MÉLANGE
1res forts, très longs; les ailes médiocres, concaves, arrondies; la queue petite, cunéiforme, dépassant à peine les ailes. Ces oiseaux pondent des œufs très gros, et habitent les terrains marécageux des îles de l'Océanie. Us sont craintifs, courent comme les perdrix, et volent peu et bas. On en compte 4 ou 5 espèces, qui sont peu connues.
MÉGAPTÈRE (du gr. i^iyaç, grand, et ttedôv, nageoire], MegapteniSy genre de Manunifères, de l'ordre des Cétacés mvslicètes ou à fanons, est particulièrement caractérisé par la longueur de ses nageoires et par son agilité.
MÉGARIQUE (école ou philosophie). Fondée par Euclide, élève de Socrate, l'école de Mégare fut continuée par Eubulide, Diodore Chronos. Stilpon et Bryson. Elle engendra elle-même les écoles d'Elis et d'Erétrie. Les Mégariques, reprenant une idée des Sophistes, nièrent qu'il existât des rapports entre les idées, ainsi qu'entre les êtres : par là même, ils niaient la possibilité au jugement et du raisonnement. Ils soutenaient d'ailleurs ces thèses avec beaucoup d'habileté dans la discussion (d'où leur nom d'école énstique, c.-à-d. disputeuse) , et inventèrent, pour Icsdéfendre, certains arguments captieux qui furent célèbres dans toute l'antiquité (sophismes du Tas, du menteur, etc.). Ils furent combattus par Platon. Il semble que les derniers d'entre eux aient été les maîtres des fondateurs du scepticisme.
MÉGASCOPE (du gr. iiéyaî, grand, et oxottéw, examiner,, instrument d'Optique, destiné à donner des images amplifiées d'un objet ayant peu d'étendue : c'est une espèce de chambre obscure. L objet est éclairé fortement et fournit sur un écran une image réelle et renversée.
MÉGATHÉRIUM (du gr. |X£Yaî, grand, et Sr^ipiov, bête), genre d'Edentés fossiles établi par G. Cuvier, renferme des animaux de la taille des grands Rhinocéros, dont on a trouvé des débris dans les formations pleistocènes des pamps de l'Amérique du Sud, notamment dans le Para-
Îuay. La première découverte du Megathérium date de 789. Cet animal, trouvé sur les bords du Koxan, à 16 kilomètres de Buenos-Ayres, avait la taille de l'éléphant. — On a formé, sous le' nom de Mégathéridés, une uimille d'animaux fossiles de l'ordre des Edentés, qui a pour tj-pe le Megathérium ; les autres genres sont le Mégalonyx, le Mylodon. le Scélidothérium, etc.
MÉGATHIRIS, genre de Brachiopodes, de l'ordre des Cirrhidés, famille des Thécididées, connus aussi sous le nom à'Argyope : coquille térébratuliforme, libre, pour\'ue d'une area percée d une large ouverture pour le passage d'un muscle, et dont la petite valve est munie de trois apophyses saillantes. Les Mégathiris se trouvent à l'état fossile depuis l'étage néocomien: les espèces vivantes sont communes dans les mers actuelles.
MÉGIE. MÉGISSERIE (du b.-lat. niegisceritis; de l'allem. weissgerben, passer en blanc, mégir), art de préparer les peaux de mouton, de veau, de chevreau, de chamois, et autres peaux délicates, pour les rendre propres à divers usages autres que ceux qui concerneni les métiers de corroyeur et de pelletier, principalement aux usages de la ganterie. La 1" opération faite sur les peaux vertes ou fraîches est la mise en chaux, qui débarrasse les peaux des poils et de la laine : on les laisse plusieurs jours en contact avec une bouillie de chaux et de sulfure d'arsenic. Puis elles séjournent dans les plains, grandes cuves renfermant une bouillie très claire de chaux. On les travaille ensuite à grande eau et on les met en confit dans une cuve contenant de l'eau et du son. Cette opération, qui peut durer jusqu'à trois semaines en hiver, détermine une sorte de fermentation. Après quoi on rince les peaux et l'on procède à la mise en pâle, trempage dans une bouillie claire de farine, de jaunes d'œuf délayés avec de l'alun et du sel marin. A la suite de ces opérations viennent ime série de travaux mécaniques : foulage, dressage, séchage à l'étuve, puis dolage. Les peaux sont alors mises en paquets ou Lottes de trois douzaines et envoyées à la teinturene. Cette branche d'industrie est exploitée,' en France, dans plusieurs <lépartements, surtout dans ceux de l'Ardèche et de l'Isère : Annonay est renommé pour sa mégisserie.
Les mégissiers formaient jadis une corporation fort ancienne : il lui fut donné dès 1270 des règlements, qui nous sont parvenus. En 1776, ils furent reunis en une seule corporation avec les tanneurs, corroyeurs, peaussiers et parchcminiers.
MÉHARI ou MAHARi, nom arabe d'une espèce de Dromadaire, d'une allure très rapide. On s'en sert conmie mon- 4ure el conune attelage. Voy. chameau.
