LOGE
Les roues motrices ont une • large surface rugueuse pour augmenter l'adhérence sur le sol.
LOCULAIRE (du lat. loculus, loge], se dit, en Botanique, de ce qui est relatif aux petites cavités appelés loges ; mais ce terme ne s'emploie que dans les composés uniloculaire, biloculaire, triloculaire, inuliiloculaire, qui servent à exprimer que l'organe dont on parle, notamment le fruit, a une, deux, trois loges ou plus.
LOCULAR, BLÉ LocDLAR, uom vulgaire de VEpeautre dans quelques pays.
LOCUSTAIRES ou locostiens (du lat. locusta, sauterelle), tribu d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Sauteurs, renferme des espèces à pal|)es internes et à mâchoires très larges, à anteimes sétacées, ayant une tarière comprimée dans les femelles, un organe musical situé à la nase des élytres chez les mâles. — Cette tribu a pour type le genre Locuste ou Sauterelle ; elle forme 5 groupes : Prochilites, Ptérochrozites, Locuslites, Bradyporites et Gryllacrites.
LOCUSTE, Locusta, nom latin scientifique de la Sauterelle, de la Langouste et de la Mâche. Voy. ces mots.
LOCUSTIENS. Voy. locustaires.
LODOÏCÉE (du lat. Lodoicus, Louis), Lodoicea, vulg. Cocotier de mer, des Maldives, ou des îles Seychelles, genre de la famille des Palmiers, tribu des Borassinées, établi en 1768 par Commerson, renferme des arbres hauts de 15 à 30 m., à fleurs dioïques, dont le tronc, mince relativement, droit, fibreux, est couronné par une touffe de grandes feuilles, longues d'environ 3, 4 et quelquefois . même 7 m. sur 2 ou 3 m. de large. Chaque arbre porte : environ de 20 à 30 gros fruits, pesant chacun de 10 à 12 kilogr., et renfermant une substance gélatineuse asseï bonne à manger. Les feuilles sont employées à couvrir et à entourer les cases. La noix sert à faire des vases de diverses formes, et prend un très beau poli loi-squ'elle est travaillée.
LODS (du b.-lat. laudes, dans le sens de promesse), terme de l'ancien Droit français. On appelait lods et vêtîtes la redevance qu'un seigneur avait droit de prendre sur la veille des biens compris dans sa mouvance.
LŒSS, limon calcaire très épais, non stratifié, très développé dans la vallée du Rhin, où il monte à d'assez grandes altitudes, recouvrant la base des collines sousvosgiennes ; mais c'est surtout en Chine qu'il atteint une puissance énorme. Beaucoup d'auteurs admettent qu'il a une origine éolienne, c.-à-d. qu'il est dû à l'accumulation de poussières calcaires sous l'action du vent. Le lœss décalcifie est connu sous le nom de lehm [Voy. ce mot).
LOF (mot emprunté aux langues du Nord), le bord ou côté d'un navire qui se trouve frappé par le vent. — Loffer, oloffer, auloffer, c'est diriger le gouvernail de manière que le navire, tournant autour de son axe vertical, fasse avec sa quille et par l'avant un angle moins ouvert avec la direction du vent qui souffle. — Pour donner au timonier l'ordre de diriger ainsi le gouvernail, on lui crie : lof!
LOGAEDIQUE (du gr. Xôyoç, parole, et àoiSVi, chant), se dit, en Métrique ancienne, de certains vers lyriques ou de vers des chœurs tragiques, sur la mesure desquels on n'est pas d'accord, et qui ressemblent plutôt à de la prose rythmée qu'à de véritables vers.
LOGANIACÉES (du g-type Logania), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, voisine des Apocynées et des Rubiacées, renferme des arbres, des arbrisseaux et des plantes herbacées, tous exotiques, et propres aux régions tropicales, à feuilles entières, opposées; à fleurs solitaires, ou réunies en grappes ou en corymbes : calice libre, formé de 4 ou 5 sépales unis par la base ; corolle régulière à 5 lobes ; étamines le plus souvent . en même nombre; ovaire libre à 2 ou 3 loges. Le fruit est tantôt sec et capsulaire, à 2 loges polyspermes ; tantôt charnu et drupacé, contenant une ou deux graines. Les Loganiacées fournissent à la matière médicale deux alcaloïdes fort énergiques, la strychnine et la brucine, qu'on extrait de la Noix vomique [Strychnos] et de la Fève de St-lgnace. D'autres espèces fournissent des sucs résineux fort amers qu'on emploie comme succédanés du quinquina ; d'autres, des poisons redoutables [l'Vpas tieute) dont les indigènes se servent pour empoisonner leurs flèches. — Cette famille se divise en deux tribus, les Loganiées (genres Logania, Fagrœa] et les Strychnées (g. Strychnos, Ignatia, Spigelia, etc.).
