MACÉDOINE
lleurs blanches disposées en longues grappes en forme d'épis. La L. nummulaire [L. nummiilaria] est plus wnnue sous les noms A' Herbe aux écus et de Monnayère.
LYSSES (du gr. AutTja, rage), nom donné aux pustules [jui se développent sous la langue, chez les individus qui ont été mordus par un animal enragé. Voy. rage.
LYTHRARIÉES (du g.-tvpe Lythrum, salicaire), famille lie plantes Dicotylédones dialypetales à ovaire inl'ère, renferme des plantes herbacées ou arlxirescenles, à feuilles apposées, vcrticillées ; à fleurs solitaires ou réunies en
cymes à l'aisselle des feuilles : calice persistant, tubulcur ou campanule, à trois ou plusieurs dents : pétales en nombre égal alternant avec ces dents: étamines insérées sur le tube et en nombre égal aux pétales ; fruit capsulaire, membraneux ou coriace. — Genres principaux : Salicaire [hyihr\xm),PépUde, Lagerstrœmie, Henné, etc.
LYTHRUM, nom latm botanique du genre Salicaire. Voy. ce mot.
LYTTA, nom latin scientifique de la Mouche cantharide Voy. ca.nth.\ru)e.
M, 15° lettre et iO« consonne de notre alphabet, n'est îlrajigère à aucune langue. Son articulation est une des jremières que les enfants réussissent à former ; c'est une labiale; on l'appelle aussi labio-nasale , parce que, x»ur la prononcer, il faut rapprocher les lèvTes .et )uvrir les narines. Comme signe numérique, M vaut [00(1 et M' 1000000; en grec, [jl' vaut 40 et ,[i H) 000; pour les mesures, m veut dire mètre; m. c, nétre cube; mm., millimètre. — Conune abréviation, en atin M. signifie Marcus, Manlius, Muciiis: M', Maniiis; II. .\., chez les modernes, magister artium (maître es irts . En français, M. ou M' signifie Monsieur; MM.. Mesneurs; M""', Madame; M"*, Mademoiselle; M° joint au lom d'un avocat, d'un avoué ou d'un notaire signifie naître. Dans les prénoms, l'initiale M. peut remplacer Marie. Marc, Martin, Michel, etc. En écossais. M' ou Me, joint à un nom signifie Mac, fils [M' Donald). — Sur les nonnaies. M était la marque de la fabrique de Toulouse. — >ur la façade des maisons, M. A. C. L. signifie maison issurée contre C incendie. — En Chimie, Mg signifie majnésium; Mn. manganèse; Mo, molybdène.
IMABOUIER Voy. MORisoME.
MACABRE (dasse), de l'arabe maqabir, cimetière. Voy. DANSE DE- MORTS, et MACABRE au Dict. d'Hist. et de Géogr.
MACADAM ISAGE (du nom de l'anglais Mac-Adam), sys- Lème d'empierrement. Pour macadamiser une route, une chaussée, etc.. on se sert de cailloux triés et nettoyés avec soin. On emploie principalement les calcaires, les schistes rranitiques, les porphvres, etc. Les pierres, cassées à ['avance en fragments de 2 à 6 cm., sont répandues dans l'encaissement disposé pour les recevoir, en deux couches successives de 15 cm. d'épaisseur. Chaque couche est comprimée séparément par le passage d'un rouleau pesant, en fonte, capable d'une compression de 50 à 50 kilos par centimètre carré de surface. A Paris, on emploie des rouleaux à vapeur pesant 15 à 50 tonnes. Le cylindrage de la chaussée est complété par un arrosage abondant et un sablage de la surface, qui facilite la cohésion. Dans les pentes trop fortes ou lorsqu on ne peut faire usage de rouleau, on pilonne à la main, et dans ce cas on dispose les cailloux en petites couches successives de 6 à 8 centimètres seulement. Le cylindrage ou le pillonnage est terminé quand un caillou jeté sous le rouleau s'écrase sans s'enfoncer. Les voies macadamisées sont très commodes pour le roulement des voilures et pour le pied des chevaux ; elles épargnent beaucoup de bruit aux maisons qui les bordent, et diminuent l'ébranlement causé par les lourdes voitures ; mais elles produisent beaucoup de boue dans les temps de pluie ou de dégel, et de poussière dans les temps secs : elles exigent en outre un entretien fort dispendieux. A Paris, on les remplace avec avantage par le bitume comprimé ou le pavage en bois.
MACAO. jeu de caries. Voy. vingt-et-cx.
