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Ct formulées par le pouvoir social constitué à cet effet (tandis que la coutume s'établit spontanément par une convention tacite fondée sur des besoins et des intérêts communs). — Par rapport à leur objet, les lois se divisent eni. constitutionnelles ou organiques, L. civiles, L. pénales, L. mililaires, etc. Par rapport à l'autorité par laquelle elles sont établies, il y a de grandes différences selon les temps et les lieux. Anciennement, en France, la loi était décrétée par le prince et enregistrée par les parlements. Depuis l'/89. Impuissance législative est exercée collectivement par le chef de l'État (Pouvoir exécutif, Roi ou Empereur) et par les pouvoirs représentatifs (Sénat ou (ihambre des pairs, Corps législatif ou 'Chambre des députés). Depuis le sénatus-consulte de 1870 il en est de même de l'initiative des lois. Les projets de loi émanés de l'initiative du Chef de l'Etat peuvent être portés soit au Sénat, soit à la Chambre des députés; néanmoins toute loi d'impôt doit être d'abord votée par la Chambre des députés. — Les lois sont exécutoires dans toute l'étendue de la France, en vertu de la promulgation qui en est faite par le chef de l'État ; la loi est réputée connue dans le département de la résidence du Gouvernement un jour après le jour de la promulgation, et, dans les autres départements, après le même délai augmenté d'autant de jours qu'il y a de fois 10 myriamètres entre la ville où la promulgation a été faite et le chef-lieu de chaque département [Voy. DISTANCES LÉGALEs) ; clles sout insérées au Journal officiel. Voy. promulgation, publication, bulletin.
La loi ne dispose que pour l'avenir, et n'a point d'effet rétroactif. Les lois de police et de sûreté obligent tous ceux qui habitent le territoire, même les étrangers. Les lois concernant l'état et la capacité des personnes régissent les Français, même résidant en pays étranger (C. civ., art. 2 et 3). — Les lois cessent de produire leur effet par abrogation. Voy. ce mot.
Les lois les plus célèbres sont, après celles de Moïse, celles de Manou chez les Indiens, de Lycurgue à Lacédémone, de Solon chez les Athéniens, les Douze Tables des Déccmvirs chez les Romains, V Edit perpétuel d'Hadrien et les Codes de Justinien ; les lois des Visigoths, des Bourguignons, des Franks saliens, etc., les Capitulaires de Charlemagne, les Etablissements de St Louis, les lois données par Alfred le Grand aux Anglais, par Charles IV à l'Allemagne {Bulle d'or), par laroslav à la Russie, par W. Penn à la Pensylvanie, les lois maritimes du moyen âge, les ordonnances de Louis XIV, enfin les Codes rédigés sous Napoléon I""^ {Voy. dans le Dict. d'Hist. et de Géogr. les articles consacrés à chacun de ces législateurs) . — Voy. législation.
Il existe de nombreux recueils de lois; il suffira de citer, pour les lois françaises : la collection des Lois et ordonnances des rois de France, commencée en 1706
[lar Lauricre ct continuée par l'Académie des Inscriptions ; e Recueil général des anciennes lois françaises, depuis l'an 420 jusqu'à la révolution de 1789, par MM. Jourdan, Decrusy et Isambert ; et, pour l'époque actuelle, le Bulletin des lois [Voy. ce mot) et depuis 1870 le Journal officiel, la Collection com filète des lois, décrets, etc., depuis 1788, de M. Duvergier, ainsi que les recueils de Sirey, de Dalloz, etc. Voy. jurisprudence.
Loi martiale, loi qui autorise l'emploi de la force armée dans certains cas, et en observant certaines formalités. La loi martiale a été promulguée le 21 octobre 1789. Voy. drapeau rouge et cours martiales.
Lois agraires. Voy. agraire au Dict. d'Hist. et de
III. Lois scientifiques, faits qui se produisent invariablement dans les mêmes circonstances. On les nomme lois parce qu'on les compare métaphoriquement à des actes prescrits d'avance par Dieu qui, en donnant aux êtres leur nature et leurs propriétés, a par là même établi l'ordre universel ct constant en vertu duquel la condition d'un phénomène détermine toujours la production de ce phénomène [Voy. déterminisme). Ces lois se constatent par l'observation et l'induction {Voy. méthode, induction). Telles sont, p. ex. : en Astronomie, les lois de Kepler; en Pliysique, le principe d'Arcliimède ; en Chimie, la loi des porportions multipu?s; en Physiologie, les lois d'hérédité et d'atavisme {Voy. planètes, densité, proportions, hérédité, atavisme). — L'exercice et le développement des facultés de l'àme humaine sont aussi soumis à certaines conditions qui résultent de la nature môme de l'âme et de son union
avec le corps, sans détruire sa liberté Ces conditions constituent des lois qu'étudient la Psychologie, la Logique, l'Esthétique, la Philosophie de l'histoire, etc.