L06ANIE (du bot. J. Logan), Logania, genre type de la famille des Loganiacées, établi par R. Brown, pour des niantes de l'Australie, dont les principales espèces sont la L. florifère, plante herbacée vivace, haute de 0 m. 75, à fleurs blanches, d'un parfum agréable, et la L. paniculée, arbrisseau à fleurs dioïques : on les cultive en serre tempérée.
LOGARITHME (du gr. y.à'^o^, rapport ou raison, et àpt6p.(5î, nombre). On a construit des tables contenant les différents nombres 1,2, 3,..., en face desquels se trouvent d'autres nombres appelés loaarithines. Au moyen de ces tables on peut trouver les logarithmes des nombres qui n'y figurent pas : cela est expliqué dans les instructions qui accompagnent les tables. La définition mathématique aes logarithmes a été donnée au mot exposant. Quoi qu'il en soit, la propriété essentielle des logarithmes consiste en ce que le logarithme d'un produit de deux nombres est égal à la somme des logarithmes de ces nombres : il en résulte que le logarithme du quotient de deux nombres est égal à la différence de leurs logarithmes, que le logaritlime de la racine carrée, cubique,..., d'un nombre est la moitié, le tiers,..., du logarithme de ce nombre. Dès lors la possession d'une table de logarithmes permet de simplifier singulièrement les calculs; par ex., pour faire une division, on cherche les nombres dans la table, on y prend leurs logarithmes, on retranche ceux-ci l'un de l'autre» et l'on cherche dans la table quel nombre correspond à la différence (que l'on doit prendre dans la colonne des logarithmes). Les détails des opérations sont expliqués dan& les instructions. — Il existe une infinité de systèmes de logarithmes : un système est défini par sa base, c.-à-d. par le nombre qui dans ce système a l'unité pour logarithme. La base des logarithmes vulgaires est 10 : le choix de cette base rend l'emploi des logarithmes beaucoup plus commode dans la pratique. Au contraire, dans les questions de pure théorie, on prend pour base le nombre 6 = 2,7182818.... Les logaritlimes sont dits alors naturels. — On passe d'ailleurs d'un système à l'autre eu multipliant tous les logarithmes par un même nombre ( Voy. module). Le rôle des logarithmes n'est pas borné à la pratique, il est considérable dans la science pure. Le logarithme d'un nombre x se représente par log x; log x est la fonction logarithmique.
On donne le nom de caractéristique à la partie entière d'un logarithme ; les Allemands donnent celui de mantisse à la partie décimale. Dans les tables de logarithmes usuels, c.-à-d. dont la base est 10, on n'écrit pas la caractéristique, parce qu'elle est toujours égale au nombre des chiffres de la partie entière de ce nombre moins 1 et par conséquent toujours facile à trouver a priori.
La découverte des logarithmes est due à J. Napier ou ÎS'eper, mathématicien écossais du xvn° siècle. Il exposa sa théorie en 1614 dans un livre intitulé Mirifici logarithmorum canonis constructio. Ses travaux furent complétés par H. Briggs, qui publia en 1624 la première table à liase décimale. Murent ensuite les tables d'Ad. Vlacq, de Gardiner, de Borda, de Prony et enfin celles de Callet, publiées en 1795. Ces dernières, à 7 décimales, ont joui et jouissent encore d'une estime méritée. M. Dupuis a publié des tables à 5 et à 7 décimales chez Hachette. Les tables de Schrôn (éd. Houël), chez Gaulhier-Villars et fils, sont très estimées ; Lalande a publié des tables à 5 décimales, très répandues. On en doit aussi à M. Houël. Le Service géogi'aphique de l'Armée vient de publier de belles tables (Gauthier-Villars et fils), en deux éditions, l'une à 5 décimales, l'autre à 8. Ces dernières tables se dislinguenl surtout des précédentes en ce que, pour les logarithmes des lignes trigonométriques, la division centésimale a été adoptée.
LOGARITHMIQUE (de logarithme). Fonction logarithmique. Voy. LOGARITHME. — Courbe logarithmique; elle a pour équation y = log x.
LOGARITHMIQUE (règle), OU Règle à calcul. Voy. règle.
LOGE (de l'anc. ht-allein. laubja, feuillée, cabane de feuillage). Outre le sens vulgaire qu'a ce mot quand il s'agit de la loge du portier, des loges de théâtre, des cellules destinées aux fous, des loçes où l'on enferme les animaux, ce mot a quelques acceptions particulières. Dans les concours pour les prix de Beaux-Arts, il se dit du cabinet dans lequel on enferme chaque concurrent : entrer en loge, c'est commencer son travail pour le concours.
En ItaUe, loge (loggia) désigne une galerie, ou un portique