‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 979 sur 1729 · MÉCANISME · texte numérisé non relu

MÉCANISME

la tenant toujours bien liquide dans les bas foyers appelés fineries, chauirés avec du coke pur, ou avec du coke mélangé de houille, ou même simplement avec du bois, mais en activant toujours la combustion par un vif courant d'air forcé. Auj. le fer est en général puddlé directement de la fonte grise {Voy. fonte). On a supprimé le mazéage, qui doimait un décliet assez fort et coûtait assez cher.

MAZURKA ou mazoubqce (c.-à-d. tna^ovien], nom donné à des airs de danse de la Mazovic, province de Pologne. La mazurka tient à la fois de la valse et de la polka : elle s'écrit à trois temps. Elle est plus vive et plus animée que la polonaise, mais plus lente que la valse. Ses airs sont tantôt gracieux, tantôt mélancoliques, tantôt vifs et enjoués. Le pas de la mazurka comprend deux parties : pendant une première mesure, le pied droit se pose en avant, le pieu gauche le chasse et saute légèrement tandis que la jambe droite se lève en arrière; pendant la seconde, les deux pieds posent successivement à terre sans sauter et marquent les trois temps de la mesure.

MÉADIA, plante. Voy. dodécathéon.

MÉANDRE (du lleuve Méandre, célèbre par ses sinuosités), ornement fort usité dans l'Architecture, ainsi que sur les vases et les vêtements. C'est une ligne qui revient plusieurs fois sur elle-même. Les artistes anciens employaient surtout le méandre pour les bordures des vases et des vêtements.

MEANDRINE (de méandre), genre de Polypes zoanthairo>, à polypiers pierreux, dont la surface offre des sillons sinueux ou tortueux; l'animal a le corps court, membraneux sur les côtés; la bouche garnie de tentacules assez longs, simples, sur un seul rang et au nombre de 18 à 20. Principales espèces : la M. labyrinthi forme, la M. cérébri l'orme, la Û. aréolée, la M. ondoyante. — On en trouve un grand nomiire à l'état fossile.

MÉAT (du lat. mcatus; de meare, passer), se dit, en Anatomie, de tous les canaux du corps qui servent de conduit à quelque fluide. Ainsi, on dit : méat des fosses nasales, méat auditif, méat urinaire, méat cysti<jue : ce dernier est le conduit qui porte la bile de la vésicule du fiel dans le duodénum.

Chez les Végétaux, il existe souvent des méats entre les cellules; s'ils sont très développés, comme dans le parenchyme voisin de la face inférieure des feuilles, ils portent le nom de lacunes.

MÉCANICIEN (de mécanique). Ce nom s'applique aux ingénieurs et aux ouvriers qui s'occupent de la construction et de l'entretien des machines. Avec le développement colossal des machines dans l'industrie, les mécaniciens ont dû nécessairement se spécialiser, de même que les grands établissements de construction ou de réparation de machines se sont également plus spécialement adonnés à certains types de machines.

On donne le nom de mécaniciens des chemins de fer aux agents chargés de la conduite des locomotives. Ils sont choisis parmi les ouvriers ajusteurs et monteurs des ateliers de réparations.

MÉUA.MciENS DE i.A MARINE. On distiiiguc dans la Marine militaire : 1° les Mécaniciens-inspecteurs, dont le grade est assimilé à celui de capitaine de vaisseau; 2' les Mécaniciens en chef, dont le grade est assimilé à celui de capitaine de corvette ; 3° les M. principaux de 1" classe, qui ont rang de lieutenant de vaisseau ; 4° les M. jirincipaux de 2° classe, qui ont rang d'enseigne de vaisseau ; a" les Maîtres mécaniciens, qui font le service des machines et font partie du corps de maistrance {Voy. ce mot). Il existe une Ecole navale de mécaniciens de la marine.

MÉCANIQUE (du gr. [AT^yav.xf,), une des branches les plus importantes des Mathématiques appliquées, s'occupe des lois du mouvement et de l'équilibre, ainsi que de la théorie des forces et des machines. On la divise en Mécanique rationnelle ou analytique, c.-à-d. théorique, et en Mécanique appliquée. Elle prend aussi les noms : de Statique, lorsqu'elle considère particulièrement les lois de l'équilibre ; de Cinématique, lorsqu'elle est spécialement consacrée à l'étude du mouvement, abstraction faite des forces ; de Dynamique, lorsqu'au contraire elle se propose de déterminer les effets ; les noms A' Hydrostatique t>' A'Hydrodynamique s'appliquent dans un sens analogue à la mécanique des liquides et des gaz. On appelle : Mécanique céleste, la science du mouvement des astres ; Mécanique

animale, l'application des principes de la mécanique à l'étude des mouvements des animaux.

