‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 918 sur 1729 · LORD · texte numérisé non relu

LORD

LONGUE-VUE, lunette d'approche {Voif. lunette). — Ce terme est surtout employé par les Marins.

LONGUEUR. La longueur d'une droite est le nombre

Sui mesure la dislance entre ses extrémités q^uand on a loisi l'unité de longueur. La longueur d'une ligne brisée est la somme des longueurs de ses côtés. La longueur d'un arc de courbe est la limite vers laquelle tend la longueur d'une ligne brisée inscrite dans la courbe quand le nombre des côtes augmente indéfiniment et que la longueur de iliaque côté décroît indéfiniment.

Lo.NcuECR (mesures de). L'unité principale de longueur du système métrique est le mètre. Voy. mètre.

Dans notre ancien système des poids et mesures, l'imité principale était la toise, qui valait 1"',94904. l'oy. toise.

Les mesures de longueur encore usitées dans les prin- :ipaux pays d'Europe sont les suivantes : 1» mesures %tiglaises,' le yard (0°',91438), le pied, tiers du yard ;0-,50479), le pouce, 12« du pied (0"',02540); le fathom )u 2 yards, et le furloiig ou 220 yards ; — 2° mesures lutrichiennes, la toise (I"',8966), U pied, 6« de la toise ^0°>,3161l, \e pouce (0»,0263), la ligne (0"',00219) ; Vaune 0"',7792) ; — 3° mesures prussiennes, la toise (l^.SSSl), e pied du Rhin (O'»,31o8), le pouce (0'",026l); l'aune m 25 pouces et demi (0'",6669), le ruthe ou perche de 12 pieds (3", 7662) ; — 4° mesures espagnoles, l'estado )u toise (1",69d9), le pied fO-»,2826), le pouce (0",0235), e passo ou 5 pieds (1"',4132), l'estadal ou 11 pieds 3",1091), la grande palme ou 1 pied et un tiers (0'",3769) ; — 5" mesures hollandaises, le pied du Rhin, déjà léfini. le pied d'Amsterdam (0",2831); — 6» mesures tuédoises el norvégiennes, le pied suédois (0°',2969), & pied norvégien (0'^,5137); — 7» mesures russes, le lied anglais, déjà défini, le sagène (7 pieds) ou toise 2», 1356), Varchinne (0"",7112), le verchok (0'»,0445) ; — nesures suisses, la toise (l'",80), le pied (0°',30), le wuce ^0-",03;, la ligne (0"',003), le trait {0'^,(mZ); — lusures turques, Varchinne {0'',lbn), leooiM;e(0'°,0316), ['endazé ou pic pour les étoffes (O^.eè). — Cependant ous ces pays sauf l'Angleterre et la Russie ont adopté offiiellement le système métrique.

Parmi les mesures usitées chez les anciens, nous cite- "ons : 1» chez les Grecs, le pied olympique (0"',3082), a spithame (0"',2312), la palme ou paleste (0"',077l', e condyle 0°',038o), le dactyle ou doigt (0",0192), a coudée (C°',4624); — 1" chez les Romains, le pied 0°',tJ9o8|, la coudée ou cubitus (0"",4438), le gradus 0°',7396 , le passus (1°',4792}, la perche ou pertica 2-»,9585), Vactus (35"',5022).

LONICÉRÉES (de Lonicer, botaniste allemand) , tribu de a famille des Caprifoliacées, comprend les genres Loni- '■era (Chè^Tefeuille), Symphoricarpus, Linnœa, Abelia, Triosteum, etc.

LONS-LE-SAUNIER. Voy. eaux minérales.

LOOCH ,de l'aralje laoq, du v. laa^, sucer), médicanent liquide, de la consistance d'un sirop épais, est desiné à être administré à petites doses par la nouchc, dans es maladies des poumons, du larynx et de l 'arrière-bouche, urtout dans les rhumes violents. Il est employé comme idoucissant et comme calmant. Les loochs sont" formés le )lus souvent par l'émulsion de l'huile avec l'eau au moyen le la gomme adragante ou d'une substance qui fait" le nème office. Autrefois on faisait sucer des looclis aux naïades au bout d'un morceau de réglisse effilé en forme le pinceau : aujourd'hui on les administre par cuillerées. Jn dislingue : le looch blanc, sorte de lait d'amande louée, épaissi avec la gomme adragante et aromatisé avec le la fleur d'oranger : c'est le plus usité; le looch jaune, )ù la gomme est remplacée par le jaune d'oeuf ; le looch lert, émulsion faite avec des pistaches ; le looch gommeux, e looch huileux, etc.

LOPHIODON (du gr. ).o;piov, crête, et ôSoy;, ôSovtoî, lent, à cause des crêtes transversales qu'offrent leurs moaires), genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Onnilés perissodactyles, voisins des Tapirs. On en a trouvé les débris, appartenant à plusieurs espèces, en France, dans Eocène moven, notamment aux environs de Paris et rissel (Aude").

LOPHIUS, nom latin scientifique du genre Baudroie.