MEIGE ou MÈGE (du lat. medicua), nom donné, dans l'est de la France et en Suisse, aux empiriques qui se font passer pour médecins dans les campagnes.
MEIONITE (de {leîwv, moins, parce que la pyramide est moins aiguë aue celle de l'idocrase), minéral quadratique, de formule [6Ca0.4Al*0'.9Si02|, en cristaux limpides engagés (avec mica vert et hornblende) dans des blocs calcaires de la Somma (Vésuve). — On l'a appelée aussi Hyacinthe blanche de la Somma.
MEISTERS^NGERS ou meistersinger, c.-à-d. en allem. maîtres chanteurs, poètes populaires qui ont fleuri en Allemagne du xiv au xnf siècle. Les plus célèbres sont Henri de Misnie, Henri de Mugeln, Muscatblul, Michel Behaim, Hans Sachs, etc. (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.]. Voy. aussi G.-A. Heinrich, Histoire de la Littérature allemande, t. I, p. 280.
MÉLACONISE, protoxyde de cuivre naturel (CuO), en petits cristaux noirs ou en poussière, qui accompagne les autres minerais de cuivre, mais reste toujours assez rare.
MEL>ENA (du gr. fiÉXaî, noir, fém. [xé^aiva), vulg. Maladie noire, flux de sang noirâtre provenant de l'appareil digestif et s'échappant par l'anus [Voy. ce mot). Cette maladie peut être le résultat de quelque lésion des voies digestives; mais le plus souvent elle résulte d'une simple exhalation à la surface de la muqueuse intestinale. Dans ce dernier cas, on prescrit le repos, des boissons froides et acides, l'extrait de ratanhia: on applique des révulsifs sur les extrémités. Quand l'hémorragie dépend d'une lésion grave de l'intestin, c'est contre cette lésion qu'il faut diriger les moyens curatifs.
MÉLALEUQUE («lu gr.. !J.ÉXai;, noir, et \zMt.6i, blanc), Melaleuca, genre de la famille des Myrtacées, renferme des arbres et des arbrisseaux originaires de l'Australie, mais qu'on trouve aussi dans l'Inde : tiges très rameuses; feuilles velues, rudes au toucher, d'un joli vert, opposées ou verticillées. Les espèces les plus connues sont : le M. à feuilles de millej)ertuis (M. hypericifolia), aux fleucs d'un rouge vif. disposées en épis; te M. à feuilles de bruyère (M. ericifolia) ; le M. armillaire (M. armillaris), avec les graines duquel on fait des bracelets {artnilla en latin), des coUiers, et dont les fleurs sont violacées. On retire du .V. à bois blanc [M. leucadendron) l'huile de cajeput. Voy. cajeput.
MÉLAMBO, écorce autrefois employée comme fébrifuge; son origine était incertaine.
MÉLAMINE, Cy'H^Az^, polymère de la eyanamide, s'obtient par l'action de la potasse sur le mélam C^H*Az**. Avec lac. chlorhydrique elle donne Yamméline.
MÉLAMPODIUM (du gr. iiéXa;, noir, et iroCç, iroSô;, pied, tige), genre de la famille des Comjposées, iribu les Sénécionidées. renferme des plantes herbacées ou sulfrutescentes de l'Amérique, à tiges dicliotomes, à feuilles ojiposées; à fleurs dioïques, celles du disque tubuleuses, mâles, ordinairement jaunes; celles du rayon ligulées, femelles, quelquefois blanches.
MÉLAMPYRE (du gr. jA£Xi[XT:uûov, blé noir), Melampyrum, genre de la fanulle des Scrofularinées, tribu des Rninanthées, renferme des plantes herbacées annuelles parasites, à feuilles simples, opposées, à fleurs disposées en épis terminaux et accompagnées de bractées. L'espèce principale, le M. des champs {M. arvense), nommé aussi Blé de vache, parce qu'il est recherché des vaches, Queuede-Renard, Rougeole et Fleur-de-Chair, à cause de la forme et de la couleur purpurine de ses bractées en épis, est très commune dans les champs et dans les blés : elle fleurit en été. Le M. à crêtes (M. cristatum), à bractées d'un vert pâle ou jaunâtre, est très commim dans le bois de Boulogne. On distingue encore le M. des prés [M. pratense) et le M. des bois [M., sylvestre).
MÉLANCOLIE (du gr. (jteXavjroXfa). Ce mot qui, chez les anciens, était svnonj-me d'atrabile ou humeur noire (Voy. atrabile), désignait aussi la maladie mentale, dans laquelle le délire est caractérisé par le chagrin et la tristesse. La mélancolie, comme l'hypocondrie, paraît tenir à une altération particulière du système hépatique, qui se déclare à la suite d'affections morales vives ou prolongées. Les mélancoUques sont en proie à une tristesse insurmontable, mêlée quelquefois de terreur, mais sans accès de fureur. C'est la lypémanie d'Esquirol.
MÉLANGE (de mêler). En Chimie, le mélange diffère de la combinaison [Voy. ce mot), en ce qu'il se fait en toute proportion et qu'il ue s'accompagne d'aucun des