MÉLILOT
que nous connaissons aujourd'hui sous celui de Pintade, a formé celui de Méléagrides, donné par Lesson à une famille d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, qui a pour type le genre Pintade.
Un donne encore ce nom : 1° au Dindon: 2° à une coquille dont Hontfort avait voulu faire un genre à part, aux dépens du genre Turbo. Il comprenait tous les Sabots ombiliqués, et avait pour type le Sabot pie, dont l'intérieur est Liane flambé de noir, et l'extérieur nacré.
MÉLECTE (du lat. mel, miel, et légère, cueillir), Melecta. genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porteaiguillon, famille des Mellifères, tribu Jes Âpiaires : corps noir, mais couvert d'un duvet assez épais, ordinairement d'un gris jaunâtre ou blanc, formant des taches sur les côtés de l'abdomen et des pattes. Ces insectes déposent leurs œufs dans le nid d'autres Apiaires qui prennent soin d'approvisionner par eux-mêmes leurs petits.
MELES, nom latin du Blaireau. Voy. ce mot.
MELET, espèce du genre Hareng. Voy. esprot.
MÉLÉTÉ, 06' petite planète, trouvée le 9 sept. 1857, par Goldschmidt, à Paris. Voy. planètes.
MELETTE, petit poisson à bande latérale argentée, que l'on a placé parmi les Clupéidés, est aussi comiu sous le nom de Stoléphore. C'est une espèce d'anchois d'un goût très délicat.
MÉLÈZE, Pinus larix, arbre résineux conifère, de la famille des Abiétinées. Presaue aussi élevé que le sapin, il a aussi la forme pyramidale ; ses branches, qui ne commencent qu'assez haut, sont moins régulièrement vertirillées : son bois est rougeàtre, quelquefois blanc. Ses feuilles sont minces, étroites, d'un vert gai et léger, disposées en
ttctites rosettes le long des rameaux; elles tombent tous es ans, aux approches de l'hiver, et se renouvellent au printemps. Les fleurs sont monoïques; les chatons mâles, scssiles, oblongs, solitaires, munis d'écaillés amincies au sommet ; les fleurs des chatons femelles sont colorées, un peu lâches, membraneuses sur les côtés, partagées dans leur longueur par une ligne verte qui se prolonge eu pointe au delà du sommet.
Le .Mélèze d'Europe [Larix europxa), du sous-embranchement des Gymnospermes, croît dans les Alpes les plus hautes, auprès des glaciers, bien souvent au-dessus des sapins, mais isolé, et non réuni aux forêts; il croit également sur les montagnes inférieures et dans les vallons élevés, pourvu qu'il ait une exposition au nord bien aérée. Le bois du mélèze l'emporte en bonté et en durée sur celui des [Mns et des sapins. Il résiste longtemps à l'action de l'air et de l'humidité; on en fait des gouttières, des tuyaux de coniiuite pour les eaux souterraines, de bonnes charpentes ; il entre dans la construction des petits bâtiments de mer ; les peintres s'en servent pour faire les cadres de leurs tableaux, etc. Il découle de cet arbre une résine abondante, que l'on recueille avec soin, et qui se vend sous le nom de térébenthine de Venise. Il suinte des feuilles, dans les mois de mai et de juin, une sécrétion sous la forme de petites graines un peu gluantes, qui s'écrasent sous les doigts ; c'est une sorte de manne qui ressemble à celle de la Calabre et qui purge comme elle, mais à plus forte dose : on la connaît sous le nom de manne de Briançon. L'écorce est propre au tannage des cuirs. — Outre le Mélèze d'Europe, les botanistes comptent plusieurs espèces exotiques, mais qui ne sont point cultivées en grand, telles que le M. à branches pendantes, qui est originaire de l'Amérique septentrionale ; le iV. d'Amérique ou Epinette rouge; le If. de Sibérie, le M. de Daourie. etc.
MÉLÉZITOSE, sucre retiré de la manne de Briançon, qui est une exsudation du mélèze [Voy. ce mot). Ce sucre a les mêmes réactions chimiques que le sucre de canne.
MÉLIA (du gr. [isÀîa, frêne), nom latin botanique du genre Azédarach, type dfe la ^imille des Méliacées. Voy.
AZÉDARACll et IIÉLUCÉES."
MÉLIACÉES (du g.-tvpe Mélia], famille de plantes '' 'vlédones dialypélalès, à ovaire libre, renferme des
-taux et des arbres, à feuilles alternes, sans stipules,
s ou composées; à fleurs tantôt solitaires et axillaires, laiilùt en grappes ou en épis : calice libre à 4 ou 5 divisons plus ou moins profondes; corolle de-4 à 5 pétales; ' " nés généralement en nombre double des pétales,
rs monadelplies: ovaire à 4 ou 5 loges, style simple;
tantôt sec et capsulaire, tantôt charnu et drupacé. 1 — La plups^rt des Méliacées habitent les régions tropicales.
