ARAUCANA ^ I
APAUCANA, poème épique du jwète espagnol Ercilia y Zuriij;a, tpii pril part, au xvi« siècle, à une expéilition contre les Àraucans ilans le Chili et chanta cette expédition dans luie espèce de chronique rimée La Araucana (1569), qu'il d'dia à Philippe II.
ARAUCARIA, genre de Conifères, famille des Abiétinées, qui tire son nom du pays des Araucans (Chili) où on l'a trouvé pour la 1" fois : ce sont de très grands arbres à tige droite, à rameaux vcrticillés, à bourgeons nus et à tleurs dioïques. Outre l'espèce type, 1*^4 . imbricala à\x Chili, on connaît \'A. excelsa, VA. anguslifoUa du Brésil, V A^.Cunninghammi et VA. Cookii de la Nouv.-Calédonie. — dn a découvert dans les ten-ains houillers des bois fossiles analogues à V Araucaria; on les a nommés Araucarites; on a reconnu depuis qu'ils appartenaient à des Cordaites.
ARBALESTRILLE (diminutit à: arbalète), instrument de marine, auj. al)andonné, qui servait à jarendre en mer la hauteur du soleil ou des astres. Il a été remplace par le quart de cercle et l'octant, puis, de nos jours, par le cercle (le Borda et le sextant.
ARBALÈTE du lat. arciiabalista), arc composé dont on se servait av^pt l'invention de l'artillerier paur lancer des flèches avec plus de force et de justesse qu avec l'arc ordinaire. L'arbalète est formée d'un arc d'acier monté sur un fût en bois, lequel est terminé par une crosse que l'on appuie à l'épaule; à l'endroit de la plus grande tension de l'arc, un crochet retient la corde ; la flèche est placée dans une rainure pratiquée le long du fût, et lorsque l'on a ajusté, on la tait partir au moyen d'une détente. On l)andait l'arbalète soit avec la main où le pied, soit avec un moulinet et une poulie. — On attribue l'invention de l'arbalète aux Phéniciens; les Romains avaient une arme analogue, la manubaliste ou baliste à main. Les Français en firent usage jusqu'à la fin du xi= siècle; elle ne reparut ensuite que deux cents ans après et fut alors considérée comme une invention presque diabolique; Philippe Auguste créa des compagnies à' Arbalétriers, qui prirent une grande imprtance dans l'armée; la charge de Grand maître des Arbalétriers était la 1™ après celle de maréchal de France; elle fut réunie en 1515 à celle de grand maître de l'artillerie. A-Ja fin du xvi» sigcie, les arbalétriers, avaient disparu définitivement de l'armée. Il y a encore auj. dans plusieurs villes du nord de la France des compagnies libres d'archers ou d'arbalétriers amateurs. Voy. arc.
Les ouvriers en métaux donnent le nom A' Arbalète à un instrument composé de deux lames élastiques d'acier courbées en arc, et retenues dans cette position par deux viroles de fer. L'une de ces lames est attachée au plancher, l'autre s'applique contre une coche pratiquée au dos d'une lime à deux manches, qui, elle-même, pose sur rou\Tage à polir. L'arlialète épargne à Tourner la fatigue de presser la lime sur la pièce qu il travaille.
ARBALÉTRIER, soldat. Voy. arbalète.
Dans la Charpente, on nomme ainsi des pièces de bois qui servent à former le comble d'un bâtiment ; elles sont posées obliquement et suivant la pente du toit, de manière à s'assembler par leur bout supérieur dans la poutre perpendiculaire, qu on apjjelle poinçon, et par le bout opposé dans la poutre horizontale ou entrait.
En Zoologie, c'est le nom vulgaire du Martinet noir.
ARBENNE, nom vulg. de la Perdrix blanche.
ARBITRAGE, arbitre (du lat. arbiter). L' Arbitrage est une juridiction conférée à de simples particuliers pour statuer sur les contestations à l'égard desquelles la loi ne défend pas de compromettre ( Voy. compromis). Les Ai-bitres sont choisis par les parties elles-mêmes ou désignés par le président du tribunal. S'il n'y a qu'un arbitre, il est juge unique de la contestation ; s il y en a deux et qu'ils ne tombent pas d'accord, on recourt pour les départager à un tiers arbitre, qui est nommé soit par les deux premiers, soit par le tribunal. — On peut toujours appeler des décisions des arbitres volontaires, sauf convention contraire : les parties sont censées avoir renoncé au droit d'appel quand le compromis porte que les arbitres jugeront comme amiables compositeurs, c.-à-d. d'après la seule équité et sans s'astreindre aux prescriptions de la loi (C. de proc., art. 1005-1029). L'arbitrage forcé gui avait heu autrefois pour les contestations entre associes de commerce a été aboli par la loi du 17 juillet 1856. — Lorsque les arbitres sont nommés par les parties, leurs décisions sont appelées sentences arbitrales; s'ils sont nommés d'office par les jutfcs, elles sont dites rapport arbitral.