‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 901 sur 1729 · LIPOME · texte numérisé non relu

LIPOME

<prct très ferme. On en fait des robes et des objets de linjrerie. — On fabrique aussi des L. à jour ressemblant à de la gaze, et des L. de colon. — C'est principalement dans le déparlement du Nord, à Cambrai, à Yalenciennes, etc., qu'on récolte le beau lin dont se fait le linon.

LINOT, petit de la Linotte. Voy. ci-après.

LINOTTE, Linaria, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés, a beaucoup de ressemblance avec le Chardonneret et le Pinson. Les linottes vivent en société, excepté à l'époque de la reproduction, et voyagent de compagnie; l'été, elles affectionnent la lisière des bois, les haies et les buissons; l'hiver, elles descendent dans les plaines et dans les lieux découverts et cultives. Elles se nourrissent de préférence de graines de lin, de navette ou de chanvre ; elles dévorent aussi les bourgeons des peupliers, des tilleuls et des bouleaux. Le chant de la linotte est fort agréable, surtout au printemps. Dans la captivité, elle s'apprivoise aisément, et

f)cut apprendre des aii*s et même des paroles. La linotte a a tète fort petite ; l'élourderie de cet oiseau est devenue Eroverbiale. — Les espèces les plus connues sont : la inotte commune (L. cannabina), dite aussi L. des vianes, Becfigiie d'hiver : front et poitrine rouges au pnntemps; gorge blanchâtre, grivelée; bec noirâtre: rémiges primaires largement bordées de blanc; tectrices alaires unicolores : elle est répandue dans toute l'Europe ; la L. de montagne [L. flavirostris) : Ijec jaune, croupion d'un brun rouge chez le mâle, une seule bande blanche à l'extrémilé des grandes tectrices alaires ; elle est commune en Ecosse et en Suède; la L. cabaret ou Sizerin, à plumage roussàtre ; et la L. boréale, à plumage blanchâtre.

LINTEAU (du b.-lat. lintellus, p. hndtellus, dimin. de limes, limite), pièce de bois, de pierre ou de fer, que l'on met en travers au-dessus de l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre, pour en former la partie supérieure et soutenir la maçonnerie qui est au-dessus de cette ouverture; le linteau pose sur les pieds-droits.

LINUS, dit aussi ^elincs (du gr. al Aîvo;), chant de deuil, chez les anciens Grecs. G était, dans l'origine, un chant de regret en souvenir du printemps écoulé, mais peu à i)eu il se métamorphosa en un chant sur la mort du héros Linus, puis en un chant de deuil en général.

LINYPHIE (du gr. Xivucpoî, tisserand], Linyphia, genre d'Arachnides pulmonaires, de la famille des Aranéides : mâchoires carrées et droites, 4 yeux au milieu de la tête, formant un trapèze, et 4 autres groupés par paires. Les Linyphies vivent sur les buissons, les genévriers, les pins, les fenêtres et les coins des murailles, et construisent une toile horizontale, à tissu serré, au milieu de laquelle elles se lixent dans une position renversée. Ces araignées sont les seules qui respectent les mâles lors de l'accouplement, et qui habitent avec eux sur la même toile. Elles sont communes aux environs de Paris.

LION, Felis leo. Le lion est rangé par les Zoologistes dans la famille des Félidés et forme la plus grande espèce du genre Chat. Le Lion est à peu près de la même taille que le tigre; quand il a atteint tout son développement, il a près de 2 m. du museau à l'origine de la queue, et 1 m. 30 env. de hauteur ; sa queue se termine par une touife de poils bruns ; le mâle âgé de plus de 5 ans a le cou, les épaules et la poitrine ornés d'une épaisse crinière ; il porte la tête relevée, ce qui lui donne un air majestueux. Le pelage du lion est d'un fauve plus ou moins foncé ; les jeunes lionceaux ont une sorte de livrée composée de bandes foncées. La vie de cet animal peut se prolonger jusqu'à 40 ans; mais en captivité il vit beaucoup moins. La lionne porte 108 jours, et met bas 5 ou 4 petits, qu'elle allaite pendant six mois avec les plus grands soins et les marques d'une grande tendresse. Le lion dort ordinairement le jour, et sort pendant la nuit pour chercher sa proie : c'est alors qu'il fait entendre son terrible rugissement, qui épouvante tous les animaux. Le lion est éminemment carnassier : la nature l'a armé, à cet effet, de «lents puissantes et de grilles redoutables. Sa force musculaire ne le cède peut-être qu'à celle du tigre. Quant à sa Sénérosité, dont on a tant parlé, elle est iort contestable, •n apprivoise le lion assez facilement, mais la faim et l'amour le rendent toujours furieux et cruel. La chasse du lion étant fort dangereuse, on ne le prend guère qu'au piège. Cependant quelques hardis chasseurs osent l'attendre à l'atTiH et l'abattent d'un coup de fusil : Jules Gérard s'est fait un nom en Afrique dans ce genre d'exploits.