MACAQUE (mot du Congo), Macacus. Les Macaques sont des l'ilhéciens ou Singes de l'ancien continent, formant tin groupe intermédiaire entre les Guenons et les Cynocéphales. Us dilTèrent des Guenons par la forme de leur museau, qui est plus gros et plus prolongé, et des Cynocéphales par ce même museau, qui est plus court. Ils ont •les lèvres minces, des abajoues assez développées, un corps trapu et épais, le cou court, la tète grosse, les membres robustes, cinq doigts à chaque main, les fesses très calleuses, la queue quelquefois nulle, d'autres fois assez longue. Ces singes ont, en général, beaucoup {d'adresse et de sagacité ; ils sont plus doux et plus dociles
que les Cj-nocéphales, mais plus lascifs que les Guenons. Ils habitent l'Afrique, l'Inde et les îles de l'archipel Indien. Les Macaques forment plusieurs genres : les Macaques propr. dits, les Mangabeys, les Magots et les Cynopithèques. On divise le genre Macaque propr. dit en trois sections : 1° les espèces à longue queue : le M. de Buffon [M. cynomolgus), dont l'Aigrette est une variété: le M. bonnet chinois [M. sinicus), le M. toque, variété du précédent ; 2" les espèces à queue moyenne : VOuanderou on M. à crinière [M. silenus), le Rhésus [M. erythrxus\ ; 3° les espèces à queue courte : le Maîmon, le M. ursin (M. ursinus) et le M. à face rouge [M. speciosus).
MACARET. Voy. mascaret.
MACAREUX, Fratercula, Mormon, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes plongeurs, famille des Alcades : bec robuste, plus court que la tète, aussi haut que long et démesurément gros ; jambes placées très en arrière, ce qui leur donne une démarche gauche et embarrassée: ailes étroites et courtes, tout à fait impropres au vol. En revanche, ces oiseaux nagent et plongent avec une rare facilité. Les Macareux sont des oiseaux migrateurs, qui changent de climat suivant les saisons. Ils se nourrissent de mollusques et de petits crustacés ; ils ne construisent point de nia, et pondent leurs œufs dans les trous des rochers. On les trouve dans les mers du >"ord, en société avec les Pingouins. On distingue le Macareux moine, noir et blanc, qui visite quelquefois nos côtes, le M. glacial et le M. huppé, qui habitent les régions arctiques.
MACARON (orig. inc.j, sorte de pâtisserie croquante et délicate, composée d amandes pilees et séchées, puis battues avec des blancs d'œuf et du sucre, dont on ifait de petits pains ronds et aplatis. Cette pâtisserie était déjà célènre au xvii' siècle. On estime surtout les macarons de Nancy.
Dans la Marine, cm nomme ainsi de courts morceaux de bois placés debout sur les plats-bords, pour soutenir les fargues d'une embarcation.
MACARONI (de l'ital. maccAeroru': àe macco, bouillie de fèves), pâte de farine très fine à laquelle on donne la forme de petits tubes creux, allongés, de diverses grosseurs, et qu'on assaisonne avec du parmesan ou du gruyère. Le macaroni est le mets national des Napolitains. Les pâtes de Gênes ont été longtemps estimées; celles d'Auvergne rivalisent aujourd'hui. Le macaroni qu'on préfère à Naples se fabrique avec la farine d'un blé ae la mer Noire, dit grano duro. Le macaroni est encore très apprécié dans les garnitures d'entrées, de potages, de timbales.
MACARONIQUE (poésie), ou macaroxe'e, espèce de poésie du genre burlesque où l'on fait entrer des mots de la langue vulgaire en leur donnant une terminaison latine. On lui a donné ce nom soit par allusion aux divers ingrédients dont se compose le macaroni, et auxquels on compare l'amalgame de mots que l'on introduit dans la macaronée, soit parce que le caractère plaisant, dans le populaire, est souvent désigné par le nom de l'aUment favori du peuple. Cette poésie a pris naissance en Italie, au commencement du XVI' siècle : Odassi de Padoue en fut le créateur : après lui, le célèbre Folengo (Merlino Cocoaio) s'y distingua. — Genthe a écrit l'histoire de ce genre (Hall, 1829, en allem.); A. Cunningham a donné un Delectus macaronicorum carminum (Edimbourg, 180^1), et Delepierre, un recueil de Macaronea (Paris, 1842).
MACÉDOINE (orig. inc). Ce mot qui, dans l'Art culinaire, désigne un mets composé de toutes sortes de légu-