LOPHOBRANCHES (du gr. Aoço;, crête, et de bran- :hies:, nom donné par Cuvier à un ordre de la classe des Poissons osseux, caractérisé par des branchies en forme de Iwuppe et qui reufermait les genres Syngnathe, Uippo- \

campe, Pégase, etc. — Cet ordre a été supprimé et ses genres ont été répartis dans celui des Ostéoaermes. Voy. ce mot.

LOPHOPHORE (du gr. Xdipo;, aigrette, et ?op(5î, porteur), Lophophoros, le Monaul de Vieillot, genre cf'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Pliasianidés : bec long, fort, très courbé, large à sa base, à bords saillants, à mandibule supérieure large, tranchante à son extrémité, et dépassant l'inférieure; narine à la base du bec ; tarses courts, éperonnés ; queue droite, horizontale, arrondie au bout. Les lophophores ont la taille et les mœurs des paons et des faisans. L'espèce type est le L. resplendissant, ou Impey, bel oiseau dont la tête porte une aigrette élégante formée de 17 ou 18 plumes d'un beau vert doré. Les plumes du cou ont l'éclat de l'or et de l'émeraude; celles du dos et des ailes ont la couleur de la pourpre mélangée avec le vert doré : d'où le nom d!Oiseau d'Or que lui donnent les Indiens. Le dessous du corps est noir, avec reflets verdàtres.

LOPHOSPERME (du gr. Xôçoî, aigrette, et (rrépiia, graine), Lophospermum, genre de la famille des Scrofularinées, tribu oes Antirrhinées, renferme des plantes grimpantes du Mexique, qu'on cultive pour l'ornement, notamment le L. à /leurs roses [L. erubescens), le L. grimpant [L. scandens), le L. de Jackson [L. Jacksoni], etc.

LOPHYRE (du gr. X690Î, aigrette, et oùpi, queue), Lophyrus, nom latin scientifique du genre Colombi-Galline. Voy. ce mot.

On nomme encore ainsi : 1» un genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Porte- Scie, qui a pour type le Lophyre du pin, dont les larves causent de grands dégâts dans les forêts de pins ; 2° un genre de Sauriens particulier aux îles de l'Asie orientale, et voisin des Iguanes, qui a pour type le L. fourchu d'Amboine.

LOPUS, genre d'Insectes Hémiptères hétcroptères, dont une espèce, appelée vulgairement Grisette,y\i sur les vignes du centre de la France, oii elle cause d'importants dégâts. On détruit les œufs par l'échaudage et la décortication des ceps, et les larves par les insecticides chimiques.

LOQUE, nom vulgaire d'une maladie du couvain des Abeilles ; cette maladie est contagieuse et s'attaque aux larves et aux nymphes, qu'elle fait rapidement périr. Pour combattre la loque, M. de Layens conseille l'emploi de l'acide salicylique administré sous forme de sirop à la colonie malade.

LORANTHE (du gr. Xwpov, lanière, et 5'/6o;, fleur, à cause de la forme de la corolle découpée en lanières), Loranthus, genre type de la famille des Loranthacées, renferme des plantes parasites vivaces et ligneuses, dont on connaît 71 espèces, toutes exotiques, à l'exception d'une seule, le Loranthe d'Europe, qui croît sur les châtaigniers, les ponmiiers, les poiriers et les chênes, et dont le fruit est une baie jaunâtre, à pulpe gluante (avec laquelle on fait la glu), au milieu de laquelle se trouve la graine. — La famille des Loranthacées, détachée de celle des Caprifoliacées, renferme, outre le g--type Loranthus, les genres Misodendron et Viscum (Gui).

LORD (c.-à-d. seigneur), titre honorifique en Angleterre; en s'adressant à la personne, on dit milord et mieux mylord. — Le titre de lord est porté par tout membre de la Chambre haute, qui est dite pour cela chambre des lords, ou par tout noble de naissance ou de création, par les fils de duc, les fils aînés de comte, etc. Certaines fonctions emportent le titre de lord : ainsi l'on dit lord chambellan, lord chancelier, lord grand juge [chief justice), lord trésorier, lords de l'amirauté, lords-lieutenants (de comté), lords-maires [mayors), etc. — Parmi ces derniers, qui ne sont autre chose que ce que nous appelons en France maires, et qui doivent appartenir à la classe bourgeoise, le plus important est le lordmaire de Londres. Ce magistrat mumcipal, dont les prérogatives sont immenses, est le premier juge de toutes les cours de la Cité; sous le rapport militaire, il est investi des mêmes pouvoirs que les lords-lieutenants des comtés. Le lord-maire est électif et ne reste qu'un an en fonctions; il rentre, après avoir quitté sa charge, dans les rangs des aldermen. Le choix, lait par les électeurs de la Cité, est soumis, pour la forme seulement, à l'approbation royale. Le lord-maire réside dans un grand hôtel situé au l'Ont du pont de Londres, et appelé Mansion-house. On calcule que le revenu annuel de sa charge monte à

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