LISETTE
En Grammaire on appelle consonnes liquides les letli-ps l, r, et qiielf|ucfois vi. n, dont la prononciation est coulante ot lacile. l oy. consonne et li.ngual.
LIQUIDE DE scilWEizzEit, liquide d'un beau bleu qui s oblient en faisant passer à plusieurs reprises de l'ammoniaque sur de la tournure de cuivre. 11 dissout la cellulose.
LIRE (en ital. lira; du lat. Ubra, livre), moraiaic d'Italie, dont la valeur est aujourd'hui la même que celle de notre franc, et qui se divise en 100 cçnlesimi Avant celle assimilation, la lire se divisait en 20 soUli de 12 denari et sa valeur variait suivant les localités. Il y avait des lires d'argent et des lires de compte. Parmi les premières on distinguait : la L. de Toscane, qui valait env. 0 fr. 83; la L. nouvelle du royaume lombard-vénitien, 0 fr. 87; la L. vieille, 0 fr. 70; la L. du duché de Lucques, 0 fr. 61 ; — parmi les secondes, la L. italienne, de 1 fr. ; la L. de Sarduiyne, de 1 fr. 88; la L. de Piémont. 1 fr. 17; la L. banco valula de Gênes, \ fr. 056; la L. courante de Milan, 0 fr. 764; la L. impériale de Milan, 1 fr. 08; la L. de Toscane, Ofr. 85; la L. du Tessin, 0 l'r. 06'; la L. de Venise, 0 fr. 51.
LIRIODENDRUM, arbre exotique. Voy. tclipier.
LIROCONITE. arscniate de cuivre et d'aluminium [4CuO.Ai-O^.As-0"'-|- 1211-0], clinorhombique, en cristaux oclacdriques d'un bleu ciel un peu verdâtre, de Cornouailles et de llonp;rie.
LIS, Lilium, genre type de la famille des Liliacées, renferme des plantes herbacées naissant d'un bulbe à écailles charnues et imbriquées; à tige simjile, droite, garnie de feuilles scssilcs, étroites, verticillées ou cparses: à Heurs en grappe ou en paniculc terminale, sans calice ni corolle, et n'ayant qu'une seule enveloppe florale colorée, ou périanthe, à 6 segments distincts dès leur base, en forme de cloche ou roulés en arrière; chaque segment marqué en dedans d'un sillon longitudinal ; étamines plus courtes que le pistil; style couronné de 5 stigmates en forme de tête. — Ce genre comprend plus de 50 espèces, toutes remarquables par l'élégance de leurs fleurs. L'espèce type est le Lis blanc ou Lis commun [L. candidum), qu on croit originaire de Syrie, mais qui est aujourd'hui répandu partout; tout le monde coimaît ses grandes fleurs, d'un blanc pur, si odorantes, légèrement inclinées et en forme de cloche. Il fleurit en juin et en juillet. Ce lis est surtout cultivé dans les jardins ; mais on le trouve aussi à l'état naturel dans les prés et les champs. Parmi ses variétés, on recherche le L. à fleurs en épi, le L. ensanglanté, le L. à feuilles panachées, le L. à feuilles bordées, etc. On doit éviter de planter les lis en trop grande quantité dans les jardins étroits et clos de murs, et surtout d en conserver les ileurs <lans les appartements renfermés, si l'on ne veut s'ex|K)ser à des maux de tête, à des vertiges et même à des syncopes. Le lis a pour ennemi un coléoptère rouge, le Lcma. nui en détruit les fleure en peu de temps. Le seul moyen de se débarrasser de cet insecte, c'est d'enlever toutes les larves à mesure qu'on les trouve. — On emploie l'odeur du lis blanc pour parfumer des pommades, des essences, des luiik-s, etc
Le Lis bulbifère [L. bidbiferum) a de grandes fleurs campanulées. d un pourpre jaunâtre ou safrané, parsemées intérieurement de petites taches noires, pubescentes sur leur rainure; le Lis orangé [L. croccum) se rapproche beaucoup du précédent ; tous deux servent à l'embellissement de nos jardins. — Le Lis martagon se distingue en ce que sa tige est ponctuée de brun, et les segments de sa corolle rouge et luisante sont fortement roulés en dehors; le Lis de Pompone ou L. turban [L. pomponium) n'est qu'une variété du Martagon, ainsi que le Lis de Chalcédoine, dont les fleurs sont plus grandes. — Le Lis superbe
iL. superbum), de l'Amérique du Nord, à haute tige, a les fleurs terminales, nombreuses, d'un beau rouge orangé ponctuées de pourpre brun; le L. gigantesque (L. gipanteum], du Népaul, à feuilles cordiformcs, a des fleurs Blanches lavées de pourpre à l'intérieur.
Le Lis est en général le svmbole de la grandeur et de la majesté : il figurait aulrefo'is sur les armoiries des rois de France, ainsi (juo sur celles de plusieurs autres princes et de plusieurs ordres <le chevalerie {Voy. fleur de i.is). — Le Lis blanc est l'emblème de l'innocence, de la candeur, de l:i i)ii:elé vii-giiiale. ou le type de la blancheur du teint. Ia Fable ex|)liquail la blancheur du Lis en le faisant naître d'une goutte du lait de Junon tombé à terre. Cette fleur
est souvent placée dans la main de Vénus, comme type de la beauté.
