, Lingula, genre de Brachiopodes brachidés, et type de la famille des Lingulidées : coquille ovale déprimée en forme de languette, un peu inéquivalve, à crochets latéraux, sous lesquels, à la partie inférieure, est une rainure profonde pour le muscle extérieur; elle adhère au rocher par un long pédicule tendineux. L'animal est ovale, oblong, aplati, symétrique. Les lobes du manteau sont désunis dans la moitié antérieure de leur contour, et contiennent dans leur intérieur des branchies subpectinées. Les Lingules se trouvent à l'état fossile depuis l'étage silurien; les espèces vivantes habitent le sable fin des mers chaudes : elles sont comestibles. La L. anatine, (\ont la coquille verdâtre a quelque ressemblance avec le bec d'un canard, se trouve dans la mer des Moluques.
LINIMENT (du lat. linimentum), médicament onctueux et liquide, contenant ordinairement de l'huile comme base principale, et que l'on emploie à l'extérieur en frictions. Les liniments peuvent être narcotiques, excitants, révulsifs, etc., selon la matière qu'on y fait entrer. Les plue usités sont : le L. amtnoniacal ou volatil, composé d ammoniaque liquide et d'huile d'olive ou d'amande douce : il agit comme irritant; le L. calcaire, composé d'eau de chaux récente et d'huile d'amande douce : il sert surtout contre les brûlures; le L. camphré, employé contre les contusions : on le prépare avec de l'huile d'olive et du camphre; le L. narcotique, mélange de baume tranquille et de laudanum de Sydenham ; le L. de térébenthine, etc.
Voy. ONCTION.
LIN NÉE (du célèbre Linné, botaniste suédois), Linnaea, genre de la famille des Caprifoliacées, tribu des Lonicérées, renferme des plantes herbacées, analogues au Chèvrefeuille, rampantes, à racines fibreuses, vivaces ; à tiges filiformes, munies de quelques poils blancs ; à feuilles toujours vertes et opposées; à ileurs blanches, penchées et velues, exhalant une odeur agréable. La Linnée croît dans les régions boréales ou sur les montagnes, p. ex. dans les Vosges et en Suisse, etc. En Suède, on l'emploie contre le rhumatisme, la goutte, la sciatique, etc.
LINNÉITE, syn. de koboldine.
LINON (de Im), batiste extrêmement claire et d'un ap-