Les fruits ou la tige de quelques genres renferment une substance amère, éminemment purgative et même vénéneuse {Voy. azédarach); d'autres fournissent une huile grasse. Cette famille forme deux tribus, les Méliées et les Trichiliées ; principaux genres: Mélia ou Azédarach, Quivisia, Trichilia, Agtaia, Carapa, etc. — La famille des Cédrélacées a été détachée de celle des Méliacées.
MÉLIANTHE(dugr. [xéXi, miel, et àv6o;, fleur), Melianthus, genre de la famille des Zygophyllées, dont Endlichcr fait le type d'une famille, celle des Mélianthées, doit son nom à là glande du calice, qui sécrète une liqueur mielleuse fort abondante et de couleur noirâtre. Il renferme trois espèces, originaires du cap de Bonne-Espérance. Deux surtout sont cultivées dans nos serres : le iV. pyramidal [M. major], ou Pimprenclle d'Afrique, arbrisseau de 2 à 3 mètres, à feuilles ciselées, alternes, grandes; à fleurs d'un rouge foncé, petites, irrégulières, naissant en grappes pjTamidales sur des pédoncules munis chacun dune bractée ; et le M. petit [M. minor), arbrisseau de 1 à 2 mètres, à fleurs d'un jaune rougeàtre et en épis.
MÉLIAS, oiseau. Voy. malcoha.
MÉLIBŒA, 137» petite planète, trouvée le 21 ami 1874 par Palisa, à-Pola. Voy. planètes.
MÉLICÉRIS (du gr. {jL£À'.xT,pî;), espèce de loupe ou de tumeur enkystée, formée par une matière jaunâtre, non consistante, qui ressemble à du miel, et qui s'est accumulée dans un follicule sébacé hypertrophié. Le mélicéris est arrondi, mou, élastique ; il né conser\e pas l'impression du doigt, et l'on v reconnaît facilement, par le toucher, la présence d'un fluide, qu'on peut quelquefois expulser par une simple pression sur les parois. Voy. loupe.
MÉLICERTE (nom d'ime divinité marinej, genre d'Acalèphes, de la famille des Méduses, caracténsé par les tentacules marginaux de l'ombrelle et par des bras très nombreux, liliformes, formant une espèce de houppe à l'extrémité du pédoncule. — Ce nom a aussi été donné : 1» à un genre de Rotateurs; 2° à un genre de Polypiers; 3° à un genre de Crustacés; 4' enfin à une espèce de Papillon de jour du genre Satyre. Voy. ce mot.
MÉLICRAT (du gr. !X£),{xpxTOv). Voy. hydromel.
MÉLIDORE. oiseau. Toi/, hartin-cuasseur.
MÉLIE, Melia, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Cyclométopes, tribu des Cancériens, établi pour une espèce des cotes de l'île de France, la Mélie damier [M. tessellata], a beaucoup d'analogie avec les Pilumnus et les Grapsus.
MÉLIER, Blakea, genre de la famille des Mélastomacées, renferme des arbres et arbustes de r.\mérique tropicale, d'un beau port, à feuilles luisantes en dessus, tomenteuses en dessous, et à grandes fleurs. Le M. à feuilles innervées {B. trinervia], haut de 4 à 5 mètres, a des feuilles ovales, des fleurs roses et solitaires. Le M. à feuilles quinquinervées [B. quinquenervia) croît au Brésil.
C'est aussi le nom d'une espèce de raisin blanc, agréable au goût, et dont on fait de bon vin; — et l'un des anciens noms du Néflier.
MÉLILOT (du gr. ^asXÎT^wxoî, lotus), Melilottte, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Lotées, renferme des plantes herbacées à feuilles composées de trois folioles, et stipulées à leur base ; à fleurs formant de petits épis allongés et répandant une odeur miellée, qui attire les abeilles. La plupart des espèces croissent en Europe, dans les prés et dans les bois. Le M. officinal [M. offiçinalis) a une tige haute, dure et rameuse, garnie de feuilles un peu étroites ; des fleurs jaunes, quelquefois blanches, petites, pendantes, en épis grêles : ces fleurs produisent des gousses courtes, un peu ridées, à une ou deux semences. On emploie la fleur en lotion contre les inflammations, surtout dans les ophtalmies légères; on en fait aussi une décoction qui s'emploie également en lotion, en fomentation et en lavements [Voy. cocharuie). Le 31. commun [M. arvensis) ne dilTère du précédent que par ses gousses glabres. Le .V. bleu [M. cierulea), vulg. Trigunelle, Trèfle musqué. Faux Baume du Pérou, etc., se difitingue par ses fleurs d'un beau bleu, réunies en tête; on le cultive dans les jardins. Le M. blanc ou de Sibérie (M.alba), tant vert que sec, est très propre à la nourriture des bestiaux. 11 s élève deux et trois fois plus haut que l'espèce commune, et forme des touffes deux et trois fois plus grosses. Semé avec la vesce, il pousse, fleurit avec elle ; il lui sert de tuteur, et donne un produit plus considérable. Ses semences se donnent à la volaille et aux cochons.
MÉI.INET