MAÎTRISE
moditc des communications. Ce n'est tontefois (juc depuis le décret (lu 16 septembre 1807 que ces prescriptions furent sévèrement observées {Voy. alignement et faprophiation). Aujourd'hui lu hauteur d'une maison à Paris ne peut déliasser 11 m. 70 dans une rue ayant moins de 7 m. 80 de iareeur; 14 m. 62, dans une rue ayant moins de 9 m. 75, et 17 m. 55 sur les places et dans les rues de plus de 10 m. : on accorde, en outre, une hauteur de 4 m. entre la corniche cl le sommet du toit.
MAISON U' ARRÊT, DE CORRECTION, DE DÉTENTION, HCUX légalement désignés pour recevoir : 1" ceux fjue l'on vient d'arrêter : 2" les enfants que leur père ou la justice estime nécessaire de corriger ; 5» les individus dont un jugement ordonne l'incarcération. Voy. arrêt, correction, détention.
MAISON COMMUNE. Voy. MAIRIE.
MAISON de JEU, maison DE PRÊT. Voy. JEU, MONT-DE-PIÉTÉ, CtC.
MAISON «EUDIÉE OU GARNIE. Voy. AUIIERGISTE et LOGEMENT.
MAISON DE SANTÉ, établissement destiné à recevoir et à traiter des malades, moyennant une rétribution proportionnée aux soins qu'ils réclament. Il se dit souvent des maisons destinées aux aliénés [Voy. aliénés). Ces maisons sont sous la direction d'un médecin, dont généralement elles sont la propriété ; quelques-unes sont entretenues aux frais de la viue ou de la commune : telle est la Maison municipale de santé de la ville de Paris (ancien Hospice Dubois).
MAISONS (petites-), Hom donné d'abord à un hospice de Paris, situe dans la rue de Sèvres, où étaient enfermés des aliénés, a été depuis étendu à toutes les maisons d'aliénés.
MAISON DU ROI. MAISON DE l'emi'eheur. Dans l'aucienuQ cour, la Maison du Hoi comprenait les officiers de la chambre, de la garde-robe, de la bouche et autres, attachés au service personnel du souverain. Les troupes spécialement destinées à la garde du roi formaient sa Maison militaire. La reine et les princes du sang avaient aussi leur maison (cf. les Almanaclis et Annuaires de l'époque). Avant 1830, il y avait un Ministère de la maison du roi : il fut, à cette époque, remplacé par l'Intendance générale de la liste civile.
Sous Napoléon I", il y eut une Maison de l'Empereur qui reproduisait, avec les modifications exigées par le temps, l'ancienne Maison dn Roi. L'Impératrice, le Prince impérial et les princes et princesses du sang avaient aussi leur maison particulière. — Tout cet attirail compliqué a disparu en 1870.
MAISON DE VILLE, svnonymc de Mairie et d'Hôtel de ville. Voy. ces mots.
MAISON RUSTIQUE. En Agrlculturc, maison rustique se dit conune synonyme de ferme: ces mots sont devenus le titre de plusieurs traités d'agriculture estimés. Le premier ouvrage de ce genre fut rédigé par Ch. Estienne, sous le titre de Prxdiinn rusticum ; il fut complété et mis en français par Liébault, qui en traduisit le titre latin par celui de Maison rustique. Léger a donné au xviii" siècle la Nouvelle Maison rustique (refondue parBastien, 1804). Enfin, Bailly, Bixio et Malapeyre ont publié, en 1840 et aim. suiv., la Maison rustique du xix' siècle, qui résume ces travaux. — Dans son Prsedium rusticum, Vanière a chanté la Maison rustique.
MAISONS DU SOLEIL. Dans l'ancienne Astronomie, on appelait les douze signes du Zodiaque les douze maisons du Soleil. Les Astrologues leur donnaient les déterminations suivantes : 1° Maison de vie ; 2" M. des richesses ; 3° M. des frères ; 4° M. des parents; 5° M. des enfants; 6° M. de santé; 7° M. du mariage; 8" M. de la mort; 9° M. de la piété; 10» M. des offices ; 11° M. des amis; 12° M. des ennemis. Us tiraient de bons ou de mauvais présages de la coïncidence des événements avec la présence du soleil dans l'une ou dans l'autre de ces maisons.
MAISTRANCE (de maistre), mot par lequel on désigne dans les ports le corps des maîtres, contremaîtres et quarliers-mQitres, sous-officiers de marine chargés des différents détails du service. Il y a en France trois écoles de maistrance, à Brest, à Rochcfort et à Toulon : elles ont été créées en 1819. Il a été créé depuis une école de marins canonniers, une école navale de mécaniciens et nm école de mousses dits pupilles de la marine (à Brest). Enfin, par le décret du 14 juin 1865, les maîtres principaux peuvent suppléer les officiers du génie maritime et concourir pour le grade de sous-ingénieur de 3« classe.
