‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 919 sur 1729 · LOTH · texte numérisé non relu

LOTH

20000 Hv. sferl. (500 000 fr.). L'institution du lord-maire de Londres remonte au xiii' siècle : le premier investi de ce titre fut H. Fitz-AUwin.

LORDOSE (du gr. XôpSwst;, courbure), nom donné, en Chirurgie, à la cjurbure vertébrale en avant, dite vulg. cambrure : dans ce cas, on l'oppose à la cyphose ou bosse propr. dite, nui est la courbure postérieure de la colonne vertébrale. Voy. bosse.

LORELEY, 165» petite planète, trouvée le 9 août 1876 par C. H. F. Pelers, à Cluiton (Etats-Unis). Foi/, planètes.

LORGNETTE (de lorgner, dont le sens primitif est loucher ou voir d'un œil), nom vulgaire de toutes les petites lunettes à tuyaux dont on se sert pour voir plus distinctement les objets peu éloignés, notamment au spectacle. Les lorgnettes doubles se nomment ;M»je//es. Voy. lunette.

LORI, espèce de Perroquet. Voy. perroquet.

LORICAIRE (du lat. lorica, cuirasse), Loricaria, genre de Poissons malacoplérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Siluridés, sont ainsi nommés à cause des plaques dures et anguleuses qui couvrent leur corps et leur tète. L'espèce type, la L. cuirassée (L. calaphracta), de la Guyane, est d'un brun olivâtre clair, et longue ae 0 m. 30; on l'appelle aussi L. sétigère, parce que le bout de sa queue porte un filament long et délié.

LORICÈRE (du gr. >vWpov, lanière, et xÉpai;, corne, antenne), Loricera, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, ne renferme qu'une seule espèce, qui est répandue par toute l'Europe, la Loricera pilicorms, dont les antennes, assez robustes à la base et minces à l'extrémité, sont couvertes de longs poils raides et pubescents. Cet insecte se rencontre surtout dans les bois humides.

LORIOT (du lat. aureolus, d'or), Oriolus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres ou conirostres et type de la famille des Oriolidés. Les loriots ressemblent un peu aux merles, mais ils s'en distinguent par leur belle robe jaune tachée de noir. Ils vivent par couples, particulièrement sur la lisière des grands bois, et fréquentent le bord des eaux. A la fin de l'été, ils se réunissent en petites familles et émigrent. Leur nourriture se compose d'insectes ou de fruits, surtout de cerises, dont ils sont très friands. L'espèce commune en France est le Loriot d'Europe (0. galbula], dont le dos est d'un beau jaune, nuancé de verdâtre sur le croupion; le ventre est d'un vert jaunâtre ; les ailes, la queue et les pieds sont noirâtres. 11 habite alternativement l'Inde et l'Europe. Sa voix est forte et assez éclatante. On admire l'art avec lequel cet oiseau suspend son nid à l'extrémité des branches qui divergent horizontalement et non dans le sens vertical. — L'Afrique et l'Asie ont plusieurs autres espèces de loriots [L. couliavan, L. bicolore, L. à masque noir, L. à tête noire, L. à ventre blanc, etc.). 11 n'y en a point en Amérique.

Compère-loriot, nom vulgaire de I'orgeolet.

LORIS, Loris, genre de Manmiifères, de l'ordre des Quadrumanes, famille des Lémuriens, est propre à l'île de Ceylan. Les loris ressemblent aux makis par leurs formes générales, mais ils ont les proportions plus grêles. Ils sont à peu près de la taille de l'écureuil commun. Leur poil est doux, fin, d'une apparence laineuse et d'une couleur roussâtre. Leur démarclie est lente; ils ne sortent que le soir ou la nuit pour aller à la recherche des œufs d'insectes et des fruits dont ils font leur nourriture.

Loris ou Lori, sorte de Perroquet. Voy. perroquet.

LORMERIE fpour l'ormerie; du b.-lat. ormiscus, collier, ou ormilïa, boucle?), se dit, en général, de tous les menus ouvrages que forgent et /"ibriquent les selliers, éperonniers, cloutiers, tels que mors, gourmettes, éperons, boucles, gonds, crampons, etc. — On appelle lormier l'ouvrier qui fait des ouvrages de lormerie.

LORUM (c.-à-d. en latin courroie), nom donné par les Kaluralistes à une bande dépouillée de plumes qui, chez certains Oiseaux, s'étend de chaque côté, depuis la racine du bec jusqu'à l'œil.

LOSANGE, en Géométrie, tout parallélogramme qui a ses quatre côtés égaux.

En Blason, le losange est une pièce héraldique ordinaire ; son nom indique sa forme. Les losanges se mettent en nombre sur l'ccu ; à partir de seize, l'écu est dit seine de losanges. L'écu est losange quand les losanges sont alternativement posés de métal et d'émail. Les pièces de l'écu losange sont placées di-oites; inclinées à dextre, elles

forment un losange en bande, à sénestrc un losange en barre. L'écu des filles non mariées a généralement Is forme d'un losange.