Les lions étaient beaucoup plus communs autrefois que de nos jours : César et Pompée en firent paraître 500 à la fois dans le cirque de Rome. Ils n'existent plus guère qu'en Afrique, dans les montagnes de l'Atlas et du Soudan; on en trouve quelques-uns en Perse, dans l'Arabie et dans l'Inde, surtout au Bengale; mais le lion de Barbarie est le plus grand de tous.

Le lion a, de tout temps, été considéré comme le roi dos animaux, comme le type de la force et de la souveraineté, aussi plusieurs peuples, les Perses, chez les anciens; Venise, la Belgique, cnez les modernes, l'ont-ils pris pour emblème, ainsi que plusieurs ordres de chevalerie. La Fable nous montre le char de Cybèle traîné par deux lions. On trouve aussi cet animal consacré au Soleil : son nom a été donné à une grande constellation ( Voy. plus bas) . En Egypte, le lion était le symbole de la vigilance et quelquefois du Nil. Hercule portait toujours une peau de lion comme trophée de la victoire qu'il remporta sur le lion de Némée.

LION (t. de Blason), l'animal héraldique le plus représenté. Sa position naturelle est ra»i;)an<. c'est-à-dire la tête de profil, la queue retroussée, la langue sortant et le haut du corps levé vers l'angle dextre et supérieur de l'écu. De la même façon, mais de l'autre côté, il est contourné. Le lion est : léopardé (\awaA\\ est représenté passant, avec la tête de proiil ; armé quand ses grilfes sont d'un émail particulier; lampassé quand c'est sa langue: diffamé quand il n'a pas de queue ; morné, sans gritfes ni langue ; vilené, quana on voit son sexe ; dragonne quand il se termine en queue de dragon ; mariné, avec une queue de poisson ; couronné, avec une couronne ; naissant quand il ne parait qu'à moitié sur le fond ; issant ou mouvant quand il parait sortir: mantelé quand il est revêtu d'une mante ; couard s'il a la queue entre les jambes. Le lion peut être en outre échiqueté, vairé, bandé, fascé, besanté, etc. On dit un lion et des lionceaux s'ils sont plus de deux.

Lion d'Amérique ou du Pérou. Voy. cougcar.

Liox, constellation zodiacale qui donne son nom au 5" signe du Zodiaque. Cette constellation est située dans l'hémisphère boréal, au-dessous de la Grande Ourse ; elle a la forme d'un grand trapèze et comprend une étoile de 1" grandeur, dite aussi Hegulus ou le cœur ; 3 de 2° grandeur, dont p, la queue, cauda lucida, 6 de 3», 11 de 4", 26 de 5». L ascension droite moyenne est 10 h. 20 m. : la déclinaison 15°. — On appelle Petit Lion une autre constellation plus petite, située entre le Lion et la Grande Ourse, par 10 h. d'asc. dr. et 36» de décl., comprenant 5 étoiles de 4» gr. et 10 de 5".

Lions d'or, monnaie d'or qui succéda sous Philippe de Valois, en 1338, aux écus d'or et dont le nom provient de ce qu'on y voyait sous les pieds du roi un lion (symlwle, dit-on, du roi d'Angleterre Edouard III). On n'en frappa qu'un an.

LIOUBE, entaille angulaire qu'on fait dans toute l'épaisseur d'une pièce de bois pour recevoir l'extrémité d une seconde pièce, qui doit lui être liée. On la nomme aussi gueule-ae-loup.

Ll PARIE, Liparia, genre d'arbustes de la famille des Papilionacées, tribu des Génistées. Ils sont remarquables

f)ar l'élégance de leur port, la beauté de leur feuillage et a vivacité de leurs couleurs ; les feuilles sont lancéolées et d'un beau vert; les fleurs d'un jaune orangé. La L. sphérique est originaire du cap de Bonne-Espérance.

LIPARIS, poisson (Voy. cycloptère) ; — insecte Lépidoptère [Voy. BOMBYCIDES).

LIPAROLÉ (du gr. TitTcapôî, gras), nom générique des préparations plus connues sous le nom de pommades. Voy. ce mot.

LIPOGRAMMATIQUE (du gr. Xs^Trw, laisser, et ypipifia, lettre), se dit de certaines compositions dans lesquelles on affecte de ne pas faire entrer une ou plusieurs lettres de l'alphabet. On accuse Pindare et Lasos d'Hermione d'avoir composé des pièces de ce genre. On cite une Iliade de Nestor de Laranda (iir siècle ap. J.-C.) et une Odyssée de Tryphiodore toutes deux li|)ogrammatiqucs. Viennent ensuite : un ouvrage latin de Gordianns Fulgenlius; un poème italien en 1600 vers d'Orazio Fidèle (1633), et des vers espagnols d'Isidore de Roblès (1709). De nos jours même, M. J. de la Boutrave a publié une pièce de 250 vers sans E (AvTanchcs, 1^50).

LIPOME, Lipoma (du gr. Xtiroç, graisse), tumeur formée

LIPOTHYMIE

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