Le principe de l'équilibre du levier (pour les forces parallèles) était connu dès le temps d'Aristote. Archimedo créa la théorie des centres de gravité, ainsi que celle de l'équilibre des corps flottants. La mécanique pratique fit de bonne heure dans l'antiquité des progrès en rapport avec l'état de la civilisation ,- mais la théorie, en dehors des travaux d'Archimède, ne dépassa guère l'étude des cinq machines simples (levier, treuil, moufle, coin, vis sans fin). Les lois de la composition des forces concourantes restèrent ignorées, et les doctrines erronées d'Aristote sur la dynamique triomphèrent sans obstacle jusqu'à Galilée qui en formula les premiers principes et découvrit la loi de la chute des graves ; le parallélogramme des forces fut trouvé à la même époque (Stevin fut le premier à le publier) ; les lois du choc des corps et de l'oscillation des pendules composés, après les tentatives partiellement malheureuses de Descaries, furent solidement établies par Iluygens, qui, d'autre part, par sa théorie des forces centrales, ouvrit la voie à Newton; celui-ci, par sa théorie de la gravitation, fonda la mécanique céleste. Depuis lors, les découvertes se succédèrent rapidement, grâce aux progi'ès de l'analyse. Au xvii" siècle, le principe de d'Alembert permit de ramener les questions de dynamique à celles de statique, et la science fut coordonnée au point de vue théorique en un ensemble de déductions à partir d'un petit nombre de postulats fondamentaux.

La mécanique pratique ne fit pas de moindres progrès, grâce surtout à 1 invention de la machine à vapeur, qui devait amener, dans notre siècle, la découverte de la tnéorie mécanique de la chaleur, tandis que les applications mécaniques de l'électricité ouvrent un nouveau champ aux recherches scientifiques.

Parmi les ouvrages qui traitent de la mécanique, il f;mi; distinguer ceux qui ont pour but d'approfondir les matières transcendantes de la science, tels que la Mécanique analytique de Lagrange, la Mécanique céleste de Laplace et de nombreux mémoires dus à divers savants, et ceux qui sont destinés à l'enseignement et à la pratique : tels sont les Traités de mécanique de Bernoulli, Bossut, Marie, Prony, Bézout, Poinsot, Francœur, Poisson, le Cours de mécanique rationnelle de Slurm, le Traité de mécanique rationnelle de Duhamel, le Inouïs de mécanique de Despeyrous (1884), avec notes de M. Darboux (1884), le Traité de mécanique rationnelle de .M. Appell (1894), le Traité (\i\ mécanique générai- Ai^ M. Hcsal (1876). On doit à Poncelet, une rcmari\uah\c lnl7oductionlà la inécanique industrielle et expérimentale (rééditée par M. Kretz, 1873); au général .florin, dos Leçons de mécanique pratique (1847-53); h M. F. (^oré, la Mécanique agricole et industrielle (1854); à M. Delauiiay, la Mécanique lationnellt (185tj), à M. Sonnet, des Isolions de mécanique et les Eléments de mécanique appliquée (1857) ; à M. llriot, des Leçons de mécanique (1861); à M. Borgnis un Dictionnaire de mécanique; à M. Reulaux une Cinématique, traduite par Debize (1877), à M. Kœnigs des Leçons de Cinématique (1895).

MÉCAMQÏÏE. Voy. MACHINE Ct MÉTIER.

MÉCANIQUES (arts). Voy. ART.

MÉCANIQUE CHIMIQUE. On doit à M. Berthelot un Essai de mécanique chimique fondée sur la Ihermocliimie (Paris, 1879). Dans cet ouvrage important, M. Berlliclot expose les princiijes de mécanique qui président à la génération des composés organiques, et plus généralement à l'ensemble des réactions chimiques, dont cette génération représente un cas particulier. Ces principes re|)Oseiit sur la mesure du travail moléculaire accompli dans les réactions, mesure donnée par la thermochimie. Voy. ce mot.

MÉCANISME (du lat. mechanisma), se dit : 1" de l'ensemble des pièces et des organes qui constituent le jeu d'un métier, tl'une mécanique, d'une machine ( Voy. ces mots) ; 2» de l'ensemble des actes exécutés par les organes et qui constituent une fonction dans un être organisé ( Voy. fonction) : ainsi l'on dit : dans le premier sens, le mécanisme d'une montre ; dans le second, le mécanisme de la voix humaine.

mécanisme ou mécanicisme, système qui fait consister l'essence (le la matière dans Vétendue, et explique tous les phénomènes physiques par les lois de la mécanique, c.-à-d. par des figures et des mouvements. Il a pour auteur Des-

MËCHi:

