LONGUE-PAUME
comme appât. La taupe, des oiseaux, des mollusques et beaucoup d'autres animaux en font leur nourriture. Les lomlirics s'enfoncent en terre à l'approche de l'hiver pour n'eu sortir qu'au retour des beaux jours, et surtout la nuit ou après une pluie chaude. L'espèce type, le Lombric commuti, atteint quelquefois 0 m. 40 ; sa grosseur est celle d'une grosse plume ; il est d'une couleur de chair plus ou moins vive : il est généralement formé d'une centaine d'anneaux et peut en avoir jusqu'à 240.
LOMBRICAL (de lombric). En Anatomie, on appelle muscles lombricaux quatre petits muscles longs de la main et du pied, qui ressemblent à des vers et qui ont pour fonction de fléchir les doigts sur le métacarpe et les orteils sur la plante du pied : ils sont placés le long des tendons des fléchisseurs communs et vont s'attacher aux phalanges.
Ascaride lombrical ou lombricoîde. Voy. ascarides.
LOMÉCHUSE, Lomechusa, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres et voisin des Staphyiins, vit, comme le Clavigère et la Cétoine dorée, au milieu des Fourmis, qui le nourrissent et qui sucent le suc que sécrètent ses poils.
LOMENTACEES (du lat. lomentum, savon de farine de lève), nom donné par Linné à un groupe de la famille des Légumineuses, qui répond en partie aux Césalpiniées, se dit en général des gousses de Légumineuses, des siliques de Crucifères et des feuilles qui sont coupées d'espace en espace par des articulations.
LOMIA, 117' petite planète, trouvée le 12 sept. 1871 par Borrelly, à Marseille. Voy. plakètes.
LOMPE, poisson. Voy. lump.
LONDRE (de l'ital. tondra), petit navire italien, à rames et à voiles, et non ponté, fort en usage dans l'Adriatique au xvii° siècle.
LONDRES, module de cigare havanais, qui a été, sous le second empire, celui dont la vente était la plus courante. Auj., à la suite de l'élévation des prix, il n'y a plus de londrès en véritable havane pur. La forme et le nom subsistent pour des cigares vendus 0 fr. 30 pièce.
LONDRIN, sorte de drap léger fait à l'imitation de certains draps anglais; se fabriquait autrefois dans le midi de la France en vue de l'exportation.
LONG (du lat. lougus), nom donné, en Anatomie, à un grand nombre de muscles, dont les principaux sont les longs du cou, le long dorsal, les longs abducteurs, extenseurs et fléchisseurs du pouce et des orteils, le long péronier, etc.
LONG COURS. Voy. NAVIGATIO.N.
On appelle Long-Courrier tout bâtiment marchand qui navigue au long cours.
LONGE (de long), corde ou courroie qui sert à attacher un clieval ou à le conduire par la main. Voy. plate-longe.
Les Bouchers appellent ainsi la moitié de l'échiné du veau, depuis le bas des épaules jusqu'à la queue. On dit aussi la longe d'un chevreuil.
LONGÉVITÉ (du lat. longsevitas), prolongation de la vie au delà du terme ordinaire. Parmi les conditions d'existence les plus favorables à la longévité, on peut ranger l'habitation dans les régions temjiérées, plutôt froides que chaudes, dans les lieux salubres et éloignés des grandes agglomérations, un tempérament à la fois bilieux et sanguin, une constitution qui ne soit ni athlétique ni lymphatique ; mais, par-dessus tout, l'observation des lois de l'hygiène et de la tempérance. C'est dans la race blanche qu'on trouve le plus d'exemples de longévité. Dans certaines familles, la longévité semble être héréditaire. — Voy. : Cornaro,- Discorsi delta vita sobria (Padoue, 1558) ; Cardan, De sanitate tuenda fl580); W. Hufeland, Macrobiotique ou Art de prolonger la vie humaine (1 796) ; Flourens, De la longévité humaine (1865) ; P. Foissac, idern (1874) ; Chcvreul, etc.
Les Charlatans ont de tout temps préconisé une foule d'arcanes pour prolonger la vie, depuis le soufre végétable de Paracelse jusqu'à ïélixir de longue vie de Cagliostro. 11 n'en est aucun, comme on le pense bien, qui ait une action véritable.
Dans le Règne végétal, certains arbres, tels que le Baobab, le Cèdre, le Chêne, le Châtaignier, etc., paraissent doués d'une longévité extraordinaire ; mais on n'a à cet égard aucune donnée qui permette d'établir une loi scientifique. Voy. iGE et arbre.
