MARAIS
doit être, s'applique particulièrement à la direction de certaines affaires, à la tenue d'un bureau de finances, d'enregistrement, etc.
On appelle manutention des vivres l'établissement où se fabrique et se conserve le pain pour la troupe.
MAOU ou Conratari de la Guyane, arbre exotique. Voy. cocratari.
MAPPEMONDE (du latin mappa mundi, toile, c.-à-d. carte du monde), carte géographique dans laquelle se trouvent rapprochées les représentations des deux hémisphères de la terre. Les mappemondes varient avec le système de projection employé. Le plus souvent on prend pour plan de projection le 'méridien de l'île de Fer. en sorte que l'une des parties de la carte contient l'Europe, l'Asie, l'Afrique et 1 Océanie, tandis que l'autre renferme les deux Amériqiies [Voy. projection). — On appelle mappemonde céleste une carte dans laquelle on voit d'un coup d'oeil la position des étoiles qui brillent dans l'un et dans l'autre hémisphère céleste. Voy. cartes.
MAQUEREAU [^VT maclereau. du lat. macu/a, tache?), Scomher. genre de Poissons acanthoplérygiens, de l'ordre des Squamodermes et type de la famille des Scombéroïdes, a des écailles i)our ainsi dire imperceptibles. Son corps est rond et allonge en forme de fuseau ; son dos est d'un beau bleu métallique, changeant en vert irisé, et rayé de îioir ; le dessus de sa tète est bleu tacheté de noir ; le reste du corps est d'un blanc argenté ou nacré. Ce poisson a la première dorsale séparée de la seconde par un grand intervalle : il a plusieurs petites nageoires sur les cotés de la queue, et n"a point de vessie natatoire. C'est sous les glaces polaires que les maquereaux, comme les harengs, se reproduisent, naissent et grandissent; quand ils sont arrivés à tout leur développement, ils se répandent en troupes ùnmenses ou bancs dans les mers des zones tempérées ; mais, différant en cela des harengs, ils reviennent au pôle vers l'hiver. Les maquereaux se trouvent en grande abondance sur les côtes de France et d'Angleterre, dans les mois d'avTil, mai et juin, et même jusqu'en juillet. Ils entrent dans la Manche par l'ouest au mois d'avril, et avancent toujours vers le Pas de Calais, de sorte que. lors<]uil n'y en a plus sur les côtes de Bretagne, la pèche s'en fait encore sur celles de Normandie et de Picardie. Les ports de mer qui se livrent principalement à la pèche et à la salaison du maquereau sont Boulogne-sur-mer, Dieppe et le Havre. Près de 60 bâtiments et de 1 300 marins y sont employés. On dit qu'un maquereau est chevillé lor^ qu'il a frayé : sa chair est alors moins bonne. Outre les maquereaux vendus frais, il se fait une grande consommation de maquereaux salés. — On trouve sur les marchés plusieurs variétés de maquereau peu différentes du maquereau commun, telles que le Sansonnet ou Roblot, qui n'est pas plus gros qu'un hareng, et le M. jaspé ou Bréan. moins long, mais plus charnu que le maquereau ordinaire.
Maquereau bâtard. Voy. cahaxx.
Groseille à maquereau. Voy. groseille.
MAQUETTE (de l'ital. macchietta, ébauche). Les Sculpteurs nomment ainsi une première ébauche ou un modèle en petit d'un ouvrage de ronde bosse (bas-relief ou statue' ; on fait les maquettes en terre molle ou en cire. — On appelle aussi maquettes ces espèces de mannequins dont se servent les peintres, en les assemblant, pour former des groupe». — En termes de Théâtre, on désigne sous ce nom les modèles réduits d'un décor avec tous les appareils qu'il comporte.
MAQUIGNON (du flamand makeen, trafiquer), individu qui fait profession d'acheter et de vendre les chevaux. Les ruses qu'emploient les maquignons pour cacher les vices des chevaux sont devenues proverbiales, et aujourd'hui le titre de maquignon ne se prend plus guère qu'en mauvaise part.
MAQUIS. Voy. makis.
MARA, Dolickotis, dit aussi Lièvre pampa, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, famille des Caviens. et très voisins des Cahiais. Ce sont des animaux longs d'env. Cm. 80 qui habitent la partie australe de r.\mérique. On peut élever le Mara en domesticité. Sa chair est assez rerluMvhée.
MARABOUTS (de l'arabe morâbit). religieux musulmans l'u srrande vénération (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr. . — On donne aussi ce nom aux temples rustiques et aux chapelles sépulcrales desservis par des marabouts, et
I on l'a étendu, par assimilation, à des cafetières à lai^ I ventre dont le couvercle a quelque ressemblance avec la ! coupole d'une chapelle de marabout.
