‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 95 sur 1729 · ARBRE · texte numérisé non relu

ARBRE

ARBITRAGE intersational, praUquR qui tend à se répandre en droit des gens, pour éviter les maux de la guerre. Deux nations en désaccord conviennent souvent de remettre la décision de leur litige à des arbitres choisis par eux (souverains, corps judiciaires, etc.), et s'engagent à exécuter leur sentence. Il n'y a pas eu, en ce siècle, moins de cinquante cas d'arbitrage international. Le plus célèbre et le plus important est celui auquel l'Angleterre et les Etats- Unis se sont soumis dans l'afiaire dite de l'Alabama, au sujet du préjudice causé par l'Angleterre aux États-Unis dans la guerre de Sécession ; il s'est terminé par une sentence rendue à Genève (1871), etqui fut ponctuellement exécutée. La conférence internationale de La Haye (1899) a fait faire un grand pas à celte question d'arbitrage entre nations.

ARBITRAGE, Opération financière qui consiste soit à acheter des valeurs sur une place où elles sont à un cours inférieur, en même temps qu'on en revend d'autres sur la place où elles sont à un coui*s plus élevé, afin de bénéficier de la différence; soit à échanger à la Bourse des litres que l'on vend cher contre d'autres que l'on achète à meilleur compte.

ARBITRE, juge. Voy. arbitrage.

ARBITRE (libre). Voy. LIBERTÉ.

ARBORICULTURE (du lat. arbor et de cidture), partie de l'Agricullure qui concerne la culture des arbres. Elle traite et des soins généraux applicables à toute espèce d'arbres (choix et préparation des terrains, modes divers de reproduction par semis, drageons, marcottes, Ijoutures, greffes, etc.), et des soins particuliers à chaque espèce; à ce dernier effet, elle partage les arbres en plusieurs classes : A. forestiers, A. d'ornement, A. fruitiers. Vignes, Arbrisseaux, etc. [Voy. forêts, vignes, etc.)

ARBORISATION (du lat. arbor). Voy. dendrite.

ARBOUSIER, Arbutus, çenre de la famille des Ericacées, comprend des arbrisseaux, des arbustes et des arbres, d'un port remarquable et d'un beau feuillage toujours vert, qui croissent en Amérique, en Asie et en Europe. On distingue : VA. commun ou des Pyrénées (A. unedo), qui s élève à la hauteur de 3 à 6 m. : ses fleurs sont blanches ou roses, en grappes ; son fruit ressemble à la fraise (d'où son nom vulg. d'Arbre à fraises) ; les oiseaux en sont très friands; on relire de sa pulpe jaune et mucilagineuse un sucre doux et liquide, ainsi que de l'alcool; 1'^. des Alpes ou Busserole (A. uva tu-si), dont on fait auj. un genre à part, le genre Arctostaphylos, c'est un arbuste rampant, à fleurs rouges, à feuilles semblables à celles du buis, qui servent au tannage du cuir, surtout pour la préparation du maroquin.

ARBRE (du lat. arbor), végétal ligneux dont les racines subsistent un grand nombre d'années, dont la tige, nue à la base, chargée de branches et de feuilles au sommet, dépasse au moins 5 m. Le tronc présente, à l'intérieur, chez la plupart des Dicotylédones arborescentes, une série de couches concentriques divisées en deux systèmes : à l'intérieur le bois, vers l'extérieur le liljcr; ces deux régions sont séparées par l'assise génératrice Hbéro-ligneuse qui produit simultanément ces deux tissus chaque année, pendant toute la période de vie active; vers l'automne, par suite de la formation de liège qui entoure la tige comme d'un fourreau rigide, les éléments ligneux deviennent de plus en plus petits et leurs parois sont de plus en plus épaisses; durant l'hiver, l'assise génératrice cesse de fonctionner, le liège pendant les gelées se fend, se crevasse, et au printemps suivant, quand l'assise génératrice entre de nouveau en jeu, les vaisseaux du bois formés sont l)eaucoup plus larges qu'à l'automne. C'est grâce à cette différence de taille des éléments conducteurs de la sève ascendante

3UC l'on peut dire l'âge d'une tige en comptant le nombre e ses assises ligneuses. Les assises du liber étant très molles ne se prêtent pas à un pareil calcul ; elles s'écrasent les unes les autres et ont pu être comparées aux feuillets d'un livre [liber). — Les Palmiers et, en général, les Monocolylédones ne présentent pas cette structure, ils ne s'accroissent pas indéfiniment en épaisseur ; ifs atteignent rapidement leur grosseur définitive, et leur diamètre à partir de ce moment reste fixe; les faisceaux libéroligneux restent isolés, il n'existe pas entre le bois et le liber d'assise génératrice. Les Yucca et les Dracsena font exception à cette règle, ils présentent des formations secondaires de liber et de bois. — Les arbres ne fleurissent et ne donnent de fruits que plusieurs années après qu'ils ont été semés. Ils vivent souvent , plusieurs ccn-

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