On nomme migaircment : Lis asphodèle, l'IIémérocalle; L. d'étang, le Nénuphar blanc ; L. des Incas, l'Alstrœmérie ; L. jacinthe, la Scille: L. du Japon ou du Mexique, plusieurs Amaryllis; L. de mai, le Muguet de mai; L. des marais, l'Acorus; L. narcisse, l'Amarvllis d'automne; L. de Perse ou de Suse, la Frilillaire cle Pei-se; L. de St Jacques, l'Amaryllis très belle : L. de St Jean, le Glaïeul ; L. de Surate, une Ketmic; L. des teinturiers, la Gaude et la Lysimachie commune: L. turc, l'Ixie de la Chine; L, vert, le Colchique d'automne, etc.
LISBONNINE (de la ville de Lisbonne), dite aussi moeda douro (c.-à-d. monnaie d'or), anc. monnaie d'or portugaise équivalant à 4 800 reis ou 53 fr. 96. Il y avait desdemi-lisbonnines de 16 fr. 98, et des quarts'de lisbonnine ou quartinhos de 8 fr. 49.
LISÉRÉ (de lisière), espèce de cordonnet d'élolfe, de soie, d'or ou d'argent, que l'on met sur la coulure des habits ou sur une étoffe, en suivant le contour du dessin pour mieux le faire ressortir. C'est aussi une raie plus ou moins étroite qui Iwrde un ruban, un mouchoir, etc., et qui est d'une couleur autre que celle du fond; ainsi un ruban blanc peut avoir un liséré rouge, jaune, etc.
LISEROLLE, Evolvulus, genre de la famille des Con-" volvulacécs, très voisin du Liseron, dont il se distingue par le nombre double de ses stigmates, se compose d'herlies basses, étalées, rameuses, portant des feuilles alternes et entières, et des fleurs blanches ou bleues, axillaires ou pédonculées. Ces plantes, originaires des contrées méridionales de l'Asie et de l'Amériqucne sont pas cultivées enFrance.
LISERON (orig. inc), Convolvulus, genre type de la famille des Convolvulacées, renferme des plantes herbacées ou frutescentes, qui naissent d'une racine tubéreuse ou charnue ; leur tige rampe sur le sol ou se roule autour des plantes voisines, ou enfin forme des arbrisseaux de taille médiocre. Leurs feuilles sont alternes et pétiolées, et leurs fleurs sont grandes et colorées ; la racine est dans quelques espèces un aliment sain et agréable. Le genre Liseron se confond presaue avec le genre Ipomée ( Voy. ce mot) ; on en a détache le genre Calystégie [Voy. ce mot), qui a pour type le Grand Liseron ou Liseron des haies, et quelques autres moins importants. Tel qu'il est constitué aujourd'hui, ce genre compte encore près de 550 espèces, appartenant à toutes les parties du globe.
Le Liseron des champs (C. arvensis), dit aussi Liset ou Clochette, est dans toutes ses parties beaucoup plus petit que le Grand Liseron. Ses fleurs sont de couleur purpurine, blanches ou roses en dehors, souvent panachées, d'un blanc pur en dedans; les anthères, pourpres ou rougeàtres. 11 s'en exhale une petite odeur douce et suave. Répandue partout dans les champs, cette plante est recherchée par les bestiaux. — Le L. tricolore [C. tricolor), Belle-de-Jour ou L. de Portugal, a des fleurs assez grandes,
{'aunes dans le fond, d'un beau bleu de ciel sur les bords, ilanches dans le reste de leur étendue, quelquefois panachées ou tout à fait blanches; elles se montrent dans l'été; et si l'on coupe la plante avant la chute des dernières fleurs, elle repousse et !leurit de nouveau jusqu'aux gelées. On en forme des touffes ou des bordures d'un ell'et agréable. Celte espèce demande une terre légère et une exposition chaude. On la sème en avril et en mai. — Le L. de Biscaye [C. cantabrica] se distingue par ses fleurs d'un rose tendre ou blanchâtre. — Le L. à balais [C. scoparius) est une plante vivace frutescente, de l'île de Ténérilfe, qui a l'aspect du genêt, et qui fournit le bois de Rhodes ou bois rose : il contient une huile essentielle qui a l'odeur de la rose. — Le L. fausse guimauve {C. altha'oidcs], du midi de l'Europe, a des tiges ix)ilues, des feuilles cunéiformes, sinueuses et découpées, des fleurs pourprées ; ses racines s'emploient comme purgatif. — Le L. scammonéc (C. scammonea), espèce étrangère, contient dans sa racine un suc laiteux et très purgatif, qui s'épaissit à l'air, et
?u'on débite dans le commerce sous le nom de scammonée Voy. ce mot). — Le L. jalap et le L. itiéchoacan sont également purgatifs. Voy. jalap et méciioacax.
LISET, nom vulgaire du Liseron des champs et de la Gesse sans feuilles.
LISETTE, DÊciiE, ou cocPE-BocRGEO.\, noms vulgaires des larves de VAttelabe bacchus, de VEumolpe de la vigne, etc., qui mangent les bourgeons de la vigne et des arbres fruitiers.