I MARABOUT ou MARABoc, dite aussi Argala et Cigogne à sac, espèce du genre Cigogne, comprend ceux de ces oiseaux qui n'ont point la tête emplumée, mais parsemée de poils sur une peau rouge et calleuse : ils ont aussi le bec plus gros et de substance plus légère que les autres cigognes. Les parties supérieures sont cendrées ; les plumes qui les garnissent sont raides et dures ; les parties inférieures sont blanches, à plumes longues; une membrane conique, couverte d'un léger duvet, pend au milieu du cou. Les plumes de la queue, duveteuses et d'un beau blanc, constituent ces panaches légers nommés marabouts, qui ornent les chapeaux et les coiffures des femmes : leur blancheur, leur légèreté et leur volume en font le prix. Il V a aussi des marabouts noirs, mais ils sont peu estmoés. — Le Marabout habite le Sénégal et l'Inde. Il se réduit facilement en domesticité et rend service en dévorant les immondices et les insectes nuisibles.
MARABOUTIN ou marabotix, monnaie d'or qui eut cours, î dans le moyen âge, en Espagne, en Portugal, en Lan- ! guedoc ; parait avoir été introduite ou frappée dans la \ péninsule Hispanique, sous la domination des Almoravides. ! MARAÎCHER (jardin), jardin consacré à la culture des. 1 légumes et des primeurs, est ainsi nommé parce que les ! terrains où l'on se livre le plus souvent à ce genre de ' culture sont généralement d'anciens marais. — On appelle ' maraîchers, à Paris, des jardiniers qui, dans les faulwurgs i de cette ville ou dans les environs, cultivent les jardins ' maraîchers. Dans leurs anciens statuts, ils sont qualifiés i maîtres jardiniers préoliers et maraîchers. Avec un ' champ très resserré, le maraîcher obtient, à force d'activité et de soins industrieux, cinq ou six récoltes dans la ' même année. Ce sont surtout les asperges, les artichauts, I les petits pois, le céleri, les cardons, les melons, les ' fraises, que cultivent les maraîchers. — Voy. Moreau et Davenie, De la culture maraîchère.
MARAIS du b.-lat. martscus; de mara, mare), terrain non cultivé dont la surface est plus ou moins couverte d'eau sans écoulement, et dont le sol est formé par un limon composé d'ai^ile et de débris de végétaux. Des infiltrations souterraines, la stagnation ou le délxîrdement I des fleuves et des rivières sur une terre d'un niveau I inférieur à celui des régions environnantes et à sous-sol ' imperméable, sont le plus souvent la cause de la formation I des marais d'eau douce. Les principales plantes qui y I croissent sont les conferves, les scirpes, les joncs, les carex, etc. Les crapauds, les grenouilles vertes, la couj leuvre lisse, la vipère, la salamandre en habitent les eaux. Les effluves qui se dégagent des débris putréfiés contenus dans les marais rendent très insalubre le voisinage de ces lieux, et y développent, chez l'homme, les fièvres pernicieuses dites paludéennes, et chez les animaux, la cachexie aqueuse. — Les marais les plus remarquables sont : en Amérique, les bayous de l'embouchure du Mississipi, les marais de l'Orénoque et du fleuve des Amazones; en Afrique, les marigots du Sénégal; en .\sie, les marais de l'Euphrate. le Palus Méotide et les obloules de Sibérie; en Europe, les marais de l'Ukraine et de la Finlande, ceux de la Hollande et de Westphalie ; les marais Pontins en Italie Campagne de Rome), si célèbres pour leur insalubrité. En France, la Bresse, la Sologne, la Flandre, le Laonnais, I la Vendée, les environs d'Arras, de Rochefort, de Brouage, de Marennes. la Camargue, les déparlements des Landes et de la Gironde, sont en partie couverts de marais.
On appelle : marais à tourbe ou à bruyi'res, des marais sur lesquels il ne croît guère que les plantes qui forment la tourljc, et un petit nombre d'autres, telles que l'ornithogale jamie, le piment royal et la bruyère. Les marais à tourbe ne. donnent presque aucun produit, si ce n'est un misérable pâturage; — marais vetts, des marais recouverts d'une couche de gazon ou d'herbages souvent assez élevés : ces végétaux y trouvent, dans une première couche de terreau, une nourriture alxindante. Les marais verts donnent le plus souvent un produit de foin ; mais ce foin est de qualité inférieure.
Les marais appartiennent soit à l'Etat, soit aux communes, soit aux particuliers. La loi du 16 sept. 1807 permet au gouvernement de faire dessécher d'office un marais sans le consentement des propriétaires et sans les formalités ordinaires de l'expropriation. Eu cas d'expro-
MARAOTA