MÉDAILLE

cartes. — I. En Mélapliysique, on fait au Mécanisme les ohjeclions suivantes : 1" Il est impossihle de concevoir une suhstance réelle et concrète clépourvue de toute espèce d'activité : car exister, c'est agir, et la passivité n'est (lu'une limitation de l'activité; 'i" Si les parties de l'étendue sont dépourvues de toute qualité, elles se confondent avec l'espace homogène et plein, et l'on ne peut comprendre le mouvement; S-* Rien ne retenant ces parties unies, dès qu'on exclut la force, la matière est divisible à l'inlini; par suite, elle se dissout et s'évanouit, puisqu'il n'y a plus d'atomes et qu'un tout n'a de réalité que par les parties dont il est la somme. — II. Dans la Physique, en rejetant les qualités occultes de la Scolastique et en expliquant tous les phénomènes de la nature par des figures et des mouvements, le ilécanisme a ouvert à la science une voie oîi elle fait tous les jours de nouveaux progrès. Le système des ondes lumineuses, ébauché par Descartes, perfectionni par Malehraiiche, Huygcns et Euler, est devenu par les travaux d'Young et de P'resnel le vrai fondement de l'Optique. Son succès a conduit à l'hypothèse de l'imité des forces j)liysi(fues (Voy. le P. Secchi. VUiiilà délie forze fisic/w, 1804: Saigey, la Physique moderne, essai sur l'unilé des forces naturelles, 18o7). D'après cette conception, la matière a deux formes : la matière impondérable ou ctlicr. dont les atomes ont un double mouvement de projection et de rotation, et la matière pondérable, dont les molécules sont des agrégats d'atomes éthérés. Tous les phénomènes sont des mouvements déterminés qui s'engendrent l'un l'autre; pour les expliquer, on suppose qu'il y a des atomes éthérés interposés entre les molécules

fioniiérables, et de plus que ces molécules entraînent dans eur rotation un certain nombre d'atomes éthérés qui leur composent une atmosphère : la lumière résulte des vibralions latérales de l'éther ; la chaleur est, comme le son, un certain mouvement des molécules mêmes des corps, mouvement qui peut être mesuré par un travail mécanique; l'électricité consiste dans un transport de matière eliiérée sous forme de courant; enfin, tandis que la répulsion est produite par le mouvement calorinque. l'attraction pourrait se réduire à une impulsion que l'éther imprimerait aux corps graves dans le sens où il serait lui-même raréfié par suite d'un ébranlement propagé dans ses couches. Appliquée à la Chimie, la même hypothèse admet que les molécules des coips simples diffèrent seulement par l'arrangement des atomes éthérés qui les composent, que la cohésion et l'affinité résultent de la rotation des molécules et de l'atmosphère éthérée qui les entoure : car toute action chimique implique chaleur (Voy. affinité, ciiALEcn, SON, LUMIÈRE, etc). Cette hypothèse établit une heureuse liaison entre les théories les plus importantes de la Physique et de la Chimie; mais l'explication qu'elle donne de l'attraction est contestable. Sans doute beaucoup de mathématiciens et de physiciens (Euler, Lesage, Arago, Biot, etc.) ne veulent pas admettre que l'attraction soit une propriété essentielle de la matière, c.-à-d. une force qui agisse réellement à distance, et pensent qu'on pourra l'expliquer mécaniquement par l'impulsion que des atome.: clherés imprimeraient à la matière pondérable ; mais les «liverses hypothèses imaginées dans ce but n'ont pas réussi jusqu'ici à rendre raison des mouvements planétaires ; d'ailleurs on ne voit pas que l'impulsion par contact soit plus facile à comprendre que l'action à distance, parce qu'on ne saurait prouver qu'il v ait jamais contact réel et parfait entre deux aiomes. — tll. Dans la Physiologie, Descartes a eu tort de ne voir dans les animaux que de pures machines, et dans l'homme qu'une âme et une machine juxtajK)sées plutôt qu'unies. Par là, il a été conduit à nier la sensibilité et l'intelligence des animaux (Votf. ÂME DES iJÊTEs), aiiisi quc les rap|)orts mutuels qui existent entre l'âme et le corps de l'homme [Voy. harmonie PRÉÉTAm.iE). En se dégageant de ces paradoxes et en se transformant, le Mécanisme est devenu VOrganicisme ( Voy. ce mot). — Consulter Bordas-Demoulin, le Cartésianisme; Biot. art. «escartes dans la Biographie universelle; H. Martin, les Sciences et la Philosophie (Essai IV), etc.

Voy. MATIÈRE.

Mécanisme de Barker. Voy. levier pnecmatiole.

MÈCHE (du lat. myxus, du gr. (lûÇa, mouchure). Les mèches des chandelles, des bougies et des lampes sont faites en coton ; celles des chandelles et des bougies sont de longs (ils de coton, plus ou moins fins et plus ou moins tortlus ; celles des lampes sont sans fin pour les veilleuses,

plates et souvent gommées nour les quinquets, cylin~ driques et à double courant d air pour les lampes perfectionnées. Voy. LAMPE.