MAÎTRE (du lat. magisler). Ce mot, qui au propre signifie une personne ayant une certaine autorité sur d'autres.
est appliqué aussi : 1» à toute personne destinée à enseigner une science, un art (maitre de langues, maître de dessin, maitre d'école, etc.j ; 2° aux avocats, aux notaires et aux gens de robe en général ; 3° à ceux qui sont revêtus de certaines charges ou dignités, comme maîtres des requêtes, conseiller maître, etc. ; 4° à l'entrepreneur qui exerce son industrie avec le concours d'ouvriers travaillant sous sa direction. Voy. maîtrise.
Dans la Marine de l'Etat, on nomme maitre d'équipage un sous-officier de marine qui reçoit les ordres des officiers et les transmet à l'équipage. Il est le premier des officiers mariniers du bâtiment. On le désigne aussi sous le nom de maître de manœuvre : il a sous ses ordres des seconds-mai très et des quartiers-maîtres [Voy. ces mots et MAISTRANCE). Lcs fonctious dos maîtres à la mer sont déterminées par une ordonnance du 31 octobre 1827 ; leur avancement est réglé par celle du 11 octobre 1835 et par les décrets du 7 avril 1851 et du 14 juin 1865. — Dans la marine du Commerce, ce mot désignait autrefois le capitaine d'un vaisseau marchand, ce qu'on appelle patron dans la Méditerranée. Aujourd'hui ce mot a fait place à ceux de capitaine au long cours ci de maîtres au cabotage. Voy. CAPITAINE et CABOTAGE.
Chez les Romains, le maître de la cavalerie, magister equitum, était le lieutenant du dictateur [Voy. ce mot). — Le maitre de la milice, institué par Constantin, avait, dans les préfectures, l'autorité militaire, sous les ordres du préfet du prétoire. Voy. pour ces dignités le Dict. d'Hist. et de Géogr.
Maître es arts, titre conféré dans les anciennes Universités, donnait droit d'enseigner les humanités et la philosophie ou les sciences : il équivalait à nos deux baccalauréats es lettres et es sciences.
Maître de camp. Voy. mestre.
Maître des cérémonies. Voy. cérémonies.
Maître de chapelle. Voy. chapelle et maîtrise.
Maître de conférences, nom que portent les professeurs de l'Ecole normale supérieure [Voy. ce mot) ainsi que divers professeurs chargés de conférences ou de cours complémentaires dans les Facultés.
Maitre [Conseiller). Voy. cour des comptes.
Maître d'étude ou Maître répétiteur, fonctionnaire chargé, dans les lycées, les collèges et les pensions, de surveiller les élèves à l'étude, au réfectoire, au dortoir et
[)endant les récréations ; de les diriger et de les aider dans eur travail; de les avertir et de les reprendre dans leur conduite. Ils suppléent au besoin les professeurs absents ou malades. La condition des maîtres répétiteurs, améliorée par le décret du 17 août 1853, a été complètement transformée par les décrets des 28 et 29 août 1891. Appelés désormais répétiteurs, ils sont soumis à un stage avant d'être nommés titulaires. Ils doivent être Français, âgés de 18 ans au moins et pourvus du diplôme de bachelier. Dans les lycées, les répétiteurs titulaires se réiiartissent en I\. divisionnaires et en fi. généraux, et sont partagés en 2 ordres : 1° licenciés ou assimilés ; 2° bacheliers. Dans les collèges, les R. licenciés sont exempts du stage d'une année exigé des bacheliers. Le traitement des répétiteurs externes varie de 3 400 fr. à 1 900. Les répétiteurs pourvus d'une nomination ministérielle sont membres de l'Enseignement public et jouissent de toutes les prérogatives attachées à cette qualité.
Maitre d'hôtel, officier de grande maison, qui fait la dépense, surveille les autres domestiques et découpe à table.
Maître de pension. Voy. institution (chef d').
Maître de jiostc. Voy. poste.
Maître des requêtes. Voy. conseil d'état et requête.
Maître du sacré palais, titre donné, à Rome, à un religieux dominicain qui demeure dans le palais du pape, et qui a autorité spéciale pour examiner les livres et pour accorder la permission d'imprimer.
Maître des sentences [Magister sententiarum) , surnom sous lequel on connaît, dans l'histoire de la Scolastiaue, Pierre Lombard, philosophe du xii° siècle, auteur d'un livre qui porte ce titre.
Grand maître de l'Artillerie, de l'Université, etc. Voy. grand maître, artillerie, université, etc.
MAÎTRISE (de maître). Ce mot désignait, sous l'ancien régime, un privilège octroyé à un nombre limité d'individus, pour l'exercice des arts et métiers ou du commerce. On ne pouvait être reçu maître qu'après un certain nombre d'années d'apprentissage et de compagnonnage ; les iils dtt