MER
p.fvjî, petit, et àvOo;, fleur), Menyanthes, genre de la ianiille des Gentianées, type de la tribu des Ményantiiées, ne renferme qu'une seule espèce remarquable, le M. à trois ftuilles [M. trifoliata), vulg. Trèfle d'eau, plante à racine vivace, horizontale, produisant une touffe de feuilles radicales, glabres et d'un vert foncé ; ses fleurs blanches sont agréablement nuancées de pourpre, disposées en grappes et munies de bractées : calice d'une seule pièce, corolle inonopétale, en cloche, à 5 étamines. Cette plante, d'une amertume très forte, s'emploie en médecine contre les fièvres inlermittentes et les maladies de la peau ; elle est, en outre, stomachique, vermifuge et antiscorbutique. On en lait un sirop et un extrait. Dans les pays du Nord, on en mange la racine, qui, réduite en poudre et mêlée avec le sarrasin, constitue le pain des pauvres; ses feuilloe remplacent le houblon dans la fabrication de la bière. — La tribu des Ményanthées est caractérisée par ses feuilles alternes et ses graines à tégument ligneux; toutes ses «spèces sont aquatiques. Genres : Menyanthes, Villarsia.
MENZIÈZIE (d'un nom propre), Menziezia, genre de la famille des Ericacées, tribu des Andromédées, renferme des arbustes à feuilles alternes et à fleurs terminales, solitaires ou agrégées, qui croissent pour la plupart dans les contrées boréales. Une jolie espèce, que l'on trouve dans le midi de la France aussi bien qu'en Islande, est la M. à feuilles de ^ermandrée [Dabœcia], qui forme de larges Buissons toujours verts, garnis tout l'été de fleurs d'un joli pourpre, en grappes, figurant des grelots ovales.
MÉON, plante. Voy. MËor.
MEPHITIS (du lat. mephitis, exhalaison infecte, d'odeur «ulfiu-euse), nom latin scientifique du genre Moufette. Voy. ce mot.
MÉPHITISME (du lat. mephitis), altération de l'air almospiiérique proiluitc par diverses émanations et par la présence de causes corruptrices. Il se développe surtout dans les mines, les égouts, les puisards, les fosses d'aisances, les ateliers d'équarrissage, les salles de dissection, les charniers, etc. Ses causes sont la stagnation de l'air, les eaux croupissantes, les matières animales ou végétales en fermentation ou en putréfaction, le dévelop|)ement des gaz malfaisants, azote, gaz ammoniacal, carbonique, chlorhydri(|ue, sulfureux, sulfhydrique, etc. La ventilation, un feu clair, des lavages fréquents, l'emploi des chlorures, de l'acide phénique et autres désinfectants sont les moyens de le combattre.
On donnait autrefois à l'acide carbonique le nom A'acide incphilique.
MÉPLAT (pour mesplat, c.-à-d. mal plat], se dit dans les Arts, surtout en Peinture et en Gravure, de l'indication des dilïérents plans d'un objet, des lignes qui établissent le package d'un plan à un autre. La ligne méplate procède de la ligne droite à la ligne courbe, par une multitude et une variété d'inflexions qui échappent à la démonstration malhématique, mais que la nature offre fréquemment en ses |)roductions. La science des clairs et des ombres rc|X)sc tout entière sur la gradation des méplats. — Faire sentir tes méplats dans la représentation du corps humain, c'est faire sentir, au moyen des masses de clairs et d'ombres, les plans dans lesquels sont disposés les os qui forment la charpente du corps.
MER (du lat. mare), masse d'eau salée occupant toutes les dépressions de la surface du globe, dont elle recouvre près (les trois quarts, s'étendant sur un espace beaucoup plus considérable dans l'hémisphère austral que dans rhémisphère boréal. On la partage géographiquement en plusieurs portions, qui ont reçu le nom A'océans : tels sont Vocéan Pacifique, l'océan Atlantique, l'océan Indien, etc. En pénétrant dans les terres, elle forme les mers intérieures, les détroits, les golfes, les baies, les anses, les rades, les ports, etc., dont chacun a son nom particuUer. Certaines mers sont sans communication apparente avec les autres, telles sont la mer Caspienne, la mer d'Aral, la mer Morte. La mer Noire ne communique que par un canal assez étroit avec la mer Méditerranée, qui elle-même ne se rattache à l'océan Atlantique que par un détroit fort peu large, le détroit de (ïibraltar.
I L'eau de la mer est salée, amère et nauséal)onde. Son I degré de salure n'est pas le même partout ; il est moindre j au voisinage des côtes et de l'emlwuchure des fleuves. I II varie aussi avec la profondeur, avec la température des eaux, etc. Quelques mers, comme la Baltique, sont très
peu salées et ne peuvent nourrir certains mollusques exclusivement marins, comme les huîtres. La mer Caspienne au contraire, sans doute à cause de son isolement et de l'évaporation qu'elle subit, est plus salée que l'océan. Si l'on considère que depuis que la vie a commencé sur la terre il a toujours existé des mollusques purement marins, c.-à-d. qui ne peuvent vivre que dans l'eau salée, il paraîtra bien probable que la salure de la mer est originelle, et que bien loin de devoir les sels qu'elle contient à des dépôts préexistants, c'est la mer au contraire qui a déposé sur beaucoup de points qu'elle a occupés, Ips masses de sel gemme auj. exploitées. — L'eau de la mer, incolore sous une faible épaisseur, est au contraire d'un • beau vert bleuâtre quand elle est en grande masse. Dans^ certaines circonstances, elle devient phosphorescente. Voy.