Les mèches pour soufrer le vin, dont se servent le* marchands de vin, sont des bandes de toile longues de 0 m. 20 environ, trempées dans du soufre fondu et aromatisées avec de la violette, de l'iris, de la marjolaine, du thym, etc.

Autrefois les Artilleurs mettaient le feu à leurs pièces avec des mèches d'étoupe, auj. remplacées par Vétoupille fulminante. — La mèche est un engin quelquefois employé encore par les artificiers et les mineurs pour donner le feu à im cordeau porte-feu, le bickford p. ex.

Mèche du cabestan, axe autour duquel tourne le cabestan. — M. du gouvernail, partie cylindrique et supérieure du gouvernail, dans laquelle on fixe la barre qui sert à le manœuvrer.

En Chirurgie, on appelle vièche un assemblage de fils de cotcn ou de toile, dont on se sert pour panser les fistules, et que l'on fait passer à travers les chairs.

Dans les Arts mécaniques, on nomme aussi mèche un instrument propre à percer des trous dans les corps durs, tels que le bois, la pierre, les métaux. Il se compose d'une tige en acier bien trempée et terminée en forme de cuiller ou de trident. On place à volonté cette mèche dans le fîit de certains outils, que l'on fait avancer en leur imprimant un mouvement de rotation : c'est en ce sens qu'on dit : la mèche d'une vrille, d'une tarière, d'un vilebrequin, d'un tire-bouchon, etc. — On appelle mèche en gouttièrer ou louche celle qxii sert aux luthiers et dans d'antres professions pour aléser des trous et les polir en dedans, comme lorsqu'il s'agit des corps de flûtes, de clarinettes et autres instruments de bois.

MÉCHOACAN, Convolvulus mechoacana, espèce de Convolvulus ou Liseron, commune dans le Mechoacan, province du Mexique. Le Mechoacan noir n'est autre chose que le Jalap.

MÉCONIQUE (acide), (du gr. [jLf,>iti)v, pavot), acide découvert dans l'opium par Sertuerner. Il est solide, blanc, cristallin, et se dissout très bien dans l'eau et dans l'alcool. Il a pour formule C'H*0'. Lorsqu'on le porte à une température élevée, il perd les éléments de l'acide carljonique et forme de lacide coménique [C**H*0°], qui à sou tour produit, en perdant CO*, de 1 acide pyroméconique. L'acide méconique peut, sous l'influence de l'amalgame de sodium, fixer 611 et donner l'acide hydroméconique. L'acide méconique est tribasique, il forme des sels appelés méconates ; le plus connu est le méconate de morphine, auquel l'opium doit ses propriétés somnifères. — On obtient l'acide méconique en précipitant une infusion d'opium par une solution Ijouillante de chlorure de calcium, décomposant le précipité de méconate de chaux par le carbonate de potasse, et traitant par l'acide chlorhydrique le méconate de potasse ainsi produit.

MÉCONIUM (du gr. (jlt,xwviov, suc de pavot, à cause ue sa couleur et de sa consistance), matière de couleur verdàtre ou noir foncé, fort visqueuse et contenant de petits grains de matière colorante de la bile; elle s'accumule dans les intestins du fœtus durant la gestation, et l'enfant la rend peu de temps après sa naissance. On en facilite, au besoin, la sortie par de légers purgatifs.

MÉDAILLE (de l'ital. inedaglia), pièce de métal fab» quée soit en l'honneur d'une personne illustre, soit en souvenir d'un événement important, d'une action mémo rable, d'une grande entreprise. La science qui s'occupe de l'étude des médailles, de leur authenticité, de leur origine, de leur classification, a reçu le nom de Numismatique. Voy. ce mot.

Les médailles antiques, qui ne sont plus pour nous qu'un objet d'étude ou de curiosité, étaient, en gênerai, les monnaies mêmes des anciens. Les médailles modernes ont été frappées pour conserver le souvenir de quelque événement ou de quelque personix, mais n'ont jamais été destinées à servir de monnaies. La forme des médaille» est généralement ronde; cependant on en trouve d'o\ales, de carrées et de polygonales. Les métaux qui les compisent sont l'or, l'argent, ïe billon, le plomb, l'étain et, depuis quelque temps, le platine. On connaît aussi des moinaies antiques de verre et de terre cuite. — La grandeur i'une médaille s'appelle module. Pour les médailles ronaines de bronze, il y a trois dimensions classiques, dites le grand, le moyen et le petit bronze. Ou indique aussi

MÉDAILLE

MÉDECIN

«ommuncmenl le module au moyen d'un cliiffre correspondant à un numéro de l'échelle dite de Mionnel. On a^1pcllc médaillons toutes les médailles qui dépassent les dmieiisions ordinaires environ depuis le module 10 et en montant. — On nomme : droit [avers) ou télé le côté de la médaille où est le sujet principal ; revers, le côté opposé ; légendes, les inscriptions tracées soit à ientour, soit à lexcrgue ( Voy. ce mot) ; champ, l'espace qui s'étend ■entre le sujet et la légende; l]fpe, le sujet principal; symbole, les sujets accessoires et emblématiques; différents, les marques particulières du graveur, indiquant une émission ou un atelier.