LONGICORNES, Long icor nés , famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, caractérisée par un
corps étroit, allongé, déprimé en dessus; une tête saillante, penchée ou verticale; des antennes menues, sétacées et ordinairement très longues : d'où leur nom. On trouve ces insectes «oit sur le tronc des arbres, soit sur les fleurs. Ce sont les plus grands et les plus gracieux des Coléoptères : leurs couleurs sont vives et variées. Quelques-uns, VAromia moschata, VA. suaveolens, VA. rosanim, exhalent des odeurs suaves. Leurs larves sont très nuisibles aux arbres forestiers et fruitiers. — La famille des Longicornes a été divisée par Latreille en 4 tribus : les Prioniens, les Cérambycins, les Lamiaires et les Lepturètes. Depuis, les recherches de Dalmann, Mulsant, Dejean, Blanchard, etc., ont fait connaître une foule de genres qui ne peuvent rentrer dans les divisions précédemment établies.
LONGIMANES, espèce de Cétacés à longues nageoires : ils font partie du groupe des Fausses Baleines. Voy. rorqual.
LONGI PALPES, tribu d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres, renferme des insectes qui ont les palpes presque aussi longues que la tête, laquelle est dégagée du corselet par un étranglement.
LONGIPENNES (du lat. pemia, aile), ou grands voiliers, sous-ordre de l'ordre des Palmipèdes, comprend tous les oiseaux de mer auxquels les longues plumes de leurs ailes donnent un vol très étendu, tels que les Pétrels, les Goélands ou Mouettes, les Sternes ou Hirondelles de mer, les Albatros, les Thalassidromes, les Rhynchops, etc.
LONGIROSTRES (du lat. rostrum, bec), Longirostri, nom donné : 1° aux oiseaux Echassiers caractérisés par un bec grêle, long et faible, qui ne leur permet guère que de fouiller dans la vase, tels que l'Ibis, la Bécasse, le Courlis, l'Alouette de mer, le Combattant, le Chevalier, l'Avocctte, etc. ; — 2" à ceux des Mammifères de l'ordre des Edentés qui ont le museau très allongé ; — 3° à une division de la tribu des Charançonites.
LONGITUDE (du lat. longitudo), se dit, en Géographie, de l'angle compris entre le méridien d'un lieu et un méridien convenu, qu'on appelle premier méridien. Cet angle se mesure par l'arc d équateur compris entre ces deux méridiens. La longitude sert avec la latitude à fixer la position d'un lieu terrestre. Elle est orientale ou occidentale, suivant que le lieu considéré est à l'orient ou à l'occident du premier méridien, et elle se compte de 0" à 180<=.
Pour trouver la longitude d'un lieu, il faut connaître la différence des heures en ce lieu et sur le premier méridien. Cette différence représente en elfet le temps qu'il faut à un astre pour tourner, en vertu de son mouvement apparent diurne, d'un angle égal à celui qui sépare les deux méridiens ; dès lors, comme en 24 heures l'astre tourne de 360° autour de la terre, une simple proportion fait connaître l'angle des deux méridiens, c.-à-d. la longitude cherchée. Pour trouver cette différence d'heures, on peut se servir du télégraphe, ou de signaux instantanés visibles à la fois de deux stations différentes; mais le procédé le plus commode consiste dans l'emploi du chronomètre. On règle un chronomètre sur le passage du soleil au premier méridien, et on le transporte au lieu dont on veut avoir la longitude ; on n'a plus qu'à comparer l'heure marquée par ce chronomètre à celle que marque un autre chronomètre réglé sur le méridien de ce lieu. On peut aussi, à défaut de chronomètre, mesurer la distance de la lune ou d'une planète au soleil. Le traité de la Connaissance des temps permet de déduire de cette distance l'heure qu'il est à cet instant sur le premier méridien ; l'heure qu'il est au même instant dans le lieu de l'observation, se néduit de la hauteur d'une étoile ou du soleil au-dessus de l'horizon, et par suite la différence de ces deux heures, réduite en degrés à raison de 360° pour 24 heures, fait connaître la longitude.
La longitude astronomique d'un astre est l'arc d'écliptique compris entre le grand cercle mené par cet astre et les pôles de l'écliptique, et le point équinoxial du printemps. — S'il s'agit des planètes, la longitude astronomique est dite héliocentrique, géocentrique, jovicentrique, etc., suivant qu'en la déterminant on suppose le soleil, la terre, Jupiter, etc., au centre de la sphère céleste. Quant aux étoiles dont la distance est énorme par rapport à la distance du soleil à la terre, les longitudes héliocentrique et géocentrique ne peuvent être distinguées l'une de l'autre que si ces étoiles ont une parallaxe très sensible.
Bureau des longitudes. Voy. bureau.
LONGUE-PAUME. Voy. paume.
LONGUE-\TJEr