‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 905 sur 1729 · LITHOGRAPHIE · texte numérisé non relu

LITHOGRAPHIE

LITANIES (en lat. litanise; du gr. XtxavEfa, prière),

Friércs aiiressées à Dieu, à la Vierge ou aux Saints, que on invoque, l'un après l'autre, en énumérant leurs mérites ou leurs attributs, et répétant toujours la même invocation (comme miserere noois, ora pro nobis, ou audi nos), etc. On les nomme aussi rogations. Les litanies se chantent dans les églises et aux processions. Par extension, on a donné leur nom aux processions elles-mêmes. On attribue l'institution des litanies au pape St Grégoire le Grand et à St llamert, évêque de Vienne (en Dauphiné).

Voy. KYRIELLE.

LI-TCHI, arbre de la Chine, le même que le Nephelium. Voy. ce mot.

LITEAU (de listeaul) raies colorées qui traversent le linge uni, d'une lisière à l'autre, à une certaine distance des extrémités ; on en met surtout aux nappes et aux serviettes. — En Menuiserie, on nomme ainsi des tringles de bois couchées sur un mur ou sur une boiserie pour poser une tablette ou servir d'appui à une cloison.

LITHARGE (du gr. XiÔapyjpoî, pierre d'argent; parce que la litharge se produit dans la coupellation de l'ar-

f;ent), oxyde de plomb qui a subi la fusion et qui se disiugue par son aspect du massicot ou oxyde de plomb amorphe; il forme des écailles cristallines et provient de la coupellation du plomb d'œu\Te ou plomb argentifère. La litharge est tantôt blanche, tantôt d'une couleur rougejaunâtre, qu'elle doit à une certaine quantité de minium : elle prend de là, dans le premier cas, le nom de L. d'argent, dans le second celui de L. d'or. Elle sert à la préparation des sels de plomb, notamment du sel de Saturne et de la céruse ; elle entre dans la composition du cristal. Les potiers forment, avec la litharge, la couverte de leurs

Eoteries quand ils veulent leur donner la couleur du ronze. On s'en sert pour augmenter la propriété siccative des huiles et pour préparer les emplâtres. On prépare encore avec la litharge le jaune minéral, dit aussi /aune de Cassel. de Paris ou de Vérone, en la faisant fondre avec du sel ammoniac. — Les vins rouges sont quelquefois falsifiés avec de la litharge que les marchands v ajoutent pour neutraliser l'acide et lui donner un peu cfe douceur ; l'usage journalier d'un tel vin peut occasionner de graves accidents. Ce genre de fraude se pratiquait déjà au xiv« siècle dans les environs de Paris. On reconnaît la présence du plomb dans le vin en décolorant celui-ci par du charlwn, et en ajoutant au liquide incolore une solution d'hvdrogène sulfuré : il se produit alors un précipité noir et floconneux de sulfure de plomb.

LITHIASE (du gr. AiBîaa:;), se dit, en Médecine, de la formation de calculs dans les voies urinaires ou biliaires. On dit la lithiase rénale, la lithiase biliaire, etc. LITHINE ou oxTDE de litiiicm; sels de lithine. Voy.

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