LOSE, pierre plate et quadrangulaire, de naturt

Îuartzeuse et micacée, dont on se sert en Savoie et er iémont pour la couverture des maisons. • LOSSE ou LOUSSE, outil de fer acéré et tranchant, fail comme un demi-cône coupé du haut en bas dans l'axe. Il s'emmanche comme une vrille, et sert aux tonneliers 'i percer les bondes des barriques.

LOT. Voy. LOTERIE.

LOTE OU LOTTE, Lota, genre ou sous-genre de Poisson; malacoptérygiens suhbrachiens, de l'ordre des Squamo dermes, famille des Gado'ides, comprend deux espèces : h Lingue ou Morue longue (Gadus molua), qui se conserve comme la morue, et la Lote commune ou de rivière. dite aussi Gade-Lote et Barbote ; son foie est très volumineux et estimé des gourmets. Voy. gade.

On a aussi appelé Lote de Hongrie, le Grand Silure, L barbote, L. franche, le Cobite.

LOTÉES (du Lotus, genre type), tribu de la famille des Légumineuses, section des Papilionacées. Voy. papilio

NACÉES, LOTOS et LOTIER.

LOTERIE (de lot), se dit, en général, de tout jeu de hasard où l'on fait des mises pour lesquelles on reçoit dei billets portant des numéros. Celui ou ceux de ces numé ros qui sortent, lorsque le tirage a lieu, donnent droit à ui lot, à la propriété d'un objet quelconque. — Il a ét( établi par quelques gouvernements des loteries dans les

auelles les particuliers font des mises, et courent la chance e perdre leur argent ou de gagner des sommes plus oi moins considérables. La loterie de France se composait de 90 numéros, de 1 à 90, et le tirage s'en faisait par 5 numéros à chaque fois. Cinq roues étaient établies à Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux et Lille ; un tirage avait lieu tous les dix jours pour chacune d'elles. On appelait : extrait la sortie d'un seul numéro : l'extrait gagnait 15 fois la mise (et 70 fois si le numéro était déterminé] ; ambc, la sortie de 2 numéros : il gagnait 270 fois la mise (el 5100 fois s'il était déterminé); terne, la sortie de 3 numéros : il gagnait 5 500 fois ; quaterne, la sortie de 4 : il gagnait 75000 fois la mise. Le quine ne se jouait pas. Il est aisé de calculer les avantages de l'Etat-banquier •

Cour l'extrait, il avait 18 chances contre 15 ; pour l'ambe, 602 contre 270, et ainsi de suite en augmentant progicssivement

L'usage des loteries était connu et pratiqué des anciens. A Rome, pendant les Saturnales, ceux qui prenaient part à la fête recevaient un billet numéroté donnant droit à quelque prix. Sous Auguste, la vogue s'en mêla ; ce fut souvent sous la forme de loterie que Néron répandit ses générosités au peuple ; Héliogabale en imagina de fort grotesques. Mais, jusque-là, les billets étaient gratuits, et s'il n'y avait pas toujours gain, il n'y avait jamais de perte. On ignore à quelle époque l'usage s'établit de vendre el d'acheter les billets. L'Italie conserva l'usage des loteries; c'est à elle que nous l'avons emprunté. Un édit de François I^' (1520) permit l'établissement de diverses loteries, sous le nom de blanques (de l'ital. bianca carta, billets blancs), parce que tous les billets non gagnants étaient considères comme blancs, c.-à-d. comme vides. A partir de 1539, l'Etat préleva un droit sur les blanques. Vainement le parlement, de 1563 à 1609, tenta à plusieurs reprises de supprimer les loteries ; elles reparurent toujours. Sous le ministère de Mazarin, le Florentin Tonti obtint l'autorisation d'établir une loterie (1656) ; à l'époque du mariage de Louis XIV, une loterie fut improvisée pour distribuer les présents royaux; les loteries se multiplièrent sous ce règne et sous celui de Louis XV. Enfin un arrêt du 30 juin 1776 créa la loterie royale de France. Supprimée en 1793, rétablie le 9 vendémiaire an VI, elle a été définitivement prohibée par la loi du 21 mai 1836. 11 ne peut plus aujourd'hui être fait en France que des loteries d'objets mobiliers exclusivement destinées à des actifs de bienfaisance ou à l'encouragement des arts, et encore ces loteries doivent être autorisées. Les valeurs à lots sont une forme atténuée de loterie. — Il y a un grand nombre de loteries à l'étranger. Les unes sont tenues par l'Etat, les autres ne sont qu'autorisées; la plupart acquittent de forts droits.

LOTH, poids employé en Russie, est la 32" partie de la, livre russe, et vaut l2 gr. 7937.

LOTIER

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