LOUP
LOTIER. Lotus, genre de la famille des Papilionacées, tvpe de ia tribu des Lotées, renferme des plantes herbacées, qui croissent dans les prés, les bois et les champs. Les imes servent de pâture aux bestiaux ; d'autres sont, dans quelques contrées, employées comme aliment. On a donné le nom de Pied-d'oiseau {Ornitkopus) à quelques espèces, à cause de la forme et de la disposition de leurs gousses. Le L. à quatre ailes [Tetragonolobus) est reniarfiuable par ses grosses gousses, munies de quatre grandes ailes un peu crépues; ses graines sont tendres, sucrées, et peuvent se manger, comme les petits pois, avec les gousses ; les bestiaux se nourrissent de leur feuillage. Le L. comestible (L. edulis) est une autre plante alimentaire dont les gousses, dans leur jeunesse, ont une saveur analogue à celle des petits pois : on les prépare et on les mange de même ; cette plante se vend sur les marchés dans plusieurs provinces. Elle plaît aussi beaucoup aux bestiaux. Le L. corniculé (L. comiculatus) est répandu partout dans les prés, les bois, et le long des chemins, qu'il embellit de ses jolies fleurs jaunes, veinées de rouge ; les bestiaux le recherchent avec avidité. On cultive dans les jardins le L. jacobée, originaire de l'île St-Jacques (archipel du Cap- Vert), et le L. de Crète.
LOTION (du lat. lotio), opération qui a pour but de laver un corps en promenant sur sa surface un linge ou uue éponge trempés dans l'eau froide ou chaude, ou dans un liquide médicamenteux.
On appelle aussi lotions les liquides dont on se sert à cet effet. Ils prennent leurs noms des propriétés des diverses matières qui les composent : telles sont les lotions émollientes, détersives, astringentes, alcalines, mercurielles, antiseptiques, etc.
LOTO ((\e lot], malgré ses allures anciennes, ne remonte pas en effet plus haut que la création de la loterie royale, en 1776. 11 se compose de 24 cartons renfermant chacun io numéros rangés sur trois rangs; chaque rang contient 10 compartiments verticaux, 5 colorés, et 5 offrant des numéi-os dans l'ordre des chiffres, depuis 1 jusqu'à 90. Chaque joueur a devant lui 2, 3 ou 4 cartons. On tire successivement d'un sac ou d'une boîte des boules portant des chiffres, de 1 à 90, et, à l'appel de chaque numéro, les joueurs qui le trouvent sur leurs cartons le marquent aussitôt. Le joueur auquel le sort a complété le premier une rangée horizontale fait quine, et gagne la partie. — Le loto a servi de hase à plusieurs jeux analogues.
LOTOS ou LOTCs. Les anciens désignaient sous ce nom trois sortes de plantes : 1° des herbes aquatiques qui croissent dans le Nil et le Gange, et qui sont des espèces de Nénuphars (le Is'elumbium speciosum, le Nympkœa lotus et le F- caerulea) : on voit l'image du lotus aquatique sur plusieurs monuments égyptiens et indiens; il était, chez les Egyptiens, un des attributs du Soleil, parce
3ue sa fleur se montre sur l'eau au lever de l'astre, et isparaît avec lui ; — 2° des herbes terrestres appartenant, la plupart, à divers genres de la famille des Légumineuses (Voy. lotier) ; — 3° un arbre, que l'on croit être le Zizypnus lotus, espèce de Jnjubier cultivée sur les côtes de l'Afrique septentrionale, où son fruit est la nourriture principale, ce qiui a fait donner aux habitants le nom de Lotophages. Selon la Fable, le goût de ce fruit était si délicieux que les étrangers, après en avoir goûté, oubUaient leur patrie. On a cru aussi reconnaître le Lotus des anciens dans le Plaqueminier, le Laurier-rose, le Santal rouge, etc.
LOTTE, poisson. Voy. lote.
LOUAGE (de louer), contrat par lequel ime des parties s'oblige à faire jouir l'autre d une chose ou du fruit de son travail pendant un temps, et moyennant un prix déterminé. On distingue le L. de choses, lorsque 1 objet dont
! l'une des parties s'oblige à céder à l'autre l'usage ou la jouissance est une chose corporelle ou incorporelle ; et le L. d'industrie ou d'ouvrage, quand les parties ont en vue le travail de l'une d'elles. On appelle : location, ou bail à louer, le louage d'une maison ou d'un effet mobilier ; bail à ferme ou à cheptel, celui des héritages ruraux et des bestiaux. Celui que procure la jouissance prend le
I nom de locateur ou bailleur ; celui qui l'acquiert s'appelle en général conducteur ou preneur, ou, suivant les cas, locataire, fermier, colon [Voy. ces mots). — Le Code civil traite de tous les genres de louage dans les art. 1706-1799. (Voy. aussi les articles bail, location, oc-
tBIEB, DOSiESTIQCE, ENTREPBEKECR, VOITURES PCBLIQCES, etC.)