On nomme : dentelées ou crénelées, les médailles dont les bords sont découpés ; saucées, celles de cuivre argenté ; restituées, celles dont le type, pour une raison politique ou autre, a été renouvelé de pièces plus anciennes; anépigraphes ou muettes, celles qui n ont pas de légende; frustes, celles dont l'usure a rendu certaines parties méconnaissables; fourrées, des médailles de métal commun, recouvert d'une petite feuille d'argent ou d'or; martelée, une médaille antique mais commune, dont on a fait une médaille rare en effaçant à coups de marteau le revers pour en frapper un nouveau; incuse, celle qui offre le même type d'un côté en relief et de l'autre en creux; bractéate, celle qui n'est frappée que dun côte; 'Contorniate, une médaille de bronze dont la circonférence ■est terminée par un cercle qui paraît détaché du métal far une rainure profonde.

En France, les médailles ne peuvent être frappées que •dans les ateliers de la Monnaie de Paris. Aux termes de la loi du 9 septembre 1835, aucune médaille ne peut être publiée, exposée ou mise en vente sans l'autorisation préalable d i ministre de l'intérieur, à Paris, et du préfet, ■dans les départements. Il en est de même des jetons, des médailles de sainteté, etc. De plus, les pièces d or et d'argent doivent être présentées au bureau de garantie, pour .être vérifiées quant au titre, et poinçonnées.

Chez les anciens, les médailles étaient ou fondues ou frappées. Les plus anciennes dont l'époque d'émission soit déterminée sont celles de Gélon, roi de Syracuse, et d'Alexandre I", roi de Macédoine, morts le premier 478 ans, et le second 454 av. J.-(]. Les plus belles sont : •chez les Grecs, celles de l'époque d'Alexandre; chez les Romains, celles du siècle d'Auguste. Depuis, l'art tomba «n décadence, surtout au moyen âge. Au w" siècle, Pisano de Vérone, et, au commencement du xvi" siècle, V. Camclo ■de Florence, en furent les restaurateurs. Le balancier à frapper les médailles fut inventé par iSic. Briot, sous le règne de Louis XIII : il fut bientôt adopté par l'Etat pour frapper les monnaies. Les plus célèbres gi-avcurs en méfiai! les (|ue la France ait produits sont G. Dupré (1597); J. Warin (1629) ; sous Louis XIV, J. Manger, Molart, Roussel, Clérion, Breton, Dollin, Dufour, Cbéron; sous Louis XV, Rœticrs, Leblanc, Léonard, Dassier, Fontaine, Duvivier; sous Louis XVI, Gatteaux le Père, Aug. Dupré; «ous Napoléon, Duvivier fils, Gayrard, Andrieux, Brennet, Tidlicr, et, de nos jours, Depaulis. Michaud, Barre, Caqué, Gaumois, Uovy, Domard, Rôties, Chaplain, etc.

Le goùl des collections de médailles ne remonte pas ^u delà du xiv siècle. On cite : en Italie, les collections de Pétrarque, d'Alphonse I", roi des Deux-Siciles, des Médicis ; en France, celles de François \", de Henri II, de Gliarles IX. Mais le véritable fondateur du Cabinet des médailles de Paris est Louis XIV. Créé à Versailles en 1684, ce cabinet fut transporté en 1741 à la Bibliothèque royale (auj. nationale], où il est encore auj.; Manon du Mersan en a donne la description (Paris, 1858, in-8). Après le cabinet de Paris, les plus importants sont ceux •tic Vieime, de Londres [British Musemn), de St-Péterebouig [Ermitage), de Munich, Upsal, Milan, Venise, etc. Plusieurs particuliers ont aussi formé des collections remarquables. — Les suites de médailles ont donné lieu à un grand nombre d'histoires métalliques. On remarque : The nietallic history of Rome, par \V. Cooke (1781, in-4): la France métallique, par Jacq. de Bie (1636, m-fol.); l'Histoire métallique du règne de Louis XIV, par If P. Ménestrier (1693, in-fol.j ; de Louis XV, par Goudnmesche; de la Révolution française, par M. llenn" 'il ^^' ^ ^^'" *""^'' ^'^ Napoléon, par M. Millingen aondjes, 1819) ; les Souvenirs numismatiques de la RévoMion de 1848, par M. de Saulcy ; les Médailles des pape^ par le P. Ph. Bonanni (Rome, 1694) ; Monnaies et

médailles, par Lenormant. Voy. aussi le Dict. des Antiquités grecques cl romaines de Darcmbcrg et Saglio.