L'idée générale des diverses espèces de lois que nous venons de passer en revue est résumée dans cette célèbre définition de Montesquieu : « Les lois, dans la signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses ». Voy. causalité et cause.
LOI. Les Rhéteurs anciens rangeaient la loi parmi les lieux communs extrinsèques. Voy. lieux communs.
LOIR, Myoxus, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, famille des Rats, et assez voisin des Ecureuils, renferme de petits animaux au poil doux, à la queue toulfue, au museau court ct fin, et au regard perçant ; ils ont 2 incisives et 8 molaires à chaque mâchoire. Les loirs sont nocturnes; avides de fruits, ils mangent aussi les œufs des oiseaux ou les petits qu'ils trouvent dans leur nid ; ils font des provisions pour 1 hiver, et passent la plus grande partie de cette saison roulés en boule et engourdis dans leur terrier. Le Loir commun [M. glis) est gros comme un rat, gris-cendré en dessus, blanc-roussâtre en dessous. Il habite le midi de l'Europe, où il niche dans b creux des arbres. Sa chair est bonne à manger; les Romains, qui en faisaient grand cas, en élevaient une grando Quantité. Varron a donné la manière de faire des garennes e loirs; Apicius, celle de les apprêter. Le Lérot {M. nitela, M. quercinus] est moins grand, gris-brun en dessus, blanc en dessous; il répand une odeur fétide. Il est très commun en France, où il fait de grands ravages dans les espaliers. C'est sans doute à son nabitude de rester engourdi tout l'hiver dans un trou qu'est dû le proverlje : dormir comme un lérot. Le Muscardin [M. avellanarius), vulg. Croque-Noix, de la taille d'une souris, est roux-cannelle en dessus, blanc en dessous; queue terminée par des poils longs et abondants. Il habite la lisière des bois et se tient sur les vieux arbres. Sa chair a également une odeur désagréable.
LOLIGO, nom latin scientifique du genre Calmar, type de la famille des Loligidées. Voy. calmar.
LOLIGOPSIS, ncm latin scientifique du genre Cahnaret. Voy. ce mot.
LOLIUM, nom latin de \' Ivraie. Voy. ce mot.
LÔLLINGITE, arséniure de fer naturel [FeAs*], en cristaux d'un blanc métallique, orthorhombiqucs, disséminés dans des roches serpentineuses, en particulier à LôUing (Carinthie).
LOMATIE, Lomatia, genre de la famille des Protéacées, tribu des Grévillées, renferme des sous-arbrisseaux de l'Australie et de l'Amérique méridionale, à feuilles alternes, entières ; à fleurs en gi*appes terminales, jaune de soufre ou blanchâtres. L'espèce la plus connue est la L. des teinturiers, dont les semences donnent une bonne couleur rouge.
LOMBAGO. Voy. lumbago.
LOMBAIRE. En Anatomie, on nomme région lombaire la région postérieure de l'abdomen, depuis le dos jusqu'aux hanches [Voy. lombes). Dans les quadrupèdes, elle porte le nom de râble. Cette région renferme 5 vertèbres, 4 artères, 5 paires de nerfs [plexus lombaire) et un muscle, à qui sa forme a valu le nom de viuscle carré lombaire.
LOMBARDS, banquiers ou usuriers du moyen âge. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
LOMBES (du lat. lumbi), parties postérieures de l'abdomen qui couvrent les reins : ils sont situés sur les côtés de la région ombilicale, l'une à droite, l'autre à gauche. — Du mot lombes, on a formé les mots lombo-abdominal, lombo-costal, etc., tirés des organes qui sont en rapport avec les lombes. Le nerf lombo-sacré, fourni par la branche antérieure du 5* nerf lombaire, descend dans lo bassin, au-devant du sacrum, et s'unit au plexus sciatiquc.
LOMBRIC (du lat. lumbricus), Lumbricus, vulg. Ver de terre, genre d'Annélidcs oligochètes, renferme des vers sétigères au corps arrondi, nu, extensible, allongé, composé d'anneaux, ct plus pointu antérieurement que postérieurement. Sur chacun des anneaux il existe deux pores d'où sort une humeur muqueuse, qui lui sert sans doute à glisser plus facilement à travers la terre et à se défendre de l'action desséchante de l'air. Les lombrics sont hermaphrodites. Ils vivent dans les lieux humides, les terres argileuses et marneuses ct dans les fumiers. Les poissons en sont très friands; aussi les pêcheurs les emploient-ib
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