Consulter en outre le Traité du contrat de louage de L. Guilsouard (5* éd. 1891).
LOUBINE, nom. vulg. du Loup de mer. Voy. bab.
LOUCHE (du lat. lusciis). Voy. stbabisme. — Ce mot désigne encore : 1° une grande cuiller à long manche pour servir le potage; 2° une espèce d'écope qui sert à répandre les engrais liquides; 3° une espèce de mèche que les tourneurs emploient pour agrandir les trous. Voy. mèche.
LOUCHET (orig. inc), sorte de bêche légèrement arquée formant avec son manche, qu'on tient presque horizontal, un angle un peu plus fermé aue l'angle droit. On s'en sert pour remuer fa terre. — C est aussi le nom : 1° d'un instrument à long manche terminé par ime lame en forme de boîte carrée, à l'aide duquel on extrait la tourlMî dans les tourbières; 2° des godets de tôle dont on arme les chaînes continues des bateaux dragueurs.
LOUGRE (de l'angl. lugger), petit bâtiment de guerre à deux mâts, porteur de deux grandes voiles trapézoïdales.
11 est fin dans ses formes de l'arrière et renflé par l'avant : il ressemble au chasse-marée, et, comme lui, il est d'une extrême légèreté. C'est le bâtiment favori des contrebandiers et des pirates. Dans la guerre maritime, on l'emploie surtout comme éclaireur.
LOUIS, pièce de monnaie française, ainsi nommée dn roi dont eUe portait l'effigie. Il y a eu des louis d'or et des louis d'argent.
Les premiers louis d'or furent frappés sous Louis XIII, en 1640. Le louis était alors à 22 carats et valait 10 livres de l'époque ; mais la livre ayant bientôt perdu de sa valeur, le louis d'or finit par valoir 20 et même 24 Uvres (soit 25 fr. 70). Après l'établissement du système métrique, il fut considéré comme valant 24 fr. et conserva cette valeur jusqu'au 12 septembre 1810, époque à laquelle il fut remplacé par les napoléons de 20 ir. On avait frappé sous Louis XIII des louis doubles, des quadruples et des décuples louis, et l'on continua d'en frapper pendant quelque temps : mais les doubles louis eurent seuls cours dans le commerce, et ils subirent des variations analogues à celles des louis simples. Les louis et doubles louis furent, jusqu'à l'Empire, la seule monnaie d'or française. Le nom continue à désigner la pièce d'or de 20 francs.
On nomme louis d'argent une monnaie qui fut aussi frappée souis Louis XIII, en 1641; ces louis d'argent valaient originairement 6 fr. 23. On les connaît davantage sous le nom A'écu blanc, ou écu de 6 UvTes. Voy. écc.
LOUISE-BONNE, variété de Poire d'automne.
LOUP (du lat. lupus), Canis lupus, espèce du genre Cliien, famille des Canidés. Cet animal diffère du Chien propr. dit par son museau plus allongé, ses oreilles toujours droites, son pelage plus touffu, ses proportions plus fortes, sa taille plus grande, ainsi que par sa mâchoire. Le Loup ordinaire est de couleur fauve mêlée de noir, avec le museau noir et allongé comme celui du mâtin, et les jambes fauves, celles de devant portant une raie noire ; sa queue est droite et touffue. Cet animal, par ses appétits carnassiers, par la guerre continuelle qu'il fait aux bergeries et aux basses-cours, est un des animaux les plus nuisibles et l'un des plus redoutés. Affamé, il n'épargne pas même l'homme. Toutefois son courage ne répond pas à sa force. La louve met bas de 5 à 9 petits. On trouve le loup depuis l'Egypte jusqu'à la mer Glaciale. Outre le loup ordmaire, les 'zoologistes distinguent : le L. noir [C. lycaon), le L. rouge d'Amérique [C. jubatus), d'un roux cannelle, avec une petite crinière noire le long de l'épine; le L. odorant (C. mtbilus); le L. du Mexique IC. mexicanus], qui a le ventre et les pieds blanchâtres; le L. des prairies ou Coyotte [C. latrans), espèce de ciiien sauvage qui vit en troupes dans les déserts de la Californie; le L. de l'Inde ^C. pallipes), etc.
La destruction des loups était autrefois confiée à un des grands officiers de la couronne, qui prenait le nom de Grand Louvetier [Voy. locvetebie) : elle est aujourd'hui dans les attributions de l'administration forestière. Il est accordé pour chaque tête de loup des primes qui ont été ainsi fixées par arrêté du 19 pluviôse an v : 18 fr. pour une louve pleine, 15 fr. pour une louve non pleine,
12 fr. pour ua loup, 6 fr. pour un louveteau. A la faveur de ces mesures, le nombre des loups a beaucoup diminué dans toute l'Europe. Ils ont entièrement disparu de la Grande-Bretagne.
Le loup, chez les Egyptiens, était particulièrement adoré à Lycopolis, a ville du'loup > ; chez les Grecs, il était con-