Voy. NUMISMATIQUE.

On nomme encore tnédailles certains prix qu'on donne aux poètes, aux orateurs, aux artistes, r.ux manufacturiers qui ont obtenu les premiers rangs dans les concours ouverts par les académies ou par le gouvernement, aux citoyens qui se sont signalés par des actes de dévoûment, etc. Ces médailles sont en or, en argent ou en bronze. Le plus souvent on en donne la valeur en espèces.

Une médaille militaire a été instituée en faveur des sous-officiers et soldats les plus méritants, par les décrets des 22 janvier, 29 février et 9 novembre 1852. Une pension annuelle de 100 fr. a été attachée à celte décoration.

— Il ne faut pas confondre cette médaille avec les médailles commémoratives des campagnes de Crimée, d'Italie, du Mexique, etc., ni avec la médaille de Ste-Hélènc, ni avec les médailles d'honneur décernées pour les actes de courage par le ministère de l'intérieur. La médaille militaire ne peut être conférée qu'aux hommes de troupe (soldats, caporaux et sous-ofliciers) ainsi qu'aux généraux de division commandants de corps d'armée.

MÉOAILLIER, collection de médailles, et meuble à tiroirs qui les renferme; on pratique dans les tablettes dont se compose ce meuble de petites enfonçures propres à recevoir les médailles.

MÉDAILLON, grande médaille. Voy. médaille.

En Architecture, on nomme ainsi un cartouche rond dans lequel on a sculpté, de bas-relief, une tête ou un. sujet, à l'instar d'une tète ou d'un revers de médaille. La Renaissance en a fait un grand usage en France et en Italie. — C'est aussi le nom d'un bijou en forme de cadre circulaire ou ovale, dans lequel on enferme un portrait, des cheveux, etc.

MÉDECIN (du lat. medicinus, de medicus). La profession de médecin est régie en France par la loi du 19 ventôse an XI (10 mars 1803). D'après cette loi, nul ne peut exercer la médecine sans avoir été examiné et reçu selon la forme prescrite. Ceux qui obtiennent le droit d'exercer l'art de guérir sont divisés en deux classes : les docteurs en médecine ou en chirurgie, qui ont été reçus docteurs dans les facultés de médecine, après quatre années au moins d'études [Voy. école de jtédecine). Les docteurs peuvent exercer dans toutes les communes de France.

— Quiconque exerce la médecine sans diplôme est passible d'une amende envers les hospices (art. 55).

« Tout médecin qui, pour favoriser quelqu'un, certifie faussement des maladies ou infirmités propres à dispenser d'un service public, est puni d'un emprisonnement de 2 à 5 ans. S'il a été mù par dons et promesses, il est puni du bannissement : les corrupteurs sont en ce cas punis de la même peine. » (C. pénal, art. 160.) — « Les médecins qui ont traité une personne pendant la maladie dont elle meurt, ne peuvent profiter des dispositions faites en leur faveur. » (G. civ., art. 909.)

Les Médecins civils, dont le nombre, en France, est malheureusement inférieur (surtout dans les campagnes) aux besoins réels, ne vivent pour la plupart que de leur clientèle, se livrant les uns à la pratique de foules les parties de leur art, les autres au traitement de maladies spéciales, telles nue les maladies mentales, les maladies de la peau, celles des yeux, des oreilles, des voies urinaires, etc. Il est cependant quelques emplois médicaux qui dépendent du gouvernement ou des communes : tels sont ceux de professeurs des facultés et des écoles préparatoires, de médecins des hôpitaux ou des hospices, d'inspecteurs des eaux thermales, de médecins des établissements publics, de médecins chargés de constater les décès, de médecins cantonaux, de médecins chargés du traitement des indigents à domicile (institués à Paris en 1853). En outre, il a été établi à Paris et dans les grandes villes un service spécial pour les consultations gratuites : c'est le Bureau central.

Les Médecins militaires, qui composent, avec les Pharmaciens militaires, le Corps de santé, et qui jusqu'en 1852 ont été improprement nommés Chirurgiens [Voy. ce mot), forment dans l'armée une hiérarchie à part dont les degrés sont assimilés aux grades des officiers, depuis celui de général de division jusqu'à celui de sous-lieutenant. Ce corps se compose, d'après la loi du 16 mars 1882, de 1 médecin inspecteur général; 9 médecins inspecteurs; 90 médecins principaux, dont 45 de 1'" classe et

MÉDECFNE

MÉDECINE

45 de 2°; 800 médecins-majors, dont 320 de i" classe et 480 de 2"; 400 aides-majors, dont 500 de déclassé et 100 de 2*. Le recrutement du corps de santé est assure par l'Ecole du service de sauté de Lyon et l'Ecole d'applicaticn du service de santé à Paris, au Val-de-Gràce ( foy. p. 1006 écol£s de médecine). Les médecins, qui étaient autrefois sous l'autorité immédiate des fonctionnaires de l'intendance, ont, depuis la loi de 18}«2. leur autonomie et sont chefs des différentes formations sanitaires [hôpitaux, ambulances, etc.).

MÉDECINE {du lat. medicina), science qui a pour but de conserver la santé et de çuérir les maladies. Ainsi enlejidue, la Médecine comprend : 1° V Hygiène ou M. prophylaclique, qui a pour objet de prévenir les maladies ; 2° la Pathologie ou M. spéculative, qui étudie et classe les maladies; ù" la Thérapeutiaite ou M. pratique, qui enseigne les moyens de les guérir. Elle prend le nom de Chirurgie ou de Médecine opératoire quand elle exige le secoui's des opérations, et celui de Médecine légale quand elle est appliquée à la législation du pays [Voy. ci-après). La connaissance de \' Anatomie, de la Physiologie, de la Matière médicale ou Pharmacologie, est indispensable à la pratique de la médecine, et ces sciences font partie de l'enseignement des écoles; on les réunit, avec la Médecine proprement dite et la Chirurgie, sous le nom de Sciences médicales. On rattache également à ces sciences l'étude et le traitement des maladies des animaux, qui est la Médecine vétérinaire. — La Médecine ne s'étudie pas seulement aux cours des professeurs ou dans les livres, elle s'enseigne surtout au lit du malade : cette partie de l'enseignement est la Cliniqtœ.

Le mot Médecine s'emploie quelquefois, comme sjtionyme de médication, pour désigner les divei-s modes de traitement : c'est ainsi que l'on distingue M. hippocratique, M. galénique; M. expectante. M. agissante; M. tyniplornatique, M. perturbatrice, M. révulsive, M. aniiplilcgistique, M. excitante, etc.

Enfin, dans l'usage \'ulgaire, médecine se dit souvent pour médicament, et même, dans un sens plus restreint encore, pour potion purgative, sans doute parce que longtemps l'oftice du médecin se bornait presque à administrer de semblables potions.

Abréviations usitées en médecine. Les praticiens employaient jadis dans leurs ordonnances certaines abréviations, qui ont été abandonnées depuis l'introduction du système métrique. Par exemple : ft pour livre, 3 pour once, 5 pour gros, 3) pour scrupule, Gr. pour grain, (s pour demi: gutt. pour gouttes; "if pour recipe ou prenez; D. et P., pour </o»es el préparations ; ». e. pour parties égales; jà^ ana, pour parties égales de chaque substance; M. pour 7nélez; F. S. A. pour fiât secundum artem (faites selon l'art).

Histoire. Tandis que la chirurgie était pratiquée dès les premiers âges, la médecine propr. dite, ou traitement des maladies internes, resta longtemps inconnue : croyant ces maladies infligées par les dieux irrités. les hommes se boniaient à apaiser la colère du ciel par des sacrifices ou

Fsr des pratiques superstitieuses. Les Egyptiens attribuaient invention de la médecine à leur dieu Sérapis; mais elle se bornait chez eux à un recueil de recettes empiriques et bizarres. Les Grecs en faisaient honneur à leur dieu Esculape; à Cos. à Cnide. elle était enseignée par les Asclépiades, famille de médecins que les Grecs faisaient descendre de ce dieu ('A3ti>.T|T:'.ô; en grec) ; elle avait aussi un sanctuaire célèbre à Epidaure. Il faut toutefois arriver jusqu'à Hippocrate, au v« siècle avant J.-C., pour voir la médecine se constituer en un corps de science. Ce fut ce grand homme qui établit la nécessité de l'observation et fonda ainsi la clinique ; il résuma sa doctrine dans des aphorisme» célèbres, qui sont encore aujourd'hui le guide du praticien. Néanmoins on voit presque aussitôt après sa mort se former la secte des dogmatiques : son propre gendre, Polybe, constituant l'homme avec quatre humeurs, le sang, la pituite, la bile jaune et l'atrabile. fait consister la santé dans le juste rapport de ces humeurs, et la maladie dans la rupture de leur équilibre ; il jette ainsi les fondements de \ humorisme. Hérophile, au m' siècle avant J.-C., Erasistrate. au w, créent dans Alexandrie l'anatomie et la physiologie ; mais ils ne savent pas se préserver de l'esprit de système : le premier incline à i humorisme ; on trouve flsnis le seconcl le germe du solidisme. Leurs dis-

putes font accueillir Vempirisme, pratiqué d'abord sans discernement par Sérapion d'Alexandrie, puis relevé eL honoré par Héraclide de Tarente. — Transplantée fort tard à Rome (au ii"= siècle avant J.-C), la médecine y vit bientôt naître de nouvelles sectes : Asclépiade et son disciple Thémison y constituent le solidisme en un système régulier. Selon eux, toutes les maladies proviennent d'un excès dans le resserrement des tissus [strictum] ou dans leur relâchement [laxum] ; il ne s'agit que de reconnaître l'un ou l'autre de ces deux états et d'agir en conséquence. Cette méthode, si simple et si facile en apparence, fit donner à leurs partisans le nom de méthodistes; leur école mit la saignée en honneur. Thémison introduisit l'usage des sangsues. Après eux. Athénée, Archigène. Arétée, Celse, combinant les systèmes antérieurs, constituent l'éclectisme. Enfin paraît Gâlien, qui vient exercer son art à Rome au milieu du ii" siècle de notre ère, et qui, pendant plus de 12 siècles, est l'oracle de la médecine.

Selon lui, de même que le monde est formé de quatre éléments, doués chacun d'une qualité propre, le feu étant chaud, l'air froid, la terre sèche, l'eau humide, le corps humain, formé du mélange de ces éléments, participe de leurs qualités diverses, et se compose des parties qui sont ou simplement chaudes, froides, etc., ou à la fois chaudes et sèches, chaudes et humides, etc. : de là les caractères des diverses humeurs dont le mélange constitue les divers tempéraments : le sang est chaud et humide, la bile, chaude et sèche, etc. ; les maladies résultent le plus souvent de l'excès où se trouve q^uelqu'une de ces qualités dans les humeurs, ce qui en fait l'acrimonie. Pour combattre les maladies, il n'y a qu'à leur opposer des remèdes de qualités toutes contraires : par exemple, aux affections provenant du froid humide, des remèdes doués de qualités chaudes et sèches. C'est ce système que l'on connaît spécialement sous le nom d' humorisme. — Après Galien, on ne trouve plus que des compilateurs ou des abréviateurs, Ca?lius, Oribase, Paul d'Egme, Aétius; et la médecine passe vers le vni' siècle aux mains des Arabes, qui fondent à Ragdad et à Cordoue des écoles florissantes. Rhazès, Avicenne, Albucasis, Averroès allient aux doctrines des médecins grecs celles de la Perse et de l'Inde; ils font eux-mêmes des progrès dans la chimie et dans la pharmacie. — Au moyen âge, la médecine et même la chirurgie ne sont exercées dans l'Europe chrétienne que par des clercs ou ecclésiastiques. Au xi* siècle s'établit en Italie, sous la protection des Rénédictins, l'école de Salerne, dont le Carthaginois Constantin est la lumière : on y recueille, on y traduit et on y commente les ouvrages d'ilippocratc, de Galien, ainsi que ceux des Arabes; cette école est célèbre par ses aphorismes, en vers latins, que rédige Jean de Milan (vers l'an 1100). Quand les Universités sont fondées, la médecine recommence à être enseignée publiquement : au xiir siècle, elle a des chaires à Paris, à Montpellier, à Rologne, etc. ; ce sont les papes eux-mêmes qui organisent l'enseignement des Facultés, et qui, pour distinguer les divers degrés d'instruction, instituent la collation des grades et créent le titre de docteur. — Paracelse, au xvi* siècle (1526), ose le premier s'élever contre l'autorité de Galien : mêlant à des rêveries astrologiques et cabalistiques quelques connaissances en chimie, il crée une sorte de médecine chimique, qu'il appelle spagirique [Voy. ce mot) : selon lui, le corps de l'homme contient, outre les quatre éléments des anciens, du mercure, du soufre et du sel. et c'est la corruption de ces éléments qiii engendre les maladies; il faut, pour rétablir la sauté, purger par des remèdes minéraux le minéral corrompu; il emploie à cet usage l'or, le mercure, l'antimoine, l'arsenic, etc.

Les découvertes successives de l'anatomie, science qui, jusqu'au xvi" siècle, ne s'était exercée que sur le corps des animaux, parce que les préjugés s'opposaient à l'ouverture des corps humains, la connaissance de la circulation du sang (1617), des vaisseaux chylifères, du canal tlioracique. etc., renversent complètement au xvii* siècle le système de Galien; la Faculté de Paris lui porte le dernier coup en approuvant l'usage de l'antimoine (1666), qu'elle avait longtemps proscrit. Syl vins tente de substituer au système de Galien un système nouveau : selon lui, toutes les maladies viennent de ce que les acides ou les alcalis sont en excès dans les humeurs et leur communiquent une cicreté morbide; il suffit, pour corriger celte âcrcté, d'opposer aux acides les alcalis, et réciproquement -